Disclaimer :Malheureusement – ou heureusement – pour nous, les personnages et les lieux de Teen Wolf ne m'appartiennent pas. 'fin, rien n'est encore perdu *_*

Le mot de l'auteur :'soir ou bonjour à vous !

Et oui, je suis de retour pour un nouveau chapitre :3 Celui-ci sera plus long que les précédents et je pense que ce sera le cas pour le prochain aussi ^-^ Bon, toujours pas énormément d'actions, mais ça va venir, ne vous inquiétez pas ;)

Aah mes petits pingouins, me voilà toute en pleurs. Pour ne pas faire de spoiler, je ne dirais rien, mais ceux qui ont vu l'épisode 23 comprendront :'( Comme je ne veux pas m'étaler sur ce sujet sensible, je vais parler de mes ampoules aux talons. Honnêtement, et sans mauvais jeux de mots, ce n'est pas le pied x_x Merci nouvelles baskets (a)

Bref, passons à...

La Rubrique du Reviewer : Motivée à fond comme je suis – et surtout pour me faire pardonner le temps que je mets pour écrire x) – voici ma petite réponse à vos reviews qui me réchauffent toujours le cœur :)

Merci aussi aux ajouts favoris et alerte ^-^ J'vous aime les pingouins !

Driamar : Ahah, je suis désolée x) Je donne toujours de petits surnoms aux gens :') C'est plus fort que moi ! Sinon, merci beaucoup *O* V'là leur petite "conversation" pour te servir :)

yumi-elfeuw : Wow, quand on voit l'épisode qu'on a eu mardi, je sais pas trop si j'ai bien fais d'être aussi pressée D': 'Fin, j'attends toujours le prochain avec impatience mais je suis trop triste :( A part ça, merci bien ! :D Peter sera sans doute complètement déjanté dans cette fiction - sans être complètement débile pour autant x) -. J'espère que ce chapitre te plaira :)

ShelovesRikurt : *Glups* HUNTBASTIAN ET SEBANDLER C'EST LA BASE *O* Je suis tellement dégoûtée de ne pas voir plus de fics' à leur sujet T_T Sont géniaux pourtant ! P'tin, et le Rikurt est juste so amazing fuckin' cute :'D Bref, voilà le nouveau chapitre et merci encore pour ta review :)

Kiwit The Cat : Ahah, j'avoue x) Peter est un psychopathe dans cette fiction, tu verras :') Et Stiles a vraiment une imagination de dinguonos :B Kate refera parler d'elle d'ici quelques chapitres :) Je me suis fais le défi d'intégrer le maximum de personnages dans cette fiction *_* Motivation ! Oh, et bien sûr que Jackson sera mentionné x) C'est un de mes personnages favoris :'D Oh mon Dieu, pour le moment je ne sais pas comment éditer - on sent la débutante :'3 - mais dès que je trouverai, j'enlèverai toutes les vilaines fautes que je remarque toujours APRÈS publication - bien entendu T_T -. Désoulée :3

PrescilliaYAYA : Je suis le Mal, je finis comme je veux mouhahahaha 8) 'fin, je suis vraiment heureuse que le chapitre précédent t'ai plût :3 celui-ci est moins drôle mais c'est nécessaire et volontaire. Mais ça fait plaisir de voir que mon humour est apprécié, merci :D

Leiily : Rassure-toi, je ne l'aime pas non plus +_+ Mais Kate arrivera d'ici quelques chapitres, donc on va faire comme si elle existait pas en attendant :B Tu as écris du Huntbastian ? *-* Faut absolument que j'aille jeter un coup quand j'aurais du temps ! :D Merci pour ta review, et so, voici le chapitre 3 ^-^

chocobi6 : Toi aussi tu lis des fictions à point d'heure ? *_* 'fin, je suis bien heureuse que malgré l'heure tu ais pris le temps de commenter... 3 fois *O* Je suis tellement touchée quand on me dit ce genre de chose :O Merci :D

Daelys : Merci beaucoup ! :) J'espère qu'elle continuera de te plaire sur le long terme *O* Bref, voilà le chapitre suivant ;)

Demlone : Ok, j'avoue, je torture complètement le personnage de Peter x) Mais j'ai une idée relativement précise de son caractère et je dois avouer que je le trouve passionnant, d'où sa présence bien marquée :) En espérant que ce chapitre te plaise !

