ET S'ILS L'AVAIENT FAIT
Posté le : 26 Mai 2012. En petite culotte dans mon jardin. J'EMMERDE LES VOISINS !
Rating : M, MA peut-être même. De toute façon, si la question est « Il y aura des relations sexuelles explicitement décrites ? », la réponse est oui. Vous voilà prévenu.
Genre : Romance/Friendship & accrochez-vous bien, ce n'est PAS un UA. Sinon, Slash HP/DM, etc…
Disclaimer : Est-il la peine de préciser que les personnages appartiennent à J.K. Rowling ? (A part Ethan, lui c'est mon mien !)
De plus, tous les passages entre guillemets et en italique ne sont pas de moi, ils sont directement tirés des livres.
Résumé : Imaginons une seconde, que ce jour-là, dans le train, Harry et Draco se soient serrer la main. Qu'Harry Potter ait été envoyé à Serpentard. Qu'ils soient devenus les meilleurs amis du monde… Et s'ils l'avaient fait ?
Note d'auteur : Les vacances c'est top. Et trompeur. On se dit qu'on va tellement avoir plein de temps à utiliser intelligemment. En écrivant. En répondant aux reviews. En cherchant du travail. En rangeant sa chambre. En travaillant pour ce certificat d'anglais post-partiel. & j'en passe.
La réalité est (très) légèrement différente. On se retrouve à glander en écoutant de la musique classique (j'ai craqué) pendant qu'on se met du vernis sur les ongles de pieds. Et là, on se dit que « Merde, deux semaines ont déjà passées ! ». Je suis une larve. & le pire dans tout ça, c'est que je ne le vis pas si mal que ça. BREF.
Certains se sont étonnés que je fasse des allers retours entre passé et « présent », autrement dit le système : Première année – Un bout de la Septième année – Deuxième année – Un bout de la Septième – Troisième année – Etc. ne fait pas l'unanimité. Je pourrais tellement vous dire que « Oh mince je pensais tellement que ça vous plairait, je suis désolée, que puis-je faire pour me faire pardonner ? » ou sinon je vous dis « Que voulez-vous que je vous dise ? Evidemment je suis un tant soit peu blessée quand je reçois des reviews de gens qui ne comprennent pas ma vision des choses, mais voilà c'est la façon dont j'ai envie de raconter l'histoire. C'est la façon dont je vois les choses. C'est en s'appuyant sur le passé que je veux expliquer le présent des personnages. C'est par l'alternance que je souhaite montrer la façon dont les personnages se sont construits. » Point. Je ne fais pas partie de ces pseudos auteurs qui supplient pour un review et qui sont prêt à tout pour en recevoir un maximum, je trouve ça tellement désolant... Je suivrai la ligne directrice que je me suis fixé. Quoi qu'on puisse en dire.
Une dernière chose, ceci n'est ni un coup de gueule, ni une preuve de mon ego surdimensionné. Il s'agit simplement d'une mise au point.
Un jour je recommencerai à répondre aux reviews. A partir de ce chapitre, je l'espère. En attendant, je remercie tous ceux qui prennent la peine, chaque fois, de me laisser un petit mot. MERCI.
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Selon mon historique internet, ce sont les trois dernières chansons que j'ai écouté sur Youtube :
T-Rex – Children of the Revolution _ Depeche Mode – Enjoy the Silence _ Antonio Vivaldi – Les Quatres Saisons, l'Hiver.
Soit. Bonne Lecture.
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Chapitre IV. CONCESSION
Nom féminin singulier
« Dans un de ses différents sens, la concession désigne un renoncement, un abandon de certaines choses ou de certains droits dans un conflit. »
Ou
La routine a du mal à s'installer
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Harry passa une main distraite dans ses cheveux. Il n'avait pas pris la peine de se coiffer ce matin. A quoi bon, puisqu'il avait décidé d'aller voler un peu ?
Il se dirigeait d'ailleurs vers les vestiaires de Quidditch, son tout nouveau balai de course, le Nimbus 2004, sous le bras. Sirius le lui avait offert cet été, et c'était réellement le balai le plus rapide de tous les temps. Bien sûr, c'était ce qui était dit à chaque fois qu'un nouveau balai était mis sur le marché, mais celui-ci battait des records. Vraiment.
Ce matin, lorsqu'il avait ouvert les yeux, aux alentours de sept heures trente, Harry était d'humeur maussade, et dans de telles circonstances, il n'y avait qu'en volant qu'il arrivait à se vider l'esprit. Puisque tous ses camarades dormaient encore, samedi matin oblige, il avait enfilé ses habits de Quidditch et avait filé.
Une fois sur le terrain, le brun ne put s'empêcher de sourire. Il avait l'impression que cela faisait une éternité qu'il n'était pas revenu sur ce terrain. Il ajusta ses lunettes sur le bout de son nez, attacha fermement son écharpe autours de son cou et enfila ses gants en peau de Dragon – Cadeau de Noël de Draco en cinquième année, afin d'enfourcher son balai et de disparaitre dans le ciel.
