Coucou ! Ce chapitre 4 sera VRAIMENT le dernier, cette fois-ci, (- c'est pas trop tôt, c'est vraiment nul à chier cette histoire ! - bah tu crois que les tiennes sont mieux ? - eeeeeuuuuuh... - voilà, fous-moi la paix.)
Bon PAS DE LEMON dans celle-ci, je vous rassure (ou vous déçois, ça dépend des points de vue)
Et, comme c'est ma première fic, je vous serais très reconnaissante d'avoir vos avis, positifs ou négatifs (mais constructifs s'il vous plaît) sur celle-ci, pour que je m'améliore pour les prochaines ! J'ai déjà une petite idée de la prochaine, où les autres personnalités seront beaucoup plus présentes (le Patron aussi, bien sûr). Je n'en dis pas plus pour le moment, mais je vous laisse lire ce dernier chapitre !
Les personnalités appartiennent à Mathieu Sommet. Les autres personnages viennent de moi.
Ellipse de 3 semaines
Laura venait de rentrer du lycée.
- Coucou, maman, je suis rentrée !
Pas de réponse.
- Maman ?
Elle posa son sac dans sa chambre, retourna dans le salon, et rappela :
- Maman ?
Elle se tut, et écouta : elle entendait des petits bruits, des sanglots étouffés venant de la salle de bain. Elle s'y rendit, ouvrit doucement la porte : sa mère était là, à genoux par terre, et tenait quelque chose à la main.
- Euh... maman ? Qu'est-ce qui t'arrive ? s'inquiéta aussitôt la jeune fille.
Sa mère se tourna vers elle, s'arrêta aussitôt de pleurer, mais ne répondit pas. Laura, suspicieuse, dit aussitôt :
- T'as quoi dans ta main ?
Lentement, la mère déplia sa main.
- Un... un test de grossesse ! s'exclama l'adolescente, choquée. Et positif, en plus ?!
Sa mère baissa les yeux. Oui, elle était enceinte. Et d'après le test, d'environ trois semaines.
- Mais... mais c'est pas possible, protesta la jeune fille, t'as arrêté les rendez-vous depuis...
- Trois semaines, la coupa sa mère.
Laura recompta mentalement : oui, elle avait raison, ça faisait bien trois semaines.
- Mais alors... c'est qui, le père ? Il doit bien venir des couilles de quelqu'un, ce bébé, quand même !
La mère hésita avant de répondre. Puis, voyant que Laura s'impatientait, elle dit :
- Il... faut que je t'explique. En parallèle à mon travail actuel, j'ai repris mon... mon ancien travail.
La jeune fille dut réfléchir quelques instants : avant de trouver son poste d'intérimaire en restauration, sa mère avait enchaîné les petits boulots : duquel d'entre eux parlait-elle ? À moins que...
- T'es redevenue prostituée ? interrogea-t-elle, incrédule.
Sa mère hocha la tête. Laura, bien que surprise, dit :
- Ok, bon après tout ce que tu fais avec ton corps ne regarde que toi, mais tu es quand même en train de me dire... que le père de cet enfant... POURRAIT ÊTRE N'IMPORTE QUI ?!
- Bah, en fait...
- Non mais ça t'a pas suffi de faire cette erreur une première fois ? Qu'est-ce qui t'est passé par la tête, maman ? T'es vraiment inconsciente !
Les yeux de la mère comme de la fille se remplissaient petit à petit de larmes la première était profondément blessée par ce que sa fille venait de dire la deuxième pleurait simplement de rage.
- Écoute-moi, Laura, s'il te plaît.
- D'accord, vas-y, parle.
- Premièrement, je ne t'ai jamais considérée comme une erreur. Tu n'as peut-être pas été conçue volontairement mais je ne l'ai jamais regretté, tu entends ? Jamais !
Pendant qu'elle parlait de sa voix pleine d'émotion, elle s'était lentement relevée et serrait maintenant sa fille dans ses bras.
- Deuxièmement, je ne pense pas que je pourrai garder l'enfant cette fois-ci.
La jeune fille retrouva aussitôt son énergie :
- Pourquoi ça ?
- Non mais tu as vu comment on vit ? J'ai toujours eu du mal à trouver du travail, et résultat, maintenant, j'en ai deux ! Et même avec ça j'arrive à peine à nous faire vivre, toi et moi !
- Ok, c'est vrai, tu as raison, mais en reprenant ce que tu viens de dire, tu comptes le payer comment, ton avortement, hein ?
- Laura...
- Maman, maintenant c'est toi qui vas m'écouter, on va trouver une solution pour faire rentrer plus d'argent, mais je veux que tu gardes ce bébé, je t'en prie !
- Et quelle solution est-ce que tu voudrais trouver, alors ?
- Bah, bientôt j'aurai 16 ans, je pourrai travailler un peu, genre pendant les vacances ou le week-end !
- Oh certainement pas ma fille, je refuse que tu travailles pour m'aider à nourrir la famille !
- Mais...
- Laura, c'est non ! Si tu dois trouver du travail, ce sera pour toi, pour payer tes études !
