Disclaimer: Harry Potter ne m'appartiens pas.

Note: Voilà le chapitre de cette semaine! Bonne lecture!

Beta: Hasegawa-chwan!


« - ...Les glas de Nantes, Se mirent à sonner, La mère demande:
Pourquoi donc tant sonner?
"C'est pour Adèle
Et votre fils aîné"
Voilà, voilà le sort des enfants obstinés ! »

Voilà, plus d'une heure qu'Harry repassait son répertoire de chanson pour enfant, en tournant en rond dans la cuisine, dans l'espoir de calmer Leslie. Il s'était réveillé vers quatre heures du matin en hurlant et depuis n'arrêtait pas. Il ne fallut pas longtemps aux adolescents pour identifier une poussé dentaire.

"- Pitié, Harry, on essaye de le calmer pas de lui donner des envies suicidaires! s'écria le serpentard en entrant dans la cuisine.

- Mais c'est ce que je fais!" répondit le brun.

Les comptines sont censées calmer les enfants, non? Sinon à quoi serviraient-elles?

"- Rien que les trois dernières c'étaient une fille qui se fait pendre, ensuite un canard tué par erreur et maintenant un frère et une sœur qui meurent!

- Ba, il pleure moins fort, non?

- Non, ce sont tes tympans qui perdent de leur performance. Mais par miracle, j'ai fini par, enfin, retrouver son anneau dentaire."

Harry se saisi de l'objet et le donna à mordiller à l'enfant. Et c'est dans un soupir de soulagement commun aux deux garçons que Leslie arrêta, enfin, de hurler. La tranquillité tiens parfois à peu de chose, comme, par exemple, un papillon multicolore en plastique.
Draco s'écroula sur le canapé, faisant ce relever sa chemise de nuit jusqu'à mi-cuisse. Le brun détourna les yeux, un léger rosissement sur les joues. Quand il s'était levé, trop inquiet pour le bébé, il n'avait pas pris la peine de faire une remarque sur le vêtement de nuit très inattendu de son camarade. Mais maintenant que les choses c'étaient calmées, il devait bien avouer qu'il avait fini par s'habituer et même à trouver que ça lui allait plutôt bien. Ça collait bien à son image de bourgeois.

"- Pomfresh a peut-être quelque chose pour le calmer?" demanda soudain le gryffondor en s'essayant à côté de son acolyte.

Le blond le regarda comme s'il était le pire benêt de Poudlard.

"- Harry, pourquoi une infirmière de collège aurais une potion pour une poussé dentaire de nourrisson? finit-il par lui répondre.

- On sait jamais..." répondit-il en toute mauvaise foi.

Mauvaise foi qui lui valut des yeux au ciel de la part de Draco, qui finit par prendre l'enfant dans ses bras. Pour une raison que ni l'un ni l'autre n'arrive à s'explique, Leslie s'endort toujours plus vite dans les bras du serpentard. Et si ils en doutaient encore, le fait que le petit ne mis pas plus de dix minutes à s'endormir après avoir changé de bras, les confortèrent dans cette idée.
Après quelque minute à savourer le retour complet du calme, le blond fini par aller recoucher le bébé.

"- Quel heure il est? Lui demanda Harry à son retour.

- Cinq heure trente."

Ils se regardèrent en se réinstallent sur le canapé. Ils devaient se lever dans une heure, ce n'était pas la peine d'aller se recoucher à présent.

"- Le tout, c'est de ne pas s'endormir maintenant! affirma le brun

- Entièrement d'accord, sinon on va être claqué toute la journée..."

Vingt minutes plus tard, ils étaient tous les deux plongé dans un profond sommeil, la tête de Draco reposant sur l'épaule de son camarade...

Oh, ils étaient bien partis pour dormir toute la matinée si une main n'avait pas secoué doucement l'épaule d'Harry.

"- Qu'est-ce que c'est?, s'écria t'il en se réveillant en sursaut.

- Asling, monsieur, lui répondit une créature qu'il identifia rapidement comme étant un elfe de maison, je suis là pour m'occuper du bébé.

- Hein? Euh, oui, oui, bien-sûr... Mais vous ne deviez pas arriver juste avant les cours?

- Il est huit heures moins le quart monsieur."

Huit heures moins le quart... En entendant cela, Harry, qui naviguais encore dans les brumes du sommeil, ce réveilla complètement et s'agita dans tous les sens, sous le regard quelque peu dubitatif de l'elfe.
Après avoir réussi à réveiller Draco, et lui avoir fait comprendre tant bien que mal la situation, c'est fagoté comme l'as de pique, pour le cas d'Harry, et tiré à quatre épingles, pour Draco, qu'ils s'apprêtaient à sortir de l'appartement. Enfin, quand le blond aura décidé de laisser le pauvre Asling tranquille.

