Oui je sais, je suis impardonnable, blablabla. Je n'ai absolument pas d'excuse à part un manque de motivation alors je ne vais pas vous sortir des raisons bidons pour pardonner mon retard. Sachez simplement que ce chapitre marque un tournant dans notre histoire puisqu'on a l'arrivée d'un personnage qui va changer quelques petites choses de rien du tout dans la vie de nos héros.
Et pour ceux qui se demandent, non ce n'est pas un OC, il existe réellement et je n'ai qu'à peine romancée son apparence (je vous expliquerais ça mieux au prochain chapitre puisqu'il clôturera sa présentation dans l'histoire). Alors ne m'embêtez pas avec le Mary Sue, flûte.
Sachez aussi que si ce chapitre est là, c'est parce que Plume-now m'a botté les fesses pour que je l'écrive étant donné que je n'avais absolument aucune envie de l'écrire. Mais au final je l'aime plutôt pas mal, donc merci à elle.
Pour finir, merci mille fois pour les favs et les follows, sans compter vos reviews qui me touchent beaucoup. Je ne sais pas ce que je serais sans vous, Supernatufans de la plateforme.
La soundtrack de ce chapitre est Survival de Eminem.
Dean ne préférait pas faire attention au brouillard qui régissait son cerveau et l'empêchait de réfléchir. Des bouts de son ancienne vie lui revenaient, se mélangeant à ce qu'il avait pu déduire de ces quelques jours passés en compagnie de ces gens qu'il avait un jour connus. Il avait l'impression qu'on avait passé son cerveau dans un rouleau-compresseur avant d'y jeter une nouvelle vie qu'il ne se rappelait pas avoir vécue.
Le chasseur essayait de retrouver son chemin parmi les couloirs interminables du bunker. Il ne savait pas où il était, il ne savait pas depuis combien de temps et pour être honnête avec lui-même, c'était bien la dernière de ses préoccupations. Mais les choses étaient ce qu'elles étaient, aussi il continuait à marcher en espérant vaguement tomber sur la sortie par hasard.
Le blond n'avait pas beaucoup de certitudes lorsqu'il s'était réveillé. Les mots échangés avec Castiel et Sam avaient suffi à lui donner un semblant de sécurité. Et maintenant il apprenait que tout cela avait été un mensonge – bien beau, le mensonge – mais qu'en plus la réalité était mille fois plus flippante que ce qu'on lui avait raconté afin qu'il ne pose pas de questions.
Néanmoins, Dean ne pouvait s'empêcher de se maudire pour certaines pensées. Si la confusion et la colère restaient des sentiments majoritaires, il y avait un certain soulagement à la pensée que Castiel n'était pas de sa famille et qu'il avait peut-être une chance avec lui par conséquent. Et ça, ce n'était définitivement pas le genre de pensées qu'il avait envie d'avoir en ce moment précis.
Le chasseur repassa finalement devant le cabinet des horreurs et réussit à se rappeler le chemin jusqu'à sa chambre à partir de là. Maintenant il voulait juste empaqueter ses affaires et se tirer d'ici pour réfléchir. Et peut-être que très éventuellement il pourrait songer à revenir. Non, le bleu des yeux de Castiel n'y était absolument pour rien, merci bien.
Alors qu'il terminait de remplir un sac de sport trouvé sous son lit avec des habits qu'il ne se rappelait pas porter, il entendit un bruit de froissement qui le fit sursauter et réveilla de nouveaux souvenirs en lui sans qu'il parvienne à remettre la main dessus. Mais le pressentiment restait. Ce son ne signifiait pas de bonnes choses.
Immédiatement, il se mit en alerte, adoptant une posture de combat que sa mémoire lui offrait par automatisme. Dean s'approcha lentement de sa porte, attrapant au passage un bâton de bois dont le bout était attaché à une large lame de fer – lorsque sa main toucha le bois, un long frisson le parcouru sans qu'il n'en sache la raison.
Quelque part, tout au fond de lui, quelque chose trembla.
