Salut les gens ! Cette fois-ci, c'est LilyKiss aux commandes !

Après une bonne séance de torture des méninges, j'ai écrit le dernier chapitre. Enfin, 'dernier'... C'est surtout la fin de ces quatres chapitres. Parce que legalronin et moi ne sommes pas encore prête à laisser ces deux-là partir, on va certainement écrire des chapitres suplémentaires (un épilogue et/ou des histoires courtes).

Gros, gros remerciements à legalronin qui m'a vraiment aidée avec la version anglaise de ce chapitre, mais aussi parce qu'elle a fait un énorme boulot avec le premier chapitre, qui m'a donné toutes les bases dont j'avais besoin pour écrire mes chapitres. Sans compter ses suggestions qui m'ont aidé à avancer. :)

Disclaimer : Rurouni Kenshin ou les personnages ne m'appartiennent pas.

Bonne lecture !


Quatre jours plus tard, Tokio n'en pouvait plus.

Elle était trop habituée à la ville, ou personne ne savait rien sur personne.

Ici, tout le monde savait tout sur tout le monde.

Y comprit sur le fait qu'elle avait passé la nuit entière chez Saito. Après qu'ils aient passé un long moment au bar du village.

Autant dire que les rumeurs allaient bon train.

Tout le monde lui demandait 'Alors comme ça, toi et Saito... ?' Personne ne la croyait quand elle démentait, alors, pour éviter le plus de monde possible, elle restait chez elle.

Avant, ça ne lui posait pas de problème. Au contraire. Elle passait ses journées enfermée dans son appartement, à écrire. Sauf que sa muse était toujours en vacances et qu'elle avait prit l'habitude de sortir au grand air et qu'elle tournait en rond chez elle.

Et puis elle n'avait pas revu Saito depuis la fameuse nuit, et elle commençait à angoisser sévèrement. Et s'il ne voulait plus la voir ? C'était stupide, étant donné que, ne sortant pas, elle ne risquait pas de le croiser, mais elle ne pouvait pas s'en empêcher.

Et puis son éditeur avait appelé pour 'prendre de ses nouvelles', cherchant en fait à savoir si elle avait écrit quelque chose.

Bref, elle était au trente-sixième dessous.

Elle sortit chercher son courrier. Des factures, pour la plupart. Elle fronça les sourcils devant une enveloppe vierge, sans timbre. Quelqu'un l'avait déposé dans sa boîte aux lettres sans passer par la poste. Il semblait un avoir un petit objet dans l'enveloppe. Intriguée, elle l'ouvrit, les autres lettres coincées sous le bras. Elle fit glisser le contenu dans sa main.

Elle resta figée un bon moment, essayant d'ordonner ses pensées.

Pourquoi est-ce que sa boucle d'oreilles... ? Puis soudain, elle se souvint. C'était les boucles d'oreilles qu'elle portait le soir de la nuit. Elle ne s'était pas rendue compte qu'elle ne les avait pas ramenée chez elle. Mais pourquoi n'y en avait-il qu'une ?

Elle regarda dans l'enveloppe, et trouva un papier plié. Elle le déplia, les mains tremblantes. Il n'y avait qu'une seule personne qui pouvait avoir ces boucles.

Tout juste.

Elle lut les quelques phrases inscrites sur le papier.

L'autre est chez moi. J'y suis jusqu'à une heure. Tu ferais mieux de te dépêcher.

La pointe d'agacement qu'elle ressenti envers Saito et ses petits jeux fut balayée par la vague de soulagement qui la submergea. Il voulait toujours lui parler !

Elle se précipita vers sa maison, jetant les lettres sur le canapé en se précipitant vers l'horloge. Midi quarante-cinq. Il fallait qu'elle se dépêche. Depuis combien de temps avait-il posé cette enveloppe dans la boîte aux lettres ?

Tokio se précipita vers sa chambre, ouvrit son armoire et changea rapidement son survêtement informe pour une robe un peu plus présentable. En pleine déprime, elle n'avait pas vraiment fait d'effort sur sa tenue. Ni même sur sa coiffure. Pressée, elle se contenta de les brosser et de les laisser libres sur ses épaules, faisant aussi l'impasse sur le maquillage. Tant pis. Saito habitait assez loin de chez elle et sa voiture était actuellement chez le garagiste. Une durite qui avait lâché, apparemment.

