Bonjour à tous,
Les mois qui arrivent s'annoncent extrêmement chargés et mes visites sur ce site de plus en plus rares. Je n'ai guère le temps de m'y attarder, à part pour y poster un chapitre lorsque j'en ai terminé. J'espère que vous apprécierez ce chapitre en tout cas. A bientôt.
Bonne lecture !
Heibi
Guest: Je pense qu'il y aura des flash-back plus tard, mais je ne pense pas mettre l'accent sur le côté "sexy" de leur relation ^/^" . Je te souhaite une bonne lecture
Ma0rie: Et bien, j'espère que tes interrogations pourront être comblées au fur et à mesure que tu avanceras dans l'histoire ^^
ed13: Aie, je suis mal à l'aise à l'idée que le précédent chapitre ne t'ait pas plu :/ Etant donné que je suis un plan que je me suis fixé, j'espère que tu l'aimeras quand même. J'essaie de rester fidèle à mon idée, aussi compliquée soit-elle, mais surtout essayer de la rendre la plus claire possible. C'est mon objectif en tout cas, et j'espère y arriver. Quoiqu'il en soit, je te remercie pour ton opinion, et pour la faute, je la corrigerai dès que j'en aurais le temps ^^
Chapitre 4
Derrière les barreaux de sa cellule, Agon regarda pour la énième fois la montre qu'il gardait dans sa poche. Déjà si tard… qu'est-ce qu'ils foutaient, bon sang ? Les prisonniers dormaient tous, mais déjà trois gardes entraient et longeaient les couloirs.
_ Réveillez-vous les filles, ronde de nuit. Sortez vos minois de sous les couvertures.
Agon s'assit sur son lit, alors que retentissaient des grognements et des insultes des prisonniers qui détestaient être éveillés en plein milieu de la nuit. Le dreadlocks consulta sa montre une énième fois, avant que les trois gardes ne parviennent à sa hauteur.
_ Où est ton co-détenu, numéro 2 ?
L'homme ne répondit pas, et mit ses lunettes avant de sourire.
_ Eh ! Agon ! reprit le garde. On t'a posé une question ! Où est ton co-détenu ?
_ Qu'est ce que j'en sais moi ? répliqua Agon, c'est pas à moi de faire votre boulot il me semble !
_ Qu'est ce qu'il a dit, celui-là ?!
_ On le sort d'ici !
Un gardien tourna une clé dans la serrure avant de se saisir de l'homme qui s'agita. Un autre se jeta sur lui, et à deux, ils lui mirent les menottes et parvinrent à l'immobiliser.
_ Vous faites quoi là ? reprit le troisième.
_ Finis la ronde, dit le premier. Nous, on va emmener celui-là faire un tour.
Sans attendre la réponse de leur collègue, ils entraînèrent le prisonnier hors de la salle, dans le couloir des gardes. Puis… ils le lâchèrent.
_ Pfff, vous n'êtes que des incapables, grogna Agon alors qu'on lui défaisait ses menottes. Vous avez un jour de retard !
Il saisit le bras d'Asuka qui l'avait libéré et le tordit.
_ A quoi ça te sert d'avoir tes tatouages si tu n'es pas foutu de respecter le chef de ton clan ?
_ Désolé, patron, gémit le yakuza, je ne voulais pas… c'est juste qu'on a été légèrement retardé. Le temps de trafiquer les caméras et...et tout ça.
Agon maintint sa prise pendant quelques secondes, savourant le plaisir de voir son frère yakuza suffoquer, puis finit par le lâcher brusquement.
_ Qu'en est-il de ce bâtard d'Hiruma ?
_ Il n'a pas parlé, répondit l'autre aussitôt. Il est dans la première cellule d'isolement. Tatsumi est allé le chercher
_ Menotte-moi, ordonna Agon avant d'entrer dans un débarras. Et amenez-le à l'entrée. Dépêchez-vous.
A ce même moment, Tatsumi revint, avec Hiruma. Même dans sa maudite tenue de prisonnier, le démon était impressionnant.
_ Nous n'avons pas beaucoup de temps, compléta Agon. L'alarme va bientôt donner, et la ronde de nuit va bientôt se terminer.
_ KeKeKe, tu perdrais vite ton influence, fuckin' dreadlocks.