"- Et si il y a le moindre problème vous m'appeler, hein! Vous n'hésitez pas!

- Oui, monsieur.

- Oh et ne le séparez de son grumeau!

- Gizmo, corrigea Harry.

- Oui, enfin de son truc. Il a l'aire dit tenir. Et...

- Draco, l'interrompît le brun en le tirant vers la sortie, il s'en sortira très bien."

L'aristocrate se renfrogna mais ne rajouta rien et sorti, vite suivi par le gryffondor qui jeta un regard d'excuse à l'elfe avant de fermer la porte. Dans une vaine tentative d'arriver à l'heure, ils se mirent à courir à travers le château en direction de la classe de divination. Cour qu'Harry appréciait beaucoup plus depuis que leur professeur avait arrêté de lui prédire une mort prématuré et douloureuse.

"- Ah, messieurs, s'exclamât le dit professeur à leur arrivé, vous êtes en retard! Mais je le savais, bien sûr."

Ils se trouvèrent une place dans un coin et c'est allongé sur les épais tapis qu'ils commencèrent à suivre le cours.
Mais la pièce sombre, enfumé d'encens et chauffée par un perpétuel feu de cheminé ne les aidaient pas vraiment à rester concentré. Si on ajoute à cela la voix grave, lente et profonde de leur professeur qui avait tendance à les bercer et leur manque flagrant de sommeil, on comprend aisément le fait qu'au bout d'une demi-heure ils avaient tout les deux rejoint les bras de Morphée. Dans un reflex purement humain, Draco, dans sa torpeur, se rapprocha de la source de chaleur la plus proche: Harry. Source de chaleur qui ne protesta pas et refermât inconsciemment les bras sur le corps de son camarade. Voilà pourquoi ils se retrouvèrent à dormir dans les bras de l'autre pendant le cours de divination.
Quel dommage qu'ils dorment si bien d'ailleurs, car dans le cas contraire ils auraient pu voir les regards scandalisés de leurs camarades et l'expression de stupeur peinte sur le visage de l'enseignante ainsi que le crépitement d'un flash d'appareil photo.

Après avoir été réveiller à la fin du cours par un Ron passablement agacé, mais qui s'abstint de tout commentaires, c'est en potion que continua leur calvaire. Sans vraiment de surprise, le chaudron du brun se mit à bouillir avec un peu trop d'entrain pour finir par exploser. La préparation du blond, elle, arborait une jolie couleur verte pomme à la place du bleu pastel recommandé. Son visage était concentré et imperturbable mais les légères cernes sous ses yeux trahissait sa fatigue.

Ils espéraient avoir deux minutes de tranquillité au déjeuner mais abandonnèrent vite l'idée quand ils virent Hermione foncer vers eux en agitant le journal du jour.

- Harry! Je voulais te le dire avant mais tu n'étais pas là au petit déjeuner!, commença-t-elle à toute vitesse, Et comme tu le sais je déteste parler pendant les cours, même si c'est important! Et là je ne sais pas même si…

- Hermione!, l'interrompit le brun, pas vraiment d'humeur à écouter son monologue, Qu'es qui ce passe?

Pour toute réponse elle lui tendit La Gazette Du Sorcier qu'elle avait entre les mains. Sur la première page s'étalait une photo de Draco donnant le biberon à Leslie, visiblement prise dans la Grande Salle. Le gros titre et l'article qui l'accompagnaient prenait toute la Une:

Prochaine génération Malfoy: Prochaine génération Mangemort?

Comme d'habitude, c'était un tissu de mensonge. Ils étaient gonflé d'oublier si vite que le blond avait accepté la marque en tant qu'espion, qu'il avait risqué sa vie pour aider l'ordre en récoltant le plus d'informations possible. Mais ce qui inquiéta le plus Harry c'était la conclusion du billet:

Laisserons-nous un enfant innocent entre les bras d'un mangemort sanguinaire?

Et surtout, le ministère prendra t'il le risque d'avoir une nouvelle génération de psychopathes prêts à tout sur les bras,

au risque d'une nouvelle guerre?

Le gryffondor allait se laisser aller à déchirer ce torchon quand il entendit un glapissement derrière lui. En se retournant il vit Draco, encore plus pale que d'habitude et le visage fermé, qui avait lu l'article au-dessus de son épaule.

- Ils vont me l'enlever, c'est ça? demanda t'il d'une voix qu'il aurait voulu neutre mais qui était brisé par une émotion mal contenue.


Merci d'avoir lu! Ça vous a plut, au moins?

A bientôt!