Bonjour à tous, nouveau chapitre... je suis en vacances alors je sens que je vais vite posté le 5 (que j'ai déjà commencer...) bref, bonne lecture!

Réponse aux guests:

Njut: Ouais, le petit calin... Je suis désolée pour le peu d'intimité Sterekienne de ce chapitre-ci mais je vais me rattraper, et puis bon, j'ai quand même fait un joli passage, tu me diras ce que tu en pense ^^ Merci à toi de me lire ^^

FlingApple: j'espère que tu as toujours l'eau à la bouche et une tenue étanche ^^ Peter reviendra vite, enfin... vite, c'est vite dit, mais je vous réserve un cadeau à son propos, j'espère qu'il te plaira! et le pauvre Stiles, lui, s'en sort plutôt bien dans ce chapitre, enfin, presque! merci de me lire, et de poster des reviews, j'aime bien tes commentaires ^^


Chapitre 4 : Tu ne commettras pas d'adultère.

De retour chez lui, Stiles monta directement dans sa chambre, griffonnant juste un petit mot à son père pour qu'il ne s'inquiète pas. Arrivé dans sa chambre, il jeta à peine un regard à Derek, qui était déjà dans le lit, se déshabilla, et se glissa dans les draps.

-Derek…

-Oui, tu peux. Mais n'en fais pas une habitude, souligna Derek, je suis pas une peluche.

Stiles grogna avant de se caler sur le torse de Derek, frissonnant quand le loup passa son bras autour de lui, effleurant son dos. Sans trop savoir pourquoi, le contact de Derek le rassurait, c'était une protection sûre.

-Stiles, murmura Derek, tu dors ?

-Je ne suis pas persuadé d'y arriver si tu me parle, donc je dirais que non.

-Tu le vis comment, cette situation, la succube, tout ça ?

Stiles soupira et regarda le loup dans les yeux, il n'arrivait pas à croire que Derek Hale, Monsieur « Je dis trois mot maximum par jour », lui demandait ça.

-On pourrait en parler plus tard ? Demain, on est samedi, on aura toute la journée. Et puis, juste une question, c'est toi qui me demande ça ?

-Tu fais chier, grogna Derek, j'essaie de faire en sorte que notre cohabitation soi vivable, et toi tu m'envoie chier ?! Vas te faire voir. Et dors tout seul, j'en ai marre de ton humeur de chien.

Il repoussa Stiles au fond du lit et commença à se lever, visiblement vexé. Stiles comprit qu'encore une fois il avait blessé l'Alpha, et il se redressa, posant sa main sur son épaule, sa peau douce et chaude lui arrachant un frisson.

-Non, Derek, reste, s'il te plaît… Ok, je te promets de changer de comportement, mais s'il te plaît, laisse-moi du temps, j'ai besoin de réfléchir… Mais ne me laisse pas seul, je ne veux plus qu'on me laisse seul.

Devant la détresse du jeune homme, le loup ne put que céder, il se réinstalla dans le lit, laissant Stiles se remettre sur lui. Il sentait que Stiles ne dormait pas à sa respiration saccadée, il devait sûrement réfléchir, mais Hale n'osa pas l'interrompre, ses propres pensées le torturaient assez comme ça. La main de Stiles sur son torse, son souffle effleurant sa peau, sa peau douce, tous ces contacts brisaient le cœur du loup, il savait que le jeune homme voyait la protection d'un grand frère, au maximum, dans cette proximité, mais lui aurait aimé caresser son dos, embrasser la peau douce de son cou, sentir son odeur, s'en imprégner, poser ses lèvres sur les siennes, et le fait de savoir que cette attirance ne serait jamais réciproque broyait tout sentiment positif du lycan, qui souffrait bien plus qu'il n'osait se l'avouer.