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Il remit pied à terre près de deux heures plus tard, tiraillé par la faim et le joues rougies par le froid. Cependant, malgré cela, il se sentait indéniablement mieux qu'à son réveil.
Alors qu'il se dirigeait vers les vestiaires afin de prendre une bonne douche, il tomba nez à nez avec Ethan.
- Bonjour Harry ! Dit celui-ci, un sourire rayonnant sur le visage. Comment vas- tu ?
- Oh salut, répondit Harry, ne pouvant s'empêcher de sourire, lui aussi. Très bien et toi ?
- Bien, merci. En réalité, j'allais à la grande salle pour prendre mon petit déjeuner quand j'ai vu un point vert et argent dans le ciel. J'en ai déduit que tu avais certainement eu envie de profiter de ce début de matinée pour voler un peu.
- Brillante déduction, rit le Serpentard, tout en repoussant ses cheveux qui venaient se coller à son front en sueur.
- Je me suis aussi dit que tu n'aurais certainement pas eu le temps de manger, alors j'ai pris ça en route, ajouta Ethan en tendant à son interlocuteur un morceau de brioche.
Harry ne put s'empêcher de sourire franchement, son estomac le lui interdisait. Il avait tellement faim… Il attrapa la brioche et l'englouti à vitesse grand V.
- Tu sais que tu pourrais presque passer pour un détraqué. Tu sais le genre de personnes qui pensent à tout mais qui ont un truc horrible à cacher !
- Tu m'as démasqué, murmura Ethan en baissant la tête. Voilà, je… C'est dur à dire mais en réalité je…
- Tu ? Insista le brun, surpris d'avoir vu juste, alors qu'il ne pensait pas réellement que Ethan puisse avoir quelque chose à cacher.
- Je suis un vampire Harry.
- Tu es un quoi ? S'exclama le brun, dont les yeux semblaient vouloir sortir de leurs orbites.
- Un vampire. Et en réalité j'ai très envie de me nourrir de ton sang, déclara Ethan avant de se jeter sur le coup de Harry.
Le Serpentard poussa un petit cri de surprise avant que, entrainé par la force du Serdaigle, il ne se retrouve assis sur le sol, Ethan assis à côté de lui, rigolant contre son cou.
- Qu'est-ce que tu fabriques ? S'étonna Harry dont le rythme cardiaque était un peu trop rapide pour être normal.
- Je suis désolé Harry, mais tu verrais ta tête. Ha-ha-ha. C'était… Juste une blague. Haha. Je ne pensais pas que tu allais me croire, peina à déclarer Ethan alors qu'il se tenait le ventre en riant.
Harry le fixait, stupéfait. C'était une blague, évidement. Où avait-il la tête ? Un vampire ? Et puis quoi encore ? Affligé par sa propre bêtise, il se mit à rire lui aussi.
Une fois qu'ils eurent repris leur souffle, Harry fixa son regard sur son balai, posé un peu plus loin, et repris la parole.
- J'ai hésité un instant à creuser un trou dans le sol pour m'y enterrer, mais j'ai pensé qu'il valait mieux en rire. Je me suis ridiculisé n'est-ce pas ?
- Pour ma part, j'ai trouvé ça plutôt drôle, répondit Ethan en haussant les épaules.
Il se hissa ensuite sur ses pieds, et tendit sa main à Harry pour l'aider à se relever.
- Je suis désolé Harry, glissa finalement le blond. Ce n'était pas comme ça que j'imaginais notre rencontre d'aujourd'hui. Je pensais à quelque chose d'un peu plus…
- Normal ? Tenta Harry. Il ne m'arrive que très rarement des choses qui pourraient être qualifiées de « normales », je ne m'en formalise pas !
Ethan lui fit un sourire éclatant.
- Qu'est-ce que tu dirais d'aller prendre un verre samedi, lors de la prochaine sortie à Pré-au-lard ? Proposa Harry.
- Ca me va, répondit le blond, souriant encore un peu plus, si l'on juge que cela est possible.
- Très bien. Maintenant, tu m'excuseras mais je dois te laisser, je vais aller prendre une douche. Je crains que nos chemins ne se séparent, sauf si tu veux venir me frotter le dos !
Harry était provocateur. Il le savait. Il s'en fichait. Il savait ce que voulait Ethan. Il voulait la même chose. Et il n'avait jamais été très doué pour tous ces trucs romantiques de toute façon.
- Ne me tente pas, répliqua Ethan avant de déposer un baiser sur la joue d'Harry et de repartir vers le château.
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- Peut-on savoir ce qui te fait sourire comme ça ? demanda Blaise alors qu'Harry pénétrait dans la chambre de préfet en chef de Draco où, en plus de son propriétaire et de son interlocuteur, se trouvaient Théodore Nott, Pansy Parkinson et Daphné Greengrass.
- Et bien figure-toi, mon cher Blaise, commença Harry avant de se laisser tomber sur le un fauteuil, le canapé étant déjà occupé, que quelqu'un s'intéresse à moi, et que j'en suis plutôt satisfait.