RBKBAT : Merci beaucoup ^-^ Voici le chapitre trois :)

Bonne lecture mes adorables pingouins, n'hésitez pas à relever mes fautes, ça ne me vexe pas mais m'aide, au contraire :) Bref, on se retrouve en bas !


Chapter 3 : « Tu es une fée ? » ou comment faire péter un câble à un Faucheur exaspéré

Scott aimait les samedi. Oh, il aimait aussi les autres jours, bien sûr, mais le samedi avait une saveur toute particulière, comme s'il n'était pas tout à fait dans la même dimension. Il se tenait là, à part, inaccessible et se faisait attendre toute la semaine. Et quand il arrivait, c'était toujours le même bonheur pour l'adolescent. C'était l'oasis délicate qui miroitait au bout du désert furieux des heures de cours, des devoirs et des entraînements.

Le garçon roula sur son matelas en grognant de plaisir. Il était presque midi mais Scott n'avait pas envie de se lever. Avec sa mère qui travaillait toute la journée et Stiles qui n'avait pas encore débarqué chez lui en agitant sous le nez les derniers crimes de Beacon Hills, le brun pouvait profiter pleinement de ce début de samedi.

Ses pensées dérivèrent aussitôt vers Allison. Comme toujours, ces derniers temps. La jolie brune le hantait depuis la seconde où ses yeux s'étaient posés sur elle. Il se souvenait encore de la vague de chaleur qui, après avoir incendié ses joues, était descendue le long de son échine en vibrant lorsque la jeune fille était entrée en cours d'histoire. Et même si cela paraissait complètement cliché, le garçon était sûr d'avoir senti le temps s'arrêter... Ou du moins, ralentir énormément. Et puis la foudre l'avait traversé de part en part afin de parfaire le stéréotype. Dès lors, il ne s'était plus qu'agit d'elle. Allison et ses boucles ébène qui tombaient en cascade sur ses fines épaules. Allison et ses yeux de chat qui s'illuminaient d'une infinité d'étoiles lorsqu'elle riait. Allison et son sourire qui creusait plein de croissants de lune sous ses délicates pommettes sculptées. Et Scott n'avait juste pas pu s'empêcher de tomber amoureux d'elle.

Pourtant la jeune Argent n'avait pas cessé de lui en faire baver. Un coup il pensait qu'elle s'intéressait à lui, que ses sourires lui étaient destinées, que ses gestes délicats lui envoyaient un message mais ce n'était que pour mieux tomber la fois suivante lorsqu'elle attrapait la main Isaac pour entrelacer ses doigts aux siens et posait sa tête sur son épaule en souriant de contentement. Un millier de fois il avait essayé de l'aborder, un millier de fois il s'était laissé à croire que c'était possible, un millier de fois il avait été déçu.

Scott se mordit la lèvre inférieur. Qu'est-ce qui n'allait pas chez lui pour qu'elle ne lui adresse même pas une seconde d'attention ? Il n'avait pas les yeux trop rapprochés, ne louchaient pas, avait une peau lisse et propre, un nez droit, des cheveux dont il s'occupait attentivement et il lui arrivait de se dire que son corps n'était pas trop moche. Surtout que, depuis qu'il s'était mis à s'entraîner pour obtenir un meilleur poste que remplaçant sur le banc de touche, il pouvait se vanter d'avoir des biceps musclés et un abdomen joliment mis en relief. Mais tu n'es pas Isaac rétorqua la petite voix qui s'amusait à lui plomber le moral. Scott grinça des dents : son samedi commençait à devenir amer.

Les vibrations de son portable le sortirent de ses réflexions désagréables et l'adolescent jeta un coup d'œil à l'identifiant : Stiles.

« Mon pote, si tu savais comme je suis heureux que tu téléphones, fit-il en décrochant.

- Scott ? »

Le jeune homme se redressa sur son lit comme s'il avait été électrocuté.

« Shérif Stilinski ?! Que se passe-t-il ? »

L'homme à l'autre bout du fil prit une profonde inspiration comme pour essayer de retrouver son calme.

« Je croyais que Stiles était chez toi.

