Hello guys ! Encore un énorme merci pour toutes ses views, follows et reviews, vous êtes les meilleurs des meilleurs ! c;

ENJOY ! \o/


Rose-Eliade - Merci !
oO-Nena-oO - Merci, je pars corriger toute suite ! c:
Lulu-folle - Ahaha, no worries, je comprends c;
Mgrx - Ce couple, tu ne l'as pas vu venir, pas vrai ? :p
tremendous-distance - Aww, merci ! C'est vrai que les fics centrées sur Pietro en français, ça ne court pas les rues. Je croise les doigts pour que ça ne dure pas !


Sur le chemin de Brooklyn, il s'était plusieurs fois délesté de l'ancêtre pour s'occuper de certaines choses qui les entourait. Un ballon coincé dans un arbre qu'il replaça dans les mains d'un petit garçon. La laisse d'un chien lâché par son propriétaire. Le début de chute d'une vieille dame. Les quelques centimètres entre un passant et une voiture. Des petits gestes faits in extremis que Pietro, lui seul, connaissait l'importance et au combien, ils pouvaient changer une journée. Quand il eut fini, il regarda une dernière fois les panneaux de directions avant d'attraper à nouveau son acolyte pour reprendre la marche.

Il en avait déjà assez de se promener dans tout New York. Tout était trop… superficiel. Certes, Brooklyn était différent un peu plus ancien ce qui était déjà mieux. Mais, il échangerait cette ville tout entière contre la Sokovie et sa vie d'avant en un claquement de doigts.

Finalement, il tomba sur l'immeuble que Barton lui avait montré en photo quelques minutes plus tôt. A vu d'œil, le bâtiment semblait avoir fait son temps depuis un bon petit moment. Dans un claquement de langue, il reposa l'Avenger et retourna dans le monde ordinaire qui n'attendait plus que lui.

— C'est bien ici ? marmonna-t-il en s'étirant derrière l'homme qui tentait désespérément de reprendre son souffle.

— Oui. Viens par là, répondit l'archer en montant les quelques marches avant d'ouvrir la porte, le souffle court. Putain mec, comment tu survis à cette vitesse ? J'ai l'impression que mon cœur a loupé un wagon.

— La vitesse est un de mes surnoms.

Clint, un sourire sur les lèvres, lui intima d'entrer d'un geste de la main, ce qu'il fit rapidement au pas de course.

— Comme Sonic, je te parie ?

Il repassa devant lui et lui adressa une petite tape sur l'épaule avant de le conduire vers les escaliers. Pietro se stoppa un moment pour contempler la montée de Clint. Il semblait tellement pressé qu'il n'hésitait pas à monter les marches deux par deux, dans un élan plutôt comique et légèrement enfantin.

— Oui aussi. Tu comptes monter jusqu'où ici ?

— Dernier étage.

Le Maximoff soupira et partit en trompe dans une brume grisâtre. La seconde suivante, il se retrouvait à nouveau près de celui qui l'avait laissée en bas. Barton, peu surpris, ne leva qu'un simple sourcil avant de se secouer la tête d'un air malheureux. Il n'arriverait plus à le surprendre, c'était officiellement fini pour son cas.

— Quel est le programme, l'ancêtre ?

— Réquisitionner ce vieil appartement appartenant au SHIELD dans un premier temps pour fabriquer un mini poste d'observation. Deuxièmement, attendre. Steve ne devrait pas tarder. Enfin, j'espère, souffla l'Avenger en ouvrant la porte de l'appartement. Tiens, monsieur Sonic me fera-t-il l'honneur de surveiller la cour par la fenêtre pour ne pas louper la sortie du Captain ? Ou de quelqu'un d'autre ?

— De qui tu veux parler ?

— Oh. Attends. Je n'avais pas fini mon baratin avant de m'endormir ? s'étonna Clint en partant à pas de loup dans une des pièces. C'est repartit alors pour le baratin, mon grand.

De son côté, Pietro s'approcha de quelques bonds de son poste puis avant de se caler confortablement contre le mur pour pouvoir suivre à la fois l'archer et le monde extérieur. En espérant que cette fois-ci, il aurait l'histoire complète. Il détestait être hors du monde sans rien pouvoir y faire.