Elle enfila les premières chaussures qui passaient – une paire de tongs – ramassa le papier et sa boucle d'oreilles et se précipita dans la rue, sans même prendre le temps de verrouiller sa porte.


Saito regarda la pendule d'un air sinistre. Une heure moins dix. Viendrait-elle ?

Il ne savait pas bien ce qui l'avait prit de faire ça. Il s'était attendu à la croiser au cours des derniers jours. Leurs chemins se croisaient toujours, qu'il le veuille ou non. Puis il avait apprit pas la voisine de Tokio – une amie de sa mère – que la jeune femme était cloîtrée chez elle, essayant d'échapper aux rumeurs persistantes. Il avait grandi ici. Il ne se souciait pas des rumeurs. Mais pour Tokio, c'était sans doute différent.

Alors il avait eut l'idée stupide de la forcer à sortir. En pariant sur le fait qu'elle avait encore envie de le voir. Elle avait enlevée ses boucles d'oreilles pour pouvoir dormir, dans un brouillard alcoolisé – d'ailleurs, même ivre, elle était adorable –, les avait posés sur la table de nuit, et elle étaient tombées, oubliées, sur le sol lors de sa chute du lit.

Il ne savait pas sur quel pied danser avec cette fille. Un coup elle jouait les prudes, et deux secondes plus tard, elle était en train de la taquiner.

Et puis, il y avait cette phrase qu'elle lui avait lancé. 'Moi qui croyais que vous étiez un homme d'action'.

Il en était encore abasourdi. Du coup, comme un idiot, il tournait en rond depuis des heures, attendant que la demoiselle daigne se montrer.

Une heure moins cinq. Que disait la chanson déjà ? 'A cette heure, elle viendra plus ?' (1). Il soupira et attrapa ses clés de voiture. C'était son jour de congé de la police, mais il avait du travail à la ferme de ses parents. Et il avait besoin de penser à autre chose que cette écrivain venu de la ville.

Il cherchait sa veste quand on frappa à la porte. Un espoir idiot l'envahi et il se dépêcha d'aller ouvrir – sa fierté interdisant d'utiliser le terme 'se précipita'.

Tokio se tenait sur le seuil,complètement essoufflée, les cheveux ébouriffés, ses chaussures à la main.

Elle était superbe.

« Désolée du retard », haleta-t-elle. Sa première surprise passée, Saito retrouva son ton sarcastique habituel.

« Tu sais que logiquement, les chaussures, ça se met aux pieds. »

Elle lui lança un regard noir, tenant toujours de reprendre son souffle. « Tu as déjà essayé de... courir avec... des tongs toi ? »

Le tutoiement lui avait échappé. Elle plaqua sa main sur sa bouche, mais dû l'enlever rapidement. Elle avait l'impression d'être un phoque asthmatique, tellement elle avait du mal à reprendre sa respiration. Elle avait couru le plus vite possible, sacrifiant sa dignité sur l'autel de... quoi exactement ?

Saito ne pensait pas avoir un jour porté des tongs. Au lieu de relever sa question et sa soudaine familiarité, il propose : « De l'eau ? ». Elle hocha la tête avec vivacité.

De l'eau. Parfait.

« Entre. »

Occupée à respirer, Tokio rentra dans sa maison sans vraiment se rendre compte de ce qu'elle faisait. Il lui désigna le salon d'un geste de main, et elle se laissa tomber sur le canapé, épuisée. Franchement, cet homme lui aurait tout fait faire ! Elle qui n'avait fait du sport que contrainte et forcée durant sa scolarité !

Saito secoua la tête en souriant devant l'essoufflement de la jeune femme, bizarrement content de la voir ainsi. Après tout, elle venait de piquer un sprint pour lui. Elle ne pouvait pas avoir fait tout ça pour une boucle d'oreille en toc, n'est-ce pas ?

Il se dirigea vers la cuisine, ouvrit le frigo pour en sortir la bouteille d'eau. Il ouvrait un placard pour attraper un verre quand un cri se fit entendre.


Saito se précipita vers le salon et trouva Tokio dans un coin de la pièce, visiblement terrifié. Il fronça les sourcils et se rapprocha d'elle. « Que se passe-t-il ? »

« Une araignée. » bredouilla la jeune femme. Elle serra convulsivement le poignet de Saito. Il haussa un sourcils, son inquiétude envolée.