_ Patron, bredouilla Tatsumi. On a deux minutes pour sortir avant que les gardes d'entrée et le chef se rendent compte qu'on a changé les codes. La camionnette de police nous attend dans le parking au sous-sol.
_ H… A…D…E…S, tapa Mamori sur le moniteur avant d'y introduire la clé.
Le Hadès était le nom qu'Hiruma avait donné à l'île qu'il avait achetée. Il n'y emmenait jamais personne, et elle était la première personne qu'il avait autorisé à fouler ce paradis de sable blanc juste après leur mariage. Rougissant, Mamori songea qu'elle avait à la suite de son divorce tout fait pour oublier cette île, symbolisant désormais leur nid d'amour.
Ses pensées s'évanouirent lorsqu'une série de cliquetis lui annonça que le coffre était ouvert. Lentement, elle y vit une boîte qu'elle prit avant de poser sur la table.
Le cœur battant, elle hésita, puis l'ouvrit.
L'intérieur n'avait rien de très intéressant au premier abord, mais Mamori retira avec précaution tout ce qui était dans le casier. Il y avait un révolver en or qu'elle posa à côté avec dégoût, deux téléphones portables –chose étonnante puisqu'elle se souvenait qu'Hiruma en avait des centaines- une chevalière en or blanc sertie d'une pierre noire, et également… le carnet de chantage.
Sceptique, Mamori retira le petit carnet. Hiruma avait toujours obtenu ce qu'il voulait par l'intermédiaire de ce petit carnet. Aurait-elle le courage de l'ouvrir ? Sa curiosité fut anéantie par son dégoût. Non… c'était les méthodes d'Hiruma, pas les siennes. Soupirant, elle déposa le carnet à côté.
Le révolver en or, les téléphones, la chevalière et le carnet de chantage.
Qu'est ce qu'Hiruma cherchait à lui dire ? Il voulait qu'elle lui rapporte toutes ces choses, sachant qu'il était en prison ?
Elle ne put aller plus loin dans ses réflexions parce que déjà la lumière blanche devint tout à coup rouge, et une alarme retentit. Mamori se leva d'un bond, cherchant à comprendre ce qu'il se passait encore, quand une voix de femme se fit entendre :
_ Votre attention, s'il vous plaît, toute personne est priée de quitter le bâtiment immédiatement.
La jolie rousse hésita, puis fourra les affaires d'Hiruma dans son sac avant de quitter en coup de vent la petite salle. Les employés autour d'elle couraient dans tous les sens, paniqués, criant dans le dialecte d'Osaka. Elle tendit l'oreille et les mots qu'elle perçut firent naître des sueurs froides dans son dos.
_ Alerte à la bombe !
La camionnette roulait les phares éteints et finit par s'arrêter en rase-campagne, où la voiture noire qui les attendait se fondait parfaitement dans le paysage.
_ Ah, soupira Agon en se laissant enfin tomber sur la banquette de cuir de la voiture. Tu n'aurais pas pu débarquer d'Amérique un peu plus tôt ?
Kongo Unsui le regarda avec dédain, avant de dire d'une voix dure :
_ Excuse-moi de ne pas être tout le temps là pour réparer tes bêtises.
Il leva les yeux vers Hiruma qui entrait à son tour dans la voiture tandis que Tatsumi et Asuka, les deux yakuzas qui les avaient libérés, prenaient place l'un au volant, l'autre au côté passager.
_ Qui c'est, lui ?
_ Hn… Hiruma Yoichi, dit Agon en allumant une cigarette.
_ Le chef du clan Devil Bats ? dit Unsui en clignant des yeux. Tu es fou d'attirer l'ennemi hors de…
_ Pas de problème, frérot, répliqua Agon. Il peut nous être utile.
Mais l'argument ne sembla pas convaincre Unsui, qui regardait Hiruma d'un air suspicieux. Le démon dit vivement :
_ Bah alors, fuckin' chauve ? T'as peur de moi ?
Unsui ne dit plus rien, et reporta son attention sur le paysage sans grand intérêt puisqu'il n'y avait pas âme qui vive. Son père avait confié la gestion du clan à Agon, le fils prodige qui ne faisait rien pour gérer les affaires importantes. Mais son frère était bien trop immature, et sa vie dissolue n'allait certainement pas arranger les choses. Il décida qu'il agirait…
_ Bienvenue dans la famille des Nagas, Hiruma, dit tranquillement Agon en exhalant un nuage de fumée.
