Tatadaaaaaaaaa ! Voici le troisième chapitre de Cœur de Glace mouahaha !

Comme toujours, je précise que rien ne m'appartient, sinon les choses terribles (et belles aussi, hein ! Promis !) que je vais faire vivre à la Nouvelle Génération.

J'apporterais des précisions si nécessaires au fur et à mesure, et je rappelle qu'il y aura du H/H dans cette fiction, donc homophobe, passez votre chemin !

Bonne lecture !


Chapitre 3 : Lequel de nous

- Les premières années, suivez-moi !

Scorpius et Albus s'élancèrent derrière le préfet de Serpentard. Albus se sentait nerveux et sombre. Une fois dans la salle commune, ils seraient envoyés dans différents dortoirs, les capacités de Scorpius ayant été validées pour entrer en deuxième année.

- Scorp'.

Scorpius se tourna vers son ami.

- Ouais ?

Albus s'arrêta, retenant Scorpius par le bras.

- Promets-moi que tu seras prudent.

Scorpius cligna des yeux, puis fronça les sourcils.

- Qu'est-ce que tu veux qu'il m'arrive ? Après tout, Poudlard est l'endroit le plus sécurisé qui existe, hormis Gringotts.

Albus sourit à la plaisanterie, mais entraîna Scorpius avec lui, sa main dans la sienne.

- On ne sera pas toujours ensemble, tu ne dois pas l'oublier. Sois toujours sur tes gardes, sois toujours sur tes gardes à cause de lui.

Scorpius comprit enfin ce qu'il voulait dire.

- Tu parles de James, c'est ça ?

Albus hocha la tête.

- Al'…

Le groupe s'arrêta devant la salle commune de Serpentard, dans les cachots. Un serpent les charmait dans le tableau cachant les appartements Serpentards.

- Anguis Fide, prononça l'élève de cinquième année.

Le serpent ondula pour quitter le tableau et la porte s'ouvrit.

- Albus, ce n'est qu'un ado, comme nous.

- Scorpius, grogna Albus. S'il te plaît. Promets-moi que tu ne t'approcheras pas de lui.

Scorpius déglutit et en entendant le claquement de langue du préfet, ils suivirent les autres premières années. Les élèves suivirent le préfet et descendirent une marche pour arriver dans la salle commune. C'était une longue pièce située sous le lac noir. Les vitres laissaient filtrer des reflets verdâtres, les lumières étaient jade également. Tout était fait de pierre, pourtant le feu brûlant dans la cheminée donnait à l'endroit un aspect chaleureux. Les canapés étaient en cuir vert, les fauteuils étaient d'un bois poivre et sel, du bouleau. Il y avait des tables, des armoires sombres. Les tapisseries représentaient les aventures médiévales d'anciens Serpentards. L'atmosphère emplie de fierté que Draco avait décrit à Scorpius n'était pas aussi évidente à ses yeux. Pour l'instant.

- Le mot de passe changera tous les quinze jours et sera affiché sur le panneau d'affichage là-bas. Je tiens à préciser que la tradition qui était de ne pas inviter d'élèves d'autres maisons à venir ici n'est pas à respecter, bien au contraire.

- Scorpius.

Le blond ferma les yeux.

- Je te le promets, Albus.

Albus tapota l'épaule de son ami, satisfait.

- Vous accéderez aux dortoirs par ces escaliers, vous y trouverez vos affaires.

Le préfet chercha Scorpius du regard et l'interpella.

- Scorpius, le dortoir des deuxièmes années se trouve au fond du couloir sur ta droite.

Scorpius hocha la tête, nerveux. Les dortoirs des premières années se trouvant au début du couloir, Albus s'arrêta, laissant les autres passer devant lui pour découvrir le dortoir. Scorpius lui adressa un sourire rassurant.

- Tout va bien se passer, Albus. Ne t'inquiète pas pour moi.

Le brun se força à lui sourire lui aussi, puis rentra également dans le dortoir. Scorpius traversa seul le couloir, les autres élèves se trouvant encore dans la Grande Salle. Arrivé devant la porte noire à deux battants du dortoir des deuxièmes années, il fixa les poignées argentées, puis glissa inconsciemment sa main jusqu'au porte clé de sa mère. Il inspira profondément puis ouvrit la porte.

- Daisy ?

Le chat fêla, puis fit un bond pour rejoindre les bras de son maître. Ses poils étaient électrisés.

- Qu'est-ce que-

Un petit animal sautilla jusqu'à Scorpius et Daisy se plaça devant son maître en crachant. C'était un jeune furet chocolat noisette.

- Diego, viens ici.

Le furet obéit à la voix de son maître et fit demi-tour. Scorpius releva les yeux pour suivre l'animal. Un chemin serpentait entre les lits à baldaquin vert et argent, chacun se trouvant sur une petite estrade. Au bout du chemin, près d'un lit, Scorpius découvrit un sorcier. Les yeux noisette de la Grande Salle croisèrent à nouveau les siens.

- Oh…

- Généralement le terme approprié est bonjour, plaisanta James.