La jeune fille leva les yeux au ciel, mais, en voyant le regard ferme de sa mère, elle dit juste :
- Ok, d'accord, mais on garde quand même le bébé !
- Laura, c'est une grosse décision que moi et moi seule dois prendre, c'est clair ?
Le ton commençait à monter, chose que Laura n'avait pas vécue depuis longtemps. Tout ce qu'elle eut le courage de répondre, néanmoins avec un petit air dédaigneux, fut :
- Oui, maman.
Et, sans mot dire, elle partit dans sa chambre faire ses devoirs. Sa mère, restée seule, s'assit sur une chaise.
« Laura ma fille, ton mauvais caractère me rappelle quelqu'un... », songea-t-elle.
Et, sur ce, elle s'apprêta à partir voir la seule personne qu'elle pensait être capable de l'aider.
Penchée sur son bureau, Laura contenait difficilement sa colère : elle ne voulait pas que sa mère avorte. Et le fait d'être penchée sur son cours de maths n'arrangeait rien.
- Putain ! Je comprends rien à ces foutues statistiques ! hurla-t-elle en refermant son cahier d'un geste rageur.
Puis elle inspira un grand coup et s'allongea sur son lit pour se calmer. D'habitude, elle se débrouillait assez bien en maths, mais là son esprit était tout à fait ailleurs. Elle souhaitait vraiment avoir ce petit frère ou cette petite sœur ! Elle trouvait ça injuste que lui ne puisse pas vivre alors que sa mère l'avait gardée, elle, juste parce qu'elle était la première née. Elle se creusait la cervelle pour trouver une idée qui pourrait faire changer sa mère d'avis : mais la seule solution envisageable à présent était que sa mère reçoive plus d'argent par l'un de ses deux boulots et...
Laura se redressa sur son lit : elle savait qui pouvait l'aider ! Toute fière d'avoir trouvé enfin la réponse à son problème, elle put finir ses devoirs tranquillement. Elle partirait ensuite en douce depuis sa chambre : l'appartement était au rez-de-chaussée.
Plus tard dans la soirée, Laura marchait dans la rue. Ce chemin, elle l'avait déjà emprunté une fois seulement, et ça s'était très mal terminé. Mais elle espérait que la personne qu'elle trouverait là-bas pourrait l'aider.
« Bon... j'y suis... »
Elle hésita un moment : sa première rencontre avec ladite personne ne s'était pas bien passée.
« Bon, j'arrête de faire ma froussarde, je me lance ! »
Et elle frappa à la porte.
- Oui, je peux vous aider ? Quoi ? Vous !
- Bonsoir, madame Karisse.
Madame Karisse, la patronne du restaurant dans lequel sa mère travaillait. La seule fois où Laura avait été la voir, s'était pour s'excuser d'avoir renversé des verres en voulant aider sa mère au bar. Et, comme réponse, Mme Karisse l'avait chassée sans ménagement.
- Qu'est-ce que vous venez me quémander, cette fois ? dit-elle de son air supérieur.
- Je ne viens pas quémander. Je vous demande une faveur.
L'assurance de l'adolescente exaspérait Mme Karisse.
- Oh, voyez-vous ça ? La fifille adorée de ma serveuse vient me demander une faveur !
- Oui. Et j'apprécierais également que vous arrêtiez de vous adresser à moi avec votre air condescendant et supérieur.
- Qu'est-ce que vous voulez, alors ? Si vous voulez me faire perdre mon temps...
- Non, loin de moi cette idée ! C'est au sujet de ma mère...
- Oh, laissez-moi deviner, elle vous envoie pleurnicher pour elle sur son triste sort pour demander une augmentation, n'est-ce pas ?
- Non, ce n'est pas elle qui m'envoie ! Elle ne sait même pas que je suis là ! Mais, en effet, c'est bien pour vous demander... une augmentation.
- J'ose espérer que c'est une blague, mademoiselle Salma ! (oui, elle s'appelle Laura Salma, désolée de ne pas l'avoir dit plus tôt)
- Non, c'est une tentative désespérée ! Si vous me laissiez vous expliquer...
- Hors de question ! Votre mère est une serveuse on ne peut plus banale, et même sous-qualifiée par rapport à certaines autres : elle est maladroite, malpolie... un peu comme vous.
- Je vous demande pardon ? Qu'avez-vous dit sur moi et sur ma mère ?
- Vous m'avez bien comprise, mademoiselle Salma, sur ce, bonne soirée !
Et elle lui claqua la porte au nez. Laura, au comble de la colère, aurait voulu frapper cette vieille morue au visage rien que pour l'insulte qu'elle venait de recevoir. Mais elle se retint de faire quoi que ce soit, pour préserver le travail de sa mère. Elle repartit, dépitée.
« Bon... plan B, alors. »
Le plan B, celui auquel elle ne voulait absolument pas avoir recours, espérant que cette garce de Mme Karisse aurait eu un soupçon de bonté... Mais elle n'avait plus le choix maintenant.
