Comme toi !!!
Auteur : Angelscythe
Genre : Deathfic, tristesse, shonen-ai, Flash-Back, POV, Songfic, Suicide
Couple : EnvyEd et RoyEd
Disclaimers : Aucun des personnages de cette fic ne m'appartiennent. Inspiré de la chanson « Comme toi » de Najoua Belyzel.
Chapitre 4 : La douleur c'est comme l'amour.
Nous dinions, Alphonse et moi, en compagnie de William. Il nous racontait ce qu'il avait fait cette semaine. Ce n'était pas passionnant, certes, mais c'était agréable de l'entendre parler. Il nous parlait de son potager. Quand nous étions là, on l'y aidait, car s'abaisser de trop, c'était mauvais pour lui. Qu'on ne voulait pas qu'il se fasse du mal parce qu'on l'adorait bien trop pour ça.
Une fois qu'il eut fini de nous raconter comment pouvait ses si chers légumes, il nous observa, sourit doucement puis nous demanda de lui raconter encore une des histoires de « Shamballa » Je lançais un regard à Alphonse. J'aurais été incapable de parler, car sinon j'aurais parlé d'Envy et je serais tombé dans les méandres de mes sentiments.
Alphonse hocha la tête et raconta. Ca ne m'aida pas beaucoup car, bien sûr avec ma chance, il devait raconter une histoire avec Envy. Je me souvenais de cette histoire. C'était un peu après l'île de Yokk, avec la création de Wrath. Il était venu sur notre chemin, j'avais trouvé étrange qu'il semble si froid et cruel, car nous étions ensemble à cet époque, mais il semblait doté d'un professionnalisme.
Comme toujours, comme tout les homonculus, il avait voulut qu'on fasse la pierre philosophale, et il n'hésitait pas à user de force si on ne lui rendait pas les coups. J'entendais Alphonse décrire Envy, et je m'étonnais de la façon dont il en parlait, car vu selon lui, on aurait dit une espèce de monstre. Je le regardais étonné en écarquillant des yeux.
Il ne tarda pas à le remarquer, il me lança un regard perdu et étonné. Je secouai la tête et lui faisait signe de continuer, mais préférait manger sans faire attention à ce qu'il disait, car je n'aimais pas ce qu'il racontait.
Le repas fini, j'aidais William à faire la vaisselle, puis j'allais faire les courses avec lui, pour lui éviter de porter trop lourd, pendant qu'Alphonse allait s'occuper de l'entretien de la maison. William et moi arrivâmes bientôt au grand magasin du coin. William trouva quelqu'un qu'il connaissait et il commença une discussion avec lui.
Flash Back
Je me souvenais de ce jour, marquant aussi, je courrais dans les rues pour aller au magasin, c'était ça qui me l'avait fait me rappeler, j'avais oublié de remplir le frigo, et je devais bien manger moi. Je passais par une petite ruelle pour aller plus vite. C'est ce que je pensais, car alors que j'allais quitter la ruelle, on m'attrapa, me plaqua violemment au mur, me faisant taper la tête contre ladite ruelle assez sombre en vrai.
-Mais dis-moi, t'es mignon toi ! Me dit une voix rauque.
Ca empestait l'alcool. Et cet imbécile tenait mes poignets. Je donnais un mouvement brusque du bras droit pour tâcher de me dégager, mais tout le monde sait qu'un ivrogne à une force brute. Je grognais et lui donnait un coup de genoux de ma jambe gauche, il suffoqua un peu, tomba à genoux, mais n'abandonna pas pour autant. Il me retint par la taille, me força à me mettre à sa hauteur et m'embrassa. Une véritable horreur, j'en aurais bien vomi.
Soudainement, l'homme vola loin. J'écarquillais les yeux. L'homme avait un comportement fort bizarre, pas comme les autres ivrognes car il revint à l'assaut. Il m'attrapa par le poignet.
-Viens, p'tit ! Me dit-il en m'entrainant à sa suite.
- JE NE SUIS PAS PETIT ! Hurlais-je.
