Bonjour à tous, désolé pour ce jour de retard. Je vous remercie de me suivre et j'espère que ce nouveau chapitre vous plaira. Petit chapitre, mais il amène un tournant dans l'histoire. Bonne lecture et à bientôt Peace'. Une dernière chose, bonne vacances à ceux qui le sont et bon courage aux autres jusqu'aux leurs.
Chapitre 4 : Liberté.
Shun se leva d'un bon sans réveiller personne.
- Habille toi et suis moi, je te ramène.
Zoro fut surpris par l'ardeur dont faisait preuve le brun dès le matin. Ainsi que cette envie pressante qu'il ressentait dans la voix de son client à le ramener chez lui. Mais au fond, il se rappela qu'il n'était que son bien d'une nuit et rien d'autre. Il s'était fourvoyé pendant un instant, pensant pouvoir rester avec ces hommes qui l'avait respecté et accueilli comme l'un des leurs. Le Vert se leva en silence et s'habilla et suivit le doc' hors de la chambre. Descendant les escaliers depuis le troisième étage, il ne s'attarda pas trop sur la décoration d'intérieur, ruminant ses pensées. En arrivant au pied de l'escalier, il vit son hôte se diriger vers la porte d'entrée où un homme se trouvait habillé d'un magnifique costume noir. Il n'osa pas bouger, les regardant discuter. Il trouvait que les deux hommes allaient bien ensemble. Le docteur avait l'air de lui donner des instructions que l'autre écoutait attentivement. Hochant imperceptiblement la tête pour faire savoir à son maître qu'il avait compris. Oui, il ne pouvait qu'être serviteur dans cette demeure, pourtant il paraissait un peu l'égal de son vis-à-vis. Puis il avait vu l'être en noir se tourner vers lui et avait était subjugué par sa beauté et la couleur de ses yeux. Si la couleur jaune d'Hisoka était spéciale et attirante celle-là était fascinante. Shun lui fit un signe de la main afin qu'il le rejoigne, en passant devant l'homme, il put encore plus apprécier le rouge de ses prunelles. Celui-ci fit une révérence devant lui et dit :
- Sébastian, majordome de cette demeure, ravi de faire votre connaissance.
Zoro fit aussi une révérence et allait répondre quand il entendit la voix de son client venir du perron :
- Zoro allons-y nous perdons du temps.
Alors il sourit à Sébastian et parti à toute jambe vers la sortie. Il regarda un instant en arrière et vit un regard plein de compassion envers lui mais aussi plein de chaleur, cela lui réchauffa le cœur. Puis il monta dans un fiacre qu'avait hélé Shun. Les deux hommes se dirigèrent sans un bruit vers le bordel de Zoro. Arrivée là-bas, il vit l'aristocrate descendre rapidement et entrer dans l'établissement à grandes enjambées. Il le suivit surpris et déçu par son attitude. Il aurait pensé avoir au moins droit à un au revoir. Mais non, au fond ce n'était qu'un beau rêve, une parenthèse inoubliable. Alors il se dirigea tête baissée vers sa chambre. Pour une fois, il ne se perdit pas et se jeta sur le matelas qui lui servait de lit, afin de faire le vide dans son esprit. Une demi-heure plus tard on vint le chercher.
- On t'attend dans le hall, dépêche-toi, claqua la voix d'une femme à la porte de sa chambre.
- Bien, répondit-il sans enthousiasme.
Il descendit d'un pas nonchalant les trois étages et suivit la jeune femme jusqu'au hall où il tomba nez à nez avec le doc'. Il lui fit un signe de la main et l'invita ainsi à sortir dans la rue avec lui. Le Vert le suivit avec crainte. Puis sans un mot le brun le fit monter dans un véhicule et les deux hommes repartirent pour une nouvelle destination inconnue de l'épéiste. Quelle ne fut pas sa surprise quand il revint dans l'hôtel particulier de son compagnon. Celui-ci l'attrapa par la main et l'entraîna à sa suite avec un grand sourire. Zoro ne comprenait plus rien il suivait le rythme dans l'incompréhension la plus totale. On ouvrit la porte et Sébastian les accueilli chaleureusement.
- Bienvenue à la maison Messieurs, votre course fut une réussite j'imagine.
- Effectivement très cher, tu as tout préparé ? Questionna Shun
- Yes, My Lord.
Zoro vit alors le gentleman poser une main sur l'épaule de l'homme aux yeux rouges afin de le remercier. Puis il se sentit happé par un bras et remonta les trois étages afin de revenir dans la chambre du maître de maison. Shun se déshabilla et lui fit comprendre de faire de même. Les deux hommes se replacèrent où ils étaient quelques heures plutôt. Zoro regarda Shun, celui-ci lui dit :
- Dors maintenant, les explications plus tard.
Alors Zoro s'allongea et s'endormit d'un coup malgré toute les questions qu'il se posait. Mais le bras de Law qui vint l'enserrer le rassura, encore plus quand celui-ci se blottit contre son torse. Il fut pris d'une envie de pleurer, sans savoir pourquoi.
Vers midi tous les hommes émergèrent de leur sommeil. Ils se regardèrent et Law baissa la tête :
- Quand doit-on ramener Zoro ? Questionna-t-il
- Allons déjeuner, répondit Shun en se levant.
Les hommes s'exécutèrent et suivirent leur hôte. En bas ils arrivèrent dans la salle de repas.
- Bonjour messieurs, je vous ai préparé un brunch, proclama Sébastian avant de se retirer.
- Ton majordome avait l'air pressé de partir, observa Irumi.
- Oui il a des choses à préparer pour demain et comme on est dimanche c'est difficile. Donc il est occupé.
- Sinon tu n'as pas répondu à Law tout à l'heure, rappela Hisoka.
- Zoro tu as des amis là-bas ? Questionna Shun.
- Non, personne pourquoi ? S'étonna de la question le Vert.
- Pour rien, au moins tu ne m'en voudra pas.
- De quoi ? Redemanda l'épéiste.
- D'être parti sans dire au revoir.
- Hein ? Fit tout le monde.
- Que veux-tu dire ? tu n'as pas …. Non, je veux dire tu as… interrogea alarmé Akabane connaissant trop bien son amant et devinant ce qu'il va dire.
- Si, si, Zoro tu es libre.
…..
- Zoro, les amis, j'ai une grande nouvelle à vous annoncer. J'ai racheté la liberté de notre ami ici présent. A partir de maintenant tu vas vivre chez moi. Je vais t'apprendre tout ce que tu dois savoir pour être introduit dans le grand monde et devenir le compagnon de Law. C'est bien ce que vous désirez tous les deux ?
Ils hochèrent la tête pour signifier leur assentiment. Les larmes de Zoro coulèrent toute seule sur ses joues. Puis le brunch commença dans une ambiance des plus festives.
