Inséparables.

Le secret de l'indifférence.

Auteur : Angelscythe.

Genre : Romance, souffrance, tristesse, shonen-ai, humour à priori.

Couple : Techniquement aucun, mais dans le volet 1 on avait le droit à du Akusai et Akuroku ^-^

Disclaimers : Tous les personnages appartiennent à Square Enix et/ou Disney.

Note : Correction et relecture faites par Mikukearu qui aide aussi pour les idées :)


Chapitre 3 : Dépendance.

Hier, quand Xehanort, Braig et Saïx étaient rentrés, ils n'avaient même pas pris le temps de se présenter aux autres. Leur humanité retrouvée les avaient épuisés et ils avaient été se coucher.

Ou, pour être exact, l'argenté et le bicolore avaient été se coucher et Saïx avait pris ses repères dans sa nouvelle chambre. Elle était plus grande que l'ancienne à Illusiopolis. Mais tout cet espace semblait bien insignifiant pour le bleu. A quoi un tel vide lui servait-il exactement ?

A rien. Absolument rien.

Ainsi, ce matin, aux environs de sept heures et demie, il se leva, perdu. Il avait remarqué que les autres n'avaient pas d'uniforme néanmoins, lui, n'avait pas de vêtement. Ainsi, il garda son pantalon blanc et enfila le manteau de l'Organisation. Il quitta ensuite sa chambre et se rendit dans le salon, hésitant.

Il ne savait pas ce qu'il devait faire ici et même : était-il encore le bras-droit de Xemnas maintenant qu'il avait récupéré son humanité ? Il avait toujours fait la moue quand son meilleur ami lui avait dit qu'il était le chien de leur supérieur mais il se rendait compte en cet instant que c'était vrai.

Parce qu'il se demandait ce qu'il pourrait bien faire s'il ne pouvait plus assister l'argenté. A quoi lui servirait son temps ? Il ne savait pas. Il était presque paniqué à l'idée de devoir trouver des choses à faire. Les jeux de société ne l'intéressaient pas, il avait déjà lu tant de chose et, surtout, il n'avait plus le sitar de Demyx.

Il eut un pincement au cœur en pensant à ce dernier.

Il regarda qui était présent et vu une femme avec une robe rouge et une étrange coupe de cheveux, ressemblant presqu'à un cœur, grisâtre avec des mèches argentées. Elle avait quelques riches parures et ses yeux verts étaient posés sur le livre qu'elle lisait.

Elle leva les yeux en voyant Saïx.

- Il me semble, jeune homme, que nous n'avons pas été présentés.

- Saïx. Répondit le bleu en lui accordant à peine un regard.

- Je me prénommé, Lady Trémaine. On nous a dit que l'un de vous trois est le « chef ».

Le devin lunaire hocha simplement la tête.

- Ils se prénomment comment ?

- Xem… hanort et Xi… Braig. Xehanort et Braig.

- Ah, merci.

L'ancien numéro sept chercha à nouveau autour de lui, de moins en moins à l'aise. La fatigue avait été telle que, même s'il le voulait, il ne pouvait rejoindre Braig vu qu'il ignorait où il dormait.

Il préféra alors s'asseoir dans un des fauteuils et il fixa le sol en attendant. Son esprit ne put que passer par des images à la fois tortueuses et agréables : celles de Lea et d'Axel. Il se tendait des fois seul face à ces souvenirs.

Néanmoins, il sursauta en sentant une main sur son épaule. Il leva la tête pour voir Braig.

- Faut que tu ailles voir Xehanort.

- Moi ? Demanda Saïx en se montrant.

- Oui, allez file !

Le bleu se leva et il se dirigea vers les escaliers avant de se tourner vers le bicolore qui s'était laissé tomber dans le divan.

- Où est-ce que je dois aller ?

Le manieur de fusil lasers éclata de rire.

- Pas faux. Dixième étage, la porte au fond.

Le devin lunaire hocha la tête et il ouvrit un portail dans lequel il s'engouffra pour arriver devant la porte en question. Il inspira de l'air avant de frapper à la porte. On lui permit d'entrer et il s'exécuta.

Il ferma la porte derrière lui et baissa la tête en signe de respect.

- Seigneur Xemnas, vous vouliez me voir ?

L'intéressé eut un étrange sourire.

- C'est Xehanort, pour ma part, à présent.

- Oui, je vous présente mes excuses.

- Elles sont acceptées, évidemment. Je voulais en effet te parler.

- Je vous suis toute ouïe. Répondit le bleu.