Stiles non plus ne se sentait pas très bien, et sans le savoir, beaucoup de ses pensées allaient dans le même sens que celles de son protecteur. Bien sûr, il pensait un peu à la succube et à ses dernières paroles, le concernant lui et Allison, mais surtout, il pensait à Derek, Derek contre qui il avait dormi une bonne partie de l'après-midi, mais surtout, Derek dont il avait rêvé pendant cette sieste si incongrue, des rêves que Stiles n'aurait jamais pensé faire, surtout au sujet du grand méchant loup. Stiles se posait de plus en plus de questions sur son orientation sexuelle, surtout que personne n'avait répondu quand il avait demandé s'il pouvait être attirant aux yeux des hommes, et il n'osait rien faire vis-à-vis de Derek, de peur que le loup ne lui tranche la gorge à coup de crocs, et puis jamais Derek ne répondrait à ses avances. Ce que ça pouvait être compliqué ! Stiles devait bien réfléchir depuis une heure, il releva doucement la tête et s'aperçut que Hale dormait. Stiles sourit, le loup avait l'air soucieux, même pendant son sommeil. Sans trop savoir pourquoi, Stiles écarta un peu le drap, regardant le corps parfait de Derek, dessinant du bout des doigts les contours des abdominaux musclés du loup. En y réfléchissant bien, Stiles commençait à comprendre ce qu'il ressentait, et ça le rassurait de moins en moins. Il ne voulait pas être attirant pour tous les hommes, enfin du moins les homosexuels, non, il voulait juste être attirant aux yeux de celui qui dormait dans son lit. Bien sûr, il avait déjà trouvé d'autres hommes attirants, mais aucun n'avait eu cet effet sur lui. Stiles se redressa doucement et regarda le visage de Derek, ses traits fins, mais surtout, ses lèvres si tentantes. Sans s'en rendre compte, le jeune homme s'était approché du visage du loup, le cœur battant, c'était l'occasion ou jamais d'être fixé. Stiles approcha un peu plus de celles de Derek, prêt à l'embrasser, mais quelque chose l'arrêta, quelque chose d'inhabituel… Derek souriait, sincèrement, il semblait en plein rêve, et il entrouvrit les lèvres, murmurant des choses que lui seul pouvait comprendre. Mais au bout de quelques secondes, un mot, un seul, devint compréhensible, franchissant les lèvres de Derek, dans un murmure, presque comme une prière, « Stiles ». Le jeune homme dévisagea le loup et se recoucha, troublé par ce qu'il venait d'entendre.


Sawyer Stilinski n'en revenait pas. Deux jours, deux cadavres. Cette fois, le malheureux avait été éventré, mais son cœur avait lui aussi disparu, selon ce que lui disait son adjoint, c'était donc forcément le même tueur. Il décida d'aller voir le corps de plus près, et étouffa une exclamation en voyant le visage de la victime. Aiden Manth… Il le recherchait activement depuis le début de la soirée, le jeune homme ayant poignardé quelqu'un dans un bar, pensant venger son frère, et même si l'homme poignardé était un criminel en puissance, Aiden avait commis un homicide. Sawyer fut surprit de voir Chris Argent en train de parler à un agent, et il s'approcha, curieux de comprendre la raison de cette présence. Chris le vit et lui fit signe de le rejoindre, apparemment heureux de voir le Sheriff. Chris l'entraîna un peu à l'écart, le visage grave.

-La situation est plus grave que ce que je pensais, Sawyer, il va falloir prendre des mesures.

-Un couvre-feu, dit Stilinski du bout des lèvres. C'est tout ce que je peux faire.

Chris soupira, ça n'empêcherait pas la succube de tuer, mais ça éviterait au moins à des innocents de mourir… Sa fille, par exemple, que la succube semblait avoir ajouté à sa liste. Sawyer, lui, était désemparé, il savait bien que ce couvre-feu ne servirait à rien. Il salua Chris, l'heure n'était pas à la discussion, et il avait besoin d'être seul, de tout façon, on n'aurait pas besoin de lui avant que les experts aient fini leur travail. Il monta dans sa voiture, mis le contact et roula sans but précis. Pourtant, une maison apparut devant lui, et Chris fut étonné de s'être rendu ici, il n'avait pas mis les pieds dans ce lieu depuis bientôt dix ans. Il descendit de la voiture et se rendit d'un pas hésitant jusqu'à la bâtisse, la maison des Hale… Il n'était pas encore Sheriff quand la maison de son ami avait brûlé. Son meilleur ami… Stiles avait était traumatisé par la mort de Denzel, qu'il appelait « Tonton », et avait effacé de sa mémoire, tout comme Derek. Les deux garçons ne se souvenaient pas de l'amitié profonde qui les avait liés, on pouvait même dire qu'ils avaient été comme des frères, Derek protégeant sans cesse Stiles, mais l'accident et le placement de Derek en famille d'accueil avait forcé l'éloignement des deux enfants, et leur oubli. Sawyer regarda la porte de la maison, la main tendue vers la poignée, mais il n'arriva pas à franchir le cap, l'image des corps calcinés incrustée sur la rétine. Il rebroussa chemin et retourna chez lui, exténué. Sur le chemin de sa chambre, il fut pris d'une soudaine nostalgie, et s'arrêta devant la porte de son fils, il voulait le voir dormir, comme avant, comme quand il était un enfant heureux. Sawyer ouvrit doucement la porte et passa la tête par l'ouverture, mais ce qu'il vit lui arracha un cri de stupeur, Stiles n'était pas seul dans son lit, et il dormait dans les bras de Derek Hale…


