Bonjour à tous !

Oui, je suis toujours vivante... Et non je n'ai pas abandonné cette histoire... Mais milles excuses pour cette absence de publication courant le dernier mois... Disons que les choses sont devenues un peu hors de contrôle ! (*sorry sorry sorry*)

Je vous remercie pour tous vos messages, et j'espère que vous êtes toujours présents malgré ce petit interlude du mois d'octobre!

Bonne lecture :)

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Réponses aux reviews anonymes :

Vera : merci pour ta review, j'espère que cette suite te plaira ;)

Perrine : merci pour ton post et non je n'ai pas abandonné :). Une dizaine de chapitre sont déjà écrits ;). J'espère que cette suite te plaira :)


Chapitre 3

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San Francisco

Des tasses de café jonchaient le plan de travail. Des tas de papiers s'y entassaient également, tout comme sur le sol de la cuisine. C'était un bordel organisé – mais un bordel tout de même.

Aaron James observait la scène avec la force de l'habitude. Mais ce qui le fit le plus rire fut de voir sa mère endormie sur sa chaise, la joue collée contre le chêne, des taches d'encre sur les mains et le visage.

Il se dirigea le plus doucement possible vers la cafetière Nespresso, sortit une tasse propre d'un des placards et appuya sur le bouton pour faire un café crème, le préféré d'Hermione. Il était à peine 9h du matin, mais il sentait que sa mère avait encore une fois du se coucher à pas d'heures pour écrire son article.

Elle était passionnée dans tout ce qu'elle entreprenait – et Aaron l'admirait pour cela – mais c'était parfois trop.

Il se rappelait d'une fois où il n'avait encore que sept ans. Il était à l'école primaire… mais sa mère l'avait tout simplement oublié, trop prise par son travail. Elle avait pleuré de culpabilité et lui avait ensuite acheté un mini-balai. Cela avait le plus beau jour de son enfance… et était devenu le calvaire d'Hermione. Aaron en riait encore.

« Maman… » Appela-t-il doucement.

« … »

« Maman ! » Répéta-t-il en élevant légèrement la voix.

« Qu… Quoi ? » Couina sa mère en se redressant brusquement et en heurtant par la même occasion une tasse.

Ladite tasse de café vide vint se briser sur le sol, et le bruit de verre les fit tous les deux sursauter. Hermione attrapa sa baguette d'un geste automatique, et répara le mug.

« Quelle heure est-il, mon chéri ? » Marmonna Hermione, en se frottant les yeux.

« Presque 9h du matin… »

« QUOI ? Mais c'est pas possible… Je suis vraiment en retard au boulot… Olala… »

Sa mère descendit rapidement de la chaise de bar, tout en essayant de discipliner sa coupe au carré.

« Maman… »

« Quel exemple je vais encore donner… »

« MAMAN ! »

« Mon cœur, ce n'est pas le moment, je suis vraiment pressée, il faut que je prenne ma douche en vitesse et que… »

« On est samedi. »

Hermione stoppa tous mouvements, et se tourna vers Aaron. Sa mère était trop tête en l'air pour son propre bien être… Vouloir aller au boulot le samedi, non mais vraiment !

« Tu ne pouvais pas me le dire plus tôt, Aaron ! » Aboya-t-elle, visiblement de mauvaise humeur.

« Maintenant je me fais engueuler alors que je n'ai rien fait ! C'est vraiment le pompon ici ! »

« Langage, Aaron ! »

Le jeune sorcier fronça ses sourcils, incompréhensif face au comportement étrange de sa mère. En l'observant de plus prêt, il vit les cernes noirs qui ornaient ses iris chocolat. Son teint était blafard, ce qui était plus qu'anormal.

« Tu es certaine que ça va ? Tu as vraiment la mine d'un scrout à pétard. »

« Que de compliments pour ta bonne vieille mère ! » Répliqua Hermione, faussement outrée.

« Je t'ai préparé un café crème » Esquiva-t-il, en lui tendant la tasse, tout sourire.