L'argenté lui attrapa le menton pour le forcer à le regarder, ce geste si habituel mais qui était étrangement… rassurant. Il sentait qu'il n'était pas complétement déraciné. Et d'un autre côté, Xehanort ne lui en voulait pas qu'il ait désobéi à son dernier ordre. Il était soulagé.

- J'aurais besoin d'un commandant en second.

Le bleu hocha légèrement la tête, tout ce qu'il pouvait faire vu que l'argenté lui maintenait le visage.

- Veux-tu l'être ?

- Ce serait un honneur. Certifia Saïx.

- Parfait. Installe-toi. Fit l'argenté en le relâchant et en lui désignant un siège posé près de la porte.

Le commandant en second s'exécuta et accepta le bloc-note et le stylo-bille que lui donnait son supérieur.

- Il y aura très peu de mission pour l'instant. Néanmoins, je recherche une douzième et treizième personne pour cette nouvelle Organisation. Je leur procurais des manteaux mais ce n'est plus un uniforme de rigueur, du moins, pour l'instant. Je connais tes compétences et je sais que tu géras ce qu'il faudra quand il le faudra. Je prépare quelque chose qui est, pour l'instant, encore secret et devrait donc régulièrement m'absenter. En ces moments-là ce sera à toi de t'occuper de l'Organisation et tu pourras te faire assister de Braig, évidemment.

Saïx notait en hochant de temps en temps la tête. Dans le fond, c'était la même chose qu'avant. C'était comme pour lui rafraichir la mémoire. Xehanort lui fit alors un listing de chaque personne, de leur pouvoir et habilité, du monde d'où ils venaient et des personnes qui les accompagnaient.

Lorsqu'il eut fini, il annonça à Saïx qu'il pouvait y aller. Ce dernier se leva de la chaise, se pencha en avant, le remercia et se tourna pour sortir.

- Une dernière chose…

- Oui ? Demanda Saïx en tournant la tête vers son supérieur.

- Le manteau de l'Organisation n'est plus nécessaire, sauf si tu dois user des ténèbres.

- Je n'avais pas de vêtements.

- Ah oui, il faudra régler ce problème.

- Bien sûr, Monsieur. Fit le bleu en baissant la tête avant de sortir.

Le devin lunaire retourna alors dans sa chambre où il déposa ses affaires puis commença à refaire de l'ordre. Il fouilla le manoir de fond en comble, ne s'approchant que des chambres qui n'étaient pas notées comme appartenant à quelqu'un, et réussit à récupérer des boîtes pour pouvoir y déposer ses dossiers et documents quand il aurait fini. Il trouva, ainsi, la chambre de Braig qui s'avérait être juste au-dessus de la sienne. Coïncidence ou pas, Saïx le sentait mal.

Il trouva également un local rempli de fourniture et ne se gêna pas pour se servir, récupérant un panel de stylo-bille, surligneurs et feutres de plusieurs couleurs, avec également quelques effaceurs et, bien sûr, des bloc-notes et des dossiers.

Les bras chargé, il quitta la pièce qu'il ferma à l'aide de son pied. Il regagna alors sa chambre où il put déposer tout sans problème, contrairement à ce qu'il avait pressenti avec sa chance.

Néanmoins, quand il posa le tout sur le bureau et qu'il eut à nouveau la capacité de voir correctement, il remarqua Braig assit sur son lit, tout sourire.

- Je vois que tu commences déjà à squatter, Spacey.

- Bien sûr ! Ma chambre est…

- Juste au-dessus. Coupa Saïx. Je sais. Tu as marqué ton nom sur la porte.

- Pas toi.

- Je n'ai pas de temps à perdre avec ça.

- Tu es déjà bien occupé à ce que je vois.

- Oui.

Braig se leva et il vint voir ce qu'il avait déjà marqué sans aucune honte.

- Le boss m'a filé de l'argent. Tu lui as dit que tu avais besoin de fringue et il a remarqué que lui et moi, aussi. Je dois aller faire les courses, tu veux venir ou pas ?

- Tu plaisantes ?

- Euh… je ne vois pas ce qu'il a de bizarre dans cette phrase. Remarqua le manieur de fusil lasers, surpris.

- Te laisser acheter des vêtements. Pour moi.

- Hein ? Oh ! Non, j'aurais été gentil ! Mais je suis sûr que tu serais a-do-ra-ble avec des débardeurs à froufrous ! S'esclaffa Braig.

- Et je pense que tu manques sérieusement de cicatrice.

Le bicolore rit de plus belle avant d'ouvrir un portail des ténèbres. Il lança la bourse en l'air avant de la rattraper puis de tendre la main à Saïx.

- Tu viens ?

Le bleu soupira mais mis sa main dans celle du borgne et il se laissa entraîner dans les ténèbres qui les enveloppèrent.