Ps. Il est inutile de me demander de mieux développer l'histoire, de la rallonger, etc... Ceci est une traduction !
Chapitre 4
« Je ne sais pas, Potter, allons voir le directeur. » Severus ne put s'empêcher de se demander qu'est-ce qui pouvait bien encore leur tomber dessus.
Harry, dans le corps de Severus, ouvrit la voie en direction du bureau du directeur. Ses pensées étaient chamboulées à cause de leur situation actuelle. Hermione Granger n'était pas facile à tromper. Snape essaya d'attirer l'attention du jeune homme.
« Qui a-t-il Potter ? » Questionna Harry sorti de ses pensées.
Severus se pencha en avant et murmura rapidement. « Il faut marcher plus vite. Vos robes ne sont pas assez gonflées. »
Harry hocha la tête en le regardant sèchement avant de reprendre un rythme plus soutenu. Il remarqua que ses habits volaient nettement mieux derrière lui. « Alors, c'est comme ça qu'il fait. » Il jeta un regard en arrière et vit que son professeur avait du mal à suivre dans son corps. Un sourire honora ses lèvres. Quand ils approchèrent de la gargouille, Harry murmura le mot de passe tout en regardant Snape. « Dépêchez-vous Potter, je n'ai pas toute la journée. » Ils se fusillèrent du regard et montèrent au bureau du directeur. Bien sûr, celui-ci les attendait de l'autre côté les yeux scintillant.
« Asseyez-vous mes garçons. Je pense savoir le pourquoi vous êtes tous les deux ici. Thé ? »
Tous les deux refusèrent. Severus regarda le directeur. « Peut-on faire vite, Albus ? J'ai des devoirs de Potter à terminer. Que dois-je faire à propos de Miss Granger ? »
Albus joignit les mains et sourit. « Hé bien, c'est très simple. Quand vous retournerez dans la salle commune, vous n'aurez juste qu'à dire Voldemort. Trouvez une raison pour le dire à haute voix. Oh, et Harry, essayez de ne pas être gentil avec l'oiseau du professeur Snape. Demain matin, il suffira de prendre la lettre et de le fixer d'un regard noir jusqu'à ce qu'il s'envole. Bonne journée. »
Snape, dans le corps d'Harry, se leva furieux. « Albus, vous savez très bien que je ne peux pas dire son nom ! »
« Severus, vous le direz. Au revoir. »
Le Maître des Potions grogna, c'était bizarre d'entendre ce bruit venant du corps d'Harry. « C'est énervant ! »
Harry se dirigea vers les jardins à la recherche d'élèves enfreignant les règles. Il savait qu'il ne pouvait pas prendre de points à Serpentard et il ne voulait pas non plus en prendre à Gryffondor. Alors qu'il arrivait à destination, il trouva deux Serdaigles de sixième année un peu trop détendu dans un arbre. « Dix points en moins pour Serdaigle. Je suis sûr que vous pouvez comprendre le pourquoi. »
Alors qu'il continuait sa marche, il entendit murmurer le garçon. « La vieille chauve-souris n'a sûrement jamais couché, pas avec le courage qu'il dispose. » Harry jura dans sa barbe mais ne se retourna pas. Est-ce le genre de chose que Snape entendait tous les jours ? Harry garda un masque impassible mais à l'intérieur il maudissait ces gosses insupportables. Il décida de reporter sa rage sur les autres et continua sa traque à la recherche d'une autre personne pour lui prendre des points. À sa grande surprise, il entendit Hermione et Ron parlant derrière un buisson.
« Quelque chose ne va pas avec Harry. Je ne suis même pas sûr que ce soit Harry donc il ne faut rien lui dire d'important Ron. »
« Mais pourquoi ? Il avait l'air d'être bien pour moi. »
« La nuit dernière, il a dit Seigneur des Ténèbres au lieu de V... Voldemort. Et ce matin, Hedwig semblait mal à l'aise près de lui. Les hiboux sont incroyablement intelligents.
Harry regarda autours de lui pour s'assurer que personne ne le surprenne à espionner les deux Gryffondors. La seule personne qu'il vit fut son corps contenant Snape qui était aussi à l'écoute. Harry fit signe à Severus de rester là à attendre que la paire sorte des buissons.
« Weasley, Granger. Dix points en moins pour Gryffondor. Ne croyez pas que je ne sais pas ce que vous faisiez là-bas. »
Bien sûr, Ron commença à répliquer. « Non, nous ne faisions rien. Nous étions juste... »
« Assez » coupa Harry. « J'ai entendu ce que vous avez dit à propos de Monsieur Potter. Je lui ai demandé d'appeler le Seigneur des Ténèbres ainsi en ma présence, ça lui a sûrement échapper lorsqu'il était avec vous. Ne commencez pas une chasse d'oie Gryffondoresque inutile, si je vous revois revenir ici vous aurez une retenue. »
Le jeune homme fit demi-tour, bien content de lui, se dirigeant vers les donjons.
