Auteur: Madhatter Sekiryou

Disclaimer: Les personnages ne sont pas ma propriété. Malgré le fait que leur destin dans cette fic tienne uniquement de ma volonté. Les personnages ne sont pas ma propriété. Même si Tite Kubo n'aurait pas songé une seconde à en faire un tel usage.

Couple: Bya/Ren

Résumé: Je m'étais promis de ne plus jamais me fier aux apparences, je m'étais promis de me battre pour mes convictions et ceux que j'aime ! Mais que faire, lorsque les fils du destin nous tirent comme un pantin de bois jusqu'à la fin ? Que faire… Lorsque tout est déjà écrit ?

Il Fut écrit... « Comme l'air que je respire. »

Partie I Ce qui nous lie.

Chapitre IV: Un peu de chaleur

Elle se mordit la lèvre d'anxiété... Son pas se voulait mesurer, mais elle était plus perturbée qu'autre chose. Elle fixa un domestique qui passait, ses bras chargés de draps, sans doute pour les chambres des futurs invités.

Et le noble qui lui avait donné le rôle de Maîtresse de maison! Kami-sama! Rien que l'idée lui hérissait le corps d'excitation et la déstabilisait. Elle avait si peur de le décevoir, peur que la lueur brûlante des yeux de Kuchiki Byakuya ne s'éteigne à cause de l'une de ses bourdes. Une lueur qu'elle avait juste apprit à discerner. Rukia s'arrêta nette quelques minutes pour se recomposer et elle toqua rapidement, attendant l'ordre... Qui ne vint pas? Elle fit coulisser la porte et avec appréhension passa la tête.

Le chef de famille qui avait entendu toquer, c'était arrêté d'écrire et de signer, il avait fixé la porte. Byakuya regarda, l'air abasourdi de Rukia et irrésistiblement un pli de fou-rire fit tressauter sa joue. Seule la tête de la jeune femme dépassait, interrogative, sans bouger.

-Mais pourquoi rentres-tu pas?

Au bout d'un moment la question jaillit du brun, et lorsque Rukia se cogna la tête en s'exécutant, une crampe de rire lui tirailla l'estomac, suivit d'un pli d'amertume qu'il ne put cacher dans sa voix.

-Je ne vais pas te manger Rukia!

De nouveau ses yeux s'arrondirent. Elle pensa tout le long de son fou-rire déclaré qu'il devait réellement être prit de folie! Il y a un mois encore, il la fuyait lorsqu'il entendait le mot Chappi, aujourd'hui il se payait une tranche sur son dos!

- Ce n'est pas drôle! Protesta-t-elle vivement, en croisant les bras.

-Mais tu as l'air tellement ahuri!

Gloussa t-il presqu'en réponse, tout en se calmant. Il ne se reconnaissait pas lui-même! Cela datait de si longtemps ce genre de réaction irrépressible. Mais il devait se rendre à l'évidence qu'elle était aussi expressive que cet imprévisible fléau de Kurosaki, elle était si naturelle, si vrai qu'il eut un nouveau rire. Comme s'il ne l'avait jamais vraiment vue.

-Nii-sama! Gronda Rukia, mais il était vraiment fou!

- Qui a-t-il de si drôle? S'inquiéta la shinigami.

-Rien!

Il secoua la tête en se tenant le ventre, une crampe, dû au rire, le traversa et son gloussement redevint fou-rire. Était ce dû à la pression? Il était plié en deux sur sa table! Il serra le poing et inspira pour rependre figure.

-Tout va bien?

Elle avait fait un pas vers lui, il acquiesça.

-Oui, oui...

Il se racla la gorge en relâchant son souffle, il mit quelques secondes avant de parler.

-Mais pourrais-tu m'expliquer pourquoi tu te cachais derrière cette porte, au lieu d'entrée?

-Mais je ne me cachais pas! S'écria t-elle. Un autre gloussement silencieux secoua le brun.

-Ce n'est pas drôle! J'attendais votre invitation à me laisser entrée.