L'homme n'en eut que faire, et sembla même trouver cela très excitant que je m'énerve. Il me plaqua à nouveau contre le mur et voulu à nouveau m'embrasser. J'allais lui redonner un nouveau coup de genoux bien placé, quand j'entendis un bruit de craquement. La prise fut d'abord relâchée. Puis une autre m'attrapa. Ca commençait à m'énerver sérieusement, j'étais près à me défendre.
-Calme, Chibi-chan. Me souffla une voix.
Et je lui obéissais. Je savais bien qui c'était, je reconnaissais soudainement son exquise odeur de lys, et le contact doux de sa peau, je le laissais donc me relever à moitié les bras, collant mes poignets au mur. Il m'embrassa, sauvagement, me mordant les lèvres plus qu'il ne m'embrassait, et je le laissais faire.
Un grognement fut émit, c'était la voix de l'ivrogne. Envy relâcha mes lèvres et je sentis que le sang coulait au coin de mes lèvres. La douleur semblait apparaître maintenant qu'il ne m'« embrassait » plus.
-Il est à moi ! Grogna l'ivrogne.
- Erreur. Souffla Envy d'une voix affreusement sensuelle.
Je ne suivis pas bien le reste. La seule chose qui me choqua fut qu'en quelques secondes à peine, je fus aspergé de sang. L'odeur entra dans mes narines, alors que j'étais horrifié, je baissais le regard, mes yeux étaient un peu habitués à l'obscurité de cette ruelle, et je voyais le corps de cet homme à terre. Je m'horrifiais. Je regardais Envy, il avait un sourire sadique réel. Et la peur m'attrapa aux entrailles.
Fin Flash Back
-Edward, oh Edward. M'appela William.
Je relevais les yeux vers lui. Un peu hagard. L'interrogeant du regard. Il me regardait un peu inquiet, il sortit un mouchoir de sa poche et m'essuya le coin de la bouche. Je le regardais étonné, puis observait le mouchoir, il y avait du sang, je me léchais les lèvres, grimaçait en sentant le goût ferré. Je m'étais mordu à sang.
-Ca ne va pas Edward ? Alphonse me disait tout à l'heure que tu avais des absences ces derniers temps. Me dit William.
- C'est pas…ça…en fait…je me souviens juste…
- De votre fameux monde ?
- Hum…non, pas vraiment, parce que…enfin…il était ici aussi, avant de mourir.
- Ah…peine de cœur ? Je connais ça. Ça m'arrive de temps en temps avec Agathe.
Je faillis dire quelque chose mais préférait me taire. J'allais lui dire « Mais Agathe est votre sœur, c'est différent » Mais peut-être que non au final, je ne savais plus trop. Je fis donc les courses avec William.
Prenant les articles qu'il me demandait, au nombre qu'il me demandait. Il s'arrêtait de temps à temps avec quelqu'un pour une raison ou une autre, et je tâchais de battre mes flash back, pour ça, je lisais les ingrédients de ce que nous achetions.
Je fus bien heureux que nous rentrions à la maison après une heure. Alphonse vint aider William à ranger les courses tandis que ce dernier m'avait demandé d'aller me coucher. Je jugeais ça bon, et allait faire une sieste dans le divan. J'espérais que je ne rêverais pas.
Je m'endormis relativement vite. Et je fus bien heureux de ne pas faire de rêve ou autre. Je me réveillais, relaxé et heureux. Je jetais un regard à la grande horloge, que William avait hérité de sa mère, dans le salon. Il était bientôt dix-sept heures. Je me levais et allait voir où étaient Al et William. Ils étaient tout deux dehors dans le potager à discuter en s'occupant des plantes, je les regardais faire avec un petit sourire.
Après quelque minutes, William se tourna, me remarqua et me fis un signe de main. J'allais les rejoindre. William me proposa de faire le repas et je lui répondis par un « espérons que je ne ferais rien cramer ». Il se contenta de rire et de me laisser faire. J'allais voir ce que je pourrais préparer, et je commençais vers dix-huit heures, après avoir vérifié la recette dans un des nombreux livres de cuisine de William.
