Titre : Tu ne seras plus qu'un cadavre vivant

Disclaimer : Les personnages et l'univers ne m'appartiennent pas. Je ne gagne pas d'argent autour de mes fanfictions, je ne fais que m'amuser avec des oeuvres qui me plaisent.

Personnages : Tous les personnages existant dans Vampire Diaries sont susceptibles d'apparaître dans ma fanfiction. Les personnages principaux seront Elena, Damon et Stefan.

Couple : Damon & Elena

Rating : La fanfiction comportera des scènes violentes. Aucune autre mise en garde pour le moment.

Résumé : Elena voudrait que Damon paye pour les atrocités qu'il a fait vivre à Caroline. Stefan décide de régler le problème ... Mais peut-on fermer les yeux sur la cruauté simplement parce qu'elle est commise au nom de la justice ?

Note : Actuellement 32 chapitres ont été écrit.

Chapitre 3 : Agonie …

Damon sent son cœur se contracter. Un hoquet de douloureux franchit ses lèvres sèches et le battement retentit de nouveau dans sa poitrine. Un soupir, proche du soulagement, avant que son cœur, organe stupide, ne tente de nouveau de remplir son office. Il est en train de mourir et il n'aurait jamais cru que la mort soit si douloureuse. Il partait avec trop de lenteur, trop de douleur vers un sommeil qui ne serait qu'un autre enfer. La panique se répand dans ses membres alors que son cœur se contracte de nouveau. Il a cette terrible impression qu'il ne parviendra pas à trouver assez de sang pour relâcher la pression. Il cherche à se redresser, ses membres tremblent, il s'écroule contre ses liens. Boum. Nouveau battement. Il voudrait se rouler par terre, chercher une position, n'importe laquelle qui soit en tant soit peu moins douloureuse mais les chaines ne le lui permettent pas. Ses pensées divaguent. Il devrait se concentrer sur Caroline. La faire venir et s'en nourrir. C'était le plan au début … mais les doses de venin de Vénus massives l'ont réduit à l'état d'une masse tremblotante, incapable de la moindre action cohérente et la présence d'Elena a fait naître un espoir nouveau : et si elle décidait de le libérer. Les heures étaient passées et il avait du admettre qu'attendre ne servait à rien. Il devait réussir à faire venir Caroline. Nouveau moment de flottement, entre deux battements. Il a l'impression d'être mort, réellement mort, jusqu'à ce que le gong retentisse. La mort, ce n'est pas pour tout de suite. Avant de venir le faucher temporairement, le momifiant de la plus effroyable des façons, elle se ferait attendre et désirée.

Bien loin de toute cette souffrance, Elena avait donné rendez-vous à Stefan en terrain neutre et en public, à la terrasse d'un café. En plein soleil. Est-ce que c'était inconvenant d'invité un vampire à une sortie au soleil ? Elle ne connaissait rien à cet univers et encore moins à ces coutumes. Chaque action, chaque réaction, chaque idée lui paraissaient maladroites. Mais Stefan était là, à la terrasse du café et il ne semblait ni anxieux, ni déranger par la luminosité ou quoique ce soit d'autres. Elle s'installa, ramena la chaise sous ses fesses pour être plus proche de la table. Elle commença de but en blanc, froide. Le ton colérique.

« Tu as dit que tu étais prêt à tout m'expliquer. C'est pour ça que je t'ai demandé de venir. Quand on tape 'vampire' sur internet on tombe sur un monde de fiction. C'est quoi la réalité ?

- Je te dirais tout ce que tu veux savoir.

- Je sais déjà que tu adores l'ail.

- C'est vrai. »

Commencer avec des choses faciles, le sujet Damon viendrait bien assez tôt. La serveuse vient leur apporter un café. Pour elle, tout est normal. Elena la regarde durant une très longue seconde, se rendant compte de toute l'insouciance qu'elle a perdue en faisant face à la vérité. Elle avait également conscience, quelques part, que Damon attendait depuis trop longtemps déjà. Elle devait poser ses questions et elle devait les poser vite, puis elle négocierait pour lui en fonction de ce qu'elle allait apprendre. Elle avait tourné et retourné toutes les solutions imaginables dans sa tête et aucune ne lui semblait viable … à part celle de la négociation. Peut-être. Elle enchaina, dissimulant de son mieux les plans qu'elle avait en tête.

« Et bizarrement la lumière ne te dérange pas plus que ça.

- On a des bagues qui nous protègent. »

Sans être férue d'histoires de vampires, elle connaissait quelques séries et quelques romans en traitant. Elle nota mentalement les similitudes avec les uns ou les autres. Elle avait vu une histoire de bague dans Buffy, contre les vampires.

« Pour ce qui est des crucifix ?

- C'est de la déco.

- Et l'eau bénite ?

- Elle reste potable.

- Les miroirs ?

- Une légende. »

Twilight, beaucoup plus davantage à la condition vampire sans les inconvénients. D'ailleurs en pensant à Twilight, elle ne put s'empêcher de penser aux Cullens et à leur mode d'alimentation. Uniquement des animaux. Elle enchaîna tranquillement :

« Tu as dit que tu ne tuais pas pour survivre.

- Le sang des animaux me maintient en vie mais ça s'arrête là. Damon lui peut-être très puissant. »

Damon. Elle reprit ses esprits. Le sujet aussi attendu que craint arrivait enfin sur le tapis. Elena prit une gorgée de café. Il était presque froid déjà et il lui laissa un goût amer dans la bouche.

« Et pourtant tu l'as laissé sortir avec Caroline.

- Empêcher Damon de faire ce dont il a envie est beaucoup plus dangereux, tu peux me croire.

- Il la faisait souffrir !