Le sérieux dont il fit preuve par la suite était effrayant, il passa d'un extrême à l'autre sans que sa voix ne perde sa chaleur.

-Tu as frappé Rukia, nul besoin d'attendre, tu n'es pas un domestique.

Elle eut un temps d'arrêt.

-Qui plus est, c'est moi qui t'ai fait demander.

La jeune femme baissa la tête, attirant son attention.

-Bien nii-sama.

Il ferma les yeux, son petit sourire disparut, sa main tressaillit, il les rouvrit quelques secondes plus tard. Il chercha une issue, comme si l'air était devenu trop pesant tout d'un coup.

-Ce... N'était pas un reproche Rukia.

Elle releva la tête et le fixa, il regardait vers les rideaux, il semblait si loin... Si éteint.

-Je ne me cacherais plus derrière les portes!

Il revint à la jeune femme, son unique consolation.

-Vous m'avez fait demander?

D'un geste lent il referma le dossier et le poussa en le fixant... Le silence tomba et Rukia n'osa pas le briser.

- Ranges tes affaires Rukia... Tu vas changer d'appartement à partir d'aujourd'hui, tu ne dormiras plus dans l'aile principale.

Seul le silence répondit à cette révélation durant de longues minutes. Sous le choc, sans comprendre vraiment pourquoi, au fond, elle n'avait jamais rien demandé... Alors pourquoi avait-elle l'impression qu'on lui arrachait des mains quelque chose?

-Je... Sa voix trembla un peu.

-Tu seras dans l'aile Est.

-Bien nii-sama.

Maigre assentiment qui sonna à l'oreille du capitaine. Il se leva et se dirigea vers la porte.

-Suis-moi.

...

La pluie tambourinait encore, les couloirs étaient étouffants. Byakuya ne releva pas le regard sur les domestiques qu'ils croisèrent. Elle le suivait, fixant son dos, perdue. Il y a quelques instant encore il lui disait qu'elle faisait partie de la famille et là... Il venait de lui ordonner de quitter l'aile principale. Pourquoi? Qu'avait-elle fait?

L'anxiété le désorientait un peu, il prenait trop de décision à la fois, trop de possibilité s'offrait à lui, sans lui laisser vraiment le choix. Il avait beau avisé, anticipé... Et cette satané pluie qui n'en finissait pas de tomber! Il ne fit pas attention au désarroi qui frappait la jeune fille, sur ses pas.

L'aile Est était la plus calme du manoir, les couloirs y étaient vastes et moins chargés du symbole du clan Kuchiki. Lorsqu'ils s'y engagèrent, seuls les bruits de leurs pas résonnèrent, comme s'ils venaient de pénétrer dans une bulle.

Byakuya réprima un frisson, il n'y avait pas de courant d'air pourtant! Lorsqu'ils arrivèrent, il s'arrêta quelques minutes à la porte, puis lui fit face. Rukia releva la tête, elle devait l'admettre, son cœur se serrait à l'idée d'être exilé ici.

-Voilà ta nouvelle chambre, tu te souviendras du chemin pour y venir?

Zut! Elle n'avait même pas regardé, anxieuse elle jeta un coup d'œil d'où ils étaient venus. Il lui fallut du courage pour formuler à voix haute son inquiétude.

-Nii-sama... Pourquoi?

-Dans les jours avenir, l'aile Est sera la moins sollicité... Une série de réception va être donné au domaine, cela va durée des semaines et des semaines, certains convives vont presque vivre ici... Tu ne pourras pas dormir dans un vacarme pareille.

C'était l'excuse qu'il c'était trouvé pour ne pas la laisser au cœur du troupeau d'aristocrate hautain qui allait l'assaillir sous peu.

-J'ai préféré t'épargner.

-Oh. L'exclamation tomba à plat, comme si elle ne l'avait pas crû.

-Bien... Merci nii-sama.

Face au manque flagrant d'enthousiasme de la jeune femme, il sentit la peine l'effleurer, il la chassa en tenant la poignée.