« Oh, merci mon chéri. J'en ai bien besoin. »

Sa mère parut touchée par la petite attention, car ses traits se détendirent subitement. Elle lui adressa un regard énamouré, et il ricana intérieurement. C'était presque trop facile d'apaiser ses humeurs. Décidément, il était fier de lui. S'il continuait sur cette voie, peut être qu'il arriverait à la convaincre de laisser Sarah venir dormir à la maison…

« Alors… Pourquoi t'es tu transformée en vampire de l'écriture cette nuit ? »

Hermione haussa les épaules, feintant l'indifférence. Mais Aaron connaissait trop bien sa mère pour pouvoir déceler son subterfuge.

« Oh, tu sais, la crise de la page blanche habituelle. »

« Mais oui bien sûr, Maman… Je vais faire semblant de te croire, et me contenter de manger tranquillement mon petit-déjeuner. »

Aaron s'assit alors en face de sa mère, et commença à boire son chocolat chaud qu'il s'était préparé alors qu'ils discutaient tous deux. Il se concentra sur son bol, en faisant abstraction des soupirs de sa mère. Non, il n'allait pas céder… Il allait tenir jusqu'à ce qu'elle parle. Et une minute plus tard…

« J'ai seulement revu une vieille connaissance… Je ne m'y attendais pas, voilà tout. »

Aaron fut immédiatement intriguée. Sa mère parlait très rarement de son passé. Il savait juste qu'elle était anglaise, née-moldue, mais ses grands-parents étaient décédés avant sa naissance, emportant avec eux le secret de l'enfance d'Hermione. Il n'y avait aucune photo d'elle bébé, aucune photo souvenir dans l'appartement… Rien. Mais Aaron s'était habitué à cette vie en autarcie.

« Une connaissance que je connais ? »

« Non, mon chéri. Et c'est sans importance pour le moment… Par contre, j'aimerais beaucoup en savoir plus sur une certaine jeune fille qui a su te conquérir… »

Sa mère lui sourit malicieusement, tandis qu'il se retenait de rougir de gêne. Aaron connaissait bien sa mère, mais sans aucun doute, cette dernière savait aussi comment le remettre à sa place…

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La semaine sembla filer à une vitesse hallucinante, tant Hermione fut occupée au journal… Mais cela signifiait que les vacances approchaient à grand pas. Le 4 juillet se préparait au sein des familles américaines, mais chez les James, ce n'était pas une fête comme les autres.

Hermione n'avait jamais fêté le 4 juillet, tout du moins jusqu'à ce qu'Aaron soit en âge de comprendre le sens de cette journée particulière. Son fils étant américain par le droit du sol, la sorcière avait du s'y mettre.

Aaron avait effectué sa scolarité élémentaire chez les moldus. A cette occasion, les écoles se paraient de bleu, de rouge, de blanc, et l'ensemble des parents et des élèves se réunissaient pour célébrer tant la fin de l'année scolaire que l'indépendance des Etats-Unis.

Et c'est ainsi qu'Hermione s'était retrouvée obligée de suivre le mouvement afin qu'Aaron ne se sente pas exclu auprès de ses pairs… Pour une anglaise, fêter le 4 juillet était une douce farce. Après tout, les américains s'étaient rebellés contre les anglais colonisateurs…

Les années avaient passé, mais Hermione et Aaron avaient conservé quelques traditions américaines. Ainsi, les fenêtres de leur appartement s'ornaient du drapeau américain, et tous deux préparaient un pique-nique du 4 juillet digne des dieux.

Cette année, le meilleur ami d'Aaron les rejoindrait sous le soleil de San Francisco pour la fête nationale. Les sorciers célébraient également cette indépendance durement gagnée face aux anglais. Les James allaient ainsi faire une entorse à leurs habitudes, et fêter le 4 juillet à la manière « sorcière ».