- Je ne l'ai pas vu de la matinée. Il n'est pas au commissariat ?

- Non, ni au lycée et sa voiture est toujours ici. »

La voix du shérif était ferme mais l'adolescent pouvait y sentir une légère hésitation qui ressemblait à de la peur. La sympathie envahie Scott : Stiles était la chose la plus précieuse aux yeux du shérif, tout le monde le savait. Après tout, il était tout ce qu'il lui restait. Cependant, la sensation fut vite remplacée par une autre nettement moins agréable.

« Stiles... A disparu ? murmura t-il lorsque la réalisation frappa son esprit.

- Officiellement, non. »

Le brun resta tétanisé. Pas Stiles. Non, il devait sans doute être à la bibliothèque en train de comploter on ne sait quoi. Scott s'efforça à rester calme.

« Stiles ne doit pas être loin, dit-il après un silence. Il ne partirait pas sans son portable. »

Scott se demanda un instant qui il essayait de rassurer. Quelques longues secondes de silence s'écoulèrent avant que le shérif ne réponde.

« Oui, tu as sans doute raison. Il doit juste être sorti acheter deux-trois trucs pour manger. Je suis désolé de t'avoir inquiété gamin.

- Ce n'est rien. Je vais aller faire un tour pour voir si je le crois, décida t-il.

- C'est une bonne idée. Salut Scott. Passe le bonjour à ta mère.

- Bien sûr. Au revoir Shérif ! »

Scott laissa tomber son portable sur son lit, enfila un jean et un t-shirt vitesse grand V et sortit de chez lui en courant pour aller à la bibliothèque. Malgré leurs paroles rassurantes, lui comme le shérif savaient très bien que quelque chose n'allait pas. Stiles prévenait toujours lorsqu'il sortait quelque part. Et il n'oubliait jamais son portable.

x-x-x

Le silence s'éternisait. Stiles, toujours face à Derek, souffla d'un air vaguement irrité. Le jeune Faucheur le fusilla du regard. Ce qu'il avait à dire n'était pas facile et cela faisait une bonne dizaine de minute que le brun cherchait un moyen de tourner la chose pour que ça ne paraisse pas totalement dingue. Peter, soucieux de le laisser se créer un lien avec sa future victime – entendre ici 'piaffant à l'idée de le voir galérer et se tourner en ridicule face à un gamin' –, s'était lancé dans un aller-retour tout ce qu'il y a de plus furtif dans le couloir adjacent. Et Stiles, après avoir tenté une bonne dizaine de fois de prendre la parole et s'être fait rabrouer autant de fois en retour, paraissait participer au concours du mec le plus silencieusement bruyant. Entre ses soupirs exagérément longs, le son profondément dérangeant de ses ongles entrant en contact avec le tabouret à un rythme régulier et le léger claquement de sa langue contre ses dents, Derek ne parvenait pas à se concentrer plus de quelques secondes.

C'est pourquoi, lorsque son oncle passa pour la énième fois derrière la porte avec la discrétion d'un gosse de cinq ans et demi, Derek décida de se lancer à l'eau. Et tant pis si c'était totalement incohérent.

« Stiles, commença t-il.

- Aah, enfin ! Je commençais à croire qu'on allait moisir ici à se regardant dans le blanc des yeux. Ou que je devrais faire la conversation à un tabouret, au choix. »

Le jeune homme leva les yeux au ciel. Mais quel abruti. Parler avec Stiles sans qu'il ne se sente obligé de donner son avis à chaque fin de mot se révélait bien plus compliqué que prévu, comme si le garçon avait une réplique assortie à chaque phrase qu'il prononçait.

« Tu veux bien écouter et te taire ? gronda t-il en se pinçant l'arête du nez. Ce que j'ai à te dire est un peu compliqué. »

Étonnement, Stiles hocha la tête avec docilité. Derek retint un haussement de sourcils, surpris. Après tout, il ne connaissait pas assez bien le gamin pour savoir si cette réaction était dans ces habitudes, bien que sa bouche peu avare de mots et l'étincelle farouche qui brillait dans ses prunelles indiquaient clairement une insoumission rebelle.

« Tout d'abord, tu dois savoir que le monde dans lequel tu vis n'est pas tout à fait celui que tu crois.

