Chapitre 3 :

J'avais horreur de parler de ça, je ne pouvais rien dire à personne. Alice, Delphine, Damon et Stéfan en savaient eux aussi très peu. Ils étaient justes au courant que Carlisle et Jasper étaient mes gardes du corps et qu'ils étaient à mes côtés en raison d'une partie de mon enfance que je ne pouvais pas leur révéler car ma vie en dépendait. Ce qui était bien avec eux, c'est qu'ils m'avaient respecté, ne m'en avaient jamais demandé plus et surtout ne m'en avaient jamais voulu.

Je suis remontée en classe. En chemin, je me suis arrêtée net en repensant à une chose : j'avais un compte à régler avec deux messieurs. Du coin de l'œil, j'ai vu Jasper et Carlisle faire la même chose. J'ai fait demi-tour, Carlisle et Jasper se sont écartés pour me laisser passer mais ils ont été surpris quand ils ont vu que c'était vers eux que je me dirigeai.

- Un problème ? M'a demandé Jasper.

- Oui, un gros, ai-je répondu froidement, je conçois que ces derniers temps vous vous emmerdiez fermement et je conçois que vous trouviez divertissante et amusante ma situation avec Edward. Mais là ! Ai-je fini par m'énerver, mais ce n'était absolument pas poli, pas discret et surtout totalement irrespectueux !

- Pardon, tu as raison.

Un peu que j'avais raison ! La sonnerie retentit.

- Je sais que vous pouvez lire sur les lèvres alors quoi que je dise, vous ferrez ça mais au moins, soyez discret, s'il vous plait.

- Promis.

Je leur aie tourné le dos et suis rentrée en classe. A midi, Edward m'attendait à une table. J'ai posé mon plateau en face de lui, mon sac à côté de moi et me suis assise.

- Ca fait longtemps que tu m'attends ? Lui ai-je demandé.

- Non.

- Pourquoi m'attendais-tu ?

- Pour parler.

- Je t'écoute.

- En qu'elle classe es-tu ?

- Seconde A.

- Première B.

- De quelle origine es-tu ?

- Américaine. Mes grands-parents ont immigré en France avec ma mère et son frère. Son frère s'est marié avec un Américain et est repartit au Etats-Unis. Ma mère s'est mariée avec un français. Je suis né quand elle est allée voir mon oncle pour lui présenter mon père.

- Tu es donc né aux Etats-Unis mais tu as des origines française, ai-je résumé.

- Ouais.

A la fin de la semaine, Carlisle et Jasper ont relevé leur surveillance et ont arrêté de me suivre comme des toutous. Je passais tous mes midis avec Edward, nous discutions de tout et de rien, généralement des cours. Le vendredi, nous avions abordé un sujet très différent : les petit(e)s ami(e)s. Il a été super choqué que je n'en ai jamais eu. Lui, par contre, avais déjà eu cinq petites amies. Dans le lycée, aussi, les ragots allaient de bon train sur le sujet. Nombre de gens m'avait demandé si nous sortions ensemble. Et quand ils avaient leur réponse (non, évidement), ils s'étaient mis à parier sur le temps avant que nous sortions ensemble. Et le pire, c'est que même Carlisle et Jasper s'y sont mis : dès que nous étions seuls, hors de portés des oreilles de ma mère, ... . Ils me charriaient, une phrase par-ci, une autre par-là. Le pire ça a été à partir du mardi de la semaine suivante, quand ma mère m'a donné l'autorisation de sortir avec Edward le samedi suivant.

Je vais reprendre mon récit ce samedi-là, à 16h40, j'étais allongé dans l'herbe, Edward était assis à côté de ma tête quand mon portable a sonné dans ma poche arrière. "Il faut qu'on y aille. Carlisle." J'ai regardé ma montre : 16h40. Avec le temps de rentrer, il serait 17h00, heure limite, fixée par ma mère. J'ai soupiré.

- Il faut que je rentre.

- Déjà ?

- Oui.

Je me suis levée, lui aussi. Nous nous sommes retrouvés quasiment collé. J'allais l'embrassé sur la joue quand il a tourné la tête et a plongé son regard dans le mien. Je l'ai agrippé pour ne pas tombé (son regard était trop beau, surtout d'aussi près). J'ai aussitôt deviné ce qu'il avait envie de faire. J'en avais aussi envie. Je le voulais, je voulais posséder ce corps, ses yeux et par-dessus tout ses lèvres parfaites, savoir que je pouvais les embrasser autant que je voulais. Ils avaient raisons au lycée, j'avais beau le nier, j'étais amoureuse de Edward CULLEN.

- Tu veux leur donner raison ? Ai-je murmuré.

Il a tout de suite compris de qui je voulais parler.

- Ca fait un moment que j'en avais envie.

Sur ce il m'a embrassé, je lui ai rendu son baiser. J'ai passé mon bras droit autour de son cou, mon gauche sur ses reins. De sa main droite, il m'a collé contre lui en posant sa main sur mes reins. Quand on s'est détaché, il m'a dit :

- On se voit demain.

- A demain.

J'ai déposé un bref baisé sur ses lèvres puis je suis retourné vers le parking et montée dans la voiture.

- Dit-donc ! A commencé Carlisle, tu...

- Sans commentaire, l'ai-je coupé.

Je ne voulais pas de quelconques réflexions qui me coupent ma joie. Et j'ai eu raison vu ce qui est arrivé le lundi.

Quand je suis arrivée au lycée le lundi matin (une attelle à la place de mon plâtre que j'avais retiré le dimanche), Edward m'attendait à l'entrée du lycée. Il m'a attrapé par la taille et m'a embrassé, longuement, très longuement. Puis il a passé son bras autour de ma taille et m'a emmené devant ma salle : un coin tranquille pour s'embrasser, ce qu'il n'a pas arrêté de faire jusqu'à l'arrivée de Delphine, Alice, Damon et Stéfan.

- Je te laisse, j'y vais, je t'attends au casier, a-t-il murmuré à mon oreille quand ses derniers sont arrivés.

- Ok.

Je l'ai embrassé une dernière fois puis l'ai laissé partir.

- Ouah ! A murmuré Alice.

- Tu t'es enfin décidé ! A renchérit Damon.

- Ouais, j'ai fait plus vite que vous.

- Je suis jalouse, a répondu Alice.

Le prof est arrivé, mettent un terme à notre conversation.