Bonjour !

Un grand ùerci pour toutes vos reviews! Cela m'a fait vraiment plaisir.

Comme promis, le chapitre 4 est en ligne. Il est un peu plus court que les autres, mais c'est parce que le prochain sera un peu plus révélateur et je voulais l'écrire d'un coup. Ici, on commence peut-être à comprendre qui est Ange.

Pour ce qui est des reliques, non, Ange ne possède pas la bague des Gaunt. Elle n'a aucune relique, mais vos petits esprit de déduction vous aiderons sûrement à comprendre comment les reliques peuent avoir un rapport avec l'histoire ^^. En tout cas tout cela sera un peu plus clair Samedi au plus tard, dans le chapitre cinq.

Bonne lecture !


Chapitre 4

L'héritage

- Pourquoi diable veux-tu aller voir les Weasley ? S'exclama Peter, surpris.

- Et bien, Molly s'est mariée l'année dernière non ? Ce n'est plus une Prewett…

- Mais pourquoi ?

- J'ai mes raisons.

Il y eu un silence qui ne présagea rien de bon au jeune homme. Derrière lui, bien que la moto fût à l'arrêt, Ange s'agrippa un peu plus fort a son dos, entourant sa taille de ses bras. Il n'y prêta cependant aucune attention.

- A ta place, je n'irais pas Sirius. Dit Peter, légèrement mal à l'aise tout à coup.

- Et pourquoi dons ? S'étonna t-il. Même si ce n'ai qu'au second degré, ils font partit de ma famille, j'ai quand même le droit de leur présenter mes condoléances.

Ce n'était pas la véritable raison, mais cela importait peu. A l'autre bout du fil, la voix de Peter se fit un peu plus tendue, comme s'il avait peur de lui dire quelque chose.

- Ecoute je… je sais que tu n'as absolument rien à voir avec ça – il parlait avec un tel débit que Sirius eu presque du mal à le comprendre – mais il se trouve que… enfin quand Fabian et Gidéon ont été tués, il y avait un Black… peut-être même plus… Et enfin… met toi à leur place Sirius, ils ont perdu deux personnes proches et toi… Je sais que tu ne veux rien avoir avec eux mais… tu restes un Black…

Sirius ne répondit rien, choqué. S'il s'était attendu à ça ! Voilà qu'on allait lui reprocher d'être né dans une famille de cinglés ! Ange serra un peu plus son étreinte autour de sa taille, et il lui prit les mains de celle qui ne tenait pas le téléphone pour qu'elle le lâche un peu. Même si on sentait au son de sa voix qu'il bouillait, essayer de le calmer en le serrant dans ses bras ne faisait qu'aggraver les choses.

- Où habitent-ils. Dit-il, essayant d'adopter une voix calme et posée.

- Sirius…

- Je t'ai posé une question.

- La maison s'appelle « Le terrier »… après je –

Il avait refermé son téléphone. Ce n'était guère poli, mais il n'était pas d'humeur à faire attention aux convenances. Il descendit de la moto, le combiné à nouveau à l'oreille, laissant Ange seule sur le véhicule. Elle le regarda faire les cents pas, furieux, tandis qu'il essayait de contacter Remus.

- Je sais, c'est un miracle que j'utilise ce fichu portable ! Dit-il, agacé, alors que la voix de Remus s'apprêtait à dire quelque chose.

- Re-bonjour Sirius, je suis ravi de voir que tu es d'excellente humeur… Dit celui-ci d'une voix plus froide qu'à l'accoutumée. Tu as eu un accident et tu veux que je vienne t'aider c'est ça ?

- Pas du tout. Dit Sirius, agacé. Juste besoin d'une vérification. Tu es au courant pour les Prewett ?

- Qui ne l'est pas ? Soupira Remus, un peu plus calme.

- Peter viens de me dire qu'un Black avait été de la partie pour les tuer. Comment peut-on le savoir ? Il n'y a eu aucun corps.

- Je ne sais pas Sirius, c'est Dumbledore lui-même qui l'a révélé a la presse tout à l'heure. Il doit avoir une source sûre, sinon il ne l'aurait pas dit. Pourquoi cette question ?

- Pour rien.

Il raccrocha de nouveau.

- Je vous avais dit qu'un Arcturus Black était chez Fabian, non ? Dit Ange d'une voix timide.

- Ouais… marmonna Sirius, amer. Je ne pensais simplement pas que… quelqu'un ferait le rapprochement.