- On dirait une réplique de Twilight. »

Le regard noir de Derek fit légèrement blanchir l'adolescent.

« Ah oui, me taire, c'est vrai, marmonna-t-il à toute vitesse en se rongeant l'ongle du pouce.

- Oui Stiles, te taire. »

Le désigné fit une moue désolée au Bêta, attendant qu'il continue.

« Bref. Il existe chez les Hommes une quantité de mots et d'expressions afin de qualifier ce qu'il se passe après la mort : Paradis, Enfer, Au-Delà, Éden, Champs Élysées ou Tartare -...

- Comme en cuisine ? »

Derek sentit l'impatience s'agiter sauvagement au fond de son estomac et crépiter.

« Mais ça t'arrive de te taire ?! s'énerva-t-il en envoyant valser en arrière la chaise sur laquelle il était assis.

- Pas vraiment. Paraît que je parle même pendant mon sommeil. C'est dingue ça, non ? » répliqua Stiles, pas perturbé pour un sou face à la violence de l'autre.

Derek fit un effort colossal pour ne pas frapper le gamin, là, tout de suite. Les Alphas ne lui pardonneraient pas ce manque de professionnalisme. Le Faucheur enfonça donc violemment ses ongles dans ses paumes et laissa la frustration redescendre doucement. Il fallait qu'il reste calme.

L'adolescent sembla enfin prendre conscience de l'état d'énervement avancé dans lequel se tenait le brun aux yeux aiguisés car il déglutit distinctement et se recula légèrement sur son tabouret. Derek poussa un faible soupir et tenta une nouvelle fois de s'exprimer après un temps de blanc.

« Tu crois aux créatures surnaturelles ? demanda t-il, choisissant de changer de technique.

- Des créatures surnaturelles... ? Genre comme les fées, les loup-garous, les nains de jardin, Greenberg ? »

Derek haussa un sourcil en croisant à nouveau les bras sur son torse. Vraiment... ? Stiles soupira face au mutisme du brun mais répondit tout de même.

« J'sais pas en fait. Peut-être un peu. Pas trop. Enfin, ça serait cool. Sauf les vampires. Franchement, des mecs morts et blancs comme des linceuls qui se tapent des body shots avec du sang, je trouve ça limite glauque, tu vois ? Qui peut vouloir faire ça ? Mis à part un psychopathe, peut-être. Comme ton oncle, par exemple. C'est bien ton oncle ? Par contre, y a un truc qui serait vraiment cool. Les fées. L'histoire de faire un vœu, tout ça, ce serait juste - ... »

Les yeux de l'adolescent s'arrondirent soudainement. Il posa un regard suspicieux sur Derek et l'homme sentit un frisson d'appréhension le parcourir.

« Derek, tu... Tu es une fée ? »

Derrière la porte, Peter explosa de rire et ce fut la goutte d'eau qui fit déborder le vase. Le jeune Faucheur sentit toutes traces d'un semblant de contrôle s'envoler au loin. Il bondit sur l'adolescent et le plaqua contre le mur le plus proche avec brusquerie. Et tant pis pour les Alphas.

« Wouo ! grimaça Stiles lorsque son dos heurta la surface dur. Je ne voulais pas te vexer ! Je veux dire, c'est cool si t'es une fée, j'ai rien contre, hein. Je les imaginais peut-être un poil plus féminine avec des paillet-...

- Je. Ne. Suis. Pas. Fée. Espèce d'abruti ! »

Derek entendit à peine la porte claquer et Peter débarquer dans la pièce avec des airs de super-héro. Il ne sentait plus que le sang bouillonnant contre ses tempes. Le liquide vitale pulsait à un rythme fou dans ses veines et artères, il déferlait en vagues furieuses, nourrissant ses muscles en adrénaline et annihilant toute valeur morale. Son poing se serra autour du t-shirt du plus jeune.

« Derek... » le prévint doucement Peter, derrière lui.

Le Faucheur ne l'écoutait pas. Ses yeux étaient plongés dans ceux de Stiles. Il pouvait voir à travers les étendues caramel percées de brun la peur de l'adolescent. Elle tournoyait, se tordait et noyait son regard d'un mince filet invisible. Cependant, derrière ce léger voile, il y avait toujours cette petite pointe tentatrice, cet éclat qui luisait avec insolence comme pour dire « essaye un peu pour voir ».

