Me voilà de retour pour de bon cette fois ! Je m'excuse platement envers ceux et celles qui attendaient la suite avec impatience... Cette fois, les chapitre arriveront bien plus vite, promis.
Ensuite, cette fois, le texte est plus long. J'ai eu du mal à me remettre dans l'histoire puisqu'elle date de deux ans pour le premier chapitre mais maintenant tout est revenu et les idées coulent à flot. Bref, le chapitre cinq arrivera rapidement et sera des plus palpitant ;)
Disclaimer : Ils ne m'appartiennent toujours pas, bien que je le souhaite chaque soir en me couchant u_u
Bien, sur ce, voilà le quatrième chapitre !
La nuit fût longue. Je n'ai pas réussi à me sortir de la tête les yeux d'Hibari. Et comment allait se passer cette journée ?! Me prenant la tête entre les mains, je mis mon cerveau à rude épreuve afin de trouver un plan éviter-Hibari-par-tout-les-moyens. Bon sang pensai-je, quand étais-je devenu un poltron pareil ? Je finis par me secouer et sortir de mon lit. Reborn doit-être en bas avec Bianchi pour déjeuner. Etrange qu'il n'ait pas tenté de me tuer pour me réveiller… Alors que je descends pour aller manger, j'entends des pas précipités monter ainsi que des piaillements…
- Niahaha ! Lambo ne se fera pas attraper !
- Lambo ! Ne cours pas !
- I-pin est trop bête ! Niahaha !
Alors que ce n'est que le matin, ces deux gosses commencent déjà à me taper sur le système. Passant entre mes jambes, ils continuent leur manège. Soupirant, je rejoins la cuisine et m'installe sur la chaise, face à mon petit-déjeuner.
Alors que je sors de la maison, j'entends au loin une voix furieuse et une autre rieuse. Ma vie est un éternel recommencement pensais-je. Et comme pour me donner raison, je vois Gokudera et Yamamoto s'approcher. L'un criant d'exaspération, l'autre riant bêtement. Et dès qu'ils m'aperçoivent, ils se stop immédiatement, le temps des salutations.
- Ohayo Juudaime !
- Yo, Tsuna.
- Bonjour, Gokudera, Yamamoto.
Nous reprenons notre route, comme chaque matin, bientôt suivit d'Haru, Kyoko-chan et Onii-san. Alors que nous arrivons à notre lycée, un certain malaise s'installe chez moi. Jetant des regards dans tous les sens afin de voir s'il n'est pas dans les environs. Apparemment non. Je lâche un soupir de soulagement. Je m'avance vers les grilles et entre dans la cours, suivis par mes amis. Alors que je vais pour entrer dans ma classe, mon nom est annoncé par les hauts parleurs.
Sawada Tsunayoshi est attendu en salle du comité de discipline. Sawada Tsunayoshi.
- Tsuna ? Tu veux qu'on vienne ? Me demande Yamamoto.
Même ce fou de baseball sait à quel point le comité de discipline d'Hibari est dangereux. Gokudera s'apprête à répliqué mais je secoue la tête en signe de refus tout en déglutissant difficilement. Depuis quand ce mec amoureux de la baston demandait après moi ? Serais-ce pour ce qui s'est passé la veille ? Mes jambes légèrement flageolantes se dirigent vers le bureau. Je ne souhaite pas me remémorer ce moment. Pense à Kyoko-chan m'exhortais-je. Je me retrouve face à la porte et danse sur un pied puis sur l'autre, mal à l'aise. Je fini par respirer profondément en me giflant mentalement. Je n'allais tout de même pas avoir peur de lui quand même ! Je reprends contenance et frappe deux coups distincts. J'attends. J'attends. J'attends puis jure.
- Y se fout de moi l'Hibari. S'il est pas là, pourquoi me faire appeler pour que je poireaute devant son bureau. Tch. Y fait chier.
Je me retourne et m'apprête à retourner en classe puisque je n'avais plus rien à faire dans les couloirs quand la porte s'ouvre sur un Hibari au réveil… Ah. Il a dû m'entendre et ça, je ne sais pas pourquoi mais je le sens pas trop ce coup-là. Son regard encore endormi n'en est pas moins meurtrier.
- L'herbivore.
Je fronce les sourcils. C'est quoi ça. L'herbivore ? Il trouve que j'ai une tête d'herbivore ?! Il m'a bien regardé lui ? Putain, mais pourquoi je dois me ramasser un gardien pareil. Gardien… et voilà, j'ai recommencé. Bon, savoir ce qu'il me veut et me barrer vite fait de là.
- Tu m'as fait appeler. Je suis venu mais comme tu n'étais pas disposé à me faire entrer j'allais retourner en classe. Donc si tu n'y vois pas d'inconvénient, tu pourrais me dire ce que tu me veux que j'y retourne.