Le blond atteignit la porte sans un bruit et jeta un coup d'œil circulaire dans le couloir. Tout au bout, sur le chemin du cabinet des horreurs, une jeune femme aux longs cheveux attachés en un chignon lâche, d'un rose qui lui brûla les yeux, marchait d'un pas décidé. Elle était vêtue de cuir ajusté et de boucles de métal et la seule chose à laquelle réussit à penser Dean à ce moment fut de savoir ce qu'une punk foutait dans son bunker.
Avant que cette pensée très possessive ne monte jusqu'à son cerveau, la jeune femme se tourna vers lui et lui adressa un rictus crispé. Dean raffermit immédiatement sa prise sur son arme et fronça les sourcils. Il n'allait quand même pas laisser un ange la lui jouer à l'intimidation. Il se figea en s'apercevant qu'il venait d'avoir un réflexe purement de chasseur en reconnaissant un ange. Oh, joie... Les anges étaient donc vrais. Il devrait définitivement y avoir une loi contre ce genre de découvertes dans des moments pareils.
Dean voulut reculer en voyant qu'elle tendait les mains vers lui – ce qui n'était totalement pas un bon signe quand on connaissait la propension qu'ont les anges à vous jeter des malédictions à la figure dès qu'ils en ont l'occasion – mais la punk ne lui en laissa pas le temps. Elle le saisit par le bras et le tira sans ménagement au travers du couloir sans qu'il n'ait la moindre chance de se débattre. Ah, la force angélique, notre meilleure amie à tous.
L'ange l'attira ainsi jusque dans le salon où les autres se remettaient de l'altercation entre Dean et Castiel et où Sam se préparait visiblement à partir à sa poursuite. Une exclamation surprise s'échappa de la bouche de Garth lorsque le chasseur apparut dans la pièce accompagnée de l'ange. La lueur de compréhension qui s'alluma dans le regard de Sam à la vue de la chevelure rose ne dit rien qui vaille à Dean.
– Je crois que vous avez perdu quelque chose, cracha l'ange en jetant le chasseur vers le centre de la pièce.
– Dean, tout va bien ? demanda Sam avec une pointe d'inquiétude.
– Je suis au Paradis, grogna-t-il.
– Et ça blasphème en plus, siffla l'inconnue.
– Azrael ? Qu'est-ce que tu fais ici ? questionna finalement Castiel.
– Qu'est-ce que j'ai l'air de faire d'après toi ? Je viens récupérer Dean Winchester.
– Wow, on peut m'expliquer ? s'exclama le chasseur.
Castiel et Azrael, puisque c'était apparemment son nom, se tournèrent vers lui en fronçant les sourcils. Dean se retint de faire un pas en arrière tant le poids de leur regard était intimidant.
– Vous savez quoi, oubliez ce que je viens de dire, dit-il nerveusement.
– Tu n'auras pas Dean, Azrael, reprit Castiel.
– Oh, vraiment ? Il est à moi, il s'est offert ! Il devrait me revenir de droit ! s'exclama-t-elle.
– Je l'ai sauvé, tu n'as plus aucun droit sur lui ! s'écria Castiel.
– Ah oui ? Et rappelle-moi comment il a faillit mourir ? C'est un suicide, Castiel ! Alors il m'appartient !
– Je ne te laisserais pas faire.
– Parce que tu penses avoir la force nécessaire pour m'arrêter, oisillon ?
L'air outré qui se peignit sur le visage de l'ange à ces mots fit se glacer d'effroi Dean. Il n'avait peut-être plus ses souvenirs mais ça, il connaissait. Ce regard qui disait que l'autre allait souffrir et mourir et que ce serait fait avec le plus grand plaisir du monde. À ses côtés, Sam tressaillit et cela apporta la réponse finale à Dean. Castiel n'avait jamais réagit comme ça auparavant.
Crowley, qui était assis dans son fauteuil depuis le début, se leva doucement en essayant de ne pas se faire remarquer et tenta de quitter la pièce. Au premier pas qu'il fit en direction de la porte, l'ange aux cheveux roses fit un brusque revers de bras et il se retrouva cloué à son siège, immobilisé. Plus personne ne bougea d'un souffle dans la pièce. Ça puait la bataille céleste tout ça et aucun d'entre eux ne voulait y assister.