— Cette loi, le Superhero Registration Act comme je te l'ai dit, a créé une divergence dans nos propres rangs. Stark, sans que j'en sache la véritable raison, a directement montré son désir pour l'application de cette loi. L'affaire avec Ultron a peut-être eu raison de lui, qui sait. Rogers, c'est carrément opposé à lui et le fait toujours.

Ultron était un argument valable un seul homme sans contrôle particulier avait eu la brillante idée de créer un robot intelligent, qui avait été à deux doigts de détruire des populations entières. Mais était-il prêt à se soumettre lui-même aux têtes du gouvernement pour cette affaire ? Ou y avait-il une autre raison ?

— Depuis l'attentat, les choses se sont vite dégradées. Les Avengers se sont vite séparés en deux ceux qui se sont mis du côté de Tony et qui se sont laissé ficher par le gouvernement et les autres, du côté de Cap. Ceux-là ont dû disparaitre depuis que les moindres personnes ayant des capacités qui sortent de l'ordinaire, se font traquer et emprisonner s'ils ne collaborent pas.

Pietro se mit brutalement à penser à Wanda. Elle était au cœur même du conflit et il ne pouvait pas l'aider. Il y avait bien une chose en quoi il était sûr, elle n'avait pas terminé du côté de Stark. Jamais. Peut-être s'était-elle rangé du coté du Captain. Ou s'était-elle fait oublier ? Bon sang, il croisait les doigts pour l'une des options.

— Comment… comment elle va ? lança-t-il d'une voix tremblante après plusieurs minutes d'hésitation.

Dans la pièce d'à côté, quelque chose chuta dans un bruit sec. Pietro se détacha de la fenêtre pour jeter un coup d'œil à travers encadrement de la porte. Et bizarrement, voir le corps de l'ancêtre à terre ne l'étonnait pas vraiment. Il reprit sa place initiale dès que Clint se remit sur pied dans un grognement.

Il n'y avait toujours aucun signe de vie. Personne n'était encore ressorti du bâtiment. Et rien ne volait dans le ciel.

— La dernière fois que je l'ai vu, j'ai regretté tout ce que j'avais fait que ce soit à toi ou à elle. Je l'ai laissé me frapper, me hurler dessus pendant plusieurs minutes sans broncher avant de la laisser pleurer sur mon épaule jusqu'à qu'il t'emporte.

Du coin de l'œil, il vît Clint traverser la pièce, une arme entre les mains, sans un regard dans sa direction. Il ne s'était même pas imaginé ce qu'il avait dû endurer de la culpabilité à l'état pur sans doute. Barton ne lui avait jamais demandé de le sauver, ni de mourir en le sauvant. Il avait endossé un rôle qu'il n'avait jamais voulu. Et il en avait subi les conséquences. Il connaissait Wanda comme sa poche.

— Elle m'a fait revivre des choses que j'espérais pouvoir oublier à tout jamais. Mais, je ne lui en aie pas voulu. Je l'avais bien mérité à près tout. Elle t'avait perdu toi, pour moi. Pourtant, elle avait tout stoppé d'elle-même dès mon premier cri et nous nous sommes, tous les deux, regardé dans le blanc des yeux avant que je me décide à sortir de la pièce. Je ne l'ai plus revu depuis.

Le monde t'avait été offert une nouvelle fois, pourquoi ne l'avais-tu pas accepté plus tôt sans sourciller ? Il n'aurait peut-être pas été aussi si différent.

Pietro se tourna brusquement vers la fenêtre quand il entraperçut un individu sortir dans la cour par la sortie de l'immeuble d'en face. Dans des habits ordinaires, Captain paraissait soudainement plus à un homme sortit pour faire ses courses qu'à un soldat. Son visage, à contrario, reflétait toujours tout ce qu'il avait vécu en temps de guerre.

— Clint, il est là, s'exclama le Maximoff soudainement joyeux.

L'intéressé passa sa tête à travers l'encadrement de la porte, observa son interlocuteur le sourcil levé, avant de s'approcher de lui.

— Les festivités vont commencer, murmura l'archer en ouvrant la fenêtre. Ne me regarde pas comme ça. Ils ne nous verront pas, pour eux la fenêtre est toujours fermée. Made in SHIELD, petit.

— Et l'arme, c'est pour quoi ?