-J'ai pensée que cette chambre te conviendrait, je l'ais choisi, mais si elle ne te plaît pas, tu pourras en prendre une autre.

Elle tressaillit en le voyant ouvrir la porte. C'était sans doute un cadeau, elle ne pouvait pas se permettre de refuser.

-Je suis certaine qu'elle est très bien! S'exclama-t-elle, mi-effrayée et incrédule.

Par habitude elle baissa de nouveau les yeux en lui emboitant le pas.

-Comme elle est un peu à l'écart, et que les domestiques auront beaucoup de travail, je t'ai assigné une servante, Mokona sera exclusivement à ton service, elle t'aidera à ranger tes affaires.

Rukia releva les yeux et resta bouche-bée, piégée sur place, alors qu'il continuait d'avancer dans la pièce. Il se dirigea vers la grande porte ouverte sur le jardin, malgré la pluie. Elle donnait sur un petit court d'eau. La chambre était spacieuse, les cloisons coulissantes la rendait sans doute lumineuse par beau temps. Le lit couronné d'une charpente en bois très ouvragée. Il désigna une porte sur sa droite à l'opposé du lit.

-Tu y trouveras un bureau.

Le brun lui fit face, elle ramassa sa mâchoire, il avait vraiment craint qu'elle n'apprécie pas la chambre et son silence le laissa un peu abattu. Il alla vers la porte donnant sur la jardin, lui tournant dos, amer.

-Je constate que tu n'es pas très emballée... Tu pourras en choisir une autre.

-NON! Il sursauta, elle se rattrapa.

-Je veux dire... Oui, heu... Elle est très bien!

Il la fixa. Comment lui dire? Elle s'avança vivement.

-Elle me plaît! Cette chambre est parfaite! Et je suis sûr que la vue est splendide! Le jardin doit être magnifique! Et je suis certaine que le bureau est très bien lui aussi! Je pourrais trouver la place pour ma collection chappi! Puis pour l'association des femmes shinigami je pourrais même stoker quelques cartons! Vraiment cette chambre est l'un des plus beaux cadeaux que tu m'ais fais ni-sama! Je ne sais même pas comment te remercier! C'est vraiment trop beau!

Byakuya n'arrivait pas à s'empêcher d'être surprit lorsqu'il voyait le nombre de mot qu'elle arrivait à dire à la seconde, sans respirer. Mais son enthousiasme ôta un poids considérable de la conscience du noble. Il fut sauvé lorsqu'on frappa à la porte.

-Entrez.

Elle s'exécuta, entrant précautionneusement avec le service. Il se sentait plus léger.

-Pose le tout, Rukia, voici Mokona, elle est à ton service.

Mokona fit une révérence un peu raide, elle n'avait plus l'habitude, ses cheveux grisonnant était retenue en un chignon incertain, elle remonta ses lunettes, petite, à l'allure active. Rukia fut effrayée se demandant quel âge elle pouvait avoir. C'était bien la première fois qu'elle voyait cette domestique. Elle ne pensait pas en avoir besoin, surtout vue son âge, mais comment le faire savoir?

-Mokona a beaucoup d'expérience, elle est mon intendante, elle t'aidera à régler les problèmes pour la réception, tu peux lui demander ce que tu veux, elle saura te conseiller.

Son intendante ? C'était le poste le plus élevé chez les domestiques. Gifle, la réception? Elle allait l'organiser!

-Si Mr me le permet d'ailleurs, nous sommes en retard sur le dépôt des invitations. J'attends encore la liste pour les coupons Bleu et les personnalisé que je doit transporter.

Aucun domestique n'aurait osé prendre ainsi la parole, le brun roula des yeux.

-J'en ai presque fini Moko'...

-Puis-je disposer? J'ai encore beaucoup à faire, Mr donnera les listes à mademoiselle, puis nous les vérifierons ensemble, si je puis me permettre.