… car la première chose à faire était de surveiller Hiruma Yoichi de près.
Mamori n'hésita pas et s'engouffra dans un ascenseur rempli. Serrant son sac contre sa poitrine, elle semblait figée, et tenta à grand-peine de comprendre ce qu'on se disait :
_ On ne sait pas pourquoi, c'est peut-être quelqu'un qui a dû déclencher accidentellement l'alarme.
_ Ne t'inquiète pas, répondit quelqu'un, le problème va bientôt être réglé.
Mamori ne répondit pas et remarqua que tout le monde, selon les instructions de l'entreprise, descendait dans le hall. Son portable se mit soudain à vibrer dans sa poche. Elle fut surprise de voir que même dans la cabine la communication pouvait passer.
_ Allô ? murmura-t-elle d'une voix étouffée.
_ Où es-tu ? fit la voix de Musashi. Kurita m'a appelé paniqué pour me dire qu'il y avait une alerte à la bombe ! Quelqu'un vous menace ?
_ Je… je suis encore à la banque. Ce n'est apparemment qu'une erreur, tout va bien, je descends avec tout le monde dans le hall par l'ascenseur et…
_ Ne fais pas ça ! Sors tout de suite de l'ascenseur ! Maintenant !
Le ton impérieux était si impressionnant que Mamori s'exécuta en appuyant sur le bouton de l'étage. Les portes de l'ascenseur s'ouvrirent, à la plus grande exaspération des occupants, irrités et paniqués de se voir ainsi perdre du temps. Gênée, Mamori s'inclina en signe d'excuse, mais une femme de toute évidence paranoïaque lui rétorqua sèchement :
_ Vos excuses ne serviront à rien s'il y a réellement une bombe.
Et les portes de l'ascenseur se refermèrent.
_ Prends les escaliers de secours, indiqua Musashi. Et descends jusqu'au dernier sous-sol.
_ Qu'est-ce qui se passe ? demanda Mamori en ouvrant les portes les unes après les autres.
_ Kurita va t'attendre derrière la banque, dehors. Essaie d'éviter de te faire voir, et surtout, quoiqu'il arrive, ne suis personne, même s'il te dit être de la sécurité.
Mamori hocha la tête en tremblant, contente que Musashi ne puisse pas la voir dans cet état de stress, et descendit les escaliers. Ses chaussures furent un handicap, aussi les enleva-t-elle afin de descendre les escaliers plus rapidement.
_ Ce ne serait pas plus simple de laisser la police régler cette affaire ? hasarda-t-elle, le souffle court.
_ Tu n'as donc rien compris, soupira Musashi. L'homme qui a déclenché l'alarme est sûrement un Yakuza. Il est venu te chercher. Il cherche sûrement à avoir accès au contenu du coffre d'Hiruma.
Mamori s'immobilisa, choquée par cette révélation. Elle ne remarqua même pas qu'elle lâchait ses chaussures qui tombèrent avec un bruit qui résonna dans toute la cage d'escalier.
_ Qu… Quoi, comment ça ? Il ne serait quand même pas venu jusqu'ici…
_ Pour une femme qui a été mariée à un Yakuza, tu n'es pas très futée.
Mamori ne répondit pas, se contentant de pincer les lèvres. Hiruma n'avait rien fait pour l'éloigner de son monde, mais elle non plus n'avait rien fait pour l'intégrer. Toutefois, elle avait bénéficié d'une protection spéciale, en cas d'attaque surprise des clans adverses.
_ Ils doivent venir des Dinosaurs ou du clan Nagas, reprit Musashi, un clan très proche de la police. Il se fait passer pour un garde de la sécurité, et attend de te trouver, te capturer et disparaître. Voilà pourquoi tu dois te tirer d'ici au plus vite.
L'ex-femme de Yakuza ferma les yeux deux minutes, avant d'inspirer. Elle n'avait aucune envie d'être impliquée dans quelque sombres affaires. Reprenant sa course, elle arriva à bout de souffle dans les sous-sols de la banque. Les allées sombres éclairées par une lumière crue lui firent cligner des yeux tandis qu'elle cherchait des yeux le camion noir de Kurita. Il n'y avait aucun bruit, chose complètement paradoxale quand on savait comment ça se passait quelques mètres au-dessus. Un bruit de voitures la fit se retourner, et elle vit avec soulagement le camion foncer vers elle. Mais au même moment, un autre camion sortit de l'ombre, et la porte latérale coulissa, laissant voir trois Yakuzas munis de révolvers.