Un deuxième individu avait rapidement suivi le Captain d'une démarche peu certaine. Et sans savoir pourquoi, le regard du coureur s'était posé sur l'un de ses bras où la manche de la veste en cuir s'était relevée au niveau de son poignet. Pietro se frotta les yeux et se demanda s'il n'était pas devenu fou le poignet de l'homme renvoyait un éclat lumineux dans leur direction.

Ce fut à ce moment-là qu'il la vît. Et bon sang, son univers tout entier s'illumina en une microseconde. Elle n'avait pas changé. Toujours aussi fier et courageuse. Il n'avait pas eu tort finalement, elle était resté près du Captain et non de Stark. Avec regret, il devait bien l'avouer qu'il avait bien tenu le rôle qu'il avait laissé. Elle n'avait jamais semblé aussi prête à botter le cul de quelqu'un.

Sincèrement, il aurait pu prévoir la chose comme elle lui avait appris. Il aurait dû se rappeler qu'elle ne contrôlait pas ce côté-là de ses pouvoirs entièrement. Et le voilà maintenant, le regard béant devant celui de sa sœur qui l'observait depuis le sol avec la douce sensation de sa présence qu'il n'avait plus ressenti depuis un bon moment. Ce fut Steve qui coupa ce contact en appelant la jeune femme.

À côté de lui, il entendit Clint pousser un soupir et ajuster son arme sur le rebord de la fenêtre.

— Pour ce genre de chose, souffla l'homme en pointant de sa main libre une masse colorée dans le ciel.

Durant les secondes qui suivirent, la masse se transforma rapidement en l'entière Iron Legion mené de près par leur créateur. Cette nouvelle présence allait clairement changer la donne. Dans le mauvais sens.

La petite troupe au sol ne les remarqua qu'à la dernière minute. Le nez en l'air, le Captain semblait pester entre ses dents contre lui-même. Sans son bouclier en vibranium, il avait réduit ses chances de pouvoir s'opposer contre l'armée robotique et de Stark lui-même. Il se tourna vers ses deux autres compagnons au moment même de l'atterrissage au sol.

— Steve.

Pietro jeta un coup d'œil à l'archer qui se crispait dans son coin en entendant la voix robotique de Tony son corps tout entier se préparait à quelque chose.

— Ne m'oblige pas à te faire ça. S'il te plait.

Le soldat eut brusquement la même réaction que Clint. Avant de se tourner vers son interlocuteur, il murmura quelques paroles à Wanda qui se rapprocha de l'autre homme en un hochement de tête. La casquette enfoncée sur la tête, il ne broncha pas à l'approche de la jeune femme. Si le Captain s'était lui-même déplacé pour lui avec sa sœur à ses côtés, il devait bien y avoir une nonne raison. Et si…

— Tu l'as retrouvé finalement ? demanda Pietro, d'une petite voix. Le Bucky Barnes.

— Hier soir, dans un bar. S'il y a bien une chose que le SHIELD m'a apprise, c'est de faire des filatures sur des personnes capables de te tuer sans le moindre remords.

Le Sokovien arqua un sourcil. Ce Bucky semblait incapable de faire du mal à quiconque il paraissait si vulnérable aux côtés des trois autres. Quand l'homme hocha la tête à une des paroles de Wanda, il aperçût à nouveau le soleil se refléter sur son poignet. Et ce fut comme un déclic, Wanda avait un jour entendu Strucker discuter avec un autre chef d'Hydra venue l'observer elle et lui. Ils avaient parlé d'une attaque contre le SHIELD à Manhattan, et comment leur soldat fétiche au bras métallique avait disparu de la circulation. Ça expliquerait ces reflets qui lui parvenaient depuis plusieurs minutes et les dires de Clint. Il avait été la première marionnette de rêves meurtriers d'Hydra.

— Je ne te laisserais emprisonner aucun de nous, Tony ! hurla Steve qui s'était retourné vers l'homme en métal.

Pietro eut un mouvement de recul lorsque ses yeux se posèrent sur l'un des robots qui avait atterri à l'arrière du groupe et qui s'avançait dangereusement de Wanda. Il pourrait aller le neutraliser. Il lui suffirait d'une microseconde. Avant qu'il ne puisse faire le moindre pas, Clint posa une main sur son épaule et secoua la tête. Non. Pas maintenant.