Il se baissa pour prendre Diego dans ses bras. Le furet alla s'allonger en travers de ses épaules. Scorpius reprit Daisy dans ses bras et gratouilla ses oreilles.

- Bonjour, murmura-t-il.

Il se mit à chercher ses affaires du regard, espérant ne pas se trouver à droite, près du lit de James.

- Je suis James Potter.

Scorpius se tourna à nouveau vers lui, masquant sa surprise.

- En… chanté, moi c'est-

- Je sais qui tu es, coupa James en s'installant sur son lit.

Scorpius fronça les sourcils et retint un grognement. C'est quoi son problème ? Il haussa les épaules et se dirigea vers son lit sur la gauche, à deux lits de celui de l'aîné des Potter. Il ignora James qui parlait distraitement à son furet, défit ses affaires tout en caressant régulièrement Daisy pour qu'elle cesse de grogner contre Diego. Il s'assit sur son lit, puis jeta prudemment un coup d'œil en direction de James. Celui-ci était assis en tailleur sur son lit, Diego blottit confortablement entre ses jambes. Il lisait un live, visiblement concentré et totalement désintéressé de la présence de Scorpius.

- Pourquoi tu es déjà là ?

James releva la tête vers lui et Scorpius se mordit l'intérieure de la joue.

- Pardon ?

- Les autres années ne rejoignent les dortoirs que plus tard, normalement.

James fronça les sourcils. Il semblait réfléchir à la question, analyser Scorpius. Ou bien peut-être qu'il réfléchissait simplement à la réponse à donner. Scorpius se maudit : après tout, cela ne le regardait pas et James n'avait aucune raison de lui répondre.

- Cela ne te regarde pas.

Et d'un coup de baguette, il ferma ses rideaux. Scorpius écarquilla les yeux. Il venait vraiment de le rejeter ainsi ? Scorpius cligna des yeux puis se recula sur son lit, fermant également les rideaux. Non mais pour qui se prenait-il ? Avait-il oublié qu'ils avaient le même âge ? De quel droit le prenait-il ainsi de haut ? Après tout, c'était lui qui lui avait parlé !

Scorpius se mit en pyjama, puis s'allongea dans son lit, Daisy au-dessus de sa tête. Albus avait raison, mieux valait ne pas s'approcher de ce garçon. Albus… Scorpius frissonna et resserra les couvertures autour de lui. A quoi pensait-il ? Etait-il assailli de nouveaux amis ? Se sentait-il seul et perdu parmi tous ces enfants qui devaient poser questions sur questions ? Et si les inquiétudes de son père se révélaient justifiées ? Et si, finalement, rien n'avait changé à Poudlard ?

Scorpius repensa à James. Cette attitude supérieure… Pensait-il pouvoir se comporter ainsi parce qu'il portait le nom de Potter ? Albus était bien plus un Potter que lui ! Bien plus gentil et humble !

Oui, Albus méritait qu'on prenne soin de lui. James, lui, ne lui apporterait que des ennuis.

.

.

Albus se réveilla en sursaut le lendemain. Il regarda rapidement sa montre et soupira de soulagement. Il n'était pas en retard, au contraire, il était en avance. Il se retourna plusieurs fois dans son lit pour essayer de se rendormir, mais il était bien trop excité à l'idée de commencer sa journée. Il s'assit et chercha Jessy du regard, celle-ci dormant parfois à ses pieds, parfois contre lui et souvent sous son oreiller. Il la trouva effectivement roulée en boule sous celui-ci et sourit en la caressant.

- Si tu savais, Jessy, j'ai hâte de commencer…

Lorsqu'il était venu s'installer avec son père au Manoir Malfoy, Albus avait alors véritablement appris à aimer la magie. Prendre des cours avec Laurelin n'était pas pareil que de voir Draco pratiquer des tours et leur parler librement de ce qu'il savait. Il leur avait parlé de la guerre, les avait mis en garde sur ce qui les attendrait dehors. Il leur avait parlé de ce qu'il avait ressenti la première fois qu'il était monté sur un balai. Harry, lui, était resté en retrait, un sourire nostalgique aux lèvres. Il avait laissé Draco s'occuper de ce genre de choses et Albus le regrettait. Il aurait tant voulu que son père parle de sa vie, de son enfance. Il ressentait du dégoût à l'idée d'en savoir moins que les autres sur le Sauveur du Monde sorcier – son père – pendant les cours d'Histoire de la Magie. Et si tout le Monde le fixait ? Comment se faire sa place dans un Monde trop grand et à la fois trop étroit pour soi ?

Flash Back

Scorpius éclata de rire et Albus, tirant sur son bras, lui fit signe de se taire. Il serpenta parmi les gens, ignorant les cris indignés, puis tourna brusquement dans une rue, Scorpius toujours à sa suite. Scorpius se plaqua contre le mur et serra Albus contre lui, essoufflé.

- On les a semés ?

- Je crois, oui, souffla Albus.

