Juste une pause
Personnages : Alex Karev, Meredith Grey
Pour : Sempre Libera, qui voulait un Alex/Meredith
Résumé : Alex en a assez des histoires de coeur de ses co-internes. Mais peut-être aurait-il dû éviter de passer sa mauvaise humeur sur Meredith ?
Disclaimer : Les personnages sont à Shonda Rhimes. On m'a juste demandé de faire un Alex/Meredith, ce qui malheureusement n'arrivera jamais dans la série originale.
Juste une pause
Honnêtement, toutes ces amourettes hospitalières me prennent la tête. Que ce soient Meredith, Izzie ou Cristina, c'est toujours la même chose. Toutes se sont entichées du garçon qu'il ne fallait pas, qu'il soit leur titulaire, leur patient ou leur co-interne malencontreusement déjà marié. Et pour toutes, ça a posé des problèmes incroyables. Les filles peuvent vraiment être compliquées, quand elles s'y mettent.
Et maintenant, il faut que Meredith ait choisi le même couloir que moi pour avaler sur le pouce un sandwich, sauf qu'elle le fait d'un air tellement lugubre qu'on peut se douter à coup sûr qu'il y a anguille sous roche avec le Docteur Mamour.
La vie pourrait être tellement plus simple, si elles ne s'amusaient pas à mettre des complications là où il n'y en a pas. Il y a des garçons simples qui ne demandent qu'une chic fille à aimer. Au lieu de ça, il faut toujours qu'elles s'amourachent du type inaccessible.
- Arrête de faire la tête. Tu gâches mon repas, je marmonne.
Meredith tourne un regard froid vers moi.
- Je ne fais pas la tête, affirme-t-elle avec une netteté presque effrayante.
- Mais bien sûr ! je lance avant de mordre à nouveau dans mon sandwich.
- Alex, ne commence pas ! Je n'ai pas besoin de tes sarcasmes
- Hé, si t'es pas contente, fallait pas venir ici. Je n'ai rien demandé, moi.
Possible qu'un peu plus de gentillesse ne l'aurait pas dérangée. Mais après déjà vingt heures de garde, j'ai quelques difficultés à prendre goût au mélodramatique de la situation. Quand elle s'est levée, j'ai cru avec un certain mélange de remords et de contentement qu'elle allait se trouver un autre endroit pour y exhaler sa mauvaise humeur. Je me suis trompé.
- T'es vraiment un cas, Alex ! Tu sais ce que c'est, l'empathie ? Regarde dans le dictionnaire. Je t'assure que ça t'aiderait à devenir un peu plus humain.
- Je sais très bien ce qu'est l'empathie. Je ne supporte juste pas que tu viennes jouer ici à la pauvre petite fille chez qui rien ne va.
- T'es en train de dire que rien ne va chez moi ? s'indigna Meredith en agitant avec violence son sandwich devant moi. Mais je vais très bien ! Tout serait même parfait s'il n'y avait pas un petit interne arrogant qui m'agressait pendant ma pause-déjeuner.
Possible que je sois allé trop loin.
- C'est bon, j'ai rien dit. J'aime juste pas te voir comme ça, je marmonne.
Elle me dévisage un peu interloquée.
- Allez, rassieds-toi, je lui demande.
Elle écarte une mèche de son visage, me considère un instant, puis s'assied à mes côtés sur le brancard.
- Ça ne se passe pas bien avec le Docteur Mamour ? je l'interroge innocemment en gobant des chips.
- Pas vraiment. Mais je pensais que ma vie mélodramatique ne t'intéressait pas, remarque-t-elle les sourcils haussés.
Je laisse un silence s'installer, qu'elle seule brise en buvant son coca à la paille.
- Il faut que tu passes à autre chose... je propose.
- Tu joues les conseillers matrimoniaux maintenant ? s'exclame-t-elle en riant. Alex, n'essaie pas de m'embobiner.
- Au moins, tu ris, je fais remarquer avec un sourire victorieux.
Elle baisse la tête, se cachant derrière ses longs cheveux.
Je ne suis peut-être pas le mec qu'il faut dans ce genre de situations. Je ne suis pas compatissant, je ne sais jamais dire les mots qu'il faut. Mais sentir qu'elle est à nouveau triste, me gâche ma pause. Alors, je passe un bras autour de ses épaules et je l'attire contre moi.
- Allez, ça ira mieux, je dis doucement.
Elle ne s'est pas raidie comme je l'ai pensé. Elle n'a pas non plus protesté. Elle s'est juste laissée aller contre moi. Et moi, je regarde bêtement mon sandwich à moitié entamé, que j'ai laissé tomber pour consoler Meredith Grey.
- Ça ira mieux, je répète, pensant que c'est la seule phrase sensée que je peux prononcer dans ce genre de situations.
