Il ouvrit enfin les yeux, Voldemort était debout mais une main était en train de caresser ses joues, il voyait un homme, il criait. Que s'était il passé ? Son corps était paralysé. Il réalisa enfin qu'il était revenu au QG. Rowle était accroupi sur lui tandis que Voldemort criait à Rookwood pour fournir de l'aide à Rowle.

Harry fut relevé, faible il ne pouvait même pas ouvrir la bouche. Il se sentit soulevé. On l'emmenait dans la maison ou non ils se dirigèrent vers sa chambre. Harry avait toujours le regard vide tandis que Rowle le fit allongé dans le lit et lui remonta la couverture jusqu'au menton. Voldemort était aussi avec eux, le regard très inquiet.

Maître, il s'en sortira pour cette fois, mais je crois qu'il ne pourra pas supporter une telle legilimencie, fit Rowle en expliquant à son maître la gravité de la situation.

Que…que m'est il arrivé ? demanda Harry en se relevant lentement s'appuyant sur ses bras encore fébriles.

Non, Harry, fais attention, interrompit Thorfin qui remit l'hôte sur l'oreiller

Harry, je serai ton maître à partir d'aujourd'hui, je t'enseignerai comment lutter contre les maléfices les plus dangereux du monde, tu n'es pas en sécurité Harry ! commenta Voldemort

qui s'était rapproché de lui.

Comment dites vous ? Pourquoi je devrai accepter votre aide et contre quoi je dois me battre ? Pouvez vous m'expliquer tout ça s'il vous plaît ? hurla Le jeune Potter

Maître, il est temps de lui dire la vérité, suggéra Rowle en jetant un regard désespéré vers son seigneur

D'accord, je crois que c'est le moment ! acquiesça le Lord en s'avançant vers la fenêtre de la chambre et prenant une grande inspiration.

Harry, je crois que tu dois savoir la vérité, commença Jedusor le visage concerté par l'angoisse, tu sais que je suis nommé le mage noir le plus terrifiant du siècle Harry, mais je ne suis pas le premier.

Le visage de Harry était déformé par la surprise. Cela voulait il dire qu'il en existait d'autres plus fort que Voldemort ?

J'incarne la peur des Anglais, je veux dire par là que je suis le mage noir de l'Angleterre, mais je ne suis pas unique dans le monde. Il en existe des centaines aussi puissants que moi. Durant mes études à Poudlard, j'ai entendu parler d'une confrérie de magie noire dont le siège était situé à Berlin en Allemagne. Je voulais en savoir plus mais avant cela, je devais d'abord accomplir des choses, fit Voldemort tête baissée, mes horcruxes, réunir mes fidèles et faire trembler tout ce pays. Après des années de préparation, j'étais en fin prêt pour partir. Je me suis donc mis en route pour Berlin après avoir fêter mes 45 ans, c'est-à-dire en 1972. J'ai emmené Thorfin avec moi et laissé les autres faire croire que j'étais toujours ici. Arrivé sur les lieux,nous nous sommes mis à leur recherche et il nous a fallu que quelques jours pour les retrouver.

Mais comment avez-vous fait ? On ne peut tout de même pas trouver des mages noirs dans la rue ? demanda Harry en s'intéressant de plus en plus à l'histoire de Voldemort

Ce n'était pas simple mais on avait choisi de questionner des gens particuliers, des sorciers aux pouvoirs impressionnants, expliqua Thorfin qu'Harry avait oublié

Ces sorciers étaient les exécutants de la confrérie, mais nous ne le savions pas, ils nous surveillaient et croyaient qu'on faisait partie du Magenmagot d'Allemagne, poursuivit Tom Jedusor, nous avons même eu un combat. Plus tard ils ont su que j'étais le mage noir d'Angleterre et s'étaient décidé à m'emmener voir leur chef. C'est là que je fis la rencontre de ce grand sorcier, le plus puissant mage que le temps n'ait jamais connu, plus puissant que moi je l'avoue mais je ne voulais pas m'abaisser. Il m'a parlé de leurs règles et a décidé de m'accepter parmi les leurs. Je devais attendre 6 mois avant de les rencontrer lors du congrès. Le chef m'a alors proposé un duel pour faire mes preuves, j'étais avide de pouvoir et je voulais savoir si j'étais à la hauteur de moi-même.

