Et voici le 4e chapitre livré pour vous en ce début d'année 2012. Bonne année et bonne santé à tous ! ^^
Merci à tous ceux qui me laissent des commentaires, j'espère que ce chapitre sera à la hauteur de vos attentes !
Bonne lecture à tous !
Pourquoi cette ruelle semblait-elle si longue ? Pourquoi chaque seconde passée paraissait une heure ? Pourquoi ses jambes étaient-elles si lourdes qu'elle avait l'impression de n'avoir parcouru que dix mètres ? Mais n'était-ce qu'une impression ? Sa lenteur n'était-elle pas réelle ? Pourtant, son souffle était court, son cœur battait la chamade, le sang affluait dans ses tempes, retentissait dans sa tête. Tout prouvait qu'elle donnait son maximum pour atteindre la rue éclairée qui la sortirait de son sombre cauchemar. Pourtant, malgré toute la hargne qu'elle mettait dans sa course, malgré le courage dont elle avait fait preuve, malgré le sentiment de liberté qui l'avait envahi un instant auparavant… Mamori Anezaki savait… Oui, elle savait que même avec toute l'énergie du désespoir, elle n'arriverait pas à le semer. Il était l'homme aux réflexes innés dont la vitesse était égale voire supérieure à celle de Sena. Comment pourrait-elle le distancer ? Même si au départ elle avait voulu se raccrocher au maigre espoir du manque d'inattention de la part de son geôlier, la réalité l'avait frappée de plein fouet : ce n'était qu'une ruse, et elle fonçait dedans tête baissée.
Elle continua cependant d'avancer car elle s'était promis de ne pas renoncer. A chaque foulée qu'elle accomplissait, des images de sa vie défilaient à grande vitesse. D'abord quand elle était petite, en train de protéger Sena ou en train de crier sur une bande de voyous. De ce côté-là, elle n'avait pas changé, toujours à le protéger, à couver son presque frère qui, lui, ne demandait qu'à quitter le nid. Une autre image apparut, lorsque Sena lui dit fermement qu'il voulait rester au club, sa main se détachant de la sienne. Elle s'était alors immédiatement inscrite en tant que manager pour veiller sur lui, pour le protéger d'Hiruma. C'était justement pour s'éloigner d'elle qu'il avait choisi le football américain, mais elle ne s'en était pas rendu compte à l'époque. Quelle égoïste elle était ! Et elle n'avait rien compris ! Jusqu'au jour où Hiruma avait fait en sorte qu'elle comprenne, le jour du match contre Bandô, en laissant son presque frère révéler sa véritable identité : Eyeshield 21. Il avait même prévu de la présenter en tant que « reine des choux à la crème » pour qu'elle puisse se ressaisir. Oui, sans Hiruma, elle n'aurait pas pu entrer sur le terrain, elle serait restée à pleurer, cachée par les tribunes, et aurait feint d'être malade si quelqu'un se serait approché. Sans lui, elle n'aurait pas changé d'attitude envers Sena. Même si elle était encore très protectrice, elle l'était moins qu'auparavant, tout cela à cause de son capitaine qui lui faisait une remarque dès qu'elle en faisait trop, comme pour l'aider à prendre conscience de ses erreurs mais surtout, de les admettre.
Le visage du blond resta devant ses yeux et Mamori ne put contenir une larme qui roula le long de sa joue. Elle avait été odieuse. Elle avait fait ce qu'elle répugnait le plus : elle l'avait jugé avant même de le connaître. Elle pensait réellement qu'il était le diable personnifié, qu'il n'existait que pour détruire la tranquillité de ceux qui se trouvaient autour de lui, que seule sa petite personne ne comptait à ses yeux. Elle avait eu tort… Il était un bon capitaine, très bon quaterback, un vrai génie. Il prenait soin de son équipe, à sa manière certes, mais les faits étaient là. Il avait un cœur qui avait dû beaucoup souffrir par le passé pour qu'il arrive à porter un masque à longueur de journée. C'était sûrement pour cela que les gens le fuyaient. Ils ne voyaient pas le vrai Hiruma, celui qui possède un cœur et non celui qui porte un masque. Elle, elle avait fini par comprendre qu'il n'était pas réellement la personne qu'il prétendait être. Non, il n'était pas un démon, mais un homme. Et elle était tombée amoureuse de cet homme-là, de cet homme qu'elle méprisait plus que tout au monde au début de l'année scolaire. Ironique, non ?