« Depuis le temps que tu es arrivée ici, c'est la première fois que tu vois une araignée ? »

Tokio ne remarqua pas son ton sarcastique. « Pas aussi grosse ! Je déteste quand elle font cette taille ! Fais quelque chose ! »

Saito suivit son regard et découvrit enfin l'objet du délit. Il fallait avouer que c'était une belle bête.

« Je n'écrase pas les araignées. Elles sont très utiles à l'écosystème. » Il ne pouvait pas s'en empêcher. C'était trop drôle de la taquiner. Il reprit son sérieux en voyant la peur dans ses yeux. C'était une vraie phobie.

« Je m'en fiches !Met-là dehors, envoie-là en Patagonie, ou dans l'espace, mais enlève-là de là ! »

Bien qu'elle essayait de se contrôler, l'intonation de Tokio se fit légèrement hystérique sur la fin de sa phrase.

Il s'avança vers l'araignée. « Pas avec tes doigts ! » s'exclama-t-elle.

Il retint un soupir. Franchement. Avec quoi d'autre ? Elle lui tendit le papier plié qu'il avait mit une heure à écrire la veille, choisissant avec soin ses mots, après avoir fait une dizaine de brouillons. Vraiment ?

Il attrapa le papier, réussit à convaincre l'araignée de monter dessus – c'était une vraie crème cette petite – et la jeta par la fenêtre.

« Ça va mieux ? » demanda-t-il en se tournant vers Tokio.

Elle regardait autour d'elle d'un air inquiet. « Il n'y en a pas d'autre ? »

Il ne lui dit pas qu'il y en avait certainement des dizaines – c'était une vieille maison. Il n'était pas sadique à ce point. Il haussa les épaules ? « Je ne crois pas. »

« Tu crois ou tu es sûr ? »

Il sourit en coin. « Je crois. »

« Génial. » Elle lui lança un regard noir et s'avança prudemment vers lui, comme si une araignée pouvait surgir devant elle par magie.

A deux pas de lui, elle leva les yeux vers son visage. Ils se regardèrent en silence pendant un moment. Puis Tokio brisa le silence. « Ma boucle d'oreille ? »

Il faillit s'étrangler. Cette fille le faisait tourner en bourrique. Un pas en avant, deux pas en arrière.

Saito se pencha vers elle. « Tu ne me feras pas croire que tu as couru tout ce chemin pour une boucle d'oreille. »

Elle se raidit. « Elles ont peut-être une valeur sentimentale. » Il leva les yeux au ciel.

« Sur la table de la cuisine. »

Elle le regarda un moment avant de se détourner et de se diriger vers la cuisine. Il l'arrêta. « Et pas un 'merci' pour l'araignée ? Moi qui croyait que tu aimais les hommes d'actions. »


Tokio se raidit. Bon sang ! Elle savait bien qu'elle aurait du s'abstenir de dire ça ! Sur le moment, elle avait été fière de sa pique, mais, maintenant, elle sentait que tout ça risquait de glisser vers quelque chose auquel elle ne s'attendait pas. Ou peut-être s'y attendait-elle, en fait...

Elle voulu se tourner vers lui, mais deux bras autour de sa taille l'en empêchèrent. Il s'était approché d'elle sans un bruit.

Sa respiration se bloqua. Il était beaucoup trop près. Et en même temps pas assez.

« Trop d'action ? » souffla-t-il dans son oreille.

« Ou pas assez... » murmura-t-elle en réponse.

Il fallait qu'elle aille voir un médecin. Elle avait l'impression d'avoir deux personnalités. Celle qui laissait Saito lui marcher sur les pieds, et celle qui enfonçait le clou. Le pire, c'est qu'elle n'arrivait pas à faire taire la petite dévergondée en elle.

Saito la fit se tourner vers elle. Son regard était braqué sur elle. Elle avala sa salive, avec l'impression étrange d'être un lapin sur le point de se faire dévorer par un loup. Sexy, le loup. Et, pour être honnête, si le lapin avait les genoux qui tremblaient, ce n'était pas de peur.

Il se pencha vers elle, ses lèvres effleurant les siennes. Tokio pencha la tête en arrière et gronda contre sa bouche, voulant approfondir le baiser. Il ne se le fit pas dire deux fois. Sa main se perdit dans ses cheveux, l'autre la rapprochant encore plus de lui.

Elle gémit et leva les mains, encadrant son visage, dans un mouvement désespéré.