Il se tut. Il se dirigea vers la porte. Harry ne voulait pas arrêter là, il courut derrière lui.

Attendez, s'écria t-il en tirant la robe de son ennemi, que s'est il passé ensuite ?

Tu le sauras bientôt Harry, je t'en ai suffisamment dit pour aujourd'hui, reposes toi tu en as besoin car on repartira à l'entraînement demain, disait l'héritier de Serpentard avec un ton plus calme puis il claqua la porte.

Harry fut stupéfait. Il se tourna vers le mangemort qui ne fit que hocher la tête pour lui signaler qu'il ne dira rien sans les ordres de son seigneur. Il s'épongea le front et sortit à son tour en s'assurant de la sécurité de Harry avant de fermer la porte.

Harry se laissa une fois de plus tombé dans son lit. Qui était ce mage de la confrérie ? Le plus inquiétant c'était le fait que Voldemort, l'assassin des personnes qu'il avait tant aimé devenait son sauveur. Des questions tournèrent dans sa tête. Si seulement Hermione était avec lui, elle l'aurait sûrement aidé.

Le couloir était silencieux, des élèves passaient sans s'attarder vers leurs salles de cours, la voie était libre. D'un pas silencieux, elle avançait dans le couloir, la respiration forte allait lui couper son haleine. Elle poussa la porte devant elle puis jeta un regard son intérieur. Personne en vue. Elle entra et referma soigneusement la porte. Elle avança vers des lits en scrutant la présence d'un éventuel ennemi. Elle écartait les rideaux au dessous des lits, mais elle ne trouva ce qu'elle cherchait. Après avoir vérifier plusieurs lits, elle vit enfin de longs cheveux roux appartenant à un garçon assez grand. Elle tira les rideaux d'un coup sec qui fit sursauter le jeune homme

Hermione ? Qu'est ce que tu fais ici ? demanda le rouquin

Dis moi ce qui s'est passé Ron ! fit le jeune femme en regardant son ami encore pris de panique

C'est lui, il est revenu Hermione, il a enlevé Harry après m'avoir jeté un avada kedavra, c'est tout ce dont je me souviens, répondit Ron en se forçant de penser à ce qu'il avait vécu

Mais pourquoi tu n'es pas mort ? rétorqua Granger

Quoi ? s'étonna Ron, tu aurai voulu que je meurs à la place de Harry ! Oui bien sûr tu l'aimes mais moi non…

Arrête de te lamenter andouille, je ne voulais pas dire ça voyons ! fit Hermione en le secouant un peu

Elle s'assit sur le lit de Ron, l'air ailleurs. Ron la dévisageait pour savoir ce qu'elle avait en tête.

Où comptes tu aller avec ça ? l'interrogea t-il en indiquant le sac qu'elle avait laissé par terre

Je vais le chercher, répondit elle en le regardant droit dans les yeux

Hermione, voyons, tu ne peux pas affronter Voldemort toute seule ! et tu sais qu'il a des mangemorts avec lui, déclara le rouquin en tirant le pull de son amie

Et alors, je ne laisserai pas mon mari se battre seul contre eux et je connais des sorts puissants, je pourrai l'aider

Mais c'est Lord Voldemort, même Dumbledore le reconnaît, tu te feras tuée en vain, fit Ron pour essayer de la convaincre

Merci pour le soutien Ron ! Je ne sais pas ce que je vais faire mais je veux tout essayer et je suis prête à perdre la vie ! disait la femme de Harry

Je veux aller avec toi, j'insiste Mione, déclara Ron en s'éloignant de plus en plus de son oreiller !

Hermione ne répondit rien, elle regarda en direction de la porte pensant que Ron n'aurait même pas besoin de l'aider car Harry allait apparaître le sourire aux lèvres, sain et sauf. Mais, elle savait que cela n'allait jamais arriver. Elle se tourna de nouveau vers son ami et lui sourit.

