-Qu'es que j'vous sers M'sieur ?

Mâchant énergiquement son chewing-gum à la fraise et examinant l'homme assit au bar, Ashby Copper attendit la commande.

-Une Bièreaubeurre, s'il-vous-plait.

Les sorciers étaient rares dans la région. C'était principalement un village moldu, mais il était tout de même fréquent qu'un sorcier s'arrête au bar pour une bonne Bièreaubeurre avant de reprendre la route. Le reste du temps, le bar était un endroit moisit où les chômeurs se réunissait pour noyer leurs ennuis. Ashby plissa les yeux, puis se pencha en avant.

-Vous êtes un sorcier ?

L'homme hocha brièvement la tête avant de se concentrer sur un bout de papier à nouveau.

-Je vous sers ça tout de suite ! dit Ashby en se dirigeant vers la réserve.

-Atchoum !

Le bar était aussi un endroit humide et froid. Ashby se demandait toujours comment et pourquoi le bar n'avait pas encore fermé. Elle se demandait surtout pourquoi elle avait accepter le poste de serveuse dans se bar. Ashby détestait le froid dans toutes ses formes. Elle détestait les limonades et glaces en été et fuyait les piscines et plage car l'eau n'était jamais assez chaude. Elle détestait l'hiver et elle détestait les grippes et autres problèmes que cette maudite saison lui apportait. Ashby était certainement allergique au froid, ou du moins, c'était ce qu'elle s'était convaincue. Et le bar était un endroit très froid.

Si le propriétaire n'était pas un sorcier, elle ne travaillerait certainement pas dans ce bar où elle était mal payée et qui lui donnait des crampes aux genoux quand elle rentrait chez elle. Le village moldu était trop calme à son goût. Elle voulait voir plus de magie et d'aventure et avait pensé que le bar serait un bon moyen pour elle d'être plus ouverte au monde magique. Apparemment elle s'était encore trompée.

-Atchoum.

Essuyant ses yeux larmoyants du revers de sa manche, Ashby se pencha vers le miroir sale accroché au mur. Au moins son nez rouge allait à merveille avec ses cheveux roses. Réprimant un autre éternuement, Ashby attrapa une bouteille de Bièreaubeurre et se dépêcha de l'apporter au client.

Le sorcier n'avait pas bougé. Il observait toujours le morceau de papier qu'il avait entre les mains. Ashby soupira. Si seulement elle pouvait recevoir la visite de sorciers plus… intéressants. Les sorciers qui s'arrêtaient au bar étaient souvent étranges et n'avait guère des âmes d'aventuriers. Ashby posa la bouteille sur le comptoir. Le sorcier hocha à nouveau la tête pour indiquer qu'il avait remarqué la bouteille.

-Atchoum !

-A vos souhaits, marmotta le sorcier.

Ashby regarda autour d'elle. Le bar était vide à cette heure. Il n'y avait jamais personne vers les dix heures du matin. Ashby en profita pour converser avec le sorcier.

-Il y'a peu d'sorcier par ici, dit elle. Que faites vous par ici ?

Le sorcier leva les yeux gris vers elle et Ashby se demanda s'il était le descendant d'un homme des neiges. On aurait dit que sa peau n'avait jamais connut le soleil. Vue de loin, l'homme n'avait fait qu'un avec la neige. Sans la longue cape noire qu'il portait, il aurait bien pu fondre dans la mousse blanche. Personne n'aurait remarqué quoi que ce soit.

-Maintenant que vous demandez, commença-t-il. Je cherche quelqu'un qui habite par ici.

-Oh ! Un sorcier ?

-Plus précisément, une sorcière, répondit l'homme.

-J'en suis déjà une d'rares ici, commenta Ashby.

Le visage du sorcier resta froid comme la glace.

-Nous sommes que quelques familles d'sorciers par ici, expliqua Ashby. Nous habitons tous la même rue. Vous trouverez la personne que vous cherchez plutôt facilement je pense.

-Cela m'étonnerait.

Le sorcier prit une gorgée de Bièreaubeurre.

-Je cherche Madame Parkinson.

Ashby recula d'un pas et grimaça. Les Parkinson évitaient tout le monde et haïssaient les moldu et sorciers n'étant pas de sang pur. Mettre les pieds dehors était hors de question pour eux. Ils risquaient certainement être contaminés par les gens qu'ils n'aimaient pas.