Sa vue brouillée de larmes ne distinguait maintenant que les ombres et les lumières. Elle y était presque, elle voyait les lueurs des lampadaires de la rue qui apparaissait de plus en plus nettement devant ses yeux. Allez encore un pas… Un autre… Allez, plus vite, plus vite ! Bon Dieu qu'elle était lente ! Faudrait qu'elle songe à se mettre au sport et à arrêter de se goinfrer de « fuckin' choux à la crème ». Et il fallait qu'elle n'y songe que maintenant, lors d'un moment aussi critique ! C'était fou à quel point son esprit pouvait divaguer dans des situations plus que périlleuses. Penser à son passé, laisser des souvenirs ressurgir, prendre conscience de ses erreurs, découvrir des sentiments qu'elle n'avait pas encore réalisés… Comme si son esprit voulait échapper à la réalité, tout comme son corps tentait de le faire en utilisant toutes les forces qui lui restaient dans cette course endiablée. Malheureusement pour elle, la réalité revient toujours reprendre son droit. Et plus on s'accroche à un espoir, aussi improbable qu'il soit, plus la chute est dure…
Une ombre surgit dans son champ de vision, lui bloquant le passage. Elle avait eu raison, sa course faisait partie du plan d'Agon. Pourquoi ? Pour qu'elle soit épuisée et ne puisse plus rien faire une fois qu'elle serait une nouvelle fois entre ses griffes ? Parce que c'est encore plus sadique de laisser une mince lueur d'espoir à sa proie avant de la lui arracher devant ses yeux avec un grand sourire malsain ? Ou parce qu'elle aurait le souffle coupé par sa course et qu'elle ne pourrait pas crier à l'aide ? Sûrement un mélange de tout ça… En tout cas, elle devait reconnaître que c'était ingénieux car cette course remplie d'émotions l'avait totalement épuisée, l'envie de se battre disparaissant progressivement, laissant place à celle de se laisser faire. Elle était à bout, autant sur le plan physique que psychologique, tout cela à cause d'une course et de la silhouette de son agresseur devant elle. A cause d'une course, sa détermination avait disparue, elle ne ressentait plus rien sur les événements qui l'attendaient, comme si son cœur était ailleurs, avec son équipe. Elle avait perdu tout son courage et toute sa détermination en quelques mètres. C'était pitoyable.
Agon l'attendait effectivement au bout de la ruelle avec un grand sourire fou qui défigurait son visage. Il écarta les bras, et attrapa sa victime sans le moindre effort, même si celle-ci avait faiblement essayé de l'esquiver. Il l'étreignit de toutes ses forces, comme s'il revenait d'un long voyage et qu'il ne l'avait pas vu depuis longtemps, faisant gémir de douleur la pauvre manager qui avait peur que ses os cèdent sous la puissance de l'étreinte. Ce gémissement attisa Agon qui libéra une main pour prendre le visage à la joue violacée et écrasa ses lèvres contre celles pulpeuses de la lycéenne. Celle-ci refusa de le laisser entrer, alors il la mordit férocement mais rien n'y fit : elle ne cédait pas. Prit d'une pulsion de colère, il lui donna un magnifique coup de poing dans le ventre, lui faisant ouvrir la bouche de douleur. Il en profita pour mêler sa langue à la sienne, savourant le goût exquis du sang qui s'infiltrait dans la bouche de sa magnifique proie, dont les perles salées se mêlaient au baiser.
Mamori avait affreusement mal. Son estomac ne demandait qu'à rendre ce qu'il avait digéré mais l'heure du repas était trop éloignée et seul le sang prit place dans sa bouche. Dommage, elle aurait bien partagé son repas avec ce foutu lycéen qui se croyait tout permis. Sa langue visqueuse s'amusait avec la sienne, et elle aurait donné n'importe quoi pour qu'on lui apporte un ciseau pour qu'elle puisse couper ce truc infâme qui osait pénétrer sa bouche. Lorsqu'il eût fini, il la regarda droit dans les yeux, ceux-ci brillant d'excitation et de désir. Il vit la peur qu'il inspirait, le dégoût qui la submergeait mais surtout, il ne trouvait plus la détermination qu'elle éprouvait quelques minutes auparavant, elle s'était résignée. C'était exactement ce qu'il avait recherché en la laissant courir : qu'elle se rende compte par elle-même que tout espoir était vain. Mais ce n'était pas assez : il fallait que cette journée reste gravée en elle jusqu'à la fin de sa vie, si sa vie ne finissait pas ce soir… Il verrait ce petit détail en temps voulu. Maintenant, place à l'action…
Il la serra une nouvelle fois contre lui et caressa sa chevelure, sentant sous ses doigts des cheveux doux et soyeux, très agréables au toucher. Il descendit ensuite vers sa nuque, provoquant de petits frissons de dégoût chez la jeune fille rousse. Il en fit sensuellement le tour, suivit sa carotide et glissa sous son menton. Il s'écarta un peu, laissa glisser ses doigts sur sa peau sans la moindre imperfection, arriva à la naissance de la poitrine, remonta, recommença ce manège en allant toujours plus bas pour atteindre le téton durcit par le froid de sa prisonnière. Il remarqua qu'elle portait toujours sa chemise déchirée et que son soutien-gorge était vraiment embêtant. Il porta donc ses mains au col de la chemise blanche maculée de terre et tira dessus d'un coup sec. Le bruit du tissu qui se déchire flotta dans les airs dans un moment qui parut une éternité à la pauvre Mamori qui pensait qu'il allait passer aux choses sérieuses. Si le temps paraissait aussi long avec le simple bruit d'une chemise déchirée, comment allait-il paraître lorsqu'elle se ferait violer ? A cette simple pensée, la lycéenne se mit à trembler de tous ses membres, menaçants de s'écrouler par terre.