Plus que les paroles de mise en garde de son oncle, ce fut cette audace qui lui fit relâcher sa poigne. Derek s'éloigna promptement de l'humain. Ses mains tremblaient encore d'un reste d'adrénaline et il les regarda comme si elles ne lui appartenaient pas. Peter lui lança un regard désabusé avant de se tourner vers un Stiles pâle et tremblant.

« Il fait une crise de panique. » constata stoïquement le plus âgé.

Derek ne fit pas un geste pour montrer qu'il avait entendu. Il ne comprenait pas comment il avait pu autant perdre le contrôle. L'adolescent n'avait rien fait. Rien. Peter grogna un « toujours les mêmes qui se tapent le sale boulot » avant de plaquer une main ferme sur la bouche de l'adolescent.

« Reste tranquille. » gronda t-il lorsque celui-ci essaya de s'extirper.

Incapable de faire quoique ce soit d'autre, le jeune humain se laissa faire. Peu à peu, sa respiration reprit un rythme normal. Derek essayait de reprendre le contrôle, son corps agité de frissons nerveux. Peter dégagea sa main une fois certain que Stiles respirait normalement. Il se tourna et fixa son neveu avec désapprobation.

« Tu aurais pu le blesser gravement, gronda-t-il.

Ce n'était pas dans mes intentions.

Mais ça aurait pu arriver ! T'aurais eu l'intention de leur sortir quoi aux Alphas, hein ? Désolé mais y avait pas écrit 'fragile' sur l'emballage ? Pourquoi faut-il toujours que tu sois aussi réactif ? »

Derek détourna le regard.

« Il va bien maintenant. C'est bon.

- C'est loin d'être bon et tu le sais aussi bien que moi Derek. Et ne fais pas ton regard de je-suis-innocent-et-tu-m'-agresses-sans-raison-vilain-Peter parce que ça ne marche pas.

- Il n'est pas en sucre !

- Et qu'est-ce que t'en sais d'abord ? rétorqua Peter en pointant un doigt accusateur sur son neveu.

- Vous pouvez arrêter de parler de moi comme si j'étais un gâteau ou je ne sais quoi ? »

Les deux hommes sursautèrent. Perdus dans leur dispute, ils n'avaient pas remarqué que Stiles avait repris ses esprits. Ce dernier se releva et fusilla les deux Faucheurs du regard.

« Ok, donc maintenant, je veux tout savoir parce que ça doit faire quatre heure que je suis ici et je suis toujours aussi paumé. Mince, je ne sais même pas pourquoi vous m'avez capturé et où on est ! Et, oh mon Dieu, c'est quoi ce bordel avec les Alphas ? »

Stiles aspira une grande goulée d'air : il avait sortie sa mini-tirade à toute vitesse sans reprendre son souffle une seule fois et il avait la tête qui tournait un peu. Derek jeta un regard inquiet à Peter qui leva aussitôt les mains en l'air : c'est pas mon problème. Traître.

« Alors ? » s'impatienta Stiles, les mains sur les hanches.

Le Faucheur aux cheveux sombres baissa les yeux sur ses mains qui frottaient nerveusement la pulpe de son pouce contre le second nœud de son annulaire. Devait-il vraiment... ?

« Wow, long silence. Bien. On va aller loin avec ça. »

Bon, tant pis pour la subtilité ! grogna intérieurement Derek.

« Je suis ici pour te tuer Stiles. »

x-x-x

« Bon, alors, récapitulons : tous les deux êtes des sortes d'émissaires de la Mort qui obéissent à un groupe de mecs balèzes – genre la mafia de l'au-delà – que vous appelez Alphas. Et là, Derek, tu vas me tuer parce que les Alphas te l'ont demandé. Sauf que tu ne sais pas quand parce que t'as oublié de lire le contrat avant de le signer – c'est un peu con quand même. Font toujours cette erreur dans les films de mafieux. –. Ah oui, et Beacon Hills se trouve dans une faille spatio-temporel qui permet aux gens de vous voir – ce qui semble vraiment pas cool vu la tête que t'as tiré la première fois où je t'ai vu Derek –.