Théodore et Daphné échangèrent un regard entendu alors que Blaise souriait en coin. Pansy vint s'asseoir sur les genoux d'Harry, espérant qu'ainsi il lui en dirait plus, tandis que Draco restait stoïque.
- Alors cette année tu ne seras pas celui qui va perdre le pari ? Et moi qui me réjouissais déjà de t'avoir à mon service pendant toute une journée, se moqua Théodore.
- C'est Ethan n'est-ce pas ? Glissa Pansy au creux de son oreille.
- Nous aussi on veut savoir ! S'exclama aussitôt Daphné, vexée d'être laissée pour compte.
- Harry va mettre Ethan Celerier dans son lit ! Déclara Pansy.
Le sourire de Blaise s'agrandit un peu plus. Le pari, comme l'appelait Théodore, avait commencé au cours de leur quatrième année. Il avait été convenu que le dernier à embrasser quelqu'un serait au service de chacun des cinq autres pendant une journée entière. Cette année-là, ça avait d'ailleurs été Harry qui avait perdu.
L'année suivante, les règles avaient changées. Il avait fallu aller plus loin que le baiser, sans nécessairement coucher, et c'était Daphné qui avait perdu. Enfin, lors de leur sixième année, il avait été question du dernier à passer à l'acte et Pansy s'était montrée bonne dernière.
Evidemment, Blaise avait toujours fait partie des deux premiers. En réalité, il n'y a qu'en cinquième année qu'il avait été doublé par Théodore, mais Théodore était une trainée, tout le monde le savait. Même lui se qualifiait comme tel !
- Harry ! S'offusqua d'ailleurs Théo. Pourquoi ne m'as-tu rien dit ? Ethan Celerier hum ? C'est à croire que l'élève dépasse le maitre.
Le brun fit un majestueux doigt d'honneur à son camarade et Nott s'esclaffa. Harry pourrait dire tout ce qu'il voudrait, il devait son éducation sexuelle en matière d'hommes à Théodore, et celui-ci était plutôt fier d'être celui qui avait sa première pipe au sauveur du monde sorcier.
- Oh je vous en prie, qui se soucie encore de ce vieux pari ? Maugréa Draco depuis sa chaise de bureau.
- Mais tout le monde s'en soucie Draco ! Répliqua Blaise. Ce jeu rythme nos vies sentimentales depuis la quatrième année !
- Autrement dit, depuis que Blaise a découvert que la taille de son pénis était bien au-dessus de la moyenne et qu'il se devait d'en profiter, ajouta Théo.
- Ne dis pas n'importe quoi Nott, le contra Blaise. Je savais, dès l'âge de huit ans, que la taille de mon pénis était au-dessus de la moyenne.
- Prétentieux, murmura Pansy, tandis qu'Harry et Draco ricanait.
- Tout ça pour dire Draco, que tu ne peux pas refuser de participer au pari, ça ferait de toi le perdant par forfait…
- Peut-être qu'il sait que de toute façon il serait quand même le perdant, glissa Harry, certain d'énerver son meilleur ami.
- Sache, Potter, que je ne perds jamais ! Je relève le défi. Et je pari même que je mettrai quelqu'un dans mon lit avant que tu ais finit de faire la cour à ta stupide fausse blonde !
- Très bien. Je suppose que personne d'autre ne comptait rechigner ? Lança Zabini.
Seul le silence lui répondit, jusqu'à ce que Daphné décide d'y mettre son grain de sel.
- J'accepte de participer, mais il faut adapter les règles. On le fait chaque année. Disons qu'en plus de mettre quelqu'un dans son lit, il faudra également sortir avec cette personne. Autrement dit, la dernière personne en couple, a perdu.
- Tu n'as pas le droit de faire ça ! S'offusqua Blaise.
- Moi ça me va, s'empressa de déclarer Pansy.
- Moi aussi, dit Thédore.
- J'en suis, ajouta Draco.
- Harry va refuser, décréta Blaise. Il ne joue pas avec les sentiments des autres de toute façon.
- Sache Blaise, que Ethan m'intéresse bien en dehors du pari. Et que ce jeu ne change en rien le désir que j'avais de sortir avec lui. C'était déjà le cas avant.
Blaise se vit obligé d'abdiquer, se sentant mis en difficulté par la nouvelle règle, tandis que Pansy vit passer dans le regard de Draco, suite aux paroles d'Harry, de la colère, certes, mais également un éclair de déception, et d'inquiétude, peut-être.
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- Non mais tu te rends compte Harry, que si j'élimine de mon choix mes meilleurs amis, qui soit dit en passant sont un peu trop Serpentard, les seuls Sang-pur de notre année qu'il me reste sont Ronald Weasley et Neville Longdubat ! Je veux mourir ! Gémit Pansy alors qu'elle se rendait, en compagnie d'Harry, à la grande salle pour le petit-déjeuner.
Le brun ne put s'empêche de rire, imaginant son amie sortant avec l'un des deux.