Pendant ce temps, Severus, dans le corps d'Harry était assis sous un arbre au bord du lac. Il avait remarqué que c'était quelque chose que faisait souvent Potter, donc cela lui semblait approprié. Au début, il ne pouvait pas comprendre pourquoi le garçon s'asseyait ici comme ça mais après quelques instants ses pensées s'évadèrent tout en écoutant les sons de la nature, il décida que c'était effectivement un bon endroit pour réfléchir. Il aimait le silence et le confort de ses appartements privés, mais le bruit de la nature semblait faciliter à ouvrir son esprit.
Il fût interrompu dans ses réflexions quand il sentit quelque chose frapper son dos. Il tourna la tête pour voir deux gryffondors, Granger et Weasley.
« Hé, Harry, à quoi tu penses ? » Demanda Ron.
Severus secoua la tête. « Je ne veux pas en parler. »
Hermione avec une lueur étrange dans les yeux demanda : « Est-ce que c'est à propos de Tu-sais-qui ? »
Severus grignota sa lèvre inférieure comme il avait déjà vu le garçon le faire. « N'est-ce pas toujours pratiquement la faute de Voldemort ? » Severus sentit qu'il méritait une médaille pour avoir utilisé le nom du Seigneur des Ténèbres pour la première fois en vingt ans. Il se sentait étrangement libéré. Il était également content de constater que Granger s'était détendue mais il se doutait qu'elle garderait un oeil sur lui. « Avec tout ce qu'il s'est passé, j'ai dû passer beaucoup de temps avec Snape. C'est difficile de travailler avec lui. »
Hermione sourit et posa une main réconfortante sur son épaule. « Je sais, ça doit être dur. »
Severus dû garder toute sa volonté pour ne pas broncher au toucher. Ca faisait un moment que quelqu'un avait essayé de le réconforter. C'était... agréable. Il pensa que c'était ça d'avoir des amis et non seulement des connaissances.
« Hé les gars, alerte furet. » Fît Ron à voix basse. Severus leva les yeux pour voir Draco, Vincent et Gregory venir vers eux. Il pensa que la meilleure façon de se sortir de cette situation était d'agir comme avec les maraudeurs de son temps. Il sortit sa baguette instantanément.
Le serpentard blond s'approcha tout en ricanant, ses yeux fixés en permanence son visage. « Ne serait-ce pas Potty avec son animal de compagnie sang de bourbe et la belette ? »
Severus pointa sa baguette sur Malefoy. « Tu n'es qu'un sale trouillard Malefoy. Dégage. »
Le serpentard pointa sa baguette sur Severus et murmura une malédiction mais ce dernier la bloqua facilement et lui renvoya un sort. Draco eut soudain un grand sourire sur son visage et prit la main de Ron.
« Belle journée, n'est-ce pas ? Bien mieux que d'habitude. Hé bien, je m'en vais. Bonne journée ! »
Ron et Hermione regardait la scène, incrédule.
Ron se tourna vers Severus. « Qu'as-tu fais ? Je sais que tu as appris quelques mauvais sorts ces derniers temps. Je pensais que tu aurais pu les utiliser.»
Severus soupira. « Snape m'a appris ce sort pour que je puisse me défendre contre eux. Je ne voulais pas aggraver la situation. Malefoy est beaucoup mieux joyeux. J'espère qu'il sera coincé ainsi pour un moment. »
Ron roula des yeux. Il avait espéré une riposte sanglante.
Séverus leva les yeux mentalement. « Pourquoi ne partirions-nous pas ? Je ne veux pas être là quand Malefoy se rendra compte qu'il t'a serré la main, Ron. »
Les trois Gryffondors retournèrent à la tour en silence.
Severus espérait juste que Potter ne s'attirait pas des ennuis avec son corps. Ce jeu que le directeur leur forçait à jouer, il détestait ça de tout son être. Demain est un autre jour mais il avait franchement pas hâte de s'asseoir dans la classe d'Harry. Il avait déjà été étudiant, mais il était professeur aujourd'hui. De plus, maintenant, il était en colère contre lui-même pour commencer à comprendre Potter et de penser à lui comme un être humain. Mais par-dessus tout, il réalisa qu'il avait l'impossibilité d'avoir un verre de whisky pur feu la nuit avant de se coucher. Sa grande salle de bain lui manquait aussi. Une seule chose ne lui manquait pas, c'était d'entendre le son de ses os vieillissants.
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Merci à tous pour vos commentaires ! Bonne lecture.