Le lendemain, Stiles se réveilla, encore habité par ses rêves, et un en particulier, dans lequel Derek le sauvait d'Abrahel, la renvoyant en enfer, et finissait par embrasser le jeune humain. Ce rêve avait été si réaliste que Stiles découvrit avec horreur que son corps, lui aussi, réagissait, lui offrant une merveilleuse érection. Stiles tenta tant bien que mal de se redresser sans réveiller le loup, mais à peine avait-il réussit à se mettre à genoux dans le lit que Derek ouvrit les yeux. Son regard fit un aller-retour entre la bouche grande ouverte du garçon et son caleçon qui formait une bosse plutôt impressionnante, et le loup se surprit à sourire, sans trop savoir pourquoi, ce qui gêna encore plus l'adolescent. Derek se redressa à son tour, son visage à quelques centimètres de celui de Stiles, le fixant dans les yeux.

-J'hésite entre deux choses… Me sentir flatté ou indigné. Ce qui est sûr, c'est que je suis plutôt étonné, susurra Derek, tout en continuant de s'approcher.

Stiles devint encore plus rouge qu'il ne l'était et recula précipitamment, se collant à son bureau, il ne comprenait pas l'attitude de Derek, était-ce une nouvelle façon de le torturer ? Ou alors, Derek avait compris que le jeune homme était attiré par lui et il se plaisait à le faire souffrir en jouant sur cette corde sensible… Non, Derek était certes particulier, agressif et colérique, mais il n'était pas sadique. Stiles ne comprenait plus rien.

-Si c'est pour avoir ce genre de réaction, je crois que je vais arrêter de dormir avec toi, grogna le loup, de nouveau vexé. Je sais pas ce qu'il t'arrive en ce moment, Stilinski, mais reprends-toi.

Stiles soupira, il fallait vraiment qu'il ait cette discussion avec l'Alpha… Mais pas pour l'instant. Il lança un regard d'excuse au loup et parti se doucher. Derek se recoucha, il n'avait pas envie de réfléchir à l'attitude puérile de Stiles.


Sawyer Stilinski avait la chair de poule, il n'avait pas envie de retourner dans cette maison, mais il n'avait pas le choix, il devait annoncer à cette femme froide que son deuxième fils était mort, c'était son devoir. Son cœur battait à tout rompre, mais il frappa tout de même à la porte. Un homme, frisant la cinquantaine, le regarda à travers la moustiquaire, puis finit par ouvrir, non sans jeter un regard froid au Sheriff. Sawyer le suivit dans le living-room et salua Madame Manth, qui le regardait, toujours aussi froide.

-Monsieur Stilinski, je vous présente mon mari, Andrew. Il est revenu pour l'enterrement.

-Revenu, comment ça, demanda le Sheriff, ne comprenant pas bien.

-Je travaille sur un forage en Alaska, alors je suis absent une bonne partie de l'année.

Sawyer se passa la main dans les cheveux, il ne savait pas comment annoncer la nouvelle à ses parents visiblement déjà détruits depuis longtemps.

-Monsieur et Madame Manth, j'ai une terrible nouvelle à vous annoncer, je sais que vous avez déjà subi une énorme perte, mais… Nous avons retrouvé Aiden. Il est… mort.

Encore une fois, le manque de réaction de la mère lui arracha un frisson mais ce fut l'attitude du père qui le surprit le plus.

-T'es contente de toi ? A force de leur dire qu'ils étaient bons à rien, c'est ce que t'as réussi à en faire ! Alors celui-là, il est mort de quoi ? Overdose ?

-Non, Monsieur Manth, il a été assassiné. Connaissez-vous quelqu'un qui aurait pu en vouloir à vos deux fils ?

-Non, répondit la mère. Enfin si, justement, des tas, la liste serait trop longue.

