Dans le genre, j'ai oublié de poster.......ba, de toute façon j'avais prévenu que ce coup-ci, je serais un peu plus anarchique quand à la publication de cette fic alors....Et puis, c'est pas comme si JKR ou Pratchett en personne m'avaient commandé une histoire mêlant leurs deux univers hein?
-Euh, c'est qui ces « mangemorts » ? Non ! Attendez, j'ai rien dit, je ne veux pas savoir ! Lança d'une voix plaintive Rincevent.
Les sorciers dans le bureau se figèrent. L'atmosphère qui avait semblé se détendre un peu quelques instants auparavant venait tout simplement de virer à l'électrique.
-C'est une question fort intéressante jeune homme.
Rincevent sût immédiatement pourquoi il n'aimait pas cet endroit. Quand les gens commençaient à lui parler gentiment, surtout sur un ton vaguement paternaliste, c'est que les emmerdes n'étaient pas loin. Lui et sa fichue grande gueule !
Il regarda un peu autour de lui, cherchant à savoir s'il y avait (par le plus grand des hasards, mais il se doutait que c'était peu probable, vu sa déveine actuelle) une porte de secours. Apparemment, Il était dans le bureau du directeur de ce mystérieux endroit. La pièce était grande, des étagères couvertes de livres et d'objets farfelus la remplissaient, et sur les murs se trouvaient des portraits d'hommes qui les regardaient avec curiosité et crainte mêlées.
Ça, cela avait été un choc quand le premier tableau s'était mis à leur parler quand ils avaient pénétré dans la bâtisse. Surtout que le portrait en question avait commencé à les traiter d'ennemis et leur avait demandé de décliner leur identité. Rincevent n'aimait pas qu'on le traite d'ennemi au premier regard, parce que lui, tout ce qu'il voulait dans la vie, c'était être le plus neutre possible. Quand on avait des ennemis, ils cherchaient irrémédiablement à vous tuer, et quand on avait des amis, les ennemis de ceux-ci voulaient également vous tuer. En fait, Rincevent attirait irrémédiablement à lui tous les ennemis potentiels du monde, et c'était une sorte de constante dans sa vie. Il avait beau expliquer à tout le monde qu'il n'était pas dangereux, qu'il était insignifiant, il finissait irrémédiablement par devenir la cible de tout le monde.
Non, mais vraiment, qu'est ce qui n'allait pas chez lui ? Dès que les mots s'étaient formés dans sa gorge, il avait su que lui et sa vie allaient être encore impliqués dans il ne savait pas encore quelle histoire que des gens parfaitement inconscients trouvaient « fascinantes ». Ce n'est pas comme s'il n'était pas déjà passé à coté de la mort de nombreuses fois…Tiens, la fois où il avait basculé par-dessus le rebord du Disque, ou celle où il avait du combattre la tête en bas ET à dos de dragon (certains soirs bénis, il arrivait à dormir pendant plus de 3 heures d'affilées sans en cauchemarder), où celle où la Horde d'Argent avait voulu rendre le feu aux dieux avec les intérêts, ou celle où le sourcellier…STOP ! Faut pas penser à ça parce que sinon, je vais encore …
-Les Mangemorts sont un groupe de sorciers noirs qui étaient associés à un individu fort peu recommandable de notre monde.
La voix bienveillante du vieillard venait de stopper la litanie sans fin des pensées personnelles de Rincevent, celui-ci ne pût que l'en remercier à contre cœur.
Le regard de Rincevent croisa celui d'un portrait qui louchait légèrement. Il n'aimait pas ces reproductions, mais il savait qu'ils lui ficheraient probablement une paix royale. Il n'avait pas entendu ce que la sorcière avait dit au premier, parce qu'il était trop occupé à ce moment là à regarder une armure qui tenait une grande épée (il détestait bien évidemment toutes les armes, qu'elles soient blanches ou non) et qu'il avait vu bouger légèrement, il était prêt à le jurer, mais le résultat était visible. Pas un seul portrait ne leur adressait la parole et certains se cachaient derrière un des éléments du décor quand c'était possible.