Qu'est ce qui se passe ? demanda le jeune homme dont le visage était ébahi par la surprise

Je suis heureuse Ron, répondit elle calmement

Quoi ? Mais…mais

Je suis heureuse parce que j'ai un ami sur qui compter malgré ma réputation de « miss je sais tout », affirma la jolie brune, mais Luna a besoin de toi, et c' est mon devoir d'aller à la recherche de mon mari, continua t-elle entre deux soupirs

Ron ne comprit pas pourquoi elle disait une telle chose. Mais quand il vit son visage ruisselé de larmes, il comprit enfin

Mione, fit il d'une voix douce en essuyant les « eaux de joie » de la Gryffondor, il te manque n'est ce pas ? Je suis sûr qu'il pense à toi et qu'il est en pleine forme !

La brune ne fit que sourire même si ses yeux ne faisaient que verser des larmes. Ron se releva enfin et la prit dans ses bras et ne tarda pas à passer ses mains dans la douce chevelure de la jeune femme.

On le retrouvera, ne t'en fait pas, rassura t-il tout en sachant que ce n'étaient que des mots.

Harry regarda de nouveau son portable, toujours pas de réseau et la batterie commençait à lâcher. Il avait tellement besoin de la chaleur de sa Mione, de ses lèvres doux collées aux siens, de caresser sa peau soyeuse. Il ne faisait que penser à elle, à l'heure qu'il est, ils auraient dû être mariés. Ce lit dépourvu de chaleur le dégoûtait, il sortit de la chambre et se dirigea vers l'une des portes de la maison, l'ouvrit mais rien ! Puis, essaya une autre mais encore vide, il se dit qu'il arriverait à le trouver même s'il devait passer des heures à ouvrir des portes.

Après avoir débusquer dans les 12 chambres du QG, il ouvrit la dernière du deuxième étage. Il le trouva, assis dans son fauteuil, le regard orienté vers la fenêtre. La chambre était aussi froide que celle de Harry et le lit était mille fois moins douillé que le sien. Il y avait une cheminée qui était dépourvue de bûches brûlantes. Horrible comme piaule pensait Harry.

Alors comme ça tu me cherchais Harry, fit d'une voix glaciale le maître en tournant son fauteuil vers son hôte

Oui, mais je doute que vous l'ignoriez, répliqua le jeune homme en claquant la porte et en se dirigeant vers le Lord

Que me veux tu ? demanda t-il en croisant ses longs doigts les yeux rivés sur le jeune Potter

Je…enfin…hésita le fils de Cornedrue , je veux que vous me racontiez tout !

Je le savais, bien sûr que je vais tout te raconter mais tu dois me promettre de t'allier à moi ! Sache que je déteste dépendre de quelqu'un et je n'ai pas d'amis comme tu le sais déjà, mais si cela ne dépendait que de moi je l'aurais réglé moi-même. Est-ce que tu me le promets ? fit de nouveau le Lord avec une voix glaciale

Qu'allons nous faire avant tout ? J'ai bien le droit de savoir ce qui m'attend non ? rétorqua l'élève

Un entraînement intensif à tout niveau pour assurer une meilleure défense pour le combat car je te le dis Harry, le monde va plonger dans le chaos, affirma Voldemort qui se redressa dans son fauteuil

Un combat ? Mais contre qui ? le monde a déjà connu le chaos lors de votre règne de terreur, rugit l'élève

Je ne suis rien face au danger qui guette le monde aujourd'hui, mais il est temps que tu le saches, promet moi Harry, insista le maître

