Bonjour bonjour !

Voilà la suite. Elle est un peu plus longue que les autres mais je voulais pas la couper donc...

Bonne lecture.

Chapitre 3

Une fois les chevaux retrouvés, Arthur monta à cheval et, avec l'aide de Lancelot, fît grimper Merlin devant lui, le serrant contre son torse d'une main, tenant les rênes de l'autre.

Rien ne les pressant, c'est au trot que les cinq hommes reprirent le chemin vers Camelot, le sorcier dormant durant une bonne heure, une main porté à son ventre, sous le regard amoureux du roi. Derrière eux, Lancelot et Gauvain discutaient bruyamment, se battant pour être le parrain de l'enfant de leur meilleur ami. Fermant la marche, Léon se demandait s'il n'était pas temps pour lui d'avouer son amour à la personne qu'il chérissait secrètement.

Alors que le soleil avait déjà commencé sa lente décente, les cavaliers firent une pause pour déjeuner, mangeant les quelques baies et fruits qu'ils purent trouver en cette fin d'été.

La petite compagnie reprit la route et arrivèrent en vue de la citadelle quelques heures plus tard. Ils purent alors remarquer une épaisse fumée noire s'y élever. Arthur fît donc lancer au galop les chevaux pour découvrir sa ville attaquée par Morgause, Morgane et des mercenaires.

- Lancelot, Gauvain ! Occupez-vous de rejoindre les autres chevaliers et de rentrer avec eux dans le château, ordonna Arthur en sautant de cheval. Léon, Merlin ! Vous venez avec moi. On va directement au château.

Aussitôt dit, aussitôt fait. Tandis que Lancelot t Gauvain disparaissait dans la mêlé, se taillant un chemin vers leurs confrère, le roi, le sorcier et le plus ancien chevalier lutèrent contre des mercenaires, bien décidés à rejoindre les grandes portes.

Progressant lentement, Arthur se retrouva entouré d'opposant, Merlin dos à dos avec lui. Évitant de se faire transpercer d'une épée en y interposant la sienne, il réussit à repousser son attaquant, le faisant chuter sur deux autres. Malheureusement, six autres hommes les remplacèrent rapidement. Tendant un bras sur le côté pour garder Merlin bien derrière lui, le roi ordonna à son serviteur :

- Reste derrière moi Merlin !

- Je peux me battre, Sir !

- Tu n'as pas d'épée, comment tu veux faire, idiot ?

Levant les yeux au ciel devant la bêtise du blond, le sorcier récita des mots disparu et d'un geste de la main, envoya voler les mercenaires présents à moins de cinq mètre à l'autre bout de la cour, se mordant la langue pour ne pas ajouter un « comme ça » à l'intention d'Arthur.

Devant l'air étonné du roi, le brun lui souris moqueusement et, attrapant sa main, le tira jusqu'au grandes portes, usant de magie pour faire un passage parmi leurs adversaires.

Récupérant Léon pendant leur traversée, ils retrouvèrent les autres chevaliers à l'entrée du château. Dès que les gardes ouvrirent les portes en bois, tous les hommes de Camelot pénétrèrent dans le hall.

Alors que les battants se refermaient derrière Perceval, tous purent entendre une volée de flèches se fixer dans le bois. Se croyant hors d'atteinte pour un temps, chaque homme se permit de souffler, baissant leur garde, jusqu'au moment où Léon courut vers l'entrée en hurlant :

- Perceval !

Arthur, Merlin et tous les hommes présents purent alors voir le grand chevalier tomber en avant dans les bras du plus ancien, une flèche plantée dans son épaule gauche.

Le jeune sorcier se précipita vers les deux chevaliers, suivit rapidement par Arthur qui ordonnait déjà :

- Retournez dans la grande salle et envoyé nous Gaïus !

Tandis que ses hommes obéissaient, le roi s'agenouilla au côté de Léon qui, à son grand étonnement, pleurait en servant son ami contre lui en lui ordonnant :

- Perceval, ne nous lâche pas !

- J'ai la peau dur... ne t'en fait pas... souffla le blessé avec un léger sourire.