- Tu as juste oublié de préciser que je suis le baby-sitter de mon adorable neveu, sinon c'est ça. » acquiesça Peter en ignorant le regard noir dudit adorable neveu.

Stiles hocha la tête, le regard songeur. Étrangement, le garçon avait confiance en ce que lui certifiait son aîné. Là où n'importe quel humain aurait déjà fuit à toutes jambes en hurlant, il restait tranquillement assis sur le sol – il avait définitivement abandonné le tabouret – et réfléchissait déjà aux recherches qu'il allait faire en rentrant chez lui. D'ailleurs...

« C'est quand que je pourrais rentrer chez moi ? »

Derek tiqua.

« Stiles... Est-ce que tu es sûr d'avoir compris la partie où j'ai dit que j'étais ici pour te tuer ?

- J'ai comprit Derek, et c'est cool, vraiment. Alors ouais, c'est peut-être le choc, je ne sais pas, mais je me sens bien. Et puis, d'après ce que tu as dit, ma mort n'est pas pour maintenant, pas vrai ? »

Le Faucheur hésita avant de répondre.

« … Non.

- Tu le sens, c'est ça ? Quand les gens sont sur le point de mourir. »

Il hocha la tête et Stiles sourit.

« Bon, bah tout va bien ! Maintenant, tu vas me ramener chez moi et me laisser profiter de mes derniers jours de vie ! »

Ce gamin est vraiment étrange, songea Derek. N'importe qui serait terrifié d'apprendre qu'il va mourir. Mais chez lui, rien du tout. Je ne sens même pas sa peur.

« Roh, tu vois bien qu'il n'y a pas de soucis à se faire Derek ! Ramène le gosse chez lui si c'est ce qu'il veut. » lança Peter en quittant la pièce.

Le brun fronça légèrement les sourcils. Il ne pouvait pas s'empêcher de penser que cette réaction n'était pas normale. Définitivement pas normale. Il attrapa néanmoins ses clés et fit signe au garçon de le suivre. Après quelques couloirs, Derek ouvrit une porte en fer et ils se retrouvèrent dans le garage. Stiles poussa un sifflement admiratif en voyant la Camaro flambant neuve qui trônait au milieu du large hall.

Derek lui jeta un coup d'œil vaguement menaçant.

« Quoi ? gronda-t-il.

- T'es pas un peu pété de tunes, toi ?

- Les Alphas gèrent tout ça. Ils voulaient qu'on ne manque de rien Peter et moi.

- Ah ouais, les Alphas... murmura Stiles en caressant doucement la carrosserie du bout des doigts.

- Fais-lui ne serait-ce qu'une égratignure et je m'assurerais que tu ne puisses jamais recommencer. »

L'adolescent éloigna sa main et grimpa à l'intérieur de la Chevrolet sans rien répliquer. On ne sait jamais si sa mort avait été prématurée.

Le voyage se déroula en silence - Derek ayant refusé d'allumer la radio - et lorsqu'ils furent à quelques rues de la maison de Stiles, Derek arrêta la voiture.

« On est bien d'accord, tu te la fermes, ok ? Si j'apprends que tu as laissé échapper quelque chose...

- T'es sérieux ? Tu crois vraiment que je vais arriver en faisant 'Hey papa, je me suis fais capturé et menotté par une paire de chaussettes à un lit et j'ai rencontré le mec qui est chargé de me tuer' ?

- Stiles...

- Ok, ok, je ne dirais rien, promis. Je peux descendre maintenant ? » trépigna le garçon.

La porte se déverrouilla et Stiles s'élança en dehors de la Camaro vers sa maison à toute allure. Son précieux ordinateur allait surchauffer avec toutes les recherches qu'il avait à faire. Stiles avait son esprit qui tournait à mille à l'heure et il ne remarqua pas que quelqu'un arrivait sur le côté avant de lui rentrer brutalement dedans.


Bon, à partir du chapitre suivant, les choses devraient vraiment commencer à démarrer *_* J'essayerai de poster une fois par semaine environ mais je ne vous promet rien, surtout avec les TPE qui arrivent bientôt +_+

Laissez donc une marque de votre passage mes adorables oiseaux de banquise et je ferais en sorte que le chapitre suivant soit mieux :3 – non... Ce n'est pas DU TOUT du chantage :B –.

Bisous bisous,

So.