Je commençais alors, mon repas, des spaghettis sauce tomate, maison. Il me fallut bien une heure. Mais lorsque je servis, et que l'on mangea, on m'affirma que c'était délicieux. Je leur offris un sourire heureux. Le repas fini, Alphonse alla se laver. Puis William, il alla se coucher immédiatement après sa douche. Moi je faisais la vaisselle lorsqu'ils eurent fini leur douche.
Je m'occupais ensuite avec un livre le temps que le boyler (1) refasse chauffer l'eau. Une bonne demi-heure après, j'allais donc prendre des habits, puis fila dans la salle de bain. Je me déshabillai et entrait dans la douche. Je réglais l'eau et me douchais.
Je pensais que ça me relaxerait, comme la sieste que j'avais fait tout à l'heure. Mais tout du contraire, ça ne me ramena qu'à un autre flash back.
Flash Back
Envy avait remarqué que j'étais couvert de sang. Il m'avait alors forcé à me dire où j'habitais, et m'avait ramené. Je ne sais plus pourquoi nous n'avions pas rencontré Alphonse, mais en tout cas, nous nous étions rapidement retrouvés tout les deux dans la salle de bain.
Je l'avais d'abord regardé, attendant qu'il sorte. Je remarquais qu'il m'observait aussi. Il n'allait pas partir, il attendait que je me déshabille. J'avais enfin repris conscience de ce qui se passait autour de moi. Je faisais une fausse quinte de toux. Il m'observa étrangement.
-Euh…tu ne pourrais pas…te tourner ? Demandais-je gentiment.
Il me regarda encore un moment puis se tourna, alla se coller contre la paroi de la douche et regarda en l'air. Je me déshabillai rapidement et allait allumer l'eau. Une fois mouillé, je coupais l'eau dans le but de me laver la peau et les cheveux. J'admettais être encore un peu effrayé par le fait qu'Envy avait tué quelqu'un sans vergogne.
-Edward…Souffla-t-il.
- Oui ? Demandais-je.
- J'ai mis longtemps à me décider…M'avoua-t-il.
Je stoppais tout mouvement et me taisais, attendant la suite.
-La dernière fois qu'on s'est vu, c'était il y a quatre mois…j'avoue que je ne pouvais pleinement te le dire, on se connaissait à peine, est-ce qu'on se connait mieux ? Je ne sais pas… J'ai beaucoup attendu pour te le dire. Cependant…Je t'aime.
Je restais sans bouger. Je ressentais d'étranges sentiments envers Envy moi aussi. Je ne savais pas vraiment les définir. J'ignorais comment les dires à quelqu'un, et encore pire à lui. C'était si étrange, mais ce que je ressentais, ça j'en étais sûr.
Le temps suspend son vol, lorsque je suis en sa présence. Je me sens, comme faible et sans défense, je cesse de respirer. J'ai l'impression d'être déjà tout à lui. Si j'y croyais je dirais que les anges eux-mêmes descendent se poser sur mes épaules, me chuchotant des promesses d'amour pendant que d'autres créatures - moins célestes - me soufflent à l'oreille des promesses qui n'ont rien d'angélique, elles. Et pourtant qui me font tant envie. (2)
Je lui lançais un regard au travers de la vitre opaque qui ne laissait imaginer que peu de forme. Je ne savais que lui dire, venant de faire, inconsciemment, le bilan de mes sentiments. Hésitant à répondre, je me rinçais en rouvrant l'arrivée d'eau, me mordant la lèvre inférieure en réfléchissant. Une fois rincé, je refermais l'eau et ne pouvait plus mentir, le poids de mes pensées me donnait mal à l'estomac.
-Ca va faire quatre mois qu'on s'est réellement rencontrés…depuis je pense souvent à toi, j'ai été heureux que tu sois venu me « sauver ». Sans savoir pourquoi…je me suis laissé faire par toi, parce que j'avais envie que tu me touches.
Je sortais de la douche. Fit quelque pas et m'arrêtais, un pantelant, ne sachant pas trop comment m'exprimer. Je cherchais mes mots, rassemblais mon courage, il semblait avoir si facile de m'avouer ses sentiments, et moi j'étais une chiffe-molle. Je triturais mes doigts sans trop vraiment trouver les mots.