Hermione consulta sa montre, et réalisa que Thomas avait du rejoindre Aaron au Centre de Cheminettes de San Francisco. Les deux adolescents allaient bientôt envahir son espace… Mais les pitreries des deux garçons étaient préférables à un silence angoissant.

Elle avait l'impression que les amis de son fils allaient défiler tout l'été. Elle avait bien conscience que leur appartement idéalement situé sur la côte ouest attirait les ados, mais elle était également persuadée que l'esprit charmeur et jovial de son fils en était pour beaucoup.

Il avait le cœur sur la main. Il lui rappelait sa propre mère… Son cœur se pinça à cette idée. Ses parents lui manquaient tellement. Mais Hermione avait appris à vivre sans soutien depuis tant d'années. Elle n'avait plus le droit de se plaindre. Elle avait Aaron, sain et sauf, et celui lui suffisait.

Hermione finit de remplir le panier de pique-nique avec les derniers plats qu'elle avait préparé dans la matinée avec Aaron, puis se servit un grand verre de limonade frais.

Elle vint ensuite s'affaler sur son sofa, et alluma distraitement la télévision, histoire d'avoir un bruit de fond. Elle attrapa un magasine de mode sorcier qui trainait sur la table basse, et qu'elle n'avait pas encore eu le temps de feuilleter.

Sur la couverture, une magnifique rousse à la chevelure de feu lui souriait, et adressait des clins d'œil malicieux aux lecteurs du magasine.

Hermione soupira, nostalgique.

Ginny Weasley-Potter était devenue un sublime mannequin, après avoir terminé sa carrière éclaire en tant qu'attrapeuse. Sa peau laiteuse sublimait la robe vert perroquet qu'elle portait. Encore une création unique d'un styliste, songea Hermione.

Toutes les maisons de haute couture sorcière se battaient pour habiller Ginny, la splendide femme du Ministre de la Magie anglais. Sa meilleure amie lui manquait, et Hermione se demandait si la Griffondor impétueuse qu'elle avait tant aimé avait changé autant qu'elle…

Sûrement. Ils n'étaient plus des enfants désormais. Ils avaient des responsabilités.

Hermione ouvrit directement le magasine sur les pages où Ginny apparaissait, tantôt en jean, tantôt en robe du soir. Une photo officielle d'elle et Harry à la commémoration de la fin de la guerre, quelques jours plus tôt, occupait l'espace d'une page entière. Qu'ils étaient beaux, pensa Hermione, perdue dans ses pensées d'un autre temps… Jusqu'à ce que la porte de l'entrée claque fortement.

« Maman, c'est nous ! »

Hermione sursauta, puis referma avec précipitation le journal, comme si elle avait été prise en faute… Ridicule !

« Je suis dans le salon ! » Répondit-elle.

Les deux garçons apparurent enfin sous ses yeux. Aaron, fidèle à lui-même, lui adressa un sourire charmeur, tandis que Thomas lui sourit plus sagement.

« Bonjour Madame James. »

« Hey, Thomas. Tu sais que tu dois m'appeler Hermione. Je ne suis pas si vieille que ça… »

Thomas rougit légèrement, ne sachant pas où se mettre.

« Non, évidemment que non Madame… James… »

Elle rit intérieurement. Hermione savait que, plus jeune, l'ami de son fils avait eu un petit béguin pour elle. Et elle aimait bien taquiner l'adolescent de temps en temps…

« Heureux d'être en vacances ici ? » Reprit-elle, décidant d'être plus gentille avec Thomas.

« Oh oui ! En plus, pour le 4 juillet… »

« Maman, est-ce que l'on peut sortir ce soir ? » Coupa Aaron, les yeux remplis d'espoir encore enfantin. Hermione l'observa, suspicieuse.

« Sortir où, jeune homme ? »

« Et bien… Pour se promener ! »

« Se promener ? Est-ce que cet endroit recèle d'alcool en tout genre et de jolies filles en maillot ? »

« Et bien… Oui, c'est certain. » Répliqua Aaron, fier de son effet.

