EDIT !

La première saison de cette fanfiction est officiellement terminée ! Elle s'étend jusqu'au chapitre 11 ! Je vous invite à y faire vos propositions pour la seconde saison.

Les suggestions pour ce chapitre sont fermées, mais vos commentaires et impressions sont plus que bienvenus. J'y répondrai même avec plaisir ! N'ayez pas peur d'inonder ma boite mail, j'adore discuter avec mes lecteurs :)

Date de sortie de la saison 2 : 29 mars 2014


ooO Le Cambrioleur du 221B Ooo

- Jours 12 à 15-

Sherlock se demanda un instant s'il n'avait pas fait une erreur. Voler son ami, ce n'était pas fait pour lui donner confiance. Pire encore, il avait l'impression de... Changer ? C'était le bon mot, le détective en était certain. Au début, il s'était amusé des départs de John. Désormais ce n'était plus un jeu, mais un véritable vice. Il aligna religieusement tous les objets dérobés devant lui, et soupira de bien être. Tout ça, c'était John. Son John, celui qui restait avec lui toute la journée. Celui qui l'accompagnait dans son palace mental, celui qui se taisait et racontait son passé. Sherlock avait retrouvé ce pincement au cœur, celui qui le faisait vaciller quand John ne le regardait pas ou partait pour ne revenir que tard le soir.

« Sherlock ? Demanda doucement John à travers la porte de la chambre du détective. Quelqu'un voudrait te voir.

- Un client ?

- En quelque sorte. Tu veux que je m'en occupe ?

- Non, j'arrive, dit le détective en cachant tout à la hâte. C'est pour quoi ?

- Tu vas adorer. Alors descends Sherlock. Je t'ai préparé du thé. »

C'était ça, la phrase magique pour faire rappliquer Sherlock, et ça John le savait parfaitement. Ils descendirent les escaliers ensemble, pour s'installer dans leurs fauteuils respectifs. Le client était déjà installé, l'air très propre, un épais calepin sur les genoux. Il devait avoir quinze ans, et son uniforme trahissait une école prestigieuse. Il jonglait avec un crayon de bois, et il ne s'arrêta qu'au troisième raclement de gorge de la part du détective. John fusilla son ami du regard, avant de s'empourprer. Ils avaient passé une nuit ensemble. Une fichue nuit. John se maudissait intérieurement. Il ne voulait pas se montrer « faible » face à son ami. Au fond de lui, il ne regrettait pas de s'être endormi là. Au moins il avait eu la preuve que son colocataire était un voleur. Non, ce qui le rongeait, c'était que Sherlock n'avait pas voulu qu'il parte. Pourquoi ?

« Nous vous écoutons, dit John en comprenant que les deux hommes étaient en train de le fixer. Une affaire de...

- Une personne me suit depuis des jours, des semaines même. Je n'en peux plus. Je vois sa silhouette tous les jours, je vois son visage parfois. Il... Il m'a suivit jusqu'ici. J'en suis sûr. J'en suis certain ! »

John proposa une coupe de thé au client pour se calmer. Il la vida d'un trait, avant de commencer à griffonner sur une feuille de papier. Un visage se profila rapidement sous son crayon, anguleux, agressif. Ses yeux perçant faisaient froid dans le dos, même sur le papier blanc. Sherlock haussa un sourcil, il ne connaissait pas ce visage. Alors il ne savait pas dire si oui ou non le portrait été réussi. Cependant, John semblait pâlir au fur et à mesure que l'adolescent ajoutait des détails.

« Je... Je le connais, murmura John. C'est un ancien militaire, il a servi avec moi en Afghanistan, mais il était militaire bien avant cela. Mais... Mon dieu, Sherlock. Il est mort. C'est impossible.

- Je sais ce que j'ai vu ! Il me traque ! Il me traque comme un animal ! Qui est il ? Pourquoi ?

- Silence ! Pesta Sherlock. Je dois me concentrer. Donnez moi ce dessin. »

Le client arracha la feuille du calepin, avant de la tendre à Sherlock. Soudain, l'évidence le frappa. Ce visage, il l'avait déjà vu, bien plus jeune. Il était sur la photo où figurait John, celle qu'il avait dérobée dans son tiroir de table de nuit. L'inconnu avait l'air plus vieux, une grosse cicatrice sur la joue.