Elle était à deux doigts de lui arracher son t-shirt quand on frappa à la porte. Saito grogna et approfondi encore le baiser. Seulement, la porte s'ouvrit.

« Hajime, tu es encore là mon chéri ? » demanda à tue-tête une voix de femme.

Saito rompit le baiser et posa son front sur celui de Tokio. Tous les deux avaient le souffle court. « Je vais la tuer », gronda-t-il en entendant les bruits de pas se rapprocher.

« Qui est-ce ? » demanda Tokio, en se disant qu'il fallait qu'elle s'éloigne de lui, tout en en ayant aucune envie.

« Ma mère. » Il se redressa et se prépara à affronter l'ouragan.

Tokio pâlit, rougit, puis pâlit de nouveau. Elle essaya de remettre ses cheveux en ordre, mais sa course folle ET l'étreinte enragée de Saito rendaient la tâche impossible sans une bonne brosse à cheveux. Elle se contenta donc de tirer sur sa robe pour la remettre en place.

« Hajime, où es-tu ? Ah, te voilà ! »

La mère de Saito était une belle femme – Tokio put ainsi dire d'où lui venait ses pupilles jaunes. Son sourire s'élargit quand elle vit Tokio.

« Mais enfin, Hajime ! Tu pourrais faire les présentations ! »

Le fait qu'elle venait à peine d'entrer dans la pièce et que son fils n'avait pas encore eut le temps d'ouvrir la bouche en disait long sur son caractère. Sans lui laisser le temps de parler, elle enchaîna.

« Tu dois être Tokio ! J'ai beaucoup entendu parler de toi ma chérie ! » Sans laisser le temps à Tokio de dire 'ouf' elle l'avait déjà engloutie dans une étreinte de maman ourse.

« Maman ! »

« Et bien quoi ? » Elle lâcha Tokio pour se camper devant son fils, les mains sur les hanches.

« Pause. Deux secondes. Qu'est-ce que tu fais ici ? »

Le regard scrutateur de sa mère se posa sur lui, puis sur Tokio, avant de revenir vers Saito. Au petit sourire en coin qu'elle arborait, sa mère était consciente qu'elle venait d'interrompre quelque chose.

« J'espérais que tu ne serais pas encore parti. Ton père m'envoie. Il lui faut une pièce pour le tracteur. Tu vas venir avec moi l'acheter ! »

Saito soupira intérieurement. Chercher une pièce pour le tracteur voulait dire aller à la ville, ce qui prenait deux heures allez-retour. Sans compter qu'il savait très bien que sa mère l'accompagnait parce qu'elle avait d'autres trucs à acheter et qu'il était bon pour passer son après-midi à la suivre dans les magasins.

Il adorait ses parents, vraiment. Mais il se portait mieux quand il ne vivait pas avec. Raison pour laquelle il avait emménagé ici au lieu de rester à la ferme avec eux.

« J'arrive. Tu peux m'attendre dans la voiture, maman ? »

Elle lui lança un regard calculateur. Oh, oh. Le trajet allait être long. Puis elle haussa les épaules et serra Tokio dans ses bras une nouvelle fois. « Je suis contente de t'avoir rencontrée ma chérie ! » Plus bas, elle ajouta « Il doit sacrément tenir à toi. Il n'oserait jamais dire à sa mère de foutre le camp, d'habitude. »

Tokio faillit s'étrangler mais parvint à lui sourire, un peu perdue au milieu de ce tourbillon de regards jaunes. Elle et Saito la regardèrent en silence quitter la pièce. Puis ils entendirent le bruit de la porte d'entrée se refermant.

« Je vais la tuer, c'est définitif. » grogna Saito.

« Elle est charmante. » Tokio n'était pas encore bien sûr de ce qu'elle ressentait envers cette femme, mais elle ne pensait pas pouvoir la détester un jour.

Saito soupira. « Je le savais. Vous ne pouvez que vous entendre à merveille. »

Tokio haussa un sourcil. « C'est un problème ? »

« Quand elle va commencer à te raconter ma vie depuis ses vingt-trois heures d'accouchement, oui. »

Tokio éclata de rire. « Je suis impatiente d'entendre ça. »

Il secoua la tête et l'attira près d'elle pour l'embrasser.

« Tu viens manger ce soir ? » demanda-t-elle, sa dévergondée intérieure de nouveau aux commandes.