-Bien. Je crois que je vais vous laisser. Je vous préviendrais si nous retrouvons l'assassin de vos fils.

Le Sheriff les salua, heureux de quitter la maison, des éclats de voix résonnant dans son dos. Il devait avoir une discussion sérieuse avec Chris Argent.


Stiles réapparut enfin, habillé, douché, et surtout, déterminé à s'expliquer avec Derek, même si son cœur battait à tout rompre. Le loup était toujours sur le lit, vêtu en tout et pour tout de son boxer, ce qui déstabilisa légèrement le jeune homme, mais il devait faire face. Le grand discours qu'il avait préparé pendant qu'il était sous la douche s'était envolé, et il ne savait plus par où commencer. Les yeux de Derek étaient plongés dans les siens et plus rien n'existait, hormis lui.

-Je… euh… Tu…

-J'ai comme qui dirait l'impression qu'il essaie de communiquer, ironisa Derek.

Stiles soupira, se prenant la tête entre les mains.

-Tu veux pas juste me laisser essayer ? Sans m'interrompre, tu vois… Et arrête de me regarder comme ça, on dirait un affamé prêt à sauter sur un burger !

Derek ne put s'empêcher de rire mais s'exécuta, reportant son attention sur le magasine qu'il avait dans les mains, ainsi Stiles n'aurait plus d'excuses.

-Bon, déjà, je voulais m'excuser pour mon attitude, je crois que j'étais blessé, et c'était pas ce que je voulais. Même si tu m'as blessé plus de fois, physiquement comme mentalement, je me souviens encore du goût de mon volant. Mais je vois bien que tu fais des efforts. Ensuite… Hier, tu m'as demandé comment je vivais tout ça. Bah… Pour la succube, je suis un peu en mode « Je flippe grave », mais en même temps, je sais que je vais m'en sortir, vous êtes là. Et puis il y a les fait que toi et moi on se retrouve obligés de pas se quitter, alors pour ça aussi je flippe, parce que t'es un peu le genre de mec à me faire peur vite fait, et j'ai toujours peur de t'énerver assez pour que tu me tue. Mais en même temps, tu me rassure, j'arrive pas à savoir pourquoi, mais savoir qu'une armoire à glace veille sur moi, ça me fait du bien, même si la brute en question pourrait aussi me torturer.

Stiles avait dit tout ça d'une traite, s'arrêtant une seule fois pour respirer. Derek soupira, il se trouvait dans une position assez invraisemblable.

-Comment peux-tu sérieusement croire que je te ferais du mal ? Je me fais chier à te protéger, alors tu crois vraiment que c'est pour te torturer après ? Faut que je fasse quoi pour que tu me fasses confiance ?

-J'ai bien une petite idée, commença Stiles, ne croyant pas lui-même à ce qu'il allait faire, il suffirait que tu répondes à une question.

Derek lui fit un signe de la main, l'encourageant à continuer, et même si Stiles savait qu'il faisait une grosse erreur, il ne put s'empêcher de poser cette question.

-Pourquoi as-tu murmuré mon nom cette nuit ?

Derek devint rouge écarlate, des images de son rêve dansant devant ses yeux, il ne pouvait pas avouer ça à Stiles mais en même temps il avait envie que le jeune homme lui fasse enfin confiance.

-Si je te dis un bout de la vérité, ça te conviendrais ?

Stiles secoua la tête, les bras croisés fermement sur la poitrine, adossé à son bureau. Derek se passa la main dans les cheveux, ça sentait le carton rouge à plein nez, mais sans trop savoir pourquoi il faisait ça, le loup se sentait obligé d'avouer.

-J'ai… Plus ou moins rêvé de toi. Et… Disons que je ne te faisais pas de mal.

Stiles ouvrit de grands yeux, il ne s'attendait tellement pas à ça ! Enfin bon, il se doutait bien qu'il s'agissait d'un rêve, mais comment aurait-il pu savoir qu'il était question d'un rêve érotique ?

-Ouais, ok, bah… C'est pas grave, c'est juste un rêve, ça se contrôle pas. Mais bon, tu pouvais bien te moquer de mon érection de ce matin, espèce de loup hypocrite ! Un partout, la balle au centre, lui lança Stiles, un grand sourire sur le visage.