-Mais qui voudrait aller voir cette vieille bique ?

Le sorcier afficha un sourire amusé et secoua la tête.

-Je vois que sa réputation ne s'est pas améliorer. Où puis-je la trouver ?

-Elle habite en haut de la colline. Le manoir aussi morbide qu'elle. Vous ne pouvez pas le rater.

Le sorcier sourit et lui tendit les noises qu'il lui devait.

-Merci pour votre aide.

Il se leva et se dirigea vers la porte.

-Vous vous appelez comment ? cria Ashby.

-Vous ne voulez pas savoir, lança-t-il avant de sortir dans la rue.

Ashby regarda l'argent qu'il lui avait donné. Même pas un pourboire décent. Ashby soupira. Elle détestait ce bar. Une clochette retentit. Un autre client venait de faire son apparition.

Le manoir des Parkinson n'avait rien de grandiose. C'était une vieille résidence et la peinture bleu gris qui avait prit un teint verdâtre qui ne la rajeunissait pas. Elle restait cependant une battisse digne des Parkinson. Etonnement, le jardin état dans un état parfait. Des buissons taillés impeccablement ornaient le sentier menant à la porte de chaque coté et de grands chênes veillaient sur la maison. Les plantes étaient recouvertes d'épaisses couches de neige et les branches des chênes de verglas. L'hiver s'annonçait plus dur que l'année dernière.

Draco poussa la grille et s'aventura dans l'antre des Parkinson. Pansy travaillait certainement à cette heure et la maison devrait être vide. Draco vérifia sa montre. Il était presque onze heures. Il lui restait donc au moins une heure avant que Pansy ne réapparaisse pour le déjeuner.

Après avoir jeter un coup d'œil autour de lui pour vérifier qu'il n'y avait personne, Draco sortit sa baguette et tapota la serrure de la porte.

-Aloho…

La porte s'ouvrit avant qu'il ne puisse prononcer entièrement la formule. Surpris il releva la tête seulement pour voir une Pansy tout aussi surprise. Sa surprise passé, Draco se redressa.

-Pansy ! J'allais justement sonner…

Les yeux de Pansy se baissèrent vers la baguette de Draco, puis remontèrent vers son expression effarouchée. Le visage de Pansy vira à la colère.

-Malfoy ! Que fais tu ici ? scanda Pansy.

Draco n'était pas sur si c'était à cause de la baguette ou à cause de sa visite imprévu, mais il était clair –quel qu'en soit la raison- que Pansy était furieuse. Draco déglutit. Il n'avait pas prévu ce « petit » problème.

-Cela fait longtemps, Pansy, dit Draco.

Il soutint le regard de Pansy. Nul ne semblait prêt à céder. Draco risqua finalement un sourire.

-Je pensais qu'il serait bien de te rendre visite… pour rattraper le temps perdu… Tu ne me fais pas entrer ? demanda-t-il.

Pansy plissa les yeux et après quelques secondes d'hésitations s'avança pour laisser entrer Draco. « Les choses ont tellement changées » pensa Draco en passant devant Pansy. Avant Pansy aurait tout fait pour attirer son attention, pour tout savoir sur lui et elle aurait été impressionnée par chaque mot qu'il prononçait. Draco devait bien avouer qu'il éprouvait une étrange satisfaction quand elle s'émerveillait à propos de lui. C'était comme jouer avec un félin. Il lui suffisait de balancer un objet ridicule au bout d'une ficelle pour l'amuser, l'hypnotiser, la contrôler un moment.

Un courant courut sous sa peau. Pansy baissa les yeux mais ne le lâcha pas du regard. Elle se lova dans un divan et fit signe à Draco d'en faire de même. Visiblement le félin s'ennuyait du jeu à présent. Draco frissonna à nouveau. Ce jeu n'avait jamais été très sain et il jouait avec une bête capricieuse.

Il ne comprit pas pourquoi il voulait tellement l'impressionner. Le plus frustrant était qu'il ne réussirait plus jamais à l'envoûter de nouveau. Ne plus avoir de contrôle sur qui que ce soit avait un coté étrange. Draco serra les poings puis relâcha la tension, essayant d'agripper et d'accepter le sentiment curieux qui l'envahissait. Ses pensées allèrent vers Crabbe et Goyle, et il se sentit inconfortable. Il n'avait pas prévu q'un d'entre eux y laisserait sa vie. Il n'avait jamais considéré Crabbe et Goyle comme des amis. Il n'avait jamais considéré qui que ce soit comme un ami. Et surtout, il n'avait jamais aimé Pansy. Mais le sentiment était là.

