Le lendemain matin, j'étais dans la chambre de Connor à attendre que les anesthésiants qu'on lui avait donné arrêtent de faire effet. Les infirmières avaient essayé de me faire partir, mais je les avais tout de suite arrêtées. Je ne pouvais Pas me reposer tant que je n'étais pas totalement sûre qu'il aille bien et je ne pouvais pas le savoir avant qu'il ne se réveille.
Alors, j'étais là, à lui tenir la main en attendant qu'il ouvre les yeux. Ça aurait du être complètement ennuyeux, mais bizarrement ça ne l'étais pas du tout. De cette façon je pouvais l'observer autant que je le voulais sans qu'il ne le remarque et sans qu'il me prenne pour une folle obsédée. Ce que je n'étais certainement pas! Pfft!
Bon, je me remets à observer son visage comme je le faisais depuis plusieurs heures déjà. Moi obsédée? Jamais! Je fronce les sourcils. Est-ce que je venais de voir ses paupières bouger un peu ou est-ce que je l'avais imaginé? Je m'approche encore plus pour en être sûre et… il ouvre les yeux pour me vous à seulement quelque centimètres de son visage.
Il sursaute en criant comme une fillette et se cogne la tête sur le haut du lit d'hôpital. Comme s'il n'était pas assez blessé comme ça!
- Calme-toi! C'est juste moi, Leah.
-Tu m'as fait peur, dit-t-il avec une main sur son cœur comme s'il allait faire une crise cardiaque.
-J'ai remarquée. Tu cris vraiment comme une fille, lui répondis-je en riant, contente qu'il aille mieux.
Il rit lui aussi. J'aimais vraiment son rire.
- Si tu n'avais pas été à un centimètre de mon visage je n'aurais pas crié. Alors c'est de ta faute si j'ai sonné comme une fille.
Il avait l'air un peu insulté, mais je n'y ai pas trop prêté attention puisqu'il me souriait.
-Leah? Je peux te poser une question? me demanda-t-il, instantanément sérieux.
-Oui.
Il pouvait me demander n'importe quoi et je le ferais, mais je n'allais pas lui dire ça.
-Qu'est-ce que tu faisais si loin dans les bois? Je veux dire se n'est pas comme s'il y avait un chemin qui menait jusque là, continua-t-il.
-Je crois que c'est plutôt à moi de te poser la question, rétorquais-je.
-J'ai posé la question le premi…
Une infirmière arrive et nous interrompt me faisant instantanément la détester. Je voulais vraiment être seule avec Connor pour l'instant. C'étais comme si on s'était connu toute notre vie. Je voulais que ça ne s'arrête jamais.
L'infirmière parle avec Connor de quand il pourra sortir et de trucs médicaux inintéressants. Je ne les écoute que d'une oreille distraite tout en pensant à se que j'allait dire à Connor pour pouvoir rester avec lui. Ce n'est pas comme si je pouvais lui dire qu'il était en gros mon âme soeur. Je laisse tomber pour l'instant, je trouverais bien quelque chose à lui dire quand le moment sera venu. Je pourais demander à Paul ou à Sam... Je perd le cours de mes pensées. Sam! Je n'avait pas penser à lui depuis quoi, une éternité! Merci, Connor!
Fini mon obsession pour Sam, fini la pitié des autres, fini d'être misérable. Je pourais enfin cotoyer Sam sans me sentir trahi par lui et Émilie! J'avais envi de sauter de joie, ce que je ne pouvais faire sans avoir l'air d'une folle alors je me retiens. Je comprend maintenant se qu'il ressent pour elle. Moi aussi si il y avait eu quelqu'un dans ma vie au moment ou j'ai rencontré Connor je l'aurait laissé tomber. Je en dit pas que je n'en voulais plus à Sam, mais c'étais comme si tous cette histoire était arrivé dans une autre vie à une autre personne que moi. Je ne m'étais pas senti aussi heureuse depuis longtemps, pas depuis se qui c'était passé avec Sam et Émilie.
Pendant que j'étaos perdu dans mes pensées, l'infirmière continuait à parler à Connor d'une voix qui se voulait rassurante. Je ne l'écoutait toujours pas plus qu'avant. Tous se qu'elle pouvait dire ne m'intéressait pas. Je savais déjà que Connor allait bien. Il avait repris des couleur et avait l'air plus fort qu'avant. En pklus, il était à l'hôpital, si quelque chose tournait mal il avait une armée de docteur à sa dispossition et de toute manière je ne voyait pas grand chose qui pouvait lui arriver à part une infection de ses blessures. Et même si ça arrivait son armée le soignerait facilement.
Non, ce fut une chose que Connor dit qui me sortit de ma rêverie.
-Quoi? Qu'est-ce que tu viens de dire? Répète.
-J'ai dis que je voulais me faire transfèrer à l'hôpital de Forks, dit Connor.
-Pourquoi?
Je sais que j'avais l'air horrifié mais je ne pouvais pas m'en empêcher. C'est la que la sangsue médecin travaillait! Merde! Je en laisserait jamais aller là-bas. C'était trop dangereux pour lui.
-Je connais un médecin là-bas et je veux que ce soit lui qui me soigne, me répondit-il sans se rendre compte du danger que cet hôpital représente.
-Lequel ? lui demandait-je.
-Le docteur Carlisle Cullen, me répondit Connor d'une voix tout à fait calme. Tout le contraire de moi en ce moment!
Le prochain chapitre sera du point de vue de Connor. J'espère que vous allez appréciez!