- Ce n'est pas une certitude…mais…je crois…
Il avança d'un pas, se décala de la douche. Tourna la tête vers moi, et la première réaction que j'eus fut de tâcher de cacher ma nudité, il s'avança vers moi, et arriva bientôt à ma hauteur. Je relevais un peu la tête, nos yeux se croisèrent, ainsi mis face à ses iris, la réalité s'imposa en moi.
-Je t'aime ! Soufflais-je.
Il sourit, me souleva du sol et me colla à lui, je fus forcé, pour lui faciliter la tâche, de joindre mes jambes autour de ses hanches, il me soulevait avec extrêmement de facilité, et le contact de ma peau nue contre la sienne me rendait fou. Il m'embrassa sauvagement, et je lui répondis.
Fin Flash Back
L'eau devenue froide me sortit désagréablement de mon flash back. Mine de rien, elle fut utile pour calmer mes ardeurs, je me lavais rapidement. Comme l'eau me frigorifiait. Une fois propre, je quittais la cabine de douche, fermais l'arrivée d'eau et m'empressais de me sécher et m'habiller. J'allais ensuite voir Alphonse dans notre chambre, encore un peu dans les vapes.
-Nii-san ? Me demanda Alphonse.
- Hum…oui ? Fis-je sortant de mes rêveries.
- Ca ne va pas ?
- Si, si, je repensais juste à Envy. Laissais-je échapper.
- A Envy…Répéta-t-il incrédule.
- Ben oui…
Alphonse m'observa sans un mot. Semblant refaire tous les événements derniers dans sa tête. Il se figea, semblant avoir compris. Je me tendis. Il me dévisagea, sans un mot, d'abord son expression fut impassible puis passa rapidement à l'égarement total, puis l'incompréhension et enfin une sorte de légère colère.
-Tu…Tu l'aimais ? Fit-il d'une voix calme.
- Je l'aime toujours ! Spécifiais-je.
- C'est notre ennemi. Me dit Alphonse avec la voix qui se brisait.
- Et alors ? C'est pas un problème. Lui rétorquais-je.
Il me dévisagea, effaré. Un peu hagard, ses mains se crispant, ses poings se serrant sous la rage qui entrait dans son être.
-Il t'a tué !
- Je m'en fous ! Il m'aimait, je le sais. Je sais pas ce qui lui a pris, mais il m'aimait, on s'aimait. On s'en foutait bien nous, que je suis alchimiste et lui homonculus, notre haine était fictive, on s'aimait corps et âme. On n'était bien qu'ensemble.
Alphonse s'effarait de plus en plus, les mots lui échappaient, et moi au fur et à mesure des paroles, je bouillonnais de plus en plus de haine. De colère, de tas de sentiments qui faisaient que je tâchais de défendre tout ce qu'il me restait d'Envy, mon amour pour lui et mes souvenirs. Et si mes souvenirs, on ne pouvait réellement me les prendre, mon amour auquel je tenais plus que tout, on pouvait tâcher de le briser. Alphonse était en train de le faire.
-Il t'a tué ! Répéta-t-il.
J'ignorais sa phrase.
-Tu n'as plus rien d'autre à me dire ? Demandais-je trop sèchement, et je m'en voulais de ce ton, si tôt il sortit de mes lèvres.
- C'est un homonculus !
- Faire pareille discrimination…C'est comme être raciste ou homophobe. Dis-je.
Tout ce qu'Alphonse ne supportait pas. Il me dévisagea. Eut un hoquet. Alla s'asseoir sur le lit, je me détournais et allait dormir dans le divan en bas. Mais le sommeil, à cause de notre dispute, je ne le trouvais pas.
Et je ne pouvais même pas être bercé par mes souvenirs, cette dispute me pesait si lourd, je détestais me disputer avec Alphonse.
(1)Chauffe-eau
(2)Paragraphe, moyennement modifié par mes soins, dit par Seth Mortensen, dans Succubus Blues.