« Alors ? Dit le client en tordant son calepin.

- Nous prenons l'affaire ! »

Le détective et son associé s'étaient élevés d'une même voix. John se tourna vers Sherlock, et à nouveau la confusion gagna ses joues. Sherlock lui avait dit de ne pas quitter le lit. Et il s'était exécuté. Mais il avait d'autres chats à fouetter. Comment Brent Cholmondeley avait il pu survivre ?

oOo

Jour 12

oOo

Sherlock punaisa le dessin sur le mur au dessus du canapé. John n'avait même pas prit la peine de tenter de retrouver la photo, il était certain que son ami s'en était déjà occupé. Le client était parti après quelques minutes de renseignements supplémentaires, l'air anxieux.

« Sherlock, je dois passer quelques coups de fil. Brent est mort là bas, j'en suis certain. Une grenade lui a explosé au visage, son décès avait été prononcé par mon assistante. Le corps avait été renvoyé à sa famille, et enterré en toute intimité.

- Alors c'est son fantôme qui suit notre artiste ? Siffla Sherlock. Tu as raison, c'est un cas intéressant.

- Sa tombe est à quelques kilomètres d'ici, en face de la maison de ses parents. Nous devrions nous y rendre.

- Vas y seul. Ils risqueraient de se braquer s'ils voyaient débarquer un détective qui n'a jamais connu la guerre. Fais toi passer pour un ami.

- Tu as raison. Garde ton téléphone avec toi. Sois prudent, d'accord ?

- C'est à moi de te demander cela. »

John adressa un léger sourire à Sherlock, avant d'emporter son ordinateur et sa veste. Le détective le regarda partir, une pointe d'angoisse dans le cœur. Son ami claqua la porte, laissant Sherlock seul. Il arracha le dessin du mur, emporta son propre ordinateur, avant de regagner sa chambre. Il passa devant celle de John, déçu. Cette fois encore, il n'avait pas trouvé la fameuse clé de son plaisir. Sherlock tourna la poignée, sans grande conviction.

Le client vient de m'appeler. Il a encore vu l'inconnu. JW

N'essaye pas de le suivre, va voir les parents. SH

Je te laisse cet honneur. Fais des recherches sur le client en attendant. JW

Sherlock hocha la tête, il avait été interrompu dans son geste. A nouveau il tourna la poignée, qui émit un minuscule « clic ». La porte avait été mal fermée. Le verrou avait été enclenché, mais pas totalement fermé, s'enfonçant légèrement dans le bois tendre. Sherlock entra rapidement, sachant que John pouvait l'appeler à tout instant. Le lit n'avait même pas été fait. Il se mit à fouiller, pour se concentrer sur un bureau très étroit collé contre le mur. Il était usé, ancien... Et couvert de tâches d'encre. A en juger son état, il devait être aussi vieux que l'immeuble lui même. Sherlock en ouvrit un tiroir, pour découvrir une petite pochette en soie. Elle contenait un lourd anneau d'or, gravé à l'intérieur. Cependant elle était trop usée pour la déchiffrer. Sherlock était certain qu'il s'agissait d'or, mais elle était si ancienne qu'elle n'avait même pas de poinçon. John l'avait gardée là, au chaud. La pochette était récente, alors il devait en avoir hérité récemment, ou changer régulièrement de pochette. Sherlock passa l'anneau à son doigt, l'or était étonnamment chaud. Ce n'était pas une bague de fiançailles, sinon John l'aurait mentionnée. Alors quoi ?

Je suis arrivé. Tu as trouvé quelque chose ? JW

Oui. SH

Je te préviens si j'ai du nouveau. JW

Ce n'est qu'après une heure de réflexion que Sherlock comprit l'origine de cet anneau. C'était un souvenir de voyage, là où on pouvait acheter de l'or non marqué et non taxé. Il l'avait sans doute acheté une misère, ou un membre de sa famille, et John l'avait laissé là. Il aurait prit de la valeur, et le docteur l'aurait revendu plus tard. D'ailleurs, il était prêt à parier qu'il y avait beaucoup d'or caché dans cette chambre, récolté durant la guerre. Sherlock avait déjà vu cette bague, mais où ?