Ce n'était pas le fait qu'un homme de sa famille soit mort qui l'énervait – il ne le connaissait même pas et de surcroit, il avait été un tueur– mais celui qu'on le liait lui a ce genre de personnes. Il luttait de tout son être contre la pourriture qui tuait les seuls sorciers fréquentables d'Angleterre. Il faisait partit de l'ordre du Phoenix ! Et tout ce qu'on lui trouvait à dire, c'était qu'il ne pouvait pas aller parler a certains sorciers tout simplement parce qu'il s'appelait Black.

- Ce n'est pas grave si j'y vais toute seule… Dit Ange de sa voix timide, osant à peine élever la voix.

Il devait vraiment avoir l'air furieux pour qu'elle commence à avoir peur de lui. Cette idée le radoucit considérablement. S'il y avait une chose qu'il n'avait pas envie, c'était faire peur à la jeune fille. Elle n'y était pour rien elle, ce n'était pas de sa faute.

- Désolé. Dit-il en remontant sur la moto – elle s'empressa de nouer ses bras autour de sa taille – Je t'y emmène quand même, mais je resterais en retrait dac ? Peter à raison, il ne vaux mieux pas que je m'en mêle…

Il avait dit cela presque à contre cœur. Après s'être assuré qu'il ne risquait d'emboiter aucune voiture, il enclencha le moteur, prêt à démarrer. La voix d'Ange était si basse qu'il manqua ne pas l'entendre lorsqu'elle lui demanda s'ils allaient quand même voler. Pour toute réponse, Sirius fit décoller la moto.

- C'est beau ! S'écria Ange tandis qu'ils surplombaient une ville joliment éclairée pour Noël. Regardez ! On dirait que je peux tout attraper dans ma main !

- Je te préviens que si tu me lâche je redescends. Dit Sirius en la sentant amorcer un mouvement pour se pencher.

Pour une fois, elle l'écouta, enfouissant à nouveau son visage dans son dos. La drôle de sensation revint dans son ventre en même temps. Qu'avait-il en ce moment à la fin?

- Tu ne veux pas profiter de la vue finalement ? Dit-il, ignorant complètement la petite chose qui bougeait dans son ventre.

- Je suis un peu fatiguée… Dit Ange d'une petite voix.

- C'est vrai que la journée à été riche en émotion.

Fabian et Gidéon avaient été assassinés, et il avait rencontré ce petit bout de femme qui voyait les morts. De fil en aiguille, il s'était retrouvé a faire les magasins avec elle, et l'avait même emmené au restaurant. Il n'avait jamais passé autant de temps avec une fille. C'était peut-être de là que venait la drôle de sensation dans son ventre…

- C'est là qu'on descend. Dit-il une fois arriver à destination.

La moto se posa doucement sur le sol, sans bruit, à coté d'une maison légèrement penchée à deux étages. Elle était la seule du quartier, à part une autre maison, un peu plus loin, dont il ne connaissait pas les propriétaires. Ange le suivit comme s'il était son oxygène lorsqu'il descendit de la moto. Elle regardait un endroit à coté d'elle et la maison successivement, en proie à une véritable panique.

- Je… vous croyez que si je pose la montre à l'entrée, ce sera suffisant ? Demanda-t-elle d'une voix un peu plus aigüe.

Sirius ne savait pas si elle posait la question à lui ou à Fabian, mais le fantôme qu'elle seule pouvait voir dût lui dire que non, car elle perdit un peu de ses couleurs.

- Je ne serais pas loin tu sais ? Dit Sirius, amusé.

- Mais qu'est-ce que je vais leur dire moi ? Demanda Ange, paniquée. Ils ne vont pas me croire !

- Invente quelque chose au pire…

- Et comment j'explique que j'ai cette montre, hein ?

- Ce que tu essaye de me faire comprendre, c'est que tu veux que je t'accompagne, c'est ça ?

Ange hocha la tête sans rougir cette fois. Il se souvint qu'elle lui avait dit, un peu plus tôt, qu'elle n'avait jamais vraiment parlé à une personne vivante à part lui. Cela devait vraiment la terroriser, mais comme l'avait fait remarquer Peter, ce n'était certainement pas une bonne idée. Dommage pour elle que la seule personne a qui elle pouvait demander de l'aide s'appelait Black.