- Et si tu baissais un peu tes exigences hein ? Je veux dire un sang-mêlé, c'est très bien aussi. Et puis, au cas où, Neville est devenu plutôt sexy…, constata Harry.
- Peut-être, mais il reste Neville ! Et puis je le déteste. Et ce sentiment est d'ailleurs réciproque. En plus, il paraît qu'il fricote avec Abbot !
Harry haussa les épaules. Il s'intéressait bien peu à la vie sentimentale des autres, contrairement à Pansy qui, en compagnie de Daphné, adorait partir à la recherche des petits détails croustillants sur les vies privées des autres élèves de Poudlard.
- Si seulement tu ne m'avais pas pris Ethan. Je me serais contenté de lui, même s'il est plus jeune que nous…
- Techniquement, je n'ai encore rien pris du tout, la corrigea Harry, provoquant le rire de son amie, et puis c'est lui qui est venu me trouver.
- Oui, mais tu ne t'en plains pas !
- Regarde ces fesses ne serait-ce que cinq minutes Pansy, tu comprendras pourquoi je ne me plains pas.
Pansy et Harry échangèrent un regard complice avant de se mettre à rire.
Ils étaient pratiquement arrivés à la grande salle lorsqu'ils croisèrent les Gryffondors de leur année. Hermione leur fit un signe de la main, qu'Harry s'empressa de lui renvoyé tandis que Pansy se contentait de lui faire un demi-sourire.
Ron, lui, semblait surpris de voir Harry, cela se lisait sur son visage.
- Est-ce que j'ai quelque chose sur la figure Ron ? Interrogea Harry.
- Quoi ? Oh…, heu non ! Je suis juste étonné de te voir ici.
- Pourquoi ? La Grande Salle est à tout le monde non ? De plus, je ne rate jamais le petit déjeuner.
- Oh, ce n'est pas ça. C'est juste que je pensais… En vérité, on pensait tous que tu serais avec Malefoy.
- Draco doit déjà être en train de prendre son petit déjeuner, il se lève toujours avant moi.
- Ca, ça m'étonnerai, déclara Hermione.
- Mais qu'est-ce que vous racontez à la fin ? S'impatienta Pansy.
- Montre leur Dean, dit Ron.
Dean s'avança vers Harry et lui tendit le journal qu'il tenait dans les mains, la tête baissée. Harry remarqua que Dean Thomas fuyait son regard.
Il comprit vite pourquoi. Une photo de la famille Malefoy faisait la une de la gazette du sorcier et le journal titrait « Le procès tant attendu des derniers mangemorts encore en liberté »
Harry sentit la colère monter, mais il se força tout de même à lire l'article, Pansy faisant de même par-dessus son épaule.
' La décision est tombée hier dans la soirée, le procès des membres de la famille Malefoy aura lieu d'ici moins d'un mois. Alors que tout le monde s'étonnait que Lucius et Narcissa Malefoy, considérés comme les plus fidèles serviteurs de Vous-savez-qui, n'aient toujours pas été jugés, le juge Pierce, spécialisé dans les affaires de la Grande Guerre (Voir encadré page 4) a fixé la date hier, aux alentours de vingt-et-une heure. Bien que celle-ci ne soit pas connu du public afin d'éviter les émeutes que cela pourrait créer aux alentours du ministère le Jour-J, nous savons de source sûre que l'attente jusqu'au procès n'excèdera pas un mois.
Cette information, diffusée très largement depuis hier soir a déjà fait des centaines de ravis. « Je n'y croyais plus. C'est inespéré. J'attends ce procès depuis tellement longtemps. Les Malefoy ont participés au massacre de ma famille et j'espère que pour ça, ainsi que pour toutes leurs autres victimes, ils recevront le baiser du Détraqueur », nous a déclarer une sorcière du nom de Amanda Carroll, dont la famille avait été massacrée en avril dernier par un groupe de Mangemorts, car ils avaient refusés de se soumettre (Voir le livre Ces familles décimées par la Grande Guerre de Emile Oakby).
Cependant, certains s'étonnent que ce procès ne concerne pas le fils des deux mangemorts, Draco Malefoy. En effet, jugé trop jeune et influençable au moment des faits, il a été gracié par le ministre de la magie au lendemain de la Guerre. Décision qui, à l'époque déjà, n'avait pas fait l'unanimité « Draco Malefoy n'était pas trop jeune lorsqu'il a décidé de suivre ses parents et de se rallier à Celui-dont-on-ne-doit-pas-prononcer-le-nom, ni même lorsqu'il a tué des innocents, je ne vois pas pourquoi il est alors trop jeune pour être jugé » nous disais, lorsque cette nouvelle a été rendue publique, une jeune née-moldu du nom de Camilla Beckett. Un autre témoin, désireux de rester anonyme, nous a même avoué qu'il avait peur pour ses enfants qui se voient « obligés de côtoyer Draco Malefoy tous les jours à l'école de Sorcellerie Poudlard ». Il nous a également fait part de son obstination à se rendre chaque jour avec quelques-unes de ses connaissances devant le Manoir Malefoy afin de faire savoir aux accusés qu'ils « n'oubliaient pas ce qu'ils leur avaient fait subir durant de longs mois ». Quant à savoir si cette pratique se rattachait à du harcèlement, il nous a simplement dit qu'il imaginait mal des mangemorts appeler les Aurors à l'aide pour les défendre «d'honnêtes citoyens ».