John ne rentra que trois heures plus tard, l'air abattu. Il ne releva même pas l'anneau doré au majeur gauche de Sherlock, et il se laissa tomber dans le canapé, là où le détective était déjà installé. Ce n'est qu'en imaginant le John d'aujourd'hui, dans son uniforme sans doute trop petit désormais, que Sherlock se souvint où il avait déjà vu cet anneau, ou du moins sa forme. Sur la photo qu'il avait dérobée, il avait clairement vu un léger renflement dans une des poches de l'uniforme militaire, qui avait exactement la forme de cet anneau.

« J'ai été sur sa tombe, dit faiblement John. Il y avait des fleurs fraîches dessus. Mais pas de ses parents, ils ne mettent que des roses, c'étaient des Iris. »

Sherlock commençait à comprendre ce qu'il se passait, et l'air interdit de John le ravissait.

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Jour 13

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John n'avait pas vraiment dormi cette nuit là. Cette affaire l'inquiétait au plus haut point. Qui avait pu ainsi honorer cette tombe, sans que les parents ne s'en rendent compte ? Pire encore, Sherlock l'avait informé que leur client n'était pas tout rose. Son nom figurait dans une dizaine d'affaires de meurtres : le patron qui l'avait viré avait été retrouvé poignardé, une femme qui avait tenté de l'escroquer avait été empoisonnée, un dealer à qui il devait de l'argent avait été tout simplement éventré. Mais à chaque fois, leur client avait été innocenté. Le meurtrier jamais retrouvé.

« Je crois comprendre ce qu'il se passe, dit Sherlock en ajustant ses patchs anti cigarette.

- Tu crois seulement ?

- Non, j'en suis certain. Un homme qui n'est pas mort, quelles étaient les chances pour que ton assistante passe à côté de cela ?

- Aucune. Je l'ai formée pour ça. »

Sherlock laissa échapper un petit rire, faisant tiquer John. Ce dernier dévisagea le détective, intrigué par ce qu'il avait à dire. Sans doute allait il encore rabaisser son ami, lui dire à quel point il devait être agréable d'être aussi simple d'esprit. Mais John était trop fasciné par l'anneau accroché au doigt de Sherlock. Mais quel enfoiré. Puis il se mit à réfléchir, suivant les yeux de Sherlock.

« Ton assistante, quel âge avait-elle ?

- L'âge légal pour s'engager, vingt et un ans. J'en avais vingt sept.

- Et le défunt ? Murmura Sherlock, assemblant ses pensées, se remémorant que l'assistante en question était présente sur la photo d'armée.

- Quarante ans. Il était très sympathique.

- Sympathique, je n'en suis pas si sûr, dit le détective en joignant ses doigts. Ton assistante n'avait que seize ans. Ou peut être quinze, je ne sais pas. »

John jeta un regard inquiet à Sherlock. Comment pouvait-il savoir ça ? Il réalisa soudain. Au moins la photo disparue aura été utile. Le détective sembla heureux en voyant la mine désappointée de John. L'ancien militaire semblait également très confus.

« Quinze ans ? Mais comment...

- Quinze ans et probablement enceinte. Je l'ai retrouvée, j'ai aussi retrouvé la date de naissance de notre client. Ça correspond parfaitement.

- … Le client est le fils de mon ancienne assistante ? Souffla John en griffant les accoudoirs de son fauteuil. Mais... John secoua vigoureusement la tête. Et Brent ?

- Son père. Il s'est fait passer pour mort, dit Sherlock d'une voix enjouée. Je pense qu'un militaire faisant un enfant à une mineure engagée illégalement devrait suffire à motiver une disparition. La jeune femme aura refusé tout contact avec le père après sa disparition... Et papa Militaire veille au grain sur le bonheur de son rejeton illégitime. Même s'il lui fiche la frousse à chaque coin de rue.