Sawyer avait donné rendez-vous à Chris Argent sur le terrain de crosse, il avait besoin d'explications sur les récents évènements, il voulait comprendre. Chris l'attendait déjà, jouant avec ses mains, il semblait nerveux, et le Sheriff fut surprit, Argent semblait toujours si sûr de lui. Ils serrèrent la main et Sawyer se planta face à cet homme qu'il lui cachait tant de choses. Il voulait tout savoir, maintenant.

-Je crois que vous me devez quelques explications, Argent.

-J'ai peur de vous confronter à quelque chose que vous ne pouvez pas concevoir, murmura Chris, toujours aussi mystérieux. Vous n'êtes pas préparé.

-Pas préparé à découvrir ce que vous me cachez ? Si, plus que vous ne croyez. Je sais que ce que vous me cachez n'est pas naturel, je sais que je vais découvrir des choses que je pensais imaginaires, je sais que mon fils est impliqué dans tout ça. Ce que je ne sais pas, c'est pourquoi on me le cache !

Chris Argent regarda le Sheriff avec de grands yeux, il ne pensait pas que cet homme avait compris tant de choses. Le chasseur prit le chemin des tribunes, le Sheriff sur les talons, et il s'assit, regardant le terrain vide, il allait devoir tout expliquer au Sheriff, mais il ne savait pas par où commencer. Autant tout raconter depuis le début.


*Elle s'avançait inexorablement vers la maison, elle voyait l'homme qui dormait sur le canapé du salon. D'un bond, elle se retrouva sur le toit de la véranda, se retrouvant face à la fenêtre du premier étage. La femme dormait, serrant contre elle une photo de son plus jeune fils, s'en était presque touchant, mais elle savait qu'elle avait commis le péché d'adultère, et elle devait payer pour cet acte. En quelques secondes, elle était à l'intérieur, à côté du lit, et caressait les cheveux de la future victime. Elle posa sa main sur la nuque de la femme, et en un battement de cils, elles avaient disparues toutes les deux. Quand la femme ouvrit les yeux, elle était en pleine forêt, et l'autre vit de la détresse dans son regard. Elle posa sa main sur la bouche de la femme, lui souriant, et lui ouvrit la poitrine, arrachant son cœur encore palpitant, voyant les iris quitter les iris de sa victime.

-Merci, je commençais à avoir faim, susurra-t-elle à l'oreille de la femme juste avant que celle-ci n'expire, avalant d'une traite le muscle cardiaque.*


Scott était perché sur le rebord de la fenêtre d'Allison, il ne pouvait s'empêcher de venir la voir, même si elle disait ne plus l'aimer, et les dernières paroles de la succube le forçait à la protéger. Il regardait la jeune fille, qui s'était assoupie sur un livre de géographie, elle semblait avoir passé une mauvaise nuit, et Scott n'en était pas étonné, il aurait été dans le même cas si un démon complètement fou l'avait ajouté à sa liste de futurs cadavres. Soudain la jeune fille se mit à parler dans son sommeil. Scott tendit l'oreille et manqua de tomber de son perchoir en entendant les paroles de son ex, qui tournaient maintenant en boucle dans sa tête. Ainsi donc, Derek aimait Stiles… Scott se demanda comment il devait réagir, même si pour l'instant, il n'avait pas à s'en soucier. Il se dit tout de même que si un jour cette relation devenait réciproque, si Stiles était heureux, alors tout irait bien. Sinon… Il en profiterait pour donner une bonne leçon à l'Alpha.


Stiles regardait Derek, ils avaient vraiment l'air de deux paumés, ils étaient resté toute la journée dans la chambre à parler, et Derek lui apparaissait sous un nouveau jour, il était touchant quand on arrivait à percer cette carapace de mépris et d'impulsivité qu'il s'était construit au fil des années. Stiles se souvenait très bien des photos qu'il avait vu dans la presse à l'époque de l'incendie, il s'était dit que Derek devait souffrir, et qu'il n'aurait pas aimé être à sa place, et puis sa mère était morte quelques années plus tard, et il avait oublié cette histoire, ses soucis prenant le dessus sur son empathie… Jusqu'au retour du dernier des Hale. Le loup se leva et s'assit sur le rebord du bureau, juste à côté de Stiles, et le jeune garçon sentit son cœur s'emballer quand leurs cuisses se touchèrent. Oui, ils avaient parlé, mais ils avaient consciencieusement évité un sujet, leurs sentiments. Derek était toujours persuadé que Stiles ne ressentait rien pour lui, et Stiles, lui, pensait que Derek lui arracherait la gorge si jamais il découvrait ce que l'humain ressentait. Ce mélange de pensées rappela quelque chose à Stiles, qui ne put s'empêcher de poser la question.