En attendant d'en savoir plus, vous pourrez trouver en page 2 & 3 un résumé des faits exacts repprochés à la famille Malefoy et en page 4 & 5 un point sur le travail qu'effectuent depuis de longs mois le département de la Justice Magique et le Comité de défense du ministère de la magie.'
Les doigts d'Harry se crispèrent sur le journal, tandis que le visage de Pansy se crispait.
- Enfoirés, marmonna le brun.
- Putains d'enfoirés, le corrigea Pansy.
- Je... On pensait que tu le savais, déclara Ron. Désolé.
- Va le voir Harry. Il ne laissera rentrer personne à part toi de toute façon. Je te couvre auprès de MacGo, murmura Pansy.
Harry hocha la tête et son amie déposa un baiser sur sa joue.
Elle avait la larme à l'œil lorsqu'elle murmura un « merci » aux Gryffondors avant de disparaitre dans la Grande Salle.
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- Dégage de là Potter ! S'exclama Draco, enfouie sous ses couvertures, quand Harry pénétra dans sa chambre.
Un sourire triste naquit sur les lèvres du brun. Il savait que Draco réagirait de cette façon.
- Oh allez Draco, les gens du ministère sont des enfoirés, les gens de la Gazette sont des enfoirés. Tu le sais, je le sais, tout le monde le sait !
- Peut-être, mais tout le monde continue quand même de lire ce torchon. Torchon qui fait clairement de la lignée Malefoy, une lignée de tueurs fous à lier. Bien que pour mon père, ça ne soit pas totalement faux.
Harry s'approcha du lit de Draco et tira la couverture d'un coup sec, dévoilant le corps du blond, seulement recouvert d'un pantalon de pyjama en soie.
- Soit tu laisses tout le monde croire que ce stupide article dit la vérité, soit tu montres, une fois de plus, à tout le monde, à quel point les Malefoy sont supérieurs au reste de la Terre.
Draco émit une sorte de grognement.
- Draco…
- C'est plus compliqué que ça Harry bordel. La Gazette du Sorcier est peut-être un journal dont je ne me servirais même pas pour essuyer du vomi, mais c'est un journal qui a toujours une certaine crédibilité auprès du monde sorcier. C'est le journal que TOUT LE MONDE lit ! Et le problème c'est aussi ce qui y est dit. Des gens croient que je suis un putain de TUEUR ! Des gens, dont les enfants sont à Poudlard, assurent qu'ils ont peur de se trouver dans la même école que moi. Ces mêmes gens n'ont même pas honte de dire qu'ils harcèlent ma famille depuis près de trois mois maintenant. Je n'ose même pas appeler ma mère par Cheminette… Elle va en crever Harry. L'opinion publique va avoir raison de la grande et belle Narcissa Malefoy, et elle crever, seule, dans son manoir. Ça ne m'étonnerait même pas que, dans quelques jours, la Gazette nous apprenne que ma mère a lancé un Avada à mon père avant de mettre le feu au Manoir. Elle ne le supportera pas. Elle est déjà à moitié morte. Et moi… Moi je ne peux absolument rien faire.
Draco était désormais assis sur son lit, et des larmes coulaient le long de ses joues. Paradoxalement, c'était le genre de réaction qu'Harry souhaitait. Il voulait que Draco sorte de ses gonds, parce qu'il n'y avait toujours que comme ça qu'il arrivait à avancer. Son ami fonctionnait de cette manière et Harry avait appris à savoir taper exactement où il fallait pour le faire réagir, au fil des années passées à ses côtés.
Harry se rendit compte qu'il avait dû, sans s'en rendre compte, sourire très légèrement, parce que Draco lui lança un regard assassin.
- T'es qu'un con Harry. Ça te fait bander de me voir insulter tout le monde, y compris toi ? Ça t'excites de me voir pleurer ? Lui lança le blond.
- C'est toujours plus agréable que de te voir allongé, à moitié mort, sur ce lit.
- Salopard ! S'exclama Draco avant de lancer son oreiller sur son ami.
- Qu'est-ce que tu comptes faire ? Demanda Harry, ignorant l'insulte de son ami.
- La ferme ! Sors d'ici immédiatement et laisse-moi déprimer en paix, tu seras adorable !
Harry vint s'assoir au pied du lit et lâcha un soupir désespéré.
- Draco, tu sais aussi bien que moi que je n'aurais que quelques mots à dire au ministre pour qu'ils vous laissent tranquilles. Je ne peux rien faire pour ton père, évidemment, mais je pourrais vous aider, ta mère et toi. Ta mère ne mérite pas de souffrir autant. Elle m'a sauvé la vie Draco, et je suis prêt à faire jouer cela en sa faveur !