Agon la maintint en place et commença à s'attaquer à son soutien-gorge. Rassemblant ses dernières forces, Mamori se mit à bouger de gauche à droite et de haut en bas pour que le dragon n'arrive pas à défaire ce qui lui restait de peu de dignité. Ajoutez à ses mouvements ses tremblements incontrôlés, Agon ne parvint pas à le détacher. Il utilisa donc une autre stratégie devant sa victime repliée contre lui qui bougeait sans cesse. Il dirigea sa main directement sous sa jupe, et même sous sa culotte, lui caressant allègrement les fesses. Ceci entraîna un réflexe chez sa prisonnière qui essaya instinctivement de s'écarter de lui. Tout en gardant la main sur la peau si douce de la manager à cet endroit-là, il plongea la tête entre ses seins et prit le mince bout de dentelle entre ses dents puis tira de toutes ses forces. La dentelle céda immédiatement, libérant la poitrine volumineuse de la pauvre manager qui fondit en larmes.
Elle n'en pouvait plus. Ses nerfs lâchaient un à un. D'un côté, elle ne demandait qu'une chose, qu'il finisse son affaire rapidement sans trop la blesser. D'un autre côté, elle aurait voulu avoir la force de se battre, quitte à encaisser de nombreux coups le temps qu'il ne la touche pas. Elle ne supportait pas qu'il la touche ainsi, elle était totalement vulnérable. Il lui tripotait correctement les fesses tout en observant son torse nu, sa poitrine se soulevant à un rythme saccadé à cause de la peur et de la répulsion qu'elle éprouvait, ainsi que les pleurs qui passaient l'entrave de ses yeux et de sa gorge, modifiant son souffle. Elle craquait complètement et était totalement perdue sur ce qu'elle devait faire. Elle resta donc immobile, excepté les soubresauts causés par ses sanglots, l'esprit vide de toute pensée, son corps à-moitié nu présenté au lycéen de Shinryuuji.
Celui-ci la regarda un long moment, observa ses courbes parfaites, ses hanches bien dessinées, son petit nombril qui ne demandait qu'à être chatouillé, son ventre pratiquement plat qui avait viré vers une couleur bleu-violet-marron sous la puissance de son coup, sa poitrine rebondie, ses larmes qui coulaient le long de son cou. Il passa ensuite à son visage, sa bouche ouverte cherchant de l'air, ses yeux bleu saphir noyés de larmes et étonnement vides comme si ce corps était sans vie. Mais ce qui attira le plus son attention, ce fut la marque violacée se trouvant sur le joue de la jeune femme. Sa peau marquait énormément, c'était magnifique… Une vraie œuvre d'art… Il avait bien fait d'enlever la chemise de la jeune fille. Grâce à ce geste, il allait pouvoir observer chaque marque qu'il allait infliger à sa victime. Et ce fait allait être énormément distrayant…
Promis, de l'action dans le prochain chapitre ! J'aimerais que le gros de l'action se situe dans le chapitre suivant, voire même que toute l'action s'y trouve pour passer à autre chose. Enfin, ce sera suivant mon imagination…
Merci encore de suivre cette fic et d'avoir eu la patience d'attendre que je finisse d'écrire ce chapitre, ce qui n'a pas été simple avec ces devoirs de malade ! Vive la terminale ! Et au secours pour la fac ! J'imagine même pas !
A bientôt dans un chapitre où l'action sera reine !
YA-HA ! ^^
