Auteur : Dyneen
Disclamer : Les personnages de Gundam Wing appartiennent à Mrs H. Yadate et T. Yoshiyuki. Je les emprunte juste...
Couples : (1+3) x 2
Genre : Hors univers GW (juste persos), Tryaoi (Ne cherchez pas, je viens de l'inventer yaoi à trois)
Remarques : Fiction en plusieurs chapitres (+ de 10)
« … » - paroles / ' … ' - pensées / § … § - signes sourd-muet
----- Différents événements se déroulant en même temps
Attention : NC-17 donc arrière à ceux qui ne sont pas prêts !
Princes de Glace
Chapitre 4
Les bras princiers s'abaissèrent et une pluie de flèche s'abattit sur les opposants. De nombreux corps tombèrent avant d'arriver jusqu'aux portes mais leur nombre leur donnait un avantage. Arrivés au pied du château, les soldats ennemis commencèrent à enfoncer les portails de la cour externe avec un bélier tandis que d'autres essayaient, à l'aide de grappins, de remonter le long des remparts pour faire une percée dans les défenses du château.
Les hommes des princes, disposés en défense sur les murailles, lançaient des blocs de pierres au pied de la forteresse et coupaient les cordes de grappins qui se fixaient aux créneaux. Malgré tous leurs efforts, ils se laissèrent bientôt submergés et tirèrent leur lame de leur fourreau. Le prince Trowa se battait sur les remparts, accompagné de ses hommes et repoussait avec force les soldats ennemis qui s'aventuraient sur son terrain. Le prince Heero, dans la cour, gérait ceux qui avaient réussi à détruire la porte. Leur lame volait dans l'air, tranchant et tuant tous les ennemis qui se mettaient à leur portée. Les princes étaient concentrés, totalement impassibles à la danse d'une beauté macabre qu'ils offraient aux yeux de leurs hommes. Ils se battaient pour leur Roi, pour leur contrée et pour que la paix reste sur leurs terres. Peut-être aussi pour deux améthystes qui leur avaient montré la voix des sentiments et pour lesquelles ils voulaient essayer d'avancer sur ce chemin. Alors que le nombre d'ennemis diminuait, Heero aperçut leur chef, encapuchonné, qui observait la scène à l'orée d'un bois. Il courut vers les écuries, laissant à ses hommes le soin de finir les derniers soldats puis monta prestement à cheval avant de partir au galop. Trowa, libéré de l'ensemble de ses assaillants, suivi du regard son frère qui sortait du château. Quelques minutes après, il s'élançait à son tour en direction du bois. Heero arriva rapidement sur les lieux et partit à la poursuite de l'inconnu. La forêt devenant plus dense, il abandonna son cheval et l'épée à la main, il continua sa progression. Une lame passa soudain près de son bras, l'entaillant légèrement malgré son geste de recul pour l'éviter. Il attaqua à son tour et un combat s'engagea entre les deux hommes. Après de longues minutes de lutte, où attaques, contre-attaques et esquives s'enchaînaient, le prince Heero semblait avoir l'avantage sur l'homme qui commençait à fatiguer en face de lui. Sur une dernière attaque, le prince le désarma et le contraignit à l'obéissance de la pointe de son épée.
« Enlève ta capuche et montre moi ton visage de traître » commanda la voix froide du prince. Le soldat enleva sa cape et le regarda, plein de haine.
« Lord Treize » constata le prince Trowa en s'avançant dans la clairière.
« Nous vous conseillons de vous tenir tranquille. » continua-t-il en le voyant chercher une solution de fuite.
« Vous avez trahi votre Roi et vous serez jugez comme tel. Levez-vous ! » Ordonna le prince Heero.
L'homme se leva mais avant que ses gardiens ne puissent réagir, il sortit une dague de son uniforme et se l'enfonça dans le cœur. Son regard se posa sur les princes alors qu'un sourire malsain se figeait sur ses lèvres puis il s'écroula.
Quatre remonta des souterrains et rejoignit rapidement son père et ses cousins.