- Harry ! S'énerva Draco, je suis prêt à sortir de ce lit, à m'habiller et à aller en cours toute la journée en faisant comme si de rien n'était, mais il est hors de question que tu te mêles de cette histoire ! Tu m'entends ? Hors de question !
- C'est comme tu voudras Draco…
- Oh, non, non, non ! Je te connais Harry Potter. Tu as un don pour toujours fourrer ton gros nez dans les affaires des autres. Et je ne veux pas que tu interviennes. Sous aucun prétexte. Tu laisses cette affaire où elle est. S'il te plait.
- D'accord, d'accord, déclara Harry qui était bien obligé de s'avouer vaincu pour le moment.
- Merci. Bien, maintenant je vais sortir de mon lit, me préparer, ensuite j'appellerai ma mère par cheminette et lorsque j'aurais fini, je te rejoindrai en cours.
- Pansy a dit qu'elle nous couvrait, je pourrais tout aussi bien…
- Merci Harry, mais j'ai besoin de faire ça seul.
- Comme tu voudras…
- Oh et Harry ! L'appela Draco, alors qu'il avait presque atteint la porte de la chambre, merci. Pour tout ça, tu sais. J'ai un peu trop tendance à me lamenter ces derniers temps et tu sais exactement comment agir avec moi, alors…
- Tais-toi Draco, être trop gentil va t'écorcher la bouche. Dépêche-toi de venir en cours, je n'hésiterai pas à venir te chercher de manière beaucoup moins douce si ce n'est pas le cas !
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« Ethan,
J'ai le regret de t'annoncer que je ne pourrais malheureusement pas aller boire un verre avec toi ce samedi. Je ne suis pas sûr de te recroiser d'ici là, alors je préfère te prévenir grâce à ce petit mot. J'ai un imprévu et, bien que l'idée ne m'enchante pas, je dois vraiment annuler ce rendez-vous. Rassure toi, ce n'est que partie remise (du moins je l'espère !).Tout dépend désormais de toi et de ta capacité à me pardonner. Sache tout de même que l'idée que tu viennes me frotter le dos ne m'a pas quitté depuis notre rencontre de l'autre matin !
Je te souhaite malgré tout une sortie agréable à Pré-au-Lard.
Je t'embrasse,
Harry. »
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- Ces conditions ne sont pas négociables, déclara Harry avant de s'appuyer complètement sur le dossier de sa chaise.
- Monsieur Potter, vous comprenez bien que nous ne pouvons traiter chaque procès selon votre bon vouloir, tenta de lui expliquer l'homme en charge des procès liés aux crimes de la Grande Guerre.
- Dîtes moi honnêtement monsieur… Pierce, commença Harry en faisant mine de regarder le nom écrit sur la robe du sorcier qui lui faisait face, est-ce que je suis souvent intervenu dans les procès dont vous avez la charge ?
Après avoir réfléchi quelques instants, le juge Pierce du bien admettre le contraire.
- Nous sommes donc d'accord, reprit Harry. Dans ce cas j'aimerais que vous fassiez un geste. De plus, n'oubliez pas que ma demande est tout à fait justifiée, je m'appuie sur des preuves solides, et vous le savez aussi bien que moi !
- Je suis bien obligé de l'admettre, mais vous rendez-vous compte de ce que le nom de Malefoy rappelle chez les victimes de la Guerre ?
- Ne commencez pas avec ça. Nous sommes tous des victimes de la guerre. Narcissa Malefoy et son fils Draco autant que vous et moi. Nous n'avons pas la moindre idée de ce qu'ils ont été amenés à vivre durant cette guerre. Nous n'avons en aucun cas le droit de les juger.
- Vous devez bien admettre Monsieur Potter, qu'ils sont moins à plaindre que les parents des familles qui ont été torturées par le Seigneur des Ténèbres.
- Savez-vous ce que je déteste plus que tout Monsieur Pierce ? demanda Harry qui commençait sérieusement à perdre patience.
- Non.
- Les personnes qui n'osent pas mettre un nom sur leurs peurs. Voldemort nous a quittés. Définitivement. J'y ai veillé. Quant aux familles torturées par ce même Voldemort, je pense que la famille Malefoy en fait entièrement partie.
Le juge Pierce ouvrit la bouche. Puis la referma. Ne laissa échapper aucun son. Il était sous le choc.
- J'avais à peine un an lorsque j'ai été amené à affronter Voldemort pour la première fois et onze la deuxième. Draco Malefoy fait partit de la génération de la Grande Guerre comme vous vous plaisez à l'appeler dans la presse, au même titre que moi-même ou que l'ensemble de mes camarades de Poudlard. Ainsi, je trouve inacceptable qu'il ait à souffrir, en plus de tout le reste, de l'emprisonnement, voire de l'exécution de sa mère qui, soit dit en passant, m'a sauvé la vie.
- Monsieur Potter, vous savez tout comme moi que le problème n'est pas là, déclara le juge qui commençait, lui aussi, à perdre patience.
- Et bien justement, non. S'il n'est pas là, je ne vois pas où peut être le « problème », comme vous dîtes si bien.