« Dans ce cas là… C'est non, jeune homme. »

« Mais Maman… »

« Vous êtes sous ma responsabilité, et tu n'as pas encore seize ans. Fin de la discussion ! »

Aaron fit la moue, histoire de montrer son mécontentement, mais Thomas ne sembla pas surpris plus que cela. Il devait sûrement s'attendre à cette réponse… Mais son fougueux de fils regorgeait toujours de nouvelles idées pour faire les quatre-cent-coups.

« Mais vous pouvez faire un feu de camp sur la plage devant l'appartement… » Reprit-elle.

« Cool ! » S'exclama Thomas, visiblement enchanté par l'idée.

Hermione rit, puis se leva enfin du canapé pour aller saluer dignement son jeune invité.

« Allez ranger ces valises, changez-vous, et l'on pourra partir fêter dignement ce 4 juillet. »

« A la manière sorcière ? » Demanda Aaron.

« Exactement, mon chéri. »

Thomas ricana en entendant le surnom de son ami, et Hermione jubila intérieurement. Qu'est-ce qu'elle aimait mettre son fils mal-à-l'aise avec ces petits sobriquets.

« Combien de temps reste-tu, Thomas ? »

« Une semaine, si cela vous convient, Madame James. »

« Comme tu le souhaites, tu sais que tu es le bienvenue ici. Tu pourras revenir plus tard dans l'été, si tu préfères. »

« J'adorerai ! Merci. »

« Et bien, c'est une chose réglée. Maintenant, en piste les enfants ! »

Les deux adolescents échangèrent un regard qui en disait long sur ce qu'ils pensaient de celle nouvelle expression les visant, puis filèrent vers les chambres en se chamaillant.

Hermione sourit. Les vacances pouvaient enfin commercer.

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Londres

« Ron ! »

« … »

« Ron ! »

« … »

« ROOOON ! TU VAS ME REPONDRE, OUI ? »

Le principal concerné soupira. Il ne pouvait plus continuer à faire la sourde oreille, sinon sa femme allait lui lancer un Avada… Et elle ne loupait jamais sa cible…

Avec tout le courage du monde, Ron Weasley finit par se lever de son fauteuil préféré, et abandonna sa partie d'échecs façon sorcier. Dire qu'il était à deux doigts d'avoir la Reine…

« Je suis dans la bibliothèque ! » Répliqua-t-il, en essayant de ne pas hurler contre Pansy.

Des pas rythmés se firent entendre dans le couloir, et Ron commença à paniquer. Il allait passer un sale quart d'heure… Sa femme déboula subitement dans la pièce, le faisant presque sursauter. Tirée à quatre épingles, Pansy lui lança une œillade meurtrière.

« Que-faisais-tu-Ronald ? » Lui demanda-t-elle, en séparant bien chaque syllabe, les bras croisés sous sa poitrine… Poitrine magnifiquement mis en valeur par sa robe pourpre et…

« Ron ! Mes yeux sont légèrement plus au nord ! »

« Ma puce… »

« Ne m'appelle pas ma puce ! Je suis furax, Ronald ! Les autres vont arriver d'une minute à l'autre pour notre anniversaire de mariage, et tu passes ton temps à jouer à ce stupide jeu d'échecs ! Fais au moins semblant de t'intéresser à cette fête, même si apparemment, tu t'en fous de moi et de… »

Ne pouvant pas se contrôler, Ron se jeta contre les lèvres rouges et pulpeuses de Pansy. Cela lui faisait toujours de l'effet quand elle s'énervait ainsi… La sorcière fit mine de s'offusquer quelques secondes, avant de passer ses bras autour de son cou. Il sourit, fier de lui comme un hippogriffe. Leur baiser s'approfondit, mais Ron les sépara afin qu'ils puisent respirer.

« Pansy Parkinson, je ne me fous pas de toi… » Susurra-t-il, leur nez presque collé.

« C'est Weasley, cher mari. » Corrigea-t-elle, avec un air plus Serpentard que jamais.