« Du moment que le rouleau à pâtisserie est sous clé, je viens quand tu veux. »

Elle lui fit les gros yeux et il en profita pour l'embrasser à nouveau. Jusqu'à ce qu'un klaxon retentisse.

« Je vais vraiment l'étrangler, un jour. »

Tokio gloussa. « Va faire tes courses. » Et moi, j'ai du pain sur la planche. Le ménage n'est pas fait, le frigo est vide et la panière à linge sale déborde, ajouta-t-elle mentalement.


Saito arriva un peu avant vingt heures, avec une bouteille de vin. Le repas fut un succès – Tokio avait passé l'après-midi à le cuisiner, entre deux machines à laver et l'aspirateur.

Tokio se sentait tout de même un peu maladroite. Leurs baisers plus tôt dans la journée lui avait semblé tellement... naturels. Elle avait flotté sur un petit nuage tout l'après-midi. Mais elle ne savait pas trop bien comment agir maintenant qu'il était là.

Il l'aida à débarrasser et à empiler la vaisselle dans l'évier. Elle se détourna pour ouvrir le robinet quand il la saisit par la taille pour la plaquer contre lui.

« Qu'est-ce que ne va pas ? » Il ne rajouta pas 'encore', mais c'était sous-entendu. Elle lui donna une tape sur la main.

« Rien du tout Hajime. C'est juste que.. Je n'étais pas vraiment sûre que... Enfin, bref. »

Saito rit dans son oreille. « Alors comme ça, maintenant, on me tutoie et on m'appelle Hajime, hmm ? »

Tokio se maudit intérieurement. Comme il n'avait pas fait de commentaire sur le tutoiement, elle pensait qu'il avait décidé de laisser couler. Mais son prénom lui avait échappé. Et ça, il n'allait certainement pas le laisser passer.

« Sai- » commença-t-elle, avant de se rendre compte que ça ne servait à rien de persister. « Hajime, s'il-te-plaît... »

Il rit de nouveau. Ce n'était pas désagréable, le rire heureux d'un homme contre sa nuque. « Appelle-moi comme tu veux, chérie. »

Elle avala de travers. « Chérie ? » bredouilla-t-elle, ayant peur d'avoir mal comprit.

Il la fit se retourner vers lui, les mains toujours autour de sa taille. « Tokio. Je... Je ne sais pas comment tout ça va finir, mais pour l'instant... Je veux être avec toi. »

Elle écarquilla les yeux devant sa franchise. Elle sentait bien qu'il avait eu du mal à dire ce qu'il pensait. Elle sourit. « Ça tombe bien, moi aussi. »

Il sourit en coin et se pencha vers elle. Elle passa ses bras autour du cou pour se rapprocher. Il posa ses lèvres sur les siennes, d'abord délicatement, puis avec plus de force.

Ça aurait du être le baiser parfait.

Cette fois-ci, elle n'était pas ivre, et aucune maman envahissante n'était dans les parages.

Et ce fut parfait.

Jusqu'au moment où un renard poussa un cri déchirant à l'extérieur de la maison.

Saito sourit contre ses lèvres et Tokio rougit. Elle savait bien que ces satanés renards ne seraient jamais ses amis. Elle prit appui avec ses mains sur les épaules de Saito pour pouvoir le regarder.

« Je t'interdis de rire. »

Peine perdu, il était mort de rire. Elle sourit malgré elle. « Vraiment ? »

« Vraiment. » Il la rapprocha de lui. « S'il-te-plaît, ne sort pas le rouleau à pâtisserie. »

Elle lui assena une petite claque sur le dessus de la tête. « Tais-toi et embrasse-moi ».

Il la fixa un bref instant de ses yeux de loup et s'exécuta. Il ne savait pas où tout cela mènerai, mais, pour l'instant, il espérait que ça durerait le plus longtemps possible.


Notes de l'auteur :

(1). Si jamais vous vous posez la question, la chanson, c'est Hell Nep Avenue de Francis Cabrel. Pas la plus connue – ni ma préférée à vrai dire – mais mes paroles me sont venues instinctivement en écrivant le passage, donc... Veinard de francophones, vous avez la référence. Les anglophones n'ont pas cette chance ^^

Bon, ben, c'est fini pour l'instant. Mais la suite viendra, ne vous en faites pas ! N'hésitez pas à laisser une review, please !