Sans savoir pourquoi, il lui répondit

Je vous le promets si je dois tout faire pour protéger les personnes que j'aime

D'accord, comme je te l'ai déjà dit, je voulais entrer dans cette confrérie, donc j'ai accepté le duel du chef. Et comme tu pouvais t'y attendre,fit il en adressant un sourire à Harry, il m'a battu. Mais je n'ai pas baissé le bras, j'avais réussi à infiltrer les membres qui m'avaient affirmé qu'aucun d'eux n'avait battu ce mage c'est pour cela qu'il était le chef tout court. Je ne pus lui demander une revanche mais il m'avait contacté au bout de 6 mois qu'il me trouvait assez fort pour devenir l'un de ses subordonnés. Cependant, je ne supporte pas d'être traité ainsi alors j'ai préparé un plan pour le détrôner mais en vain, rien ne pouvait l'ébranler. C'est après cela que j'ai su qu'il avait déjà été battu par mon professeur, Dumbledore lui-même il y a 28 ans de cela, en 1945, il se nomme Gellert Grindelwald. Il a décidé de se mettre à l'assaut du monde entier. Je suis revenu ici pour lui échapper mais une autre guerre m'attendait. Heureusement que j'ai appris des choses durant mon intégration, vient de cela ma capacité à ressusciter les morts. Nous devons nous préparer Harry, l'Europe est déjà à sa portée.

Vous voulez dire que Grindelwald veut devenir le maître du monde ? fit Harry en pouffant de rire alors que Voldemort avait la rage au visage car il ne le prenait pas au sérieux, voyons je crois me souvenir que vous aussi, vous en aviez l'intention, reprit il en mettant son index sur les lèvres et l'air songeant

Assez, je ne suis pas en train de plaisanter Harry ! hurla Jedusor qui se leva de son siège

Adressez vous à une autre personne, parce que moi, je n'ai rien à avoir avec ce Grindelwald, les gens du ministère seront ravis de vous servir ! poursuivit le filleul de Black en se dirigeant vers la porte

Reste ici ! fit de nouveau Voldemort, tu ne vois pas que nous devons vraiment nous allier ?

Non, pas du tout ! Vous avez du pouvoir, ressuscitez Dumbledore, il pourra vous aider mais moi non, j'ai mieux à faire ! lui jeta-t-il à la figure

Certes je peux ressusciter mais pas Dumbledore, il est mort depuis des années alors que mon pouvoir est limité pour les morts de moins de 2 ans, déclara le Lord

Intéressant comme pouvoir, mais je ne vous aiderai pas ! fit le Gryffondor en le regardant d'un œil noir et en tenant la poignée de la porte avec sa main, tout ce que je veux c'est vivre normalement

Je suis ton maître Potter, obéis moi, cria Voldemort

Mais à la vitesse de l'éclair Harry lui donna une droite plus puissante qui le fit tomber par terre. Voldemort hurla de douleur tandis que Harry se jetait sur lui.

Je ne suis pas votre serviteur, et …fit il en faisant pleuvoir des coups sur la face de jedusor , je vous déteste, vous avez tués mes parents et tout ceux que j'aime, vous…vous, puis il lui donna le coup final avec une autre droite

Harry se releva, le visage couvert de sueur. Malefoy entra dans la pièce attiré par les lamentations de son maître, le voyant à terre il brandit sa baguette vers Harry qui recula. Voldemort essuya son nez sanglant et émit des rires.

Hahahahahaha, il est très fort Lucius, fit il encore dans ses rires insensés

Comment ? demanda Malefoy qui était étonné de la réaction de Voldemort tout en fixant Harry avec sa baguette.

Regardez ce qu'il m'a fait ! Moi Lord Voldemort, k.o par Potter le survivant juste avec la force de ses bras ! hahahaha, très marrant ! reprit Jedusor en se relevant

Mais maître, vous devez le punir, il vous a agressé, c'est intolérable, rétorqua le mangemort

Combien de fois faut il que je te répète de ne pas toucher à un seul de ses cheveux, un mot de plus et je te châtierai, cria t-il envers son serviteur en reprenant la baguette que Lucius avait à la main

Tiens Harry, tu as maintenant ta baguette, disait le maître en la tendant vers son élève, nous pouvons y aller avant le coucher du soleil

Harry reprit sa baguette et jeta un regard sombre au père de Drago. Voldemort s'avança vers la porte.

Allons y Harry ! fit il.