- Mais comment... Bredouilla John. Comment ?

- J'ai vu une photo de son « père » légal. Ils n'ont rien à voir. Sur le dessin de Brent, j'ai remarqué que notre client possédait exactement le même nez. Mieux encore, il s'est aidé plusieurs fois de son propre reflet dans le miroir quand l'inspiration lui manquait. »

John resta figé sur son fauteuil, les yeux dans le vague. Tout collait parfaitement. Il regarda Sherlock un instant, avant de prendre une profonde inspiration. Il décocha son téléphone, pour prévenir le client. Ce dernier lui demanda de le rejoindre à son propre domicile, afin d'en avertir sa mère, qui ne demandait qu'à revoir le docteur. John accepta sans broncher, laissant à nouveau Sherlock seul.

Sherlock resta assit pendant une heure, avant de se lancer à la conquête de l'ordinateur de John. Il fouilla avec application, avant de découvrir une photo de femme en bikini titrée « Cheminée, pilulier ». La clé était là, pour le plus grand plaisir de Sherlock. Il inspira à pleins poumons en entrant dans la chambre de John. Il découvrit rapidement deux petits papiers punaisés sur son armoire. Il s'agissait de deux billets de théâtre, des places hors de prix, pour un spectacle prévu le soir même. Sherlock siffla, irrité. Il devait avoir invité une femme sans lui en parler. Il regarda le titre, bien étrange : Un tramway nommé désir. La représentation était au grand théâtre de Londres, aux alentours de neuf heure du soir. Ce genre de sortie ne pouvait vouloir dire qu'une chose : John sortait avec une fille, et il sortait le grand jeu. Pire encore, à en juger le prix indiqué, et la pile de vêtements très chics juste à côté, John comptait bien « conclure » avec elle. Sherlock arracha les billets, avant de les cacher dans sa poche.

Amer de sa constatation, il ignora les messages de John. Cependant, il insista en appelant directement. Sherlock décrocha, passablement agacé.

« J'espère que c'est IMPORTANT ! Cria Sherlock.

- Tout doux, Holmes. Faisons les choses simplement, d'accord ? Retrouve moi à minuit, au théâtre de Londres, et Watson vivra. »

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Jour 14-1

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Sherlock releva son immense col, et ajusta son revolver dans sa poche. Quelqu'un avait osé s'en prendre à John. Son John. Son cœur se serra douloureusement en passant les portes du théâtre. Où pouvait-il être ? Son téléphone sonna à nouveau.

« Rendez vous dans les coulisses. Il n'y a plus personne, nous serons tranquilles. »

L'homme se tenait là, assit sur une caisse en bois. John était allongé à ses pieds, un pistolet pointé sur sa tempe. Son nez saignait, son poignet avait l'air tordu. Ses yeux étaient fermés, son visage étrangement calme. L'homme se leva, dévoilant son visage balafré. Brent Cholmondeley se tenait face au détective.

« Watson était un excellent Docteur, dit Brent en donnant un léger coup de pied à John. Miranda n'avait d'yeux que pour lui.

- C'est pour ça que vous l'avez violée ? Répondit calmement Sherlock. Ne niez pas, j'ai vu des traces sur ses bras, sur une ancienne photo. Elle aimait le docteur, mais manque de chance elle n'avait que quinze ans, et elle ne vous aimait pas. Pathétique. »

Brent baissa la tête, avant de raffermir sa menace sur la nuque de John. Il avait l'air furieux.

« Je... Je devais disparaître. Pour ce crime. Miranda est tombée enceinte. Je devais disparaître. Et elle voulait garder son poste. Alors... En échange de mon silence pour son âge, elle m'a fait passer pour mort. Elle voulait à tout prix rester avec ce foutu docteur. Le beau Watson. Le courageux. Bah ! Il n'aurait jamais voulu d'une gamine !

- Vous avez découvert récemment qu'elle avait gardé son enfant. Alors vous êtes venu vous racheter une conduite en le sauvant de types comme vous. Mais il a prit peur.