Rukia regarda incrédule la vielle femme déserté la pièce sans trop attendre, le capitaine ne s'en formalisa pas.

-Je vais vraiment organiser une réception? Finit-elle par demander, un peu tremblant...

Mais quelle maladie avait frappé Kuchiki Byakuya? Pour lui donner successivement le rôle de Maîtresse de maison et maintenant d'organisatrice!

-Ne t'inquiète pas Mokona te supervisera, elle est l'une des plus anciennes intendantes de la famille.

Tu m'étonnes! Avec autant de cheveux blancs, elle devait avoir un millénaire sous ses vieux os!

-Mais, mais pourquoi nii-sama? Pourquoi moi!

Il posa un long regard sur elle, comme s'il méditait, il lui fallut un moment avant de comprendre que son attitude inquiétait la jeune femme. Son silence, son immobilité... Il se secoua en l'invitant servir le thé, prenant place. L'angoisse de Rukia se dissipa difficilement, mais elle retrouva ses marques.

Lorsque Byakuya prit en main la tasse brûlante, celle-ci diffusa une chaleur bienfaitrice dans ses phalanges, qui l'apaisa enfin... Le breuvage lui incendia la gorge, sous ses yeux Rukia eut l'impression que le noble ôtait enfin un masque.

-Rukia... Il y a cinquante ans, lorsque Hisana ma demandé de te retrouver...

Le silence lui glaça le sang, elle le fixa avide et abasourdie de le voir sous ce jour.

-J'ai fait une promesse des plus primordiale...

Il semblait peser ses mots, d'un calme qui le surprenait lui-même.

-Je ne regrette rien...

Était-ce l'émotion? Sa voix avait-elle réellement tremblée? Il reprit au bout d'un moment.

-Quoiqu'il arrive, sache que je tu es une sœur pour moi.

Sœur ou fille? Ne se mentait t-il pas à lui-même? Combien de fois c'était-il surprit à se dire qu'elle avait l'expression qu'aurait pu avoir leur enfant? Qu'elle avait cette vie, cette volonté qu'aurait put avoir le fruit de leur amour.

-Et c'est pour cette raison que je veux que ce soit toi et pas une autre.

Ça sonnait comme une déclaration tout d'un coup. Un pâle sourire effleura ses lèvres alors que son regard se perdait dans la pluie.

-Il va y avoir du changement, il est temps que je reprenne en main ma place, et je veux que chacun comprenne qu'il n'y a plus lieu de te traiter comme une étrangère, tu es une Kuchiki.

Pas encore, il n'avait pas encore osé lui dire le but de cette réception.

-Et puis, je meurs d'envie de les voir devenir rouge d'indignation!

Souffla t-il en buvant une autre gorgée, elle était estomaquée.

-Ce sera un vrai scandale! Murmura t-elle effarée, il acquiesça un peu trop vivement.

-Je sais! Mais tu verras, c'est amusant, Tante Shalhiah à tendance à devenir d'une étrange couleur dans ce genre de situation. Tu n'oublieras pas d'invité Abaraï et Kurosaki. Fit-il sur un ton de discussion affable.

-Cependant il faut rester discret jusqu'à la réception, sinon, l'effet de surprise ne sera pas terrible.

Rukia semblait prendre enfin conscience de l'ampleur qu'allait avoir les manigances du noble. Elle lui resservit une tasse et doucement, sans voir passer le temps, il commença à lui parler du reste de la famille comme il ne l'avait jamais encore fait.

Doucement le noble laissa derrière lui l'anxiété, comme si lentement, son étourdissement, sa douleur et son âme se gorgeait au soleil de la jeune femme; comme s'il avait atteint, ici, dans cet aile Est, sous cette pluie torrentielle, un peu de chaleur.

AND THAH'S ALL?

Moi qui me disais que le chapitre précédent était pathétique... Celui là en tient une couche! Merci de prendre la peine de me reviewer même si l'action n'est pas vraiment au rendez vous pour l'instant. Alors? Vos impressions? Review please?