- L'opinion publique Monsieur Potter, veut voir la famille Malefoy condamnée. Vous avez lu l'article paru dans la Gazette. Et si Draco Malefoy n'aura pas à répondre de ses crimes devant la Justice, il ne peut en être de même pour ses parents.
Harry laissa échapper un rire froid.
- L'opinion publique monsieur Pierce ? C'est donc ça le problème dont vous me parlez ? Seriez-vous en train de me parler de sortes de quotas ? Si c'est le cas je suis sûr que la presse et l'opinion publique en question serait ravie de savoir comment vous traitez vos procès…
- Vous n'oseriez pas…, murmura le juge Pierce.
- Je vais me gêner ! Vous êtes au courant, n'est-ce pas, que je suis très ami avec Luna Lovegood, dont le père dirige « Le Chicaneur » ? Je ne pense rien vous apprendre non plus si je vous dis que « La Gazette du Sorcier » a perdu une grande partie de sa crédibilité aussi bien avant que pendant la guerre. Tout le monde sait désormais qu'elle n'est plus la source d'informations écrites la plus fiable. Imaginez l'impact qu'aurait une interview du Sauveur à propos de vos quotas. Très peu de personnes ont été tout à fait honnêtes pendant la Guerre et tout le monde déteste la délation. Imaginez donc un peu la réaction de l'opinion publique après ça…
- Je pense que j'ai saisi le message, marmonna le juge.
- Je suis ravi que nous ayons trouvé un terrain d'entente dans ce cas-là, déclara Harry avant de tendre sa main au juge. Je vous remercie de m'avoir accordé cette entrevue et nous nous reverrons au procès de Narcissa Malefoy, ajouta-t-il, montrant ainsi au juge qu'il ne laisserait pas tomber.
Le brun se leva ensuite doucement et se dirigea vers la porte.
- Vous ne pourrez pas toujours protéger les Malefoy Monsieur Potter, cru bon d'ajouter le juge. Un jour où l'autre ces mangemorts devront payer pour leurs crimes.
Harry se retourna, plongea sa main dans la poche de son pantalon et en sortit sa baguette qu'il pointa vers le juge.
- Faîtes attention aux menaces que vous proférez Monsieur le juge. Je pourrais tout aussi bien vous faire perdre votre poste en quelques minutes. Je n'ai pas peur de vous. S'il y a bien une chose que j'ai apprise au fil du temps, c'est que vous, les gens du ministère, ne pourrez jamais m'atteindre. Quoi que vous fassiez. J'ai le soutient de votre fameuse Opinion publique. Et devinez qui me l'a fait comprendre, justement ? Vous avez tout juste, Draco Malefoy lui-même. Par ailleurs, je suis prêt à tout pour défendre les gens que j'aime. A tout ! Vous m'entendez ? lui demanda Harry qui avait haussé la voix sans réellement le vouloir.
Le juge hocha la tête et Harry quitta la pièce sans un mot de plus.
Une fois dehors il laissa échapper un soupir de soulagement. Il avait douté d'y arriver, pendant un instant. Bien sûr Draco lui avait interdit d'intervenir, mais il savait aussi que le blond ne supporterait pas que sa mère soit envoyée en prison ou pire, reçoive le baiser du détraqueur. Cela le tuerait à petit feu.
De plus, il devait la vie à Narcissa Malefoy, et ça, il ne l'oublierait jamais.
Il jeta un regard à sa montre, l'entrevue avait duré un peu plus d'une heure seulement. Avec un peu de chance, Draco ne remarquerait même pas son absence, croyant qu'il avait trainé à Pré-au-Lard. Il se dépêcha de rejoindre les cheminées et, quelques minutes plus tard, il était de retour à Poudlard, dans le bureau de la directrice qui, ce jour-là, lui avait donné l'autorisation exceptionnelle d'utiliser la cheminée de son bureau pour se rendre au ministère.
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- Draco ? S'étonna Harry en entrant dans la salle commune ce soir-là.
- Oh mais voilà le grand Harry Potter ! S'exclama le blond avant de se lever en titubant sous l'effet de l'alcool.
Après un rapide coup d'œil autour de la pièce, Harry aperçu une bouteille de whisky pur feu, vide, au pied du canapé sur lequel se trouvait Draco quelques instants plus tôt.
- Draco qu'est-ce que…, commença Harry.
- Je t'avais dit de rien faire Harry. Je t'avais dit de me laisser me débrouiller tout seul, pas plus tard qu'il y a deux jours. Mais non ! Le grand Harry Potter ne pouvait pas ne rien faire. Il faut toujours que tu fourres ton gros nez partout où tu vas ! Merde Harry. Merde !
Draco était à présent tout près de son camarade, et c'est seulement à ce moment-là que le brun remarqua que le visage de son interlocuteur était couvert de larmes.
- Tu fais chier Harry, ajouta encore Draco.
- Mais qu'est-ce qui t'as mis dans cet état ? demanda le brun en passant sa main sur la joue de Draco.