Son regard se plisse un peu plus – à croire que c'est possible- et me fixe d'un air étrange. J'ai quoi sur le visage bon sang. Qu'il crache rapidement ce qu'il me veut que je me tire d'ici. Mon malaise a repris au moment où son regard a croisé le sien. Il s'écarte de l'entrée et me fait signe de rentrer. J'hésite. Si je dois mourir, autant le faire rapidement non ? Inutile d'utiliser des protocoles. Car j'en suis persuadé, il veut me « mordre à mort », sinon pourquoi m'aurait-il fait appeler. Mes sens en alertes, je finis par franchir la porte et la referme. Au final, je préfère faire ça en petit comité. Inutile de faire peur aux élèves éventuels qui pourraient traîner dans les couloirs. Je vois Hibari s'installer sur son canapé, place qu'il devait occuper avant que je n'arrive. Ah ? Il voulait pas se battre ? Je pige plus rien.
- Ano… Hibari… san ?
- Hum ? Qu'es tu veux l'herbivore.
- Bon, pour commencer, on va mettre les choses aux clairs. Je ne suis pas un herbivore. Je m'appelle Tsunayoshi, ou Tsuna. Pas herbivore.
- Oh ? On se rebelle ?
Je plisse les yeux. Il m'énerve. Vraiment. Mes poings se serrent. Zen Tsuna. Zen. Ce type te cherche, et toi, tu ne dois pas rentrer dans son jeu. Peine perdu. Son regard moqueur à raison de moi.
- Ecoute-moi bien espèce d'associable, je suis là car tu m'as appelé. Soit du me dis ce que tu me veux soit je me barre.
Ses yeux s'agrandissent légèrement au mot associable mais je n'en ai que faire. Il me prive de voir Kyoko-chan et m'insulte. A croire que personne n'ose lui dire les choses clairement. En un sens je peux comprendre. L'aura que dégage Hibari est de loin une aura amicale.
- Ecoute Sawada, je ne t'ai pas appelé. Et parle-moi une nouvelle fois ainsi et je te mordrai à mort.
- Exact. C'est moi qui t'es fait venir ici.
Je grimace. Cette voix. Reborn encore et toujours avec ses plans foireux. Pourquoi m'avoir fait venir dans ce putain de bureau. Comme à son habitude il fait une entrée fracassante : en sortant d'un des fauteuils.
- Le bébé.
- Reborn….
- Bien, maintenant que vous êtes tous les deux-là, je dois vous dire pourquoi je voulais vous voir. Tsuna, ta force est encore trop faible. Tu as maintenant l'anneau Vongola ainsi que tes gardiens mais à partir de maintenant, les choses vont s'accélérer. Afin de faire de toi un vrai boss, je voudrais qu'Hibari t'entraîne.
- Heiiin ?
Très évolué me direz-vous mais en même temps, vous comprendrez que cette demande est pour le moins improbable. Hibari ne fait jamais rien pour les autres. Encore moins pour moi. Qu'es qu'il a mangé ce matin cet abruti de bébé.
- L'entraîner ? C'est qu'un herbivore. Je n'ai pas envie.
- Mais tu vas arrêter avec ces « herbivores » oui !?
- Tsuna.
Je me retourne vers le bébé tueur pour voir arriver son pied dans ma face. Je m'étale deux mètres plus loin, la tête contre le sol, le postérieur en l'air. Abruti de prof particulier. Je me relève, bouillonnant de rage.
- La ferme.
- Putain Reborn, mais pourquoi t'as fait ça !
- J'ai dit, la ferme Tsuna. Hibari, tu souhaites toujours te battre contre moi non.
Je vois une étincelle d'intérêt briller dans les yeux du gardien du nuage. Apparemment oui, il le souhaitait toujours. Je laisse un soupir m'échapper. Au final, Hibari était facilement manipulable tant qu'on lui faisait miroiter un combat avec un adversaire de taille.
- Je me battrai contre toi quand tu auras fait progresser Tsuna au point qu'il t'égale. Ça te va comme marché ?
- Puisque le bébé me le demande…
Je le sens mal tout ça. Tout ça était une mauvaise, très très mauvaise idée. Pourquoi m'embarquer dans ces histoires si la chose que vous souhaitez est un combat entre vous. Je vois le sourire sournois de Reborn qui n'augure rien de bon lui non plus. Au final, c'était bien ma mort qu'on souhaitait. Fallait le dire plus tôt les gars pensais-je ironiquement. Voyant que je ne sers strictement à rien, je sors et retourne en classe où la première heure est prête à s'achever. Alors que je m'assoie, je vois tous les regards de mes amis se poser sur moi. Je leur fais signe que je leur raconterai à la pause déjeuner. Les heures de cours défilent sans que je ne suive quoi que ce soit, trop absorber sur les hypothétiques morts qui m'attendent. Alors que je suis plongé dans un scénario où Hibari m'implante dans un rocher à l'aide de ses tonfas, Gokudera pose sa main sur mon épaule. Je lève mon regard vers le sien et vois son inquiétude. Je soupire.