- Moi je suis sûre que si on laisse la montre prêt de la porte…

- Vas-y Ange. Tu vois des morts tout les jours, tu ne vas pas avoir peur d'une petite discussion de rien du tout… Dit Sirius d'une vois apaisante à présent. Je suis là ne t'inquiète pas. Si je vois que Mr Weasley essaye de te faire la peau, j'interviendrais.

- Croix de bois ? Dit Ange en croisant les doigts.

- Croix de bois. Répéta Sirius, mimant son geste.

- C'est croix de fer qu'il faut répondre.

- C'est la même chose…

Ange inspira un bon coup. Elle lui jeta un dernier coup d'œil, regardant ses doigts croisés, avant de pousser le portillon et d'avancer dans le jardin. Sirius la regarda partir, soucieux à présent. Elle lui semblait trop loin, sa silhouette paraissant beaucoup trop petite devant la porte de la maison. Elle sembla y rester figée un bon moment, avant de revenir en courant vers Sirius, tremblant de la tête aux pieds.

- Ce serait mieux de frapper avant de t'enfuir. Dit Sirius en éclatant de rire.

- Je ne peux pas y aller.

Sirius resta un moment figé. Ange avait la tête baissée, Ses longs cheveux encadrant son visage, aussi il ne put en discerner l'expression, mais sa voix était… effrayante. Non, c'était plus fort que ça. Sa voix était devenue cave et rauque, presque inhumaine.

- Ange ? Tu vas bien ? S'inquiéta-t-il en la prenant par les épaules.

Il y eu un brut sourd a ses pieds, et il vit rouler la montre un peu plus loin derrière eux. Il n'en fut que plus surpris. Depuis qu'il l'avait croisée chez Fabian, elle avait serré cette montre contre elle, comme un trésor. Il la connaissait assez à présent pour se douter que jamais elle ne l'aurait laissé tomber de la sorte.

- Ange, répéta-t-il, essayant de lui faire lever la tête pour la regarder dans les yeux, Ange est-ce que ca va ?

- Je ne peux pas y aller. Répéta-t-elle, la voix toujours aussi terrifiante. Je n'ai pas le droit de l'approchée.

- Mais qui ? Ange tu me fais peur, s'il te plait dit moi ce qui ne va pas.

- Elle à la vie en elle. Je ne peux pas l'approcher. Je n'ai pas le droit.

- Mais de quoi est-ce que tu parles ?

Il avait peur à présent. Pas parce que une partie de lui lui disait de s'enfuir a toute jambes – c'était une partie de son cerveau qu'il n'avait jamais écouté – mais parce qu'Ange semblait avoir un problème sur lequel il n'avait aucun pouvoir. Il avait ce sentiment d'impuissance qui l'avait gagné lorsque Remus n'avait pas trouvé de travail. Ce sentiment désagréable où on sent que même avec la meilleure volonté du monde, on ne peut rien faire pour la personne à qui on tient.

- Ange…

A contrecœur, il la lâcha. C'était peut-être la proximité de cette maison qui lui faisait cet effet là ? Peut-être que le terrier avait un sortilège anti-moldu que même la présence d'un sorcier ne pouvait conjurer ?

- Reste là, d'accord ? Dit Sirius en se penchant pour ramasser la montre. Ne bouges pas, je reviens.

Si c'était être ici qui la mettait mal à l'aise, autant en finir vite, qu'ils puissent partir. Il se retourna plusieurs fois pour vérifier que la jeune fille n'avait pas d'autres réactions étranges, mais elle restait figée, là où il l'avait laissée.

De plus en plus inquiet, il s'empressa de frapper à la porte.

- Qui est là ? Dit une voix dans la maison, plus que méfiante.

- James Potter. Dit Sirius, sentant que jamais Weasley ne lui ouvrirait s'il disait son véritable nom. Auror en formation au service des usages de sortilèges interdit. Nous avons retrouvez un objet à Phoenix, après une fouille plus approfondie, et il semblerait qu'il soit pour Mme Molly Prewett Weasley.

James avait été le premier nom qui lui vint à l'esprit. Passer sept ans de sa vie toujours collé à une seule et même personne laissait des traces. Après avoir regardé une nouvelle fois en direction d'Ange, il se tourna vers la porte, où un homme plus roux que roux se tenait, la baguette à la main.

- Qu'est-ce que c'est ? Dit l'homme, prêt à jeter un sort en cas d'attaque.