- Je sais que tu es allé au ministère Harry Putain ! Je sais aussi ce que tu es allé y faire. Je te l'avais interdit ! Je t'avais ordonné, non, pire, je t'avais supplié de ne pas intervenir.
Harry passa sa main sur son propre visage. Il avait espéré que Draco ne serait pas au courant de sa visite au juge Pierce. Visiblement, ce n'était pas le cas. Et le pire, c'est que le blond avait raison. Il avait supplié Harry de ne rien faire, et Harry avait juré. Il avait menti. Et n'avait aucune excuse.
- Tu sais ce que m'a dit mon père, cet homme si doux et généreux, cet été Potter ? demanda Draco en séchant ses larmes d'un revers de main.
Le brun fit non de la tête.
- Il m'a dit… Putain, il m'a dit que j'allais finir comme lui. Et, parmi toutes les horreurs et insultes qu'il aurait pu proférer à mon encontre, aucune ne m'a fait plus mal que celle-ci. Il ne m'a pas souvent adressé la parole. Mis à part pour ça…
- Il ment Draco, s'empressa de déclarer Harry en caressant doucement la joue de son meilleur ami. Tu n'es pas lui, et tu le sais.
Draco laissa échapper un ricanement.
- Quand mon père a rencontré ce taré de Voldemort, il a agi exactement de la même façon que moi avec toi pendant plusieurs années. Il s'est placé sous sa protection. La protection d'un sorcier plus fort que lui. Un sorcier qui pouvait le protéger s'il avait le moindre problème. Et c'est ce que Tom Jédusor a fait. Il a protégé mon père, tout comme toi tu cherches à me protéger en ce moment. Et mon enfoiré de père lui a toujours été reconnaissant. Toujours. Et c'est cette satané reconnaissance qui, même lorsque Voldemort s'en est pris à moi, a poussé mon père à se taire. Lucius Malefoy a eu peur, bien sûr, ce n'est plus un secret pour personne, mais il a surtout trainé sa reconnaissance jusqu'à la mort de son protecteur. Et je vais finir comme lui. Soumis, à la botte d'un sorcier plus fort que moi. A la botte du grand, du magnifique, Harry Potter !
Harry se tenait juste devant son meilleur ami, les yeux écarquillés. Il n'en croyait pas ses oreilles. Jamais il n'avait pensé que Draco pouvait ressentir ce genre de chose. Il pensait que Draco ne voulait pas de son aide par simple orgueil, mais en réalité il avait peur. Peur de finir un jour comme son père. Peur de devoir lui être éternellement reconnaissant.
- Tu sais que je ne te demanderai jamais rien Draco. Jamais. Je ne fais pas ça pour ça, je ne suis pas Voldemort. Et tu n'es pas ton père.
- Peut-être, mais moi je saurai. Et c'est déjà bien trop.
- Je… Je suis désolé. Je ne pensais pas que… Je ne pensais pas que je te faisais autant de mal. Je… Ce n'est pas ce que je voulais. Je n'ai toujours voulu que t'aider, et visiblement je m'y suis mal prit. Alors je m'excuse. Et je te promets de ne plus jamais refaire ce genre de chose sans avoir eu ton accord avant.
- Et cette promesse Harry, est-ce que tu vas la tenir ?
- Je… Je vais tout faire pour. Mais tu es mon ami Draco. Et je tiens à toi. Je veux seulement t'aider, comme toi aussi tu l'as fait des dizaines de fois. Je n'ai jamais pensé t'être supérieur, loin de là…
Draco hocha la tête avant de se laisser tomber sur un des nombreux fauteuils en cuir de la salle commune, et Harry suivit son geste.
Après quelques minutes de silence, le brun posa une question qui lui brulait les lèvres.
- Comment se fait-il que la salle commune soit vide ?
- Blaise et Pansy ont dit à tout le monde d'aller se coucher quand ils ont vu que j'avais une bouteille de Pur Feu à mon retour de Pré-au-lard. Et il faut croire que j'impose encore une certaine crainte, puisque tout le monde est parti.
Harry rigola légèrement.
- Que dirais-tu d'aller nous coucher ? Je pense qu'on a tous les deux eu une longue journée, finit par proposer le brun.
Draco haussa les épaules.
- Dans ton lit ? Demanda-t-il.
- Comme en troisième année, déclara Harry.
- Quand tu avais peur de Sirius, rappela Draco.
Harry sourit. Et, lentement, il attrapa la main de son ami et ils firent le chemin qu'ils avaient fait tant de fois, jusqu'aux dortoirs. Draco emprunta l'un des pyjamas trop larges, mais pas assez long, d'Harry et ce dernier agrandi son lit magiquement. Ils se couchèrent l'un contre l'autre, comme lors de leurs premières années à Poudlard. La colère était passée. Pour aujourd'hui. Et Harry se plu à penser que bientôt tout irait mieux.
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A suivre…
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P.S. : Oui, je suis un peu moqueuse dans ce chapitre. Ouh comme c'est mal.
(Les vacances ne me réussissent pas, vous avez raison !)