Les autres avaient été des pions sur son échiquier, mais échec et mat. La partie était terminée et il avait tout perdu.

Pansy agita sa baguette et deux tasses de thé apparurent. Elle tendit une tasse à Draco avant de se glisser à nouveau dans son divan.

-Comment va la petite Greengrass ? demanda Pansy d'un ton hautain.

Astoria avait que deux ans de moins qu'eux et Pansy pensait qu'Astoria serait toujours immature – comme-ci quelqu'un pouvait l'être plus qu'elle - et se sentait donc supérieure à l'épouse de Draco. La petite Greengrass. Draco, lui, avait envie de la protéger la petite Greengrass.

-Elle va très bien, mentit Draco.

-Oh !

Il y avait juste un soupçon de déception dans le ton de Pansy. Tout sembla étrangement clair et en même temps distordu dans la pièce. Draco sentit le sang pompé dans ses veines lui procurer une soudaine énergie. Il serra la tasse qu'il avait entre les mains jusqu'à en avoir les doigts blancs.

La petite Greengrass était son protégé. Il n'allait pas permettre à Pansy d'insulter Astoria. Personne ne lui ferait du mal à nouveau. Mais pour l'instant, il avait un cheveu à cueillir.

Hermione poussa violement la porte de son bureau. Vide. Il n'était pas là. Exaspérée, elle lança ses documents à travers la table et se jeta dans son fauteuil. Rien. Draco n'avait rien laissé en s'en allant. Pas un mot ou un indice. Hermione était hors d'elle. Elle tapota nerveusement la table du bout des doigts. Comment pouvait il agir ainsi ? Elle jeta un coup d'œil à sa montre. Harry était certainement déjà rentré depuis deux bonnes heures.

Une heure. Elle donnait une heure à Draco. Et après elle irait voir Harry.

Hermione se redressa et inspira calmement. Elle devait arrêter de stresser. Après tout, que pouvait il arriver à Draco ? Pas grand-chose évidemment. Les Mangemorts pourraient simplement l'attaquer et le capturer et… et après elle préférait ne pas y penser. Hermione soupira et se répéta que Draco pourrait se débrouiller seul.

Il n'était pas stupide. Il savait se servir de sa baguette magique. Il devait bien savoir se défendre.

Hermione se pinça la lèvre inférieure. Après tout, Draco avait bien réussit à faire entrer des Mangemorts à Poudlard et était même doué en occlumencie. Le problème était que Draco avait plus souvent été celui qui attaquait. Il avait rarement été la victime. Quand la magie ne lui apportait pas ce dont il avait besoin, les poings de Crabbe et Goyle s'en chargeaient. Seul, Draco était plutôt misérable et paniquait rapidement.

Hermione se calma et posa les mains sur la table pour ajuster ses émotions. Pourquoi s'inquiétait elle autant pour lui ? Elle essaya de se formuler une explication logique. Rationnel. Il fallait qu'elle soit rationnelle. Hermione s'enfuit le visage dans les cheveux et laissa échapper un grognement. Elle ne savait pas pourquoi elle tenait tellement à l'aider. Draco avait eut l'air si triste.

Relevant la tête, elle décida d'oublier Draco et de se concentrer enfin sur son travail. Une feuille de papier attira enfin son attention. Quelque chose y avait été imprimée. Intriguée, Hermione tira la feuille vers elle pour y jeter un coup d'œil. Son visage pâlit au fur et à mesure qu'elle lut les inscriptions.

Froissant toujours la feuille de papier dans la main, Hermione se précipita hors du bureau. Apparemment, elle ne pouvait se permettre d'attendre Draco encore une heure.

Harry Potter laissa échapper un long et profond soupir en voyant la pile de documents qui l'attendait sur son bureau. Il était rentré d'une mission il y avait à peine deux heures et n'avait pas eut le temps de se reposer. Il n'avait jamais le temps de se reposer. Malgré la chute du seigneur des ténèbres, le monde magique était toujours en ébullition et il était toujours très demandé. Etre auror était tout simplement un emploi éreintant.