« Ah, Quatre, est-ce que tous les villageois ont trouvé un endroit pour vivre en attendant la reconstruction du village ? »
« Oui père, j'y ai veillé. »
« Bien, bien. Je veux que tu accompagnes les princes au château de glace et que tu apportes cette lettre à mon frère. »
Quatre l'observa un moment, surpris, puis accepta. Alors que les princes allaient contester cette idée, il ajouta « Tu emmèneras Wufei avec toi. Je suis sûr que le jeune garçon qui vous sert d'esclave sera heureux, n'est-ce pas ? » Les princes hochèrent la tête s'en rien ajouter de plus. Après tout, ce n'était pas une mauvaise idée, et ils étaient pressés de voir la réaction de Duo quand il verrait son meilleur ami.
« Nous aimerions nous rafraîchir avant de repartir » demanda le prince Trowa. Le seigneur Selim acquiesça puis appela un domestique pour les mener aux bains. Alors que la porte se refermait sur les princes, Quatre dévisagea son père, perplexe. Celui-ci l'observa à son tour, puis sourit.
« Même s'ils ne l'admettront pas, ils sont fatigués et puisqu'ils veulent repartir tout de suite, sans prendre le temps de se reposer, je serais plus tranquille si tu les accompagnais. Tu pourras sentir si on cherche à vous attaquer et Wufei pourra vous défendre. » Ajouta-t-il en regardant l'esclave.
Celui-ci hocha la tête, acceptant sa mission, puis suivit son maître pour l'aider à préparer ses affaires.
Duo s'inquiétait. Sally avait été appelée pour ses talents de médecin il y a trois jours et les princes n'avaient donné aucune nouvelle. Regardant pour la énième fois par la fenêtre dans l'espoir de voir ses maîtres arriver, il resta immobile, un sourire flottant sur ses lèvres. Il sortit rapidement de la pièce et dévala les escaliers sous l'œil désespéré des serviteurs qui lui avaient de nombreuses fois demandés de ne pas courir dans les couloirs. Il ouvrit en grand la porte et attendit patiemment sur le perron que les visiteurs arrivent.
Les princes regardèrent le château qui apparaissait devant eux. Devant la porte, Duo les attendait, emmitouflé dans une chaude couverture. Un petit sourire naquit sur leurs lèvres.
'Moi qui désespérait de voir que mes cousins étaient toujours aussi insensibles, il semble que je me sois trompé. Pour la première fois, je ressens des sentiments émaner d'eux et ce, malgré le visage froid qu'ils nous montrent. Qu'est-ce qui peut les rendre si heureux et surtout plus ouverts ?' Quatre suivit leurs regards et aperçut un jeune garçon aux longs cheveux châtains qui regardait dans leur direction, un grand sourire aux lèvres.
Les princes descendirent de leurs chevaux et se tournèrent vers Duo. Celui-ci était immobile et fixait un point derrière eux, la bouche légèrement ouverte.
« Wufei… » Souffla-t-il. Celui-ci semblait aussi surpris que lui de le voir.
« Duo, quand tu auras fini de gober les mouches… » Commença le prince Heero
« … Tu pourras te pousser de la porte pour que l'on puisse passer » finit le prince Trowa.
Leurs visages étaient inexpressifs mais leurs yeux pétillaient, heureux de lire la surprise et la joie dans les améthystes du jeune garçon. Ce dernier se reprit immédiatement, leur lança un sourire encore plus éclatant, puis s'agenouilla rapidement devant ses maîtres, rouge de honte d'avoir oublié le protocole. Entrant dans le château, ceux-ci lui tapotèrent l'épaule pour le faire se relever et lui caressèrent discrètement la joue au passage. Les joues de Duo rosirent de nouveau puis se relevant prestement, il les suivit à l'intérieur.
Quatre sourit 'Ils ont beaucoup changé'.
Après avoir salué le roi Odin, les princes et leur cousin s'installèrent à une grande table en chêne où ils purent enfin, après cette semaine éprouvante, prendre un repas digne de ce nom. Duo, qui avait déjà dîné, accompagna Wufei aux cuisines pour qu'il puisse lui aussi se restaurer. Il le regarda manger lentement, en savourant chacune de ses bouchées.