-Derek, dis-moi, c'est quoi un compagnon ?

L'Alpha le regarda avec de grands yeux, il ne s'attendait pas à ça, mais il décida de répondre, histoire d'entretenir la nouvelle confiance établie entre lui et Stiles.

-C'est… Oui, je crois qu'on peut dire ça comme ça, c'est l'équivalent d'une âme sœur pour un loup, mais en plus puissant, enfin si c'est réciproque…

-Parce que ça peut ne pas l'être, demanda Stiles, visiblement intéressé.

-Oui, bien sûr, comme toute relation. C'est dur à vivre pour celui qui ressent l'attraction, mais ça peut arriver.

-Et toi ? Tu as trouvé ton compagnon ? On t'a déjà désigné comme tel ?

-Quelqu'un a déjà cru que j'étais son compagnon, murmura Derek.

Stiles allait rétorquer qu'il ne répondait qu'à une partie de la question quand la voix de son père retentit au rez-de-chaussée, l'appelant. Stiles fit signe à Derek qu'ils n'en avaient pas fini et sortit de la chambre, soupirant. Il se demandait bien ce que son père voulait, mais il l'avait un peu délaissé ces derniers temps, alors il consentit à descendre sans grogner. Son père l'attendait, debout, les bras croisés, le fusillant du regard, et Stiles se demanda ce qu'il avait fait, ou pas fait d'ailleurs, pour énerver Sawyer à ce point.

-Assieds-toi, Ichabod.

Stiles s'exécuta, s'asseyant presque au bord de la chaise, pour battre en retraite le plus vite possible si nécessaire. Son père ne l'appelait jamais par son prénom, sauf quand il était au bord de l'implosion.

-Bon, maintenant, tu vas m'expliquer pourquoi tu ne m'as pas dit pour Scott, Derek, Peter, les Argent, Jackson, bref, tous ceux qui ont failli te tuer depuis plus d'un an !

Stiles regarda son père avec de grands yeux. Comment pouvait-il être au courant ?!

-Je… euh… Bon, d'accord, avoue un truc, Papa, tu ne m'aurais jamais cru, et j'aurais eu une chance monstrueuse si j'avais réussi à échapper à la camisole et à l'hôpital psychiatrique !

-Je t'avoue que sans certains faits, certains points, je n'aurais pas pu y croire, mais tu aurais pu essayer quand même, s'exclama Sawyer.

-C'est sûr que c'est le genre de truc qui se glisse facilement dans une conversation !

Le Sheriff voulu répliquer quelque chose mais son téléphone sonna, et il décrocha en fusillant son fils du regard, il n'en avait pas terminé avec Stiles.

-Stilinski ? Ah… Quoi, vous êtes sérieux ? Très bien, j'arrive, soupira-t-il.

-Qu'est-ce qu'il y a encore, demanda Stiles, anxieux.

-Un nouveau cadavre…

Sawyer attrapa son manteau et se dirigea vers la porte en marmonnant.

-On n'en a pas fini toi et moi, dit-il à Stiles.

-Oh, Papa, arrêtes, c'est bon !

-Non, Stiles, ce n'est pas bon ! Tu m'as caché quelque chose de grave, un danger pour toi ! Et la prochaine fois, préviens-moi quand tu invites Monsieur Hale à dormir !


Alors, z'en pensez quoi?

Le prénom de Stiles? j'suis désolée, mais il m'est tombé dessus (je crois qu'il faut que j'arrête de regarder les films de Tim Burton...), et puis comme personne n'a rien dit pour Sawyer, j'ai pousser un peu plus loin et décidé d'en donner un à ce pauvre Stiles...

La nouvelle relation Stiles/Derek?

Le point de vue de la succube?

La nouvelle victime?

Les réactions de Scott et du Sheriff?

désolée d'avoir publier en bloc tout à l'heure (j'ai fait des petites améliorations esthétiques...), mais j'étais pressée de vous faire découvrir ça...

Merci à tous de me lire, merci à mes fidèles reviewers... merci à Tony Stark (3) pour m'avoir inspirer un passage assez chelou du futur chapitre... bref, à la prochaine ^^