- Il buvait son sang … Il a pris le contrôle de son esprit grâce à ses pouvoirs et il l'a hypnotisé pour qu'elle se ne rappelle pas qu'il l'avait mordu. Elle n'a jamais su ce qu'il lui arrivé. Jamais. S'il avait voulu la tuer, il l'aurait fait. »

Ce n'est rien que ce qu'elle avait déjà deviné, mais l'entendre dit avec autant de légèreté était comme un coup de poignard dans le bas ventre. Violent et inexplicable. Damon était un meurtrier. Il avait déjà tué et il pourrait de nouveau arracher des vies si elle le libérer. Mais plus dérangeant, Stefan racontait cela comme si c'était 'embêtant '. Pas choquant, pas horrifiant, pas dégoutant, juste… embêtant.

« Alors pour toi, tout va bien ? A l'époque tu n'as rien fait et maintenant tu l'assassines.

- Non. Ce qu'il lui a infligé est inacceptable. J'en suis conscient, mais il m'a fallu du temps pour parvenir à le droguer et à le maîtriser. Ce n'est pas si simple.»

Elena resta un moment songeuse … Si Stefan ne parvenait pas à maîtriser Damon sans en arriver à des méthodes barbares, peut-être que d'autres vampires le pourrait ? Ce qu'il avait fait à Caroline, ce qu'il avait fait de Caroline, était horrible et devait être puni. Il ne pouvait pas simplement être relâché… Elle se maudit pour l'utilisation mentale de ce terme qui conviendrait plus à une bête sauvage qu'à un homme.

« Et sinon, il y en a d'autres, en dehors de Damon et toi ?

- Non, pas ici. Plus depuis longtemps. »

Stefan avait l'air de replonger dans ses souvenirs. S'ils avaient de la famille 'vampirique', peut-être pourrait-elle trouver de l'aide pour Damon, pour qu'il ne vive pas ça. Au fil de la discussion, l'espoir s'amenuisait.

« Plus depuis longtemps ?

- Il y a eu une époque … où les habitants de cette ville ont su qu'ils cotoyaient des vampires et ça s'est mal terminé. Pour tout le monde. C'est pour ça que tu ne dois en parler à personne autour de toi.

- Je peux pas te le promettre.

- Elena … Donnes moi une journée. Je répondrai à toutes les questions que tu te poses. Absolument toute. Et ce soir quand on aura terminé, tu seras à même de choisir si tu veux révéler ce que tu as appris ou non. Ce sera à toi de décider. »

Elle était en colère. Elle voyait que Stefan essayait de gagner du temps. Il n'était pas honnête avec elle. Elle ne savait pas combien de temps Damon pourrait encore tenir et cela l'inquiétait autant que cela réjouissait Stefan. Néanmoins, elle n'avait aucun autre choix, alors elle accepta. Une journée pour comprendre.

Stefan la conduisit jusqu'à un champ de ruine et il lui parla de la maison qui siégeait là autrefois. Sa maison. Une belle maison qui avait vu des moments de bonheurs et d'autres, moins heureux. Elle avait vu naître Damon, puis quelques années après, lui-même. Elena l'observait se déplacer dans ces ruines. Nostalgique. Triste. Elle comprit peu à peu qu'il avait tout perdu, en perdant son frère, à l'époque de sa transformation.

Ce même frère qui entendant la porte de sa cellule grinçait et s'entre-ouvrir. Ca y est … la mort vient enfin de toquer à sa porte. Lui, il ne pensait pas à ces parties de jeux humaines. Ses veines avaient l'air d'implosée. Les cache-cache avec Katherine. Ses yeux se révulsaient. Les jeux de balles. Sa respiration sifflait, douloureusement. Les course-poursuites parsemées de rires. Il toussa alors qu'il cherchait à se redressait. Il avait rêvé d'un grincement… La porte ? La fille aurait-elle pu venir le sortir de ce guêpier ? Tout était flou autour de lui … Il distingua tout de même Zach, une aiguille à la main. Il ne chercha même pas à reculer. Dans ses veines coulaient plus de veine de Vénus que de sang. Ne voyaient-ils pas qu'il était à l'agonie ?

« Damon. »

Il toussa encore, contre la ferraille qui lui déformait la mâchoire et remplissait sa bouche d'un goût proche du sang et pourtant si différent. Loin de son agonie, Elena observait Stefan, assis sur un mur à moitié détruit. Il lui parlait d'un temps révolu. Il gagnait du temps, elle le voyait, elle le savait et pourtant, elle voulait l'entendre encore malgré sa colère. Au bout de plusieurs heures de discussion, elle se décida enfin :

« Je ne veux pas que tu tues Damon. »

Il eut la grâce de paraitre mal à l'aise et de détournait le regard alors qu'il marmonnait qu'il devait déjà être trop tard. Damon manquait de sang depuis trop longtemps déjà. Il avait dû se momifier.

« Stefan ... Comment pourrais-je te faire confiance lorsque tu essaies de me manipuler ? Tu as passé la journée à gagner du temps. Je ne peux pas...

- Il est dangereux. Je ne pouvais pas …

- Je me doutais que tu ferais cela. J'ai appelé Zach pour qu'il nourrisse Damon.

- Que ?

- Si tu t'avères être comme lui, je te dénoncerais Stefan. Je vous dénoncerai tous les deux. Je suis humaine, sans pouvoir face à toi et je l'ai bien compris. Mais ça ne veut pas dire pour autant que je nierai qui je suis. Tu peux le retenir prisonnier mais je n'accepterai pas de le savoir torturer. Si tu crois sincèrement que je peux te faire confiance, prouves-le.»

Elle tremblait comme une feuille mais son menton était haut et son regard ne cillait pas. Il avait voulu la piéger et elle n'avait pas apprécié du tout. Elle ne se renierait pas.