« Comment es-tu arrivé au château de Shaara ? » demanda Duo qui n'en pouvait plus d'attendre que son ami ait fini de manger.
« Il y a un mois, Lord Treize est rentré dans ma chambre en colère, accompagné de Félig et lui a demandé de me préparer pour le soir même. Je pensais qu'il avait encore dans la tête une soirée spéciale mais Félig m'a fait habillé avec un pantalon bouffant en soie écrue, agrémenté d'une large ceinture bleu roi, ainsi qu'un petit gilet assorti. » Wufei porta une nouvelle portion à sa bouche « Le soir, je me suis retrouvé dans une petite salle du château assis à même le sol tandis que Treize attendait sur une chaise, très énervé, serrant dans ses doigts un papier froissé. Finalement un jeune garçon est entré, entouré de plusieurs de ses gardes. J'étais tellement surpris que je n'ais pas pu m'empêcher de le dévisager. Ses cheveux blonds, ses yeux bleu turquoise… J'avais l'impression qu'un ange était descendu sur terre » Wufei, perdu dans ses pensées, s'était arrêté de parler.
« Hé, continu. Ca m'intéresse de savoir ce qui a mis Treize dans cet état. »
« Hm. Maître Quatre m'a regardé en souriant, puis il a fixé Treize avec des yeux tellement froids que je me suis demandé si je n'avais pas rêvé plus tôt »
« Y sont pas cousins pour rien » grommela Duo
« Quoi ? »
« Non, rien, rien, continu »
« Il lui a demandé s'il avait bien reçu la lettre des princes. »
« Quoi !! » Duo le regardait ahuri.
« Tu me laisses finir » demanda Wufei, légèrement excédé.
« Désolé, vas-y »
« Treize a dit que oui avec un faux sourire plaqué sur son visage. Il était tellement en colère que de la fumée était sur le point de sortir de ses oreilles » Wufei sourit rien qu'en se rappelant la scène, puis bu une gorgée de thé. « Mais bon, il n'avait pas trop le choix. Au vu de ce qui est arrivé au duc Vermeil… » Conclut-il, philosophiquement. Duo se redressa brusquement.
« Que lui est-il arrivé ? » Il fixait son ami, intrigué.
« D'après ce que j'ai appris des conversations des autres esclaves, le grand ami de Treize aurait complètement perdu l'esprit. Il paraîtrait que ses serviteurs l'auraient retrouvé prostré au fond de sa chambre, parlant tout seul et quand ils ont voulu l'aider, il s'est mis à pleurer, à leur demander pardon pour tout ce qui leur avait fait… Il leur a parlé de dragons vert et bleu, de ses péchés qu'il devait expier avant de se faire dévorer… Bref… Quand l'homme envoyé par le Terrein est venu l'examiner, le duc a pris peur et à sauter par la fenêtre. Le médecin avait un œil vert et un œil bleu paraît-il… Il a du voir ça comme un signe… » Conclut Wufei en haussant les épaules. Duo hocha la tête pensivement.
« Et pour Treize et le seigneur Quatre ? » relança-t-il curieux.
« Et bien, Maître Quatre m'a demandé de le suivre, que maintenant je lui appartenait et qu'il voulait rentrer au plus vite chez lui. J'ai regardé Treize mais ses yeux étaient rivés sur le garçon blond avec haine. J'ai donc obéi à mon nouveau maître et voilà. »
Duo souriait, les yeux brillants. 'Je ne pensais pas qu'ils pouvaient utiliser leur pouvoir psychique pour faire naître la folie, mais je ne regrette pas ce qui est arrivé au duc Vermeil. En plus, ils ont certainement vu dans mon esprit que je considérais Wufei comme mon meilleur ami. Et maintenant, grâce à eux, il est chez le seigneur Quatre et est heureux en étant à son service. En plus, les princes semblent proches de leur cousin, on se verra souvent…'
« Qu'est ce qu'il t'arrive ? » demanda Wufei intrigué par la tendresse soudaine de son ami.