- Et c'est pour ça que vous êtes un danger pour lui. Il ne doit pas savoir qui je suis. Jamais. Vous êtes les seuls à savoir, siffla Brent en pointant désormais son arme sur Sherlock. Les seuls. Mais plus pour longtemps. »

Le militaire s'approcha de Sherlock, qui leva les mains au dessus de sa tête. Cependant, il avait un immense sourire, faisant enrager Brent. Il donna un coup de pied au ventre de John, qui roula sur le dos. Puis, après quelques secondes, le militaire comprit qu'il avait été piégé. Un point rouge tremblait sur son front. Bientôt, il en avait dix qui quadrillaient ses points vitaux.

« C'est terminé, Monsieur Cholmondeley, dit calmement Sherlock. Lâchez votre arme et tout ira bien. »

Brent sembla hésiter un instant, et il constata qu'une dizaine de policiers s'étaient avancés. Il jura plusieurs fois, avant de repointer son arme sur John.

« Adieu Watson. On se retrouve en enfer. »

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Jour 14-2

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Sherlock passa sa main sur le front de John. Les policiers avaient été plus rapides que le militaire devenu fou. Ils l'avaient abattu, avant qu'il ne presse la gâchette. John avait été blessé, mais il avait pu rentrer chez lui le matin même. Il s'était allongé dans le canapé, la tête sur les genoux de Sherlock. John se sentait bien, ainsi. Il ferma rapidement les yeux, pour s'endormir, totalement épuisé. Il avait dû prendre une douche, son corps avait été maculé du sang de Brent.

Une heure s'écoula avant que Sherlock n'ose bouger. Il se dégagea rapidement du canapé, et remplaça ses genoux par une épaisse pile de coussins. John grogna dans son sommeil, avant de se retourner. Le détective gagna la salle de bain. La chambre de John n'avait pas été refermée, elle était grande ouverte. C'était trop facile, ainsi. Sherlock aurait pu perdre John, ce jour là. Il aurait pu le perdre et mourir à son tour. Mais ce n'était pas ce qui le dérangeait le plus. Il avait vu son ami étalé sur le sol, vulnérable. Sherlock s'était rendu compte à quel point John était important pour lui. Et s'il l'avait perdu ce jour là ? Son monde se serait effondré tout autour de lui. Il aurait tué Brent, pour se venger. Mais cela n'aurait pas ramené John à la vie.

Sherlock attrapa une petite trousse de toilette qui traînait là. C'était celle de John, à peine fermée. Il y avait de tout dedans : un rasoir plus coûteux que les autres, un savon à la menthe, un dentifrice, une brosse à dents neuve et un flacon de parfum. Sherlock s'empara du parfum, avant d'en déposer une giclée sur son poignet. John. C'était l'odeur de John qui émanait de la peau du détective. C'était une eau de Cologne tout à fait banale, mais elle appartenait à son ami. Sherlock se mordit la lèvre, passionné. Il emporta le flacon dans sa chambre, avant de descendre les escaliers. Il huma plusieurs fois son poignet, trop heureux d'avoir trouvé cela.

« Où étais-tu ? Dit faiblement John.

- Ne t'inquiète pas. Je suis là maintenant. Ah et j'ai compris d'où viennent les Iris. C'était simplement la mère de notre client qui était venue là pour les déposer.»

Sherlock s'assit sur le tapis, aux pieds du canapé. Il laissa aller sa tête sur l'épaule de John, et ferma les yeux à son tour.

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Jour 15

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Ce mercredi matin, les deux hommes se réveillèrent ensemble. Ils avaient passé la nuit dans le canapé, John allongé dedans et Sherlock assit sur le tapis, la tête sur l'accoudoir. Le détective avait laissé son bras le long du dos de son ami, comme pour s'assurer qu'il était toujours là. Vivant. John était vivant. Durant une bonne partie de la nuit, il l'avait observé. Sherlock l'avait regardé dormir, tout en sentant de temps à autre le parfum déposé sur son poignet. Une odeur fraîche et tenace, qui avait brûlé poumons et cœur.

« Je dois aller travailler, dit faiblement John. Je te ramène du thé ?