En effet, les trois pauvres elfes de maison appelaient les enfants de leurs Maîtres parmi la foule du Chemin de Traverse. Ils ne faisaient pas le poids et craignaient d'attirer l'attention en prononçant le prénom Albus. Les enfants enlevèrent leurs capes, heureux de pouvoir se montrer tels qu'ils étaient. Ils sortaient rarement de l'enceinte du Manoir, sinon avec les Elfes ou Narcissa, mais seulement dans le Londres Moldu. C'était leur deuxième sortie sur le Chemin de Traverse, ils étaient âgés de neuf et dix ans, et se sentaient plus vivants que jamais.

Fin Flash Back

Albus se sentait suffoqué, pris d'une crise d'angoisse. Il écarta ses rideaux, se faufila dans la salle de bain aussi discrètement que possible. Il ferma la porte derrière lui et se rafraîchit le visage. Il releva la tête et fixa ses yeux verts, les fameux yeux verts qui affolaient tous ceux qui les croisaient, tous les journalistes qu'il lisait. Il regarda ses cheveux noirs parfaitement coiffés, contrairement à ceux de son père. Il savait que ceux de son frère étaient indomptables, il savait que dans son visage, on y trouvait les traits de son frère.

Il frappa violemment le lavabo, les dents serrées.

.

.

Scorpius, appuyé contre la rambarde des grands escaliers, regardait autour de lui à la recherche d'Albus. Il voyait certains élèves de premières années discuter ensemble et se demanda s'ils faisaient connaissance ou bien s'ils se connaissaient déjà. Lui, il n'avait qu'Albus. Il sourit lorsque sa cousine lui adressa un grand sourire accompagné d'un clin d'œil. Elle ressemblait beaucoup à sa tante, elle avait son air espiègle, du moins c'était comme ça que Draco la définissait.

- Yo !

Scorpius se tourna lorsqu'Albus sauta la dernière marche des escaliers, un grand sourire aux lèvres. Scorpius lui sourit en retour et le suivit dans la Grande Salle. Il regarda fièrement son uniforme.

- Regarde, on porte le blason de Serpentard !

- T'es fier, hein, ricana Albus.

Scorpius lui donna une bourrade puis s'installa à table, affamé. Il pensait à tout ce que lui avait appris sa grand-mère, toutes les histoires qu'elle lui avait lu sur Poudlard et il avait hâte d'en apprendre plus sur cette école.

- Eh, Malfoy !

Scorpius ne réagit pas tout de suite, puis se tourna vers un élève de quatrième année.

- T'es bien le fils Malfoy ? Pourquoi tu réponds pas quand on t'appelle ?

- Il a un prénom, il s'appelle Scorpius, le défendit courageusement Albus en se penchant par-dessus la table.

Le sorcier sourit en coin.

- Pour tout le Monde ici, ce sera un Malfoy. Le fils d'un Mangemort.

- Foutez-lui la paix ! cracha Albus avant de laisser répondre Scorpius.

Le groupe de quatrième année s'éloigna en pouffant de rire. Scorpius se replaça face à son assiette, l'estomac noué.

- T'aurais pu me laisser me défendre, j'en suis capable, marmonna Scorpius.

- Je pensais pas à mal, répondit Albus, vexé.

Scorpius inspira profondément pour chasser de ses pensées ces stupides quatrième année et changea de sujet en prenant une brioche.

- Tu vas t'inscrire pour essayer d'intégrer l'équipe de Quidditch ? Après tout, ton père a pu l'intégrer en première année.

Albus haussa les épaules et les servit en jus d'orange.

- Je ne sais pas encore, j'aimerais postuler au poste de batteur.

Scorpius hocha la tête et sourit. Oui, cela faisait des années qu'ils faisaient des matchs, Harry, son père, Blaise, Albus, Pansy, Teddy et lui. Ils trouvaient Blaise et Pansy absolument adorables. Enfin, à leur manière. Albus était un véritable acharné en tant que batteur. Bien sûr, ils n'étaient montés sur un véritable balai que cet été, avant la rentrée. Scorpius se souvenait de la liberté qu'il avait ressenti, la liberté de pouvoir voler, même si ce n'était qu'au-dessus du Manoir, et n'être jugé par personne. Et Albus avait ressenti la même chose.

- Mais de toute manière, je serais refusé. Je ne peux pas utiliser mon nom pour obtenir ce que je veux.

Scorpius suivit le regard d'Albus lorsque celui-ci se tourna vers l'entrée de la Grande Salle. James entrait accompagné de Rose et d'autres Serpentards.

- Tu feras attention, hein ? murmura Albus en continuant à fixer son frère.

- Oui, répondit Scorpius, déterminé. De toute façon, je le trouve bien trop arrogant.

Albus pivota sur lui-même.

- Il t'a parlé.

Scorpius n'eut pas le temps de répondre, il fut interrompu par l'arrivée du courrier. Lorsque les premiers élèves ouvrirent La Gazette du Sorcier, des regards se tournèrent vers eux, y compris celui de James. Scorpius attrapa un journal, paya le hibou, puis regarda la première de couverture.

- Par Merlin…


"J'aime les moches", Max Boublil

"Iron", Woodkid