« Rien, rien. Et il est gentil ton maître ? »
Wufei sourit à son tour « Très gentil. Il m'a demandé d'être son garde du corps comme il n'aimait pas trop se battre, et que de toute façon il possédait assez de servants. Et toi, que t'est-il arrivé depuis qu'on s'est quitté ? »
Duo lui raconta ses aventures puis voyant que l'heure avançait et que leurs maîtres auraient bientôt fini de manger, ils remontèrent près d'eux.
Quand ils arrivèrent, des serviteurs étaient en train de débarrasser les tables mais les occupants avaient disparu.
« Shit, ils sont déjà montés. Faut qu'on se dépêche. » Wufei acquiesça et le suivit. « Je te conduis à la chambre de ton maître et je me dépêche de rejoindre les miens. »
Duo frappa et entra. Il s'agenouilla rapidement après avoir fermé la porte
« Je suis désolé de mon retard, maîtres. »
« Pas grave »
L'esclave se redressa et regarda les princes. Ceux-ci étaient allongés sur leur lit, vêtus simplement d'un boxer et ne bougeaient plus. Duo se dédoubla, puis Twice et Zwei s'approchèrent chacun d'un lit. Ils posèrent un genou sur le bord mais s'arrêtèrent net en apercevant le léger voile de douleur qui était apparu dans les yeux de leurs maîtres. Leur regard s'arrêta sur les visages impassibles puis descendit sur leur torse, secoué de petits spasmes du fait de la tension musculaire qu'ils ressentaient.
Twice et Zwei se relevèrent, sortirent de la chambre sous le regard déconcerté de leurs seigneurs, pour réapparaître cinq minutes plus tard tenant chacun un petit pot dans la main. Enjambant le corps courbaturé des princes pour se retrouver au dessus d'eux, ils les retournèrent délicatement sans tenir compte des regards noirs des deux intéressés, trop fatigués malgré tout pour protester plus que ça. Ils enduirent leurs mains de lait de coco et, commençant par les épaules, entreprirent de détendre leurs maîtres.
Les doigts glissaient avec une lenteur calculée sur chaque parcelle de leur dos, accentuant parfois la pression pour dénouer un muscle ou décoincer un nerf. Duo faisait des cercles qu'il agrandissait jusqu'à venir chatouiller les flancs des princes, puis les diminuait se concentrant sur la colonne. Des petits frissons naissaient parfois sur les corps princiers et Duo notait mentalement chaque zone érogène qui en était à l'origine. Quand, il les sentait s'endormir, il caressait ses endroits sensibles, réveillant de nouveau leurs corps et leurs esprits. Il les fit ensuite se remettre sur le dos et recommença ses mouvements. Les princes, les yeux fermés, ne disaient rien et semblaient s'être endormis. Duo sourit puis d'un geste plus léger que les autres, frôla l'élastique de leurs boxers. La respiration des deux princes se fit légèrement plus rapide, signe évident de leur petite comédie.
L'esclave, assis sur leurs hanches se pencha légèrement en avant, mettant en contact leur intimité protégée simplement d'un bout de tissu et déposa un baiser à la commissure des lèvres. Il descendit doucement jusqu'au cou, suivant la veine qui pulsait sous la peau en parsemant sa route de petits baiser-papillon. Puis, il releva la tête et ses yeux croisèrent deux regards surpris. Il sourit et humidifiant légèrement ses lèvres, reprit son excursion. Ses petits baisers le conduirent jusqu'à l'un des tétons qu'il lécha doucement. Sentant le léger frisson du corps sous lui, il continua alternant baisers, coups de langue, suçotements et mordillements sur le petit bout de chair. Fier de son travail, Duo décala sa tête et entreprit de faire subir la même torture à son compagnon. Il sentait que les princes tentaient désespérément de garder leur calme, mais les frissons, occasionnels du départ devenaient de plus en plus visibles et nombreux.
'Qu'est ce que… Pourquoi fait-il ça ? haaa… COMMENT fait il ça ? S'il continu je ne vais pas pouvoir m'empêcher de gémir, je…mmmh….' Duo regarda les lèvres serrées de ses deux maîtres et son sourire s'agrandit.