- Allons sur le toit. Sans Kyoko-chan.
- Très bien Juudaime. Je vais aller chercher aussi Sasagawa sempai.
J'hoche la tête et me dirige vers le lieu de notre pause déjeuné. Yamamoto me suit et pour une fois, son visage est sérieux. Lui aussi doit s'inquiéter. Alors que Gokudera et Onii san nous rejoignent, je me mets à leur raconter ma première heure avec Hibari et Reborn. Evidemment Gokudera est contre. Il se lève et proteste.
- Si quelqu'un doit entraîner le Juudaime, c'est moi, son bras droit.
- Gokudera… Si le gamin à choisit Hibari san pour entraîner Tsuna, c'est qu'il doit y avoir une raison.
Mon regard éberlué se tourne vers Yamamoto. Depuis quand disait-il des choses censées ?! Et surtout, depuis quand Gokudera acceptait ce que disait Yamamoto –ronchonnant certes- mais quand même. Aurais-je loupé un truc ? Apparemment. Je n'étais pas très doué niveau relationnel mais le regard entre ces deux-là ne ressemblait pas amical et encore moins rival. J'écarquille les yeux. Impossible de me retenir je demande.
- Vous deux… vous êtes…
Je n'arrive même pas à finir ma phrase mais le regard fuyant de Gokudera et la légère rougeur qui s'étend sur son visage et le rire embarrassé de Yamamoto me répondent. J'en tombe ma mâchoire. C'est quoi ce délire ?!
- Depuis quand ?
Je vois bien que Gokudera ne veut pas vraiment me répondre et Yamamoto suivra ce que dit Gokudera apparemment. Ryohei lui pige rien, trop absorber à faire son entraînement. Je sais que si je le pousse il finira par me dire. Certes c'est leur vie privée mais il s'agit de mes amis…
- Gokudera ?
- Pas longtemps. Marmonne-t-il. Quelques semaines.
- Mais… pourquoi ne rien m'avoir dit ?
Cette fois c'est Yamamoto qui me répond. Lui ne souhaitait pas cacher leur relation mais Gokudera si, car il avait peur de ma réaction et qu'il n'avait pas encore totalement accepté cette relation. Connaissant son caractère, je l'imaginais très bien. J'avais d'ailleurs du mal à comprendre comment Yamamoto avait réussi.
- Bon… ben… je suis… content ? Pour vous. Je veux dire… vous aimez qui vous voulez. Ça change rien pour moi.
La cloche sonne et avant qu'on ne parte, Reborn apparait. Me rappelant quelque chose que j'aurai préféré oublier. Et que la découverte de la relation entre le gardien de la tempête et de la pluie m'avait sorti de la tête.
- Tsuna. Ce soir tu as entraînement avec Hibari après les cours au même endroit qu'hier.
Je bougonne mais hoche la tête. Inutile de parler avec lui, à par me mettre son flingue sous le nez, il ne reviendra pas sur ce qu'il a décidé. Foutu bébé tueur fou de la gâchette. C'est d'un pas traînant que je retourne en classe. Je passe les heures suivantes à continuer de voir les scénarios de ma mort. J'en suis à Hibari me plaquant au sol, terriblement beau et sans pitié, m'achevant en m'étouffant à l'aide d'un de ses tonfas. C'est Yamamoto qui cette fois pose une main sur mon épaule, me faisant sursauter.
- Désolé Tsuna.
- C'est rien.
- Ça va aller ?
- Mh ? Ah ouais, t'inquiète. Bon, je suppose que je dois y aller….
Je plante là mes amis et pars vers mon destin funeste, le regard morne. Le dernier scénario imaginé me laisse perplexe. « Terrible beau » ? C'était quoi ça… Je vois le terrain où ma futur mort m'attend, avec sur le lieu Hibari. Il a posé sa veste de président du comité de discipline. Je me secoue. Ma mort ? On va voir ça….
Tsuna : Pourquoi es-ce que je dois toujours me faire martyriser ? T_T
Hibari : C'est la seule chose qui te va bien.
Auteure : En même temps un Tsuna trop grande gueule passerait mal. Et puis, tu as une fin assez cool là.
Tsuna : Ah ouais tu trouves toi ? Moi je trouves surtout que je vais me faire massacrer !
Auteure : Et bien... un peu ouais, mais je ne dévoilerai rien pour les lecteurs.
Hibari : J'ai intérêt de le mordre à mort.
Auteure : S'il n'est plus là, tu feras comment après ?
Hibari : ...
Auteur : O_O Wouah, j'ai soufflé Hibari...
Tsuna : Avant qu'Hibari ne tue l'auteure et mette une fin rapide à cette fic', reviews pour dire ce que vous en avez pensés ?