- Non. Je m'en occupe, reste là. »

Sherlock se redressa, pour aller préparer le déjeuner. John s'était endormi dans un de ses pulls de laine laid à mourir, un motif blanc et rouge imprimé sur son ventre. Il avait l'air tellement fragile, ainsi habillé. John se rendit à la salle de bain en traînant le pied. Il en sorti une dizaine de minutes plus tard, pour ingurgiter son thé fumant. John quitta les lieux après quelques mots échangés avec son ami.

Le détective observa son ami, et resta là un long moment face à la porte fermée de l'appartement. Allait il revenir aujourd'hui ? Sherlock n'en savait rien. Mais il ne pouvait pas le suivre partout, alors il devait le laisser partir. C'était ainsi. Il savait également qu'un jour, l'un des deux colocataires ne reviendra jamais au 221B. Mais il ne savait pas encore lequel. Sherlock gravit les escaliers, pour à nouveau se rendre dans la salle de bain. Pour aujourd'hui, la chambre de John ne l'intéressait pas, car il n'avait pas passé la nuit là.

Tu me manques. SH

Le message resta un moment sur l'écran de Sherlock, mais au bout de quelques minutes, il l'effaça, préférant le remplacer par une autre banalité. John lui manquait. Il se mit à fouiller la salle de bain, pour trouver quelque chose d'intéressant. Il découvrit avec un léger sourire l'horrible pull de John, simplement posé avec les serviettes de bain. La laine était chaude et douce. Sherlock plongea son visage dans la matière, elle sentait exactement comme le parfum qu'il avait dérobé.

Quand penses-tu rentrer ? SH

Aux alentours de 17h. Il n'y a pas beaucoup de monde, surtout des enfants. JW

Allons dîner ce soir. Habille toi bien. SH

Laisse moi t'inviter. Tu m'as sauvé. JW

Sherlock sourit doucement à son téléphone. Il retira sa chemise mauve, pour enfiler le pull de John. Il était trop grand au niveau des épaules, mais trop court au niveau du ventre. Il ramena les manches elles aussi trop courtes à son visage, pour en sentir le parfum. Sherlock se rendit dans sa chambre, pour se glisser dans ses draps. Il resta là un long moment, peut être toute la journée. Il ne passa qu'un coup de fil, pour réserver une place au restaurant. Quand il entendit la porte d'en bas claquer, il retira l'épais pull de John, pour le cacher sous son oreiller, avant de se précipiter en bas.

« Tu es prêt ? Dit Sherlock en détaillant son ami.

- Sherlock. Tu es à moitié nu, tu ne comptes pas y aller ainsi ?

- Pourquoi pas ?

- Sherlock.

- Tu es en retard, soupira le détective en pointant du doigt l'horloge du salon. Pourquoi ?

- Je suis passé me chercher une nouvelle chemise. »

John désigna un sachet noir, caché jusque là sous son manteau. Sherlock lui offrit un beau sourire, avant de retourner dans sa chambre pour s'habiller.

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John s'allongea dans son lit, encore habillé. Sherlock lui avait dit que cette chemise blanche lui allait à merveille. Et toute la soirée, John s'était amusé de la façon dont son ami l'observait. La veille John aurait pu perdre son meilleur ami. Il aurait pu mourir là, aux pieds d'un ancien collègue. Il ferma les yeux, mais ses cauchemars ne tardèrent pas à le poignarder. Cette nuit là, John frappa à la porte de Sherlock pour la première fois.

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Déjà plus de deux semaines en temps Sherlockien, les choses avancent petit à petit. John de Retour, les cambriolages vont pouvoir reprendre... Et ce dernier risque bien de se prendre au jeu !

Je vous cite encore la consigne :

Laissez moi une review avec des noms d'objets à voler, maximum trois par personne !
A partir d'un certain nombre de suggestions, j'écris la trame de l'histoire.
Ensuite, j'effectue un tirage au sort parmi toutes les suggestions grâce au site random_org.
(Exceptionnellement pour les besoins du scénario, il se peut que j'en choisisse un moi même.)

Même si vous n'avez pas d'idée de bricole à voler, n'hésitez pas à me laisser une review : c'est toujours un plaisir de vous lire et de vous répondre !