'Croyez moi, mes petits princes, vous avez beau essayer de vous retenir, à ce jeu, je suis imbattable.'
Après avoir libéré le téton rougi par le traitement qu'il venait de subir, Duo lécha les corps offerts, jusqu'au nombril qu'il explora entièrement d'une langue avide de connaissance. En même temps, ses doigts fins, précédant sa future avancée, commencèrent à faire descendre le dernier rempart de tissu le long des cuisses princières. Le frottement des boxers sur leur intimité les fit crisper les doigts sur les draps tandis que Duo commençait à arriver en bas de leur ventre. Les boxers se retrouvant par terre, les mains de Duo se posèrent délicatement sur leurs hanches, empêchant tout mouvement du bassin de la part de ses maîtres, puis sa langue descendit de quelques centimètres avant de bifurquer brusquement sur la droite et de descendre sur le dessus de la cuisse. Heero et Trowa ne purent retenir un léger grognement de frustration à cette déviation brutale alors que leur sexe, dressé et dur, s'impatientait. Duo n'en tint pas compte et descendit jusqu'au genou pour ensuite remonter toujours avec lenteur jusqu'à l'intérieur de la cuisse. Il passa un coup de langue sur chacune des bourses puis redescendit sur l'intérieur de la seconde cuisse jusqu'au genou. Il remonta de nouveau, léchant cette fois-ci le dessus et ramena son visage au niveau du nombril qu'il asticota de nouveau. Se faisant, il frotta volontairement son torse contre la verge dressée. Les princes, frustrés, essayèrent de remonter leurs hanches vers la bouche tentatrice mais Duo les maintenait fermement. L'esclave se hissa jusqu'au lobe des oreilles princières, qu'il mordilla.
« ttt, vous devriez éviter les gestes brusques, votre corps est trop fatigué pour cela, maître »
« Duo…, s'il te plaît… »
Un baiser dans le cou… frisson…, sur l'un des tétons « mmm… », sur le second… « Duo… », sur le nombril… Des lèvres qui se mordent encore plus… sur le gland… petit cri de surprise… Coup de langue sur toute la longueur… les doigts se crispent sur les draps, s'accrochent pour ne pas se perdre…
Des perles de sueur s'amoncellent sur les corps bronzés des princes, la respiration est saccadée, des suppliques naissent au fond des gorges. Mais Duo est le seul maître du jeu. Ralentissant encore ses mouvements, il enroule sa langue autour de la hampe…, la lèche délicatement…, embrasse le gland puis doucement repousse le prépuce avec ses lèvres dévoilant un bourgeon rougis. Il tète doucement la chair tendre, maîtrisant le corps impatient au dessous de lui qui tente de se cambrer, qui veut plus. Soudain, la bouche gourmande englobe brutalement toute la virilité princière. Les princes lâchent un cri. Duo exerce de lents mouvements de va-et-vient… Ses lèvres enserrent la verge dans la descente… Ses dents la frottent à la montée… En même temps, une main curieuse pétrit les deux testicules. La main de l'esclave revint sur la hanche princière et, comme si un signe avait été donné, Duo augmenta la cadence… vite…encore plus vite…Le dos des princes se cambra alors que ces derniers criaient leurs libérations.
Ils retombèrent sur leur lit, haletants. Zwei et Twice, léchant sur leurs lèvres les dernières traces de leur semence, les embrassèrent dans le cou puis remontèrent les couvertures et se blottirent chacun contre son maîtres, satisfaits. Les princes, épuisés, accompagnèrent leur esclave dans un sommeil réparateur.
Duo se réveilla alors que la matinée était déjà bien avancée. Ouvrant les yeux, encore un peu ensommeillé, Zwei se retrouva plongé dans un regard vert tandis que Twice se perdait dans du bleu.
« Bien dormi ? » demanda un Duo avec un sourire des plus innocents.
« Très bien » concédèrent les princes, avec un petit sourire.