Il trouvait le décor reposant, malgré les représentations, mais il se disait que n'importe quel bureau semblait reposant comparé à celui de Munstrum Ridculle, l'Archichancelier actuel de L'Université de L'invisible (UI pour les intimes). Bon, c'est vrai que ce dernier avait un gout immodéré pour les têtes empaillées d'animaux qu'il avait chassé, mais c'était surtout les divers projectiles qui s'échappaient à un rythme irrégulier du bureau qui était effrayant pour tout individu standard. Il plaignait sincèrement l'Econome, dont le bureau donnait sur celui de Ridculle, car avoir des carreaux d'arbalètes qui passent au dessus de votre tête à fréquence plus au moins régulière pour aller se planter dans une cible ne devait pas être chose reposante pour ce pauvre garçon déjà fragile qui devait se gaver de pilules de grenouilles séchées pour ne pas sombrer irrémédiablement dans la folie (quoique le voir avoir des conversations avec des gens avec plusieurs jour de retard ou d'avance n'était pas franchement rassurant sur la qualité de son état mental). Et quand ce n'étaient pas les carreaux d'arbalète, c'étaient des boules de billards qui rebondissaient lorsque l'Archichancelier se décidait à « ranger » son bureau couvert de papiers pour laisser apparaitre le plateau quand il voulait se détendre. (1)
(1 : Ridculle est un partisan du rangement par le vide : son bureau est une table de billard sur lequel s'entassent petit à petit toutes sortes de notes ultra urgentes qu'il ne consulte quasiment jamais. Quand le tas est assez haut pour que l'économe se gave de pilules à un point tel qu'il commence à avoir des hallucinations tangibles, l'Archichancelier pose tout simplement le tas de feuille dans un coin et commence une partie de billard en essayant de faire le maximum de coups spectaculaires (2). Le fait de poser accidentellement le tas de papiers « ultra important, ne jeter sous aucun prétexte » dans la cheminée allumée n'est qu'un malheureux concours de circonstance)
(2 : l'un des coups favoris de Ridculle consiste a faire rebondir la boule sur trois bandes, puis de la faire passer dans un mini trou noir, la faire frapper l'un des encadrement de porte, puis la tête d'alligator empaillé, ensuite, par un léger sort de retour en arrière, la tête de l'économe le mercredi précédent alors que celui-ci est en sevrage de pilules depuis 3 heures.)
Bref, des portraits qui louchent, un oiseau bizarre et des objets surprenants n'impressionnaient pas vraiment Rincevent.
-Et il lui est arrivé quoi au fameux individu fort peu recommandable ? Demanda Cogite
-Il est mort.
-Une bonne chose alors…
-Oui, mais ses adeptes sont toujours en vie.
-Et pourquoi « mange mort » ? demanda l'air de rien Nounou.
-Et bien, c'est symbolique, ils suivirent un sorcier qui avait pour but de vaincre la mort et d'accéder à l'immortalité.
-Vaincre la mort ? Le « Manger » ? Il pas du être franchement de bonne humeur quand Il l'a rencontré. Dit, plus ou moins pour lui-même, Rincevent.
-Qui ça il ?
-Ben, la Mort.
-Pardon ?
-Ben vous savez, grand, qu'a l'air de pas avoir pris un bon repas depuis quelques siècles, une faux à la main et une voix qu'on n'oublie pas ?
-Vous voulez dire que vous avez déjà vu la mort…en personne ?
-Ben ouais, comme tout le monde dans cette pièce non ?
Les visiteurs hochèrent tous la tête comme si c'était une évidence, même la plus jeune.
Les sorciers s'entre-regardèrent d'un air perplexe.
-Quoi ? Qu'est ce que j'ai dit ?
-Je dois vous avouer que je n'ai jamais rencontré la mort, je l'ai frôlé quelquefois, mais non, je n'ai jamais vu quelque chose se rapprochant de votre description.
-Sérieusement ? Mais qui s'en occupe ici alors ?
-C'est un processus qui se fait tout seul, pourrait-on dire.
Chacun plongés dans ses réflexions se demandaient vaguement ce que les autres voulaient dire.
Puis, d'une voix douce, pas vraiment habituelle chez elle se disait Rincevent, Tiphaine demanda.
-Et moi, je fais quoi pendant que Stibon cherche un moyen de nous renvoyer chez nous ?
-Pardon ?
-Oui, parce que c'est bien beau de parler de la Mort et tout, mais bon, je fais quoi moi en attendant ?
-Et que faisiez-vous avant d'être envoyée ici jeune fille ?
-Ben, j'apprenais.
-Quoi ?
-La sorcellerie, tout ça…
-Ah, dans ce cas peut être pourrons nous vous aider également.
-Hein ?
-Et bien, nous sommes dans une école de magie…
Alors que Dumbledore allait continuer sa phrase, sous le regard désapprobateur de Severus et de Minerva, quelqu'un frappa discrètement à la porte.
-Oui ?
-Pardon de vous déranger Monsieur.
-Ce n'est rien, vous désirez ?
-Les élèves désirent savoir s'ils auront cours aujourd'hui, ou si nous devons nous organiser autrement.
-Et bien Monsieur Diggory, je pense que vous allez pouvoir rassurer tout le monde et annoncer que les cours reprennent d'ici dix minutes.
-Albus ? Demanda le professeur de métamorphose.
-Je crois que je peux gérer cette histoire tout seul Minerva, vous et les autres professeurs pouvez retourner vers votre classe sans crainte.
Bon, je sais, c'est moyen, mais bon, faut faire avancer l'histoire hein....
Dead-Moon m'a fait remarquer que les notes en bas de pages, c'est pas pratique, et j'avoue que c'est vrai quand on lit sur un écran. Alors, j'ai essayer d'intégrer les notes en milieu de textes (même si je trouve que ça fait bizarre), j'aimerais avoir votre éventuel avis à ce sujet
Merci d'avoir pris le temps de lire cette histoire jusque là.