« Pansy Weasley, pardon… Tu es magnifique ce soir, d'ailleurs. J'adore tes seins dans… »

« Pitié Weasley… Ne termine jamais cette phrase devant moi ! » S'exclama alors subitement une troisième voix que Ron n'eut malheureusement aucun mal à reconnaître.

Le roux déposa un dernier baiser sur les lèvres de Pansy, avant de s'éloigner d'elle.

« Rappelle moi pourquoi la fouine peut entrer chez nous comme bon lui chante !? »

« Parce que c'est mon meilleur ami, chéri. Tu ne voudrais pas que je m'énerve, n'est-ce pas ? » Minauda Pansy à son oreille, alors que son doigt fin glissait sur son torse.

Ron se figea sur place, conquis par ce bout de femme indomptable. Un ricanement le fit cependant sortir de sa torpeur. Il soupira. Malefoy commençait déjà à l'énerver.

« Drago ! Je suis si heureuse que tu ais pu te libérer ce soir. » S'exclama Pansy alors qu'elle s'éloignait de lui pour se précipiter vers le blond, qui l'accueillit à bras ouvert.

« Le meilleur pour toi, Pans. Quoique… Ce qui te sert de mari ne correspond pas à ma définition de « meilleur », mais on s'en contentera… »

« Pas ce soir, Drago ! » Répliqua fermement Pansy.

Ron lança une œillade victorieuse à son ennemi d'enfance, qui pinça ses lèvres de mécontentement. Quoique Malefoy puisse dire, c'est lui qui avait désormais la première place dans le cœur de sa belle… Prends ça dans ta face, serpent.

« Et Ronald, arrête de faire le malin. Je te vois ! »

Le roux marmonna dans sa barbe inexistante. Ce n'était pas possible, cette femme avait même des yeux sur l'arrière de son crâne ! Elle allait causer sa mort.

La sonnerie de l'entrée retint alors l'attention des trois sorciers.

« J'y vais. » Annonça Ron, en évitant le plus possible la fouine alors qu'il passait la porte de la bibliothèque. Il rejoignit rapidement le salon, puis l'entrée.

Leur cottage en banlieue londonienne était agréable à vivre, et satisfaisait au besoin d'espace de Pansy, qui toute sa vie avait été habituée à vivre dans de luxueuses demeures. Cependant, son héritage familial avait été confisqué par les autorités après la fin de la guerre, la forçant à vivre de manière plus « raisonnable »…

Pour le plus grand bonheur de Ron, il fallait bien l'avouer. Jamais il ne serait tombé amoureux de Pansy si elle n'avait pas autant diminué son penchant matérialiste. Et sa femme en avait également conscience.

Ron ouvrit la porte, le visage souriant de sa sœur et les cheveux en bataille d'Harry apparurent devant lui… Suivis de trois diablotins ambulants.

« Tonton Ron ! » S'écria Lily, la cadette des enfants Potter.

La petite fille, âgée de six ans, se jeta dans les jambes de Ron et dévoila son sourire édenté, mais si craquant. Elle était le portrait craché de Ginny. Une vraie beauté.

« Voici ma filleule préférée ! »

Le rire clair de Lily le fit sourire également.

« Lily, laisse ton oncle respirer, veux-tu ! » Gronda gentiment Ginny.

Ron haussa les épaules, indifférent face aux remontrances de sa petite sœur, et Lily gloussa, visiblement amusée par l'expression de son oncle.

« Pousses-toi Lily ! Nous aussi, on veut dire bonjour ! »

L'ainé des Potter joua des coudes afin de saluer son oncle à son tour, suivi de prêt par son petit frère. James Potter et Albus Severus Potter étaient de sacrés garnements ! Leurs parents devaient en voir des vertes et des pas mûres avec des énergumènes pareils…

« Langage, James Potter ! » S'énerva une fois de plus Ginny.