« Je vais vous préparer votre bain. »
Alors qu'ils s'apprêtaient à se lever, deux bras puissants leur encerclèrent la taille. Quelques secondes plus tard, Zwei et Twice se retrouvaient allongés chacun sous leur maître dont les yeux pétillaient. Ces derniers firent doucement glisser leur doigt le long de la chaîne de l'esclave qui descendait jusqu'aux tétons. Duo frissonna sous la caresse.
« Pourquoi as-tu fais ça ? » demanda le prince Heero à Twice.
« Et pourquoi tu ne nous as pas embrassé sur les lèvres ? » poursuivit Trowa.
« Pour vous remerciez de ce que vous avez fait pour Wufei et… parce que j'en avais envie aussi. » répondit Duo, de légères rougeurs colorant ses joues. « Un esclave n'a pas le droit d'embrasser ses maîtres sur les lèvres »
Heero et Trowa furent agréablement surpris par la première réponse mais se doutaient de la seconde. Décidés à combler ce manque, ils les embrassèrent, doucement d'abord, juste un contact. Puis, demandant le passage et l'obtenant sans discussion, leur langue caressa celles aventureuses de la veille. La main des princes, désireuse d'augmenter le contact de leurs bouches, se glissa dans le cou de l'esclave, caressant au passage la douce natte châtain. Une lutte s'engagea mais les langues princières, décidées à ne pas se laisser faire, gagnèrent la manche. Elles explorèrent le refuge des perdantes, cherchant à en connaître le moindre recoin. Satisfaites, elles quittèrent les bouches esclaves, qui aspirèrent une grande goulée d'air, essayant de récupérer un peu d'oxygène.
Souriants, les princes libérèrent leurs prisonniers qui, les joues rouges se levèrent rapidement et fusionnèrent avant de partir faire couler le bain.
« D'où te vient ce pouvoir ? » Duo, qui commençait à sortir de la salle de bain, regarda les deux princes, allongés dans les baignoires.
« Le fait que je puisses me séparer en deux corps distincts ? » Double hochement de tête « Eh bien, je ne sais pas vraiment. Je m'en suis aperçu un jour où j'étais poursuivis par … hum…par des personnes pas très contentes. »
Les princes levèrent un sourcil devant l'hésitation de leur esclave, sans toutefois lui rappeler qu'ils savaient, pour avoir lu dans son esprit, que c'étaient des commerçants à qui il venait de voler de la nourriture, étant donné que son maître d'alors ne lui donnait pas souvent à manger.
« Enfin, bref. A un carrefour, j'hésitais sur le chemin à prendre et, sans le vouloir, je me suis dédoublé. Ce qui est pratique, » continua Duo « c'est que je peux contrôler les deux corps, soit séparément avec deux esprits, ceux que vous appelez Twice et Zwei ; ils sont presque indépendants mais cela me demande beaucoup d'énergie ; soit avec un seul esprit, Duo, mais, dans ce cas-là, les sentiments ou les blessures que reçoit un corps sont aussi ressentis par le second. »
Les princes restèrent pensifs devant cette révélation tandis que Duo sortait de la salle de bain, laissant un peu d'intimité à ses maîtres.
'Il ne semble effectivement pas en connaître l'origine'
'L'acquisition de ce don doit dater d'avant ses six ans.' supposa Heero à la remarque de son frère qui hocha imperceptiblement la tête.
TSUZUKU
Petit mot de l'auteur :
Premier câlin (léger) pour nos trois amis. Et là, vous allez me dire pourquoi léger ? Parce que la semaine prochaine, je prévois un tsunami de plaisir charnel sur cette contrée. Par conséquent : soit vous ne lisez pas le prochain chapitre et vous attendez deux semaines pour lire la suite (vous pourrez reprendre le fil sans problème), soit vous le lisez et… euh… hum…# rougit # (Et dire que ce n'est que le premier !)
Bye
PS : j'ai trois propositions pour « à suivre » en japonais : Tsusuku, tsuzuku ou tsuzuki… Soit je les alterne tous les trois pour ne vexer personne (mdr), soit j'aimerai une confirmation ou infirmation d'autres lectrices (ou lecteurs)… Merci !