- Léon, lâche-le, demanda Merlin.

- Non ! Non, refusa le plus ancien chevalier.

- Léon, je dos enlever cette flèche. Si je ne le fait pas rapidement, la plaie risque de s'infecter.

À contre cœur, Léon allongea son camarade sur le ventre, gardant sa tête sur ses cuisses et se mit à lui caresser ses court cheveux comme on ferait à un enfant pour le rassurer.

Dès que Perceval fût bien installé, le sorcier tira sur l'arme planté dans l'épaule du chevalier, faisant hurler celui-ci. Tout en retirant la flèche, Merlin fît étinceler ses yeux en or et cicatrisa la plaie de son ami, ne laissant qu'une fine cicatrice.

Alors que le médecin de la cour accourait vers eux, le sorcier recula avec fatigue pour lui laisser la place, et se retrouva enlacé par le roi. Pourtant, le brun ne se laissa pas aller à la fatigue et lança :

- J'ai cicatrisé un maximum la plaie, mais tu devrais éviter de trop utiliser on bras pour l'instant.

- Merci Merlin, fît le grand chevalier en se redressant, soutenu par Léon. Mais euh... tu... tu es un sorcier ?

Le jeune brun se contenta de hocher la tête alors que roi resserrait son emprise sur lui, montrant ainsi sa protection. Après que Gaïus est vérifié le travail de son pupille et l'avoir sermonné pour sa fuite, en le prenant tout de même dans ses bras avant qu'Arthur ne le récupère, le médecin de la cour rejoignit la grande salle et les autres blessés.

Se dégageant des bras de son roi en entendant des coups de plus en plus violent contre les grandes portes, Merlin lança un sort pour que l'entrée résiste, puis se tourna vers tous les chevaliers et le roi qui le regardaient bouche bée pour certains. Avec un sourire moqueur, le brun lança :

- Si vous voulez faire les carpes, attendez peut-être d'être devant Morgane ou Morgause !

- Merlin à raison, affirma Arthur.

- Pardon ? s'ébahit le susnommé avant d'ajouter avec un sourire : vous pouvez répéter Sir ?

- Rêve ! C'était exceptionnel. Bon maintenant il faut trouver un moyen de repousser Morgause et Morgane.

- On pourrait les contourner par les souterrains et les prendre à revers, proposa Élian.

- À l'arrière il y a les sorcières, on a peu de chance de réussir, le contra Lancelot.

- Comment avez-vous fait pour arriver jusqu'ici ? s'informa Perceval, toujours soutenu par Léon.

- On est passé par le côté.

- Si on fait une attaque frontal, les flèches nous transperceront immédiatement, analysa le plus ancien chevalier.

- Merlin pourrait nous former un bouclier non ? interrogea Gauvain.

- Je ne connais pas de sort assez puissant.

- Je te croyais né avec la magie ! fût surpris Arthur.

- Vous êtes né avec des pieds, ce n'est pas pour autant que vous saviez marcher. Je suis né de la magie, cela ne veut pas dire que je la maîtrise entièrement.

Un silence s'installa entre les hommes de Camelot alors que les coups contre la porte redoublaient. Arthur fixa un moment son serviteur qui fuyait son regard, semblant vouloir éviter de lui parler.

Le roi en décida autrement et l'attaqua verbalement, faisant que tous les chevaliers fixèrent le sorcier :

- Merlin ! Tu as quelque chose à nous proposer ?

- N... Non... Non rien !

- Ne me ment pas. Je sais quand tu me cache quelque chose... enfin presque tout le temps.

- Je... Nous pourrions utiliser une diversion.

- Non, il faut que les chevaliers restent ensemble, s'opposa Arthur.

- Je ne parlais pas d'une diversion créée pas des chevaliers... Mais d'une diversion magique.

- Tu veux créer une illusion ou un truc comme ça ? questionna Gauvain.

- Non en fait... je passerais par les murs d'enceinte et les attirerais de l'autre côté de la cour... Seul.

- C'est hors de question ! C'est trop dangereux ! refusa catégoriquement le roi.

- Arthur ! contra Merlin. Je ne suis pas en sucre. Je sais me défendre.