_ Attention ! hurla Kurita d'une voix apeurée à travers la portière.
Le camion des Devil Bats dérapa et percuta celui du clan adverse avec tant de violence que celui-ci partit s'écraser sur le mur. Choquée au premier abord, Mamori ne réagit pas, même quand Kurita ouvrit la portière dans un fracas pour l'enjoindre à grimper dans la camionnette. La jolie rousse courut au véhicule, quelque peu gênée par sa jupe droite, quand un Yakuza de Nagas cria :
_ Meurs, Kurita !
Mamori se retourna et le vit pointer un révolver sur le gros Yakuza. Mue par un instinct qu'elle ne saurait expliquer, elle sortit de son sac le révolver en or d'Hiruma et le pointa sur le Yakuza des Nagas avant d'appuyer sur la détente. Elle ne cherchait pas à le tuer, mais seulement à dévier la trajectoire du révolver, ou simplement lui faire peur. Fort heureusement, en fréquentant Hiruma, elle avait appris à manipuler des armes. Mais son bras tremblait tellement qu'elle manqua le révolver de son adversaire. La balle se ficha dans le mur.
Toutefois, le tir fit que le Yakuza se baissa, ce qui laissa à Mamori le temps de monter dans le camion blindé et de refermer la portière. Celui-ci se tourna de tous les côtés, le révolver brandi, sachant à savoir d'où venait ce tir et qui en était l'auteur.
Mais les Devil Bats étaient déjà sortis en trombe des parkings souterrains de la banque, et divers objets du camion volèrent de ci de là. Mamori regardait le révolver qu'elle tenait dans les mains avant de le lâcher, comme ci elle avait été brûlée. Kurita le ramassa précautionneusement.
_ Mamori-chan…
_ Merci, Kurita-kun, dit Mamori en se redressant. Mais je crois que je ne ferais pas ça tous les jours…
En soupirant, elle s'installa, et ne dit plus rien jusqu'à l'aéroport, trop choquée par les récents évènements. A peine avait-elle revu Hiruma qu'il arrivait déjà à contrarier ses plans, détruire sa douce routine et lui en faire voir de toutes les couleurs. Elle se promit de l'étrangler dès qu'elle le reverrait.
Elle bénit presque le camion qui s'arrêta, et fut la première à sortir du camion.
_ Je crois bien que les camions ne sont pas faits pour moi, dit-elle d'une voix pâteuse en chancelant.
_ Tu m'as sauvé la vie, dit Kurita d'une voix lente.
Mamori eut un sourire qui prit plus l'apparence d'une grimace, son teint cadavérique n'étant pas des plus rassurants.
_ « Sauvé la vie », c'est une formule un peu exagérée, dit-elle maladroitement. Est-ce qu'ils ne vont pas nous poursuivre ? ajouta-t-elle, inquiète.
Kurita secoua la tête, un grand sourire aux lèvres.
_ Ici, à Osaka, nous sommes sur le territoire des Teikoku, et ils sont jumelés avec nous. Nous avons le droit de venir ici, contrairement aux Nagas. Je pense que Takeru a déjà envoyé des troupes chasser les Nagas.
Mamori ne comprenait rien à ce qu'il racontait, mais n'osa pas lui demander quoi que ce soit. Déjà le camion freinait en dérapant. Elle regarda le jet qui les attendait. Kurita parut se réveiller, et mit d'une main les bagages de Mamori dans le coffre.
_ Musashi a demandé à Karin de nous dépêcher un jet, dit-il d'une voix gênée, apparemment, vu ce qu'on a récupéré à la banque, il vaudrait mieux ne pas être constamment dérangé par les autres dans l'avion. Je pense que si les Nagas nous ont suivi jusqu'ici, ils pourraient même tenter quelque chose dans l'avion.
La jeune femme haussa les sourcils, ne comprenant toujours rien, mais apparemment, il n'était plus l'heure de discuter. Elle accueillit cependant cette nouvelle avec joie, peu disposée à profiter d'un autre moyen de transport inconfortable
Et voilà !
Je vous dis à bientôt pour la suite, je l'espère en tout cas !
Heibi