Aaaah, la douce voix de sa sœur lui avait manqué…

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Une demi-heure plus tard, le salon des Weasley-Parkinson regorgeait de sorciers affamés et d'enfants tumultueux. Seule Abigail Malefoy semblait calme au milieu de ses chenapans excités par la soirée de retrouvailles qui s'annonçaient.

Pansy et Ron étaient occupés à servir les amuses gueules. Et Ron lorgnait déjà avec avidité sur tous les plateaux.

Harry tentait de sortir discrètement du sac de sa femme le cadeau de mariage qu'ils avaient choisis. Millicent tentaient de l'aider – en vain.

Fred et sa femme Angelina surveillaient tranquillement les enfants, tout en sortant les verres sur la table basse du salon.

Teddy Lupin semblait dans la lune, comme à son habitude. Pour une fois, il était venu seul, et non accompagné d'une nouvelle copine dénichée on-ne-savait-où.

Sous oublier les gardes-du-corps qui rodaient à l'extérieur de la maison, afin d'assurer la sécurité du Ministre de la Magie…

Au milieu de tout ce capharnaüm, Drago observait du coin de l'œil sa fille, toujours stupéfait qu'elle lui ressemble autant. Blonde, longiligne, pupilles anthracite et nez pointu… On aurait pu croire qu'il l'avait fait seul, sans l'aide de son ex-femme…

Son attention fut dérangée par une chevelure rousse, qui vint s'asseoir prêt de lui sur le canapé. Ginny Potter lui sourit, et il lui répondit naturellement. Tous deux s'entendaient bien, en partie grâce à leur passion commune pour le Quidditch et leur expérience dans le monde professionnel en la matière.

« Ca fait longtemps qu'on ne t'avait pas vu parmi nous… »

Drago baissa les yeux vers ses mains ne sachant que répondre. Il savait qu'il avait tendance à s'isoler dans son coin lorsque les événements de sa vie personnelle devenaient difficiles…

« J'ai été occupé avec les sélections pour l'équipe nationale… »

« Je sais que Blaise n'est pas là pour te remonter les bretelles, Drago. Merlin-soit-louée, il rentre bientôt des Etats-Unis. Et je sais aussi que Millicent a du essayer de te parler, mais elle essaye toujours de te ménager… »

« Ginny… »

« Cependant, ce n'est pas mon cas, et je n'ai pas peur de froisser ton ego… »

Drago soupira. Il devinait aisément la suite de la conversation car il était un bien piètre ami depuis quelques temps. Pour des raisons qui lui étaient propres et qu'il n'avait envie de partager avec personne.

« … Pansy est effondrée même si elle le cache bien. Mon frère fait front, mais ce n'est qu'une apparence. »

« Je sais tout cela, Ginny. » Marmonna-t-il.

« Alors, pourquoi, par Merlin, ne fais-tu pas l'effort de passer une après-midi avec Pansy pour lui changer les idées ? Blaise n'est pas là, j'essaye de l'aider mais je ne suis pas aussi proche d'elle que tu l'es, évidemment. Et Millicent fait ce qu'elle peut, mais cela ne semble pas suffisant. »

« Je ne sais pas quoi lui dire… Je ne vais lui sortir un stupide « je suis désolé », cela ne leur rendra pas leur bébé… »

« C'est la troisième fausse couche qu'elle fait, Drago. Pansy a besoin de toi, même si tu lui dis seulement que tu es désolée ! Harry m'a dit qu'elle arrivait souvent au bureau les yeux rougis, et des cernée. Elle ne va pas bien… »

La voie de Ginny tressauta légèrement sous l'émotion, et Drago se sentit encore plus minable qu'il ne l'était déjà.

Pansy et Ron essayaient depuis des années d'avoir un enfant, mais cela se finissait à chaque fois par un douloureux échec. Les médicomages leur répétaient que rien ne clochait médicalement parlant, ce qui rendait leurs amis encore plus désespérés et en colère.

Trois semaines auparavant, alors que Pansy était enceinte de presque trois mois, elle avait une fois de plus perdu le bébé… Et Drago était désemparée. Il ne comprenait pas cette douleur, ne l'ayant jamais vécu lui-même. Il ne pouvait que l'imaginer, mais les mots semblaient vains dans de pareilles circonstances.