- Je te rappel que tu n'es pas seul dans l'histoire. Il va falloir que tu comprennes que vous serez deux !

- J'ai la magie pour nous protéger. Et vous savez qu'on n'a pas d'autre solution Sir !

- Sir, tenta Lancelot, Merlin à raison. Si on ne fait rien, le château va tomber entre les mains des deux sorcières et les « deux » dont vous parlez mourront.

- Merlin est assez puissant pour se protéger, ajouta Gauvain, et de se défendre.

- Arthur, appuya Léon. Nous devons le laissé faire.

Arthur soupira et fini pas abdiquer. Il avait confiance en son ami ainsi qu'en ses chevaliers, et de toute façon, il savait que le jeune sorcier le ferait avec ou sans son accord.

Merlin expliqua alors qu'il bombarderait les archers une fois de l'autre côté pour que les chevaliers fassent une sortie et tentent de repousser l'armée avec les gardes de Camelot encore présent dans la grande salle.

Alors qu'il allait partir vers l'escalier pour rejoindre les remparts, Merlin fût arrêté par la main d'Arthur dans la sienne. Fixant son regard dans celui de son valet, le roi attira celui-ci dans ses bras et l'embrassa, faisant passer tout son amour pour lui dans ce premier vrai baiser. Se séparant de son amour, le blond lui intima, en posant sa main sur sa joue en une caresse :

- Fait attention à toi, Merlin.

- Ne vous en faites pas Arthur. Faites plutôt attention à vous.

Sans un regard en arrière, le jeune sorcier se précipita dans l'escalier en colimaçon, tandis que les chevaliers préparaient leurs épées et prévenaient les gardes de la citadelle. Quelques minutes passèrent avant que des hurlements ne retentissent et que les coups contre la porte ne cesse.

C'est alors que le roi sortie dans la cour suivi de ses compagnons d'armes.

À l'opposé de la porte, le groupe d'archers se retrouvaient désarmés, assommés et entourés d'un cercle enflammé. Les hommes des deux sorcières tentaient d'attendre les remparts où Merlin se dissimulait, et personne ne fît attention à la sortie des chevaliers.

Ces derniers profitèrent de l'inattention générale pour assommer, blesser et parfois tuer le maximum d'ennemi. Ils se frayèrent un chemin vers le centre de la cour où ils retrouvèrent Merlin dos à eux, lançant sortilèges sur sortilèges d'une main, une épée dans l'autre. Arrivant à son niveau, ils le virent se retourner vers eux.

Arthur fût alors subjugué par les yeux de son sorcier. Ceux-ci ne brillaient pas, ils étincelaient comme deux soleils, montrant tout le pouvoir de Merlin.

Le jeune sorcier eut un sourire de soulagement quand il vit son roi et se rapprocha de lui. Alors qu'il arrivait à ses côtés, il sentit une magie autre que la sienne agir et n'eut que le temps de tourner la tête vers Morgause, que celle-ci envoyait déjà son sort contre le blond.

Merlin réussi à amoindrir le sort au dernier moment. Arthur ne fût donc pas tué, mais propulsé dans une charrette à dix mètres derrière lui.

Ayant raté son attaque, la sorcière blonde jura et fît demi-tour sous le regard rageur du jeune magicien. Celui-ci se détourna de la femme pour rejoindre son roi, et vît Morgane se préparer à attaquer Arthur qui peinait à se redresser.

Merlin, avant que la demi-sœur du roi ne fasse un seul geste, hurla et la repoussa d'un geste de la main. Il courut ensuite vers Arthur et s'agenouilla à ses côtés :

- Arthur ! Vous allez bien ?

- Comme si je venais de faire un vol de dix mètres avant d'atterrir dans une charrette Merlin.

- Je m'occupe de Morgane, grogna le susnommé en voyant celle-ci se relever.

- Non ! Merlin, reste ici, implora Arthur. Reste avec moi.

- Ne vous inquiétez pas Sir. Je reviens.

Dès que les chevaliers arrivèrent au prêt du roi, Merlin se releva et les yeux brillant comme de la lave, gronda et avança vers son ancienne amie.