Et elle prit la direction d'un autre quartier de Paris, celui où les jeunes filles comme elle ne devraient pas s'aventurer... L'immeuble des Sommets.
Quand elle arriva, elle sut tout de suite de quel appartement il s'agissait : elle se souvenait précisément de ce que lui avait raconté Tatiana. Prenant son courage à deux mains, elle entra dans l'immeuble après avoir tapé le code de la porte (oui, encore grâce à Tatiana, pour des raisons de facilité d'écriture)
En arrivant devant le bon appartement, elle écouta : elle entendit une voix familière dire :
- Bon, très bien, on reparlera de ça demain...
Et la porte s'ouvrit avant que Laura n'ait pu bouger un seul petit doigt.
- Maman !
- Laura ! Mais qu'est-ce que tu fais ici ?
- Je te retourne la question.
- Ce ne sont pas tes affaires.
Et elle voulut refermer la porte derrière elle, mais...
- Attends, gamine, ça risque d'être intéressant...
Le Patron, le seul et l'unique, plus charmeur que dans les souvenirs de la jeune fille.
- Tiens, comme on se retrouve, gamine ! Ça faisait longtemps, non ?
Laura ne sut quoi répondre : le Patron était l'être le plus intimidant qu'elle connaissait, elle le trouvait effrayant et fascinant à la fois. Malgré cela, par fierté, elle ne baissa pas les yeux. Sa mère répondit pour elle :
- Laura, puisque tu es là maintenant, va m'attendre dans la voiture.
- Quoi ? Mais...
- Ne discute pas ! On parlera au retour.
Laura se détourna et redescendit au rez-de-chaussée, furieuse. Sa mère resta seule sur le perron avec le criminel.
- Tu comptes lui dire quoi, gamine ?
- J'en sais trop rien : elle est bouleversée, je ne veux pas qu'elle le soit encore plus. Et puis, au moins maintenant l'un de vous deux sait la vérité, c'est suffisant.
- Ouais, mais si les deux le savaient, ce serait mieux.
- Oh, s'il te plaît ! C'était déjà assez compliqué de te le dire à toi, alors comment veux-tu que j'aille dire à ma fille que ce bébé provient du gars qui a manqué la violer ? Et que ce gars est par la mère de toutes les coïncidences son père à elle aussi ?
- Ok, ok, comme tu voudras, gamine. Mais si elle a vraiment le même caractère que moi, comme tu dis, elle pourra s'en passer.
- Bon, dans tous les cas, merci pour l'argent. Je te rembourserai dès que je pourrai.
Ils se dirent au revoir, puis la mère de Laura descendit rejoindre sa fille, en prenant bien soin de garder l'argent caché dans sa poche.
- Bon, tu vas m'expliquer ce que tu faisais ici, maintenant ?
- J'essayais de t'aider, maman, c'est tout. J'ai d'abord essayé de parler à Mme Karisse mais cette vieille bique n'a même pas voulu m'écouter ! Alors je suis venue ici.
- Laura... J'ai bien réfléchi. Je vais garder le bébé.
- Il t'a donné de l'argent, c'est ça ?
Sa mère fut surprise de la remarque.
- Comment ça ?
- Le Patron, il t'a donné de l'argent, admets-le. Sinon t'aurais pas changé d'avis comme ça.
- Oui, c'est vrai, et alors ? C'est ce que tu voulais, non ?
- Bien sûr ! C'est même génial ! Mais...
- Mais quoi ?
- Il y a autre chose...
La jeune femme s'inquiéta : Laura se doutait-elle de quelque chose ?
- Que... Quoi donc ?
- Bah... je suis dégoûtée d'avoir fait tout ce chemin pour rien !
La mère soupira de joie : ouf ! Elles rentrèrent dans leur appartement, et Laura alla immédiatement se coucher sa mère aussi.
Le lendemain, devant l'immeuble, quelqu'un guettait la sortie de Laura. Un homme, vêtu de noir, avec des lunettes de soleil et une clope à la main. Le Patron (car c'était lui dont il s'agissait), attendait de nouveau la sortie de Laura, mais pas pour les mêmes raisons que la dernière fois.
Lorsque l'adolescente sortit, elle était seule : pas de mère, pas de beau-père, pas de copines. Mais il ne l'interpella pas : non, il la suivait juste du regard.
Même si elle avait la démarche pressée de sa mère, elle avait un côté assuré, provocateur et déterminé qui provenait bien de lui. Oui, c'était bien sa fille du Patron.
FIN
Voilà, c'était donc la fin de ma première fanfiction, je vous remercie beaucoup de l'avoir lue^^ Bon je sais que la fin était méga-ultra-prévisible, mais bon, c'est une première fanfic, juste histoire de "tâter le terrain" (-woo l'expression de vieux ! -mais je dis ce que je veux !)
Bon comme je l'ai dit plus haut, n'hésitez pas à me donner vos avis, conseils, remarques, critiques, etc... Pour que je m'améliore par la suite !
Je vous fais plein de bisous et de câlins, et je vous dis à bientôt !
Yolodie44.