« J'irais lui parler. Mais pas ce soir… Cette soirée est censée les distraire, pas les faire ressasser le passé. »

Ginny rit face à ces paroles.

« Cela te va bien de dire ça, Malefoy. Je sais que toi, tu penses souvent au passé… »

Le blond se crispa. Il détestait son passé… Il en avait honte. Ginny serra son avant-bras, se voulant réconfortante. Il lui sourit à demi-mesure, reconnaissant pour son soutien discret. Si on lui avait dit, il y a vingt ans, qu'il finirait ami avec Weaslette, il aurait traité cette personne de folle-à-lier…

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Abby bailla généreusement, et oublia presque de mettre sa main devant sa bouche pour cacher ses actions disgracieuses… Mais le souvenir de sa mère lui fit se rappeler rapidement ses bonnes manières. Millicent Bulstrode, anciennement Malefoy, ne laissait rien – absolument rien – passer lorsqu'il s'agissait du savoir-être en société.

La jeune sorcière était fatiguée. Elle n'avait qu'une envie… Se jeter sur son immense lit à baldaquin chez son père, et dormir jusqu'à pas d'heure. Profiter de son dernier été avant sa première rentrée à Poudlard.

Oh, bien sur, elle trépignait d'impatience. Comme tout Malefoy digne de ce nom, elle serait à Serpentard. Elle avait tellement hâte de porter fièrement le blason vert et argent et de…

« Ma puce ! »

Abby tourna la tête, et vit son père l'observer depuis l'encadrement de la porte. Elle était affalée sur le sofa de l'entrée.

« Tu es fatiguée ? » Reprit-il en s'approchant, les mains enfoncés dans son pantalon noir.

Elle haussa les épaules.

« Oui, un peu… »

« On ne va pas tarder alors… Dès que tu auras dis au revoir et remercié Pansy et Ron. »

Abby se releva du fauteuil, et réajusta les plis de sa robe bleu roi. Elle s'avança vers son père, et releva le menton. Elle lui arrivait au milieu de l'abdomen, ce qui était parfait. Elle adorait se coller contre lui et enfoncer son visage contre la chaleur de ses polos. C'était réconfortant, rassurant pour la petite fille qu'elle était encore.

Drago lui tapota gentiment la tête.

« J'ai une surprise pour toi… »

Le cœur d'Abby s'emballa. Elle adorait quand son père lui faisait des cadeaux ! Elle adorait son père, tout simplement… Même si elle ne le voyait que très rarement à cause de son travail.

« Cool ! Qu'est-ce que c'est ? »

Drago lui adressa son fameux sourire en coin, visiblement fier de l'effet qu'il suscitait chez elle.

« Ca te dirait de venir me voir aux entrainements la semaine prochaine ? »

« OUUUUUI ! » Cria-t-elle, oubliant toutes les leçons de bonne conduite de son aristocrate de mère.

Drago ne put s'empêcher de rire, heureux de cette réaction enthousiaste et innocente.

« Ce serait trop bien, Papa ! Trop bien, trop bien, trop bien ! » Répéta-t-elle inlassablement.

« Alors, nous avons un rendez-vous, jeune demoiselle… » Conclut-il sur un ton très sérieux.

Abby laissa éclata sa joie jusqu'au plus profond de son cœur. Il fallait absolument qu'elle le dise à sa mère… Oh ! Et surtout à James… Il allait être vert de jalousie, songea-t-elle, malicieuse.

La journée ne pouvait pas mieux finir.


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Un peu plus de détails sur la vie quotidienne d'Hermione à SF, des révélations sur la vie de nos sorciers anglais à Londres…

Une review, et Drago entrera chez vous comme il entre chez Pansy & Ron… Inopinément !

Bonnes vacances de la Toussaint pour ceux qui en ont, et bon début de WE aux autres :)

Little-Library.