Chaque soldat, ami ou ennemi, s'éloignait de lui de peur de subir sa fureur. Finalement, l'armée des deux sorcières eu peur et fuit la citadelle, laissant Morgane seule face à Merlin, Morgause ayant déjà disparu.

Le jeune sorcier attaqua le premier, lançant une boule de feu que la sorcière arrêta grâce à un bouclier. Les deux adversaires se jaugèrent, décrivant un cercle parfait. Merlin lança froidement :

- Tu n'aurais jamais dû t'en prendre à Arthur ! JAMAIS !

- Arthur est un meurtrier ! rétorqua Morgane. Et toi Merlin, tu es un traître ! Tu as trahis la magie et les tiens !

- Tu te trompes ! Arthur est, et sera le meilleur roi qu'Albion ne connaitra jamais ! Il restaurera la magie ! C'est toi Morgane, la traitresse à la magie en t'opposant à la réalisation de la prophétie.

- Je vois que tu as choisis ton camp alors...

Sans même finir sa phrase, la sorcière attaqua Merlin, alternant entre vols de charrettes, outils et pierres, et boules enflammées.

Soutenu par Élian, Arthur voulu se rapprocher de son ami, mais fût arrêté à une dizaine de mètre par ses chevaliers pour ne pas risquer d'être touché par un sort. Le roi remarqua alors, inquiet, que son sorcier n'attaquait pas. Il semblait seulement se défendre en se rapprochant de la sorcière.

Quand il fût assez près, Merlin tandis rapidement son bras et posa sa main sur le front de Morgane, celle-ci étant comme collé au sol. Le brun récita alors rapidement une formule et se retrouva soulevé du sol avec son ancienne amie.

Une fumée noire sortit alors par la bouche, les yeux, le nez ainsi que les oreilles de la jeune femme et pris peu à peu forme humaine. À la surprise de tous le « spectre » sembla fixer Merlin avant de prendre la forme du roi et d'attaquer le sorcier à l'aide d'une épée de fumée.

Légèrement ébranlé, le jeune brun eu juste le temps de faire apparaître une épée de lumière avant de se faire trancher la tête. Pendant plusieurs minutes, les deux adversaires se battirent, ni 'un ni l'autre ne prenant l'avantage sous le regard plus qu'inquiet du roi qui se tenait de nouveau debout et seul.

Soudain le sombre Arthur eut un rictus et s'élança vers Merlin qui se préparait à contrer l'épée noir, mais le spectre fit disparaître son arme au dernier moment, évita la lame lumineuse et enroula ses mains autour du cou du jeune homme.

Aussitôt, l'épée de Merlin disparu, tandis que celui-ci commençait à suffoquer, ses mains tentant de desserrer l'emprise de son ennemi.

Le roi Arthur poussa un cri d'angoisse pur et il fallut Perceval, Léon et Élian pour l'empêcher de se précipiter au secours de Merlin.

Approchant son visage de celui du sorcier, le spectre lui murmura, la voix rauque :

- Je vais te tuer petit sorcier. Je vais te tuer et après, je tuerais lentement, très lentement ton petit roitelet.

Merlin senti un frisson le parcourir alors qu'il entendait son roi l'appeler dans un supplice. Il tourna son regard vers lui et fixa ses yeux dans les siens. L'amour, la peur, la prière et le supplice qu'il lut dans les deux orbes du blond, lui donna la force de fixer son ennemi et de faire appel à sa magie qui fît briller ses yeux de jaune pur.

Respirant difficilement, le brun souffla, sa rage contenu transperçant :

- Jamais... jamais tu ne... toucheras... à Arthur ! Je t'en... Je t'en empêcherais ! POUR CAMELOT ET ARTHUR !

Tandis qu'il hurlait, ses yeux brillèrent d'un blanc éblouissant, tout comme la lumière qui s'échappait de son torse pour frapper le spectre. Celui-ci hurla au contact de cette magie pure et commença à perdre en consistance avant d'être totalement aspiré par la magie de Merlin et de disparaître dans un sifflement lugubre.

Et voilà ! Quand pensez vous ?