En ces temps de guerre où personne ne pouvait faire confiance à personne, on ne pouvait pas lui en vouloir d'être méfiant.

- Une montre. Dit simplement Sirius, pressé de retourner voir Ange. Elle appartenait sans nul doute à Mr Fabian Prewett. Il voulait qu'elle revienne à sa sœur.

- Oh… ah… Dit Mr Weasley en voyant la montre en question, un peu plus détendu. Je vois… je… je la lui donnerais ne vous inquiétez pas.

- Je dois la lui rendre en main propre. Dit Sirius, soucieux de paraître convainquant dans son rôle de James Potter.

- Je suis son mari. Dit Mr Weasley, vexé. Je ne vais certainement pas garder ça pour moi !

- Je ne fais que mon travail… Marmonna Sirius, un peu moins sûr de lui.

- Elle ne peut pas bouger Mr Potter. Je ne vais pas lui demander de venir à la porte juste pour que vous lui donniez une montre.

- Ce n'est pas un problème. S'impatienta Sirius. Vous n'avez qu'à me laisser entrer.

Une gaffe. A trop insister il allait peut-être semer le doute dans l'esprit de son interlocuteur. Laissant tomber tout semblant de professionnalisme, il se risqua à une seule et dernière question.

- Pourquoi ne peut-elle pas se lever ? Demanda-t-il. Sans vouloir être indiscret…

- Elle attend des jumeaux. Dit Mr Weasley, le visage beaucoup plus doux. Ce n'est pas très facile en ce moment, surtout depuis que ses frères… enfin vous savez.

- C'est compréhensible en effet. Dit Sirius, un peu sonné.

Qui faisait des enfants dans des temps aussi troublés ? Qui donnait la vie à des enfants qui peut-être n'en profiteraient même pas ? Puis il repensa a James et Lily, à leurs projet, et son étonnement fit tout de suite place à de l'envie. Encore des gens qui rêvaient avenir plutôt que de voir les choses tels qu'on devrait les voir. Des gens qui croyaient en demain.

- Présentez-lui toutes mes condoléances. Continua-t-il en lui donnant la montre.

Mr Weasley acquiesça avant de le saluer et fermer la porte. Sirius resta une bonne minute devant la porte, songeur. Il avait mis le doigt sur quelque chose un peu plus tôt. Il avait remarqué une chose qui aurait dût lui mettre la puce à l'oreille, pourtant, impossible de mettre la main dessus. Abandonnant toutes autres réflexions, il retourna vers Ange, qui n'avait pas bougé d'un millimètre.

- Je lui ai donné. Dit-il en posant sa main sur son épaule. Viens, on rentre.

Il n'eut pas besoin de le dire deux fois. Ange releva brusquement la tête, légèrement surprise, avant de se tourner vers la maison des Weasley. Elle ne tremblait plus, ce qui rassura Sirius.

- Tu vas mieux ? Demanda-t-il en la forçant à le regarder dans les yeux.

- Ou…oui. Dit-elle, légèrement surprise. Vous lui avez donné ?

- Pas à elle en personne, mais j'ai dit à son mari que Fabian voulait qu'on la lui donne. Dit-il, soulagé.

- Pourquoi vous ne lui avait pas donné à elle ?

- Elle ne pouvait pas bouger, elle est enceinte…

Et là, la révélation qu'il aurait dût avoir lui vint enfin à l'esprit. La chose qui l'avait surpris n'était pas tant le fait que certaines personnes trouvaient la force de fonder une famille dans un pays en guerre, non. C'était le fait que cette femme portait la vie, et qu'Ange avait dit quelques secondes plus tôt, sans l'avoir vue ni même jamais rencontrée, qu'elle avait la vie en elle.

- Ouah ! Elle attend un bébé ? S'exclama Ange. Elle a de la chance !

- Tu le savais non ? Coupa Sirius, troublé. Fabian te l'avait dit n'est-ce pas ?

- Non pourquoi ?

- Alors comment… comment savais-tu qu'elle était enceinte ?

- Je ne le savais pas, vous venez de me le dire !

- Ange, je te jure qu'il n'y a pas cinq minutes, tu disais qu'elle portait la vie en…

Il s'arrêta. La voix d'Ange était redevenue normale alors qu'ils n'avaient pas encore quitté les lieux. Qu'est-ce qui se passait bon sang ?

- On rentre. Dit-il sans plus de cérémonies