— Et je ne te laisserais pas l'emmener lui.

Wanda avait finalement entendu le robot. Le bras tendu dans sa direction avec la brume rouge qui la caractérise, rencontra en un clin d'œil le métal. Sans plus attendre, elle serra le poing. La machine tomba brusquement au sol, sa source d'énergie entre les mains de la jeune de la femme.

— Je ne peux pas le laisser partir ! cria Stark, le masque désormais relevé.

Captain lança un coup d'œil à la jeune femme auquel elle répondit directement par un hochement de tête. Les composants de la Iron Legion se mirent soudainement à tomber comme des mouches suite à un claquement de mains de Wanda. Elle adressa un dernier regard aux deux anciens coéquipiers avant de partir, Bucky à ses côtés. Le monde a changé, Pietro, en quelque chose auquel tu n'as jamais été préparé. Et elle a réussi à y survivre sans toi.

Après quelques secondes de silence, l'ambiance au sol changea comme à l'intérieur de l'appartement. Clint avait appuyé sur un bouton sur le côté de l'arme tandis qu'un combat s'engageait entre les deux anciens Avengers. Il se tourna vers l'archer qui ne bougeait plus d'un poil, le regard fixé sur un point invisible. À ce moment-là, il ne ressemble plus à l'homme qu'il avait secouru en Sokovie. Ce n'était plus qu'un prédateur attendant le bon moment pour se jeter sur sa proie.

Le monde se déchirait sous ses yeux. Là en bas. Comme l'amitié qui s'était tissée entre les deux hommes, en quatre ans. Et il n'était qu'un simple spectateur de ce carnage. Mais, il pouvait toujours intervenir. Les séparer. Et peu importe les conséquences de cette intervention.

Il attrapa de justesse le poing au vol, juste au-dessus du visage de Steve qui était déjà bien amoché. Les yeux bleus du soldat se posèrent successivement sur le masque doré d'Iron Man, avant de les poser sur lui.

— Non¹, fit Pietro en relâchant son emprise.

En fin de compte, il se trouvait bien idiot. Il avait bien vu comment Clint avait réagi et il aurait aussi pu prévoir leurs réactions à cette intervention soudaine. L'esprit en vrac, il n'avait qu'une envie : s'enfuir en courant dans la direction dans laquelle sa sœur avait disparu. À la place de ça, il saisît le Captain, encore surpris, par les aisselles pour le soulever et repartit dans un flash coloré vers l'appartement.

Barton les attendait déjà impatiemment sur le canapé et ne se leva que lorsqu'il posa le soldat au sol. Et subitement, la seule image que lui renvoyait l'archer était celle d'un père en colère contre son enfant.

— Si tu voulais le récupérer, il suffisait de le demander !

— Te demander de tirer sur Stark ? J'ai beau le détester mais personne ne le mérite.

Sur ces mots, le visage de l'archer s'assombrit. Bon boulot, Pietro. Vraiment.

— Ce n'était pas des balles pour tuer mais des balles pour paralyser l'armure s'il arrivait quelque chose. Mais merci pour ça, Maximoff, déclara Rogers en serrant la main de l'intéressé.

— Vous… ?

— Non. Certaines personnes ne sont simplement pas faites pour mourir, lui répondit-il simplement, un petit sourire sur les lèvres. Et il y en a une qui va être ravie.

Pietro ne put s'empêcher de lui sourire. Après cette longue journée, il pourra enfin la prendre dans ses bras et ressentir son parfum de rose.

— On devrait y aller. On nous attend.

Il n'avait pas fait le tour de New York finalement Il lui manquait le petit détour express dans les égouts. En se pinçant le nez, il parvint au moins à éviter l'odeur tout le long du chemin. Odeur qui ne semblait pas gêner les deux anciens coéquipiers. Pas le loin du monde.

J'arrive bientôt Wanda. Et j'ai tellement de choses à te raconter après cette longue journée.


¹ : C'est mauvais d'avoir pensé à César de La planète des Singes ? aha

Malheureusement, la suite ne devrait qu'arriver en mi-juillet. Sauf un miracle de je-sais-pas-qui, ahah. Merci les examens de fin d'années. x)

Thanks !