Harry sourit en y pensant. Il avait toujours voulut être auror. Lutter contre les forces du mal était sa plus grande motivation et c'était à peu près ce qu'il avait fait depuis son entrée à Poudlard. Il savait parfaitement que lutter contre les forces du mal n'était pas la profession la plus reposante mais cela ne l'empêchait pas de ressentir un coup de fatigue de temps en temps.

Se reposant quelques minutes avant de reprendre le travail, il plia un papier pour faire un oiseau et le fit voler à travers la pièce. Ce petit jeu l'amusait tout le temps. Etre capable de s'adonner à une activité aussi insouciant avait quelque chose d'étrangement apaisant. C'était comme rattraper du temps perdu.

Quelqu'un frappa doucement à la porte. Se redressant rapidement, Harry annula le sort pour faire voler l'oiseau en papier. La porte glissa et une femme aux cheveux roux apparut au seuil. L'oiseau en papier flotta encore quelques instant avant d'atterrir à ses pieds. Elle sourit et ramassa délicatement l'oiseau.

-Voilà donc à quoi s'amuse le grand Harry Potter à ses heures perdues, dit elle en laissant échapper un petit rire cristallin.

Harry sourit. Il se leva et la prit dans ses bras.

-Que fais-tu ici, Ginny ?

Ginny lui répondit en étirant les lèvres et en affichant un sourire taquin, puis sa bouche forma un « o » et elle entreprit la dur tache qu'était d'aplatir les cheveux d'Harry.

-Mais que ferais tu si je n'étais pas là ? plaisanta-t-elle.

-Oh je ne sais pas…

-Je suis passé voir si tu allais bien, dit elle. James dit que tu lui manques beaucoup.

-James ? Cela ne lui ressemble pas pourtant, répondit Harry en souriant.

-Disons que malgré son coté espiègle, tu reste toujours son héros.

-Ah ? Je croyais qu'il préférait la meilleure joueuse de Quidditch.

-N'exagère pas Harry !

Harry sourit. Tout était si calme. Il se pencha vers elle et ferma les yeux.

-Ginny, je …

La porte s'ouvrit violement.

-Harry !

Harry reconnut immédiatement la voix. C'était le même son un peu aigue et le ton surpris et reprochant que prenait Hermione quand Harry révélait ne pas avoir réviser correctement. Ayant l'impression d'avoir été prit à voler des bonbons dans le placard chez les Dursley, Harry vira au rouge. Ginny et Harry relevèrent la tête. Hermione recula subitement et se plaqua la main sur la bouche.

-Je… suis… désolé…vraiment… désolé… balbutia-t-elle.

Pendant un instant Harry se demanda si elle avait l'air si secouée à cause d'eux mais balaya vite l'idée de côté.

-Tout va bien, Hermione ? demanda-t-il.

Voyant l'expression préoccupée de ses amis, Hermione fronça les sourcils.

-Oui… je vais très bien, hésita Hermione.

Harry et Ginny n'avaient pas l'air convaincus. Hermione écarquilla les yeux. Avait elle autant exagérée la situation ?

-Je vais très bien, répéta-t-elle pour les rassurer. Harry, je ne savais pas qu'on recherchait Malfoy, dit elle en essayant de paraître naturelle.

Harry lui lança un regard interrogateur et prit la feuille qu'Hermione lui tendit. C'était un avis de recherche. Draco Malfoy était recherché pour avoir blessé deux moldus.

-Oh…tu parles de ça, dit Harry en comprenant enfin. Cela vient du département de la protection des moldus, informa-t-il. J'en ai entendu parlé aujourd'hui par Oaths. L'incident aurait eut lieu hier soir.

-L'heure ? demanda rapidement Hermione.

-Entre huit et dix heures. Pourquoi est-ce que cela t'intéresse autant ?

Encore trop contrarié par les informations, Hermione ne répondit pas.

-Je sais que Malfoy… notre relation avec lui est compliqué…commença Harry. J'ai aussi pensé qu'il aurait changé après tout. Cela m'étonne aussi. Mais ne t'inquiète pas…

-Harry… c'est impossible, coupa Hermione.

-Hermione, non comprenons que le sujet te touche et fasse remonter certains souvenirs... commença Ginny.

-Non… vous ne comprenez pas…

-Hermione, il faut que tu sois…

-Mais Malfoy est innocent ! lâcha Hermione.

Ce fut au tour de Ginny et d'Harry d'être sans voix. Hermione avait toujours réfléchit calmement et faisait certainement preuve de plus de maturité qu'eux. Elle avait toujours était celle qui donnait les conseils et savait toujours ce sortir de ces propres problèmes. Qu'elle suggère une telle chose était préoccupant. Harry était perdu. Il ne savait pas comment la rassurer.

Ginny prit la main d'Hermione et la conduisit vers le fauteuil d'Harry. Perplexe face au comportement de ses amis, Hermione hocha les épaules et se dégagea de Ginny poliment.

-Je vais très bien, scanda Hermione. Je dis la vérité. Malfoy était chez moi hier. Il n'aurait pas pu avoir commit cet acte, expliqua Hermione.

-Malfoy était chez … TOI ?

-Oui, j'allais justement t'en parler.

Hermione fit les cents pas dans la pièce et relata la situation, Ginny et Harry accrochés à ses lèvres. Elle essaya d'inclure tous les détails, de leur première rencontre jusqu'à la dernière discussion qu'ils avaient eut. Les images et les mots étaient encore clairs dans sa tête.

-Et voilà… il s'en est allé vers l'aurore sans rien dire.

Elle s'assit et croisa les bras. Voilà…elle avait tout dit. Il ne lui restait plus qu'à attendre. Attendre que les autres prennent le relais et trouve la solution. Pour la première fois, elle se sentait comme l'enfant qu'on devait protéger et pour qui on devait tout faire. Elle se sentait tellement impuissante. Quelqu'un voulait piéger Draco. Tout tournait mal et avançait beaucoup trop vite.

Harry, quant à lui, fut plutôt soulager de constater que sa meilleure amie avait encore toute sa tête. Il ne soupçonnait pas la crédibilité d'Hermione, et même s'il détestait l'admettre, celui de Draco. Si quelqu'un se donnait autant de mal pour l'envoyer à Azkaban, l'affaire était sérieuse. Le problème avait l'air compliqué mais il était au moins rassuré à propos d'Hermione. Il avait maintenant l'habitude d'être confronté à des problèmes soudains et pouvait s'ajuster plus facilement. Après avoir réfléchit quelques secondes, il était clair qu'il ne pouvait pas abandonner Draco, même s'il en avait envie.

-Sais tu ou il pourrait être ? demanda Harry.

-Non… il a parlé de Pansy Parkinson, mais il n'a pas d'amis. Il est seul.

-Parkinson ? Erm… ça s'annonce dur, mais Pansy est toujours une piste. Je pense qu'il faut d'abord le retrouver avant de chercher son fils.

Hermione acquiesça. Un silence s'installa. Ils se posaient tous la même question – que faire d'autre ? Alerter tout le Ministère ? Mettre tout le monde en garde pour éviter de fausses rumeurs ? Hermione eut un déclic. Non, peut-être que Draco avait raison. Alerter le reste du Ministère n'était peut-être pas une bonne idée.

-Harry… qui a rapporté cet incident ? demanda subitement Hermione.

-Je ne sais pas. Oaths m'a dit qu'il a trouvé cet avis de recherche sur son bureau quand il est arrivé.

-Oui… mais Oaths dirige le département de la protection des moldus. Il doit bien avoir toutes les informations.

-Il… ne les a pas, répondit Harry.

Ils se lancèrent des regards préoccupés.

-C'est plutôt rapide comme opération, constata Hermione. Ils n'ont jamais issus d'avis de recherche aussi vite, sans preuves et sans autorisation avant.

-Oui, confirma Ginny. Un avis comme celui-ci risque de provoquer un élan de panique.

-Hermione… Ginny… vous ne pensez tout de même pas que…

Hermione s'enfonça dans son fauteuil et hocha la tête.

-Oui, Harry. Celui qui veut du mal à Malfoy s'est certainement infiltré au Ministère… et…

Elle hésita un moment avant de continuer.

-Et je crois que sa victime n'est pas seulement Malfoy.

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Note d'auteur : Et voilà…quatrième chapitre. Je dois avouer que je n'étais très inspirée par celui-ci…mais bon… faut bouger ! J'éditerais peut-être plus tard.

Et puis merci d'avoir lut ^ ^

Haylia