– N'ose même pas sortir, démon. Tu seras le témoin de la désobéissance chronique de cette abomination qui me sert de frère, cracha Azrael.
– Je vois qu'on a appris des mots intelligents pendant que d'autres tentaient d'arrêter Michael et Lucifer !
– Ne me tend pas le bâton, Castiel, siffla-t-elle. Je n'ai rien à voir avec l'Apocalypse et j'étais bien trop occupée à réparer les premières conneries humaines pour me soucier des nouvelles.
– Est-ce que quelqu'un va finir par nous expliquer de quoi vous parler ? intervint finalement Sam en haussant la voix.
Cette fois, les anges ne se contentèrent pas de le fixer avec menace, Azrael claqua des doigts et un morceau de scotch vint recouvrir la bouche de Sam. Le regard furieux que lui lança Castiel en l'arrêta pas une seule seconde alors qu'elle se retournait vers lui. L'ange aux yeux bleus tenta de faire disparaître le bâillon d'un mot chuchoté en énochien mais rien ne se passa. Ce fut au tour de Dean de froncer les sourcils. D'après les vagues souvenirs qu'il parvenait parfois à attraper, Castiel n'avait jamais eu aucun problème à régler les choses avec un ange. Et là il ne pouvait même pas défaire un sort.
– Peut-être devrais-je te laisser te présenter, ma sœur ? siffla-t-il de sa voix rauque emplie de mépris.
– Tu n'imagines pas comme ça me fait plaisir, grogna-t-elle en réponse.
– Ne te fais pas prier, surtout.
– L'humour est tout aussi chronique que l'arrogance chez toi, à ce que je vois.
– Azrael...
– Oui, c'est bon ! Je suis l'archange Azrael, le faucheur d'âmes. Ça vous va ?
– Quoi ? Mais je croyais que Mort était...
– On a rien en commun, ce vieux grincheux arrogant et moi ! Je suis de l'ordre du Divin, lui est un concept. Je suis l'outil d'une volonté quand il n'est que le moyen d'une fin.
– C'était vachement clair, merci, soupira Dean.
– Mort est accompagné de Faucheurs qui récoltent les âmes lorsque le temps est venu. Azrael est l'archange qui créer les Faucheurs et décide du moment de la mort, expliqua Castiel.
– Il n'y a pas que quatre archanges normalement, demanda Garth.
– Je suis à part, soupira Azrael. Je suis plus vieille qu'eux tous mais je n'ai pas le même rôle aussi on me confond souvent avec d'autres entités. Les Nornes, les Moires, les Parques, Thanatos, je suis toutes ces personnes.
– Ah ouais, quand même, siffla le chasseur dégingandé, impressionné.
– Et je suppose que tu n'es pas là par gentillesse, grinça Dean.
– Ton temps est venu. Tu as offert ta vie en voulant quitter la Terre et ton âme est reliée par contrat à la mienne. Tu dois me suivre.
– Dans ce cas, pourquoi m'avoir ramené ici et pas simplement emporté ?
– Parce que je ne peux pas sortir du bunker avec toi tant que le lien entre Castiel et toi est effectif.
– Le lien ? Quel lien ?
– Comme si tu ne le savais pas. Celui qui fait de toi son compagnon d'âme, bien sûr !
Dean ferma les yeux en grimaçant. Il sentait la migraine poindre à une allure phénoménale...
Voili voilouuu ! En espérant que ça vous a plu, n'hésitez pas à laisser un petit mot et on se retrouve dès que possible pour la suite. Et tant qu'on y est, j'aimerais savoir si parmi vous il y a des fans (mais genre, fans hystériques à connaître les chansons par coeur et la date de parution des albums quoi) de métal ou de rock des années 60/70. Si c'est le cas, merci de me le signaler, j'ai quelques petits trucs à vous demander.
Je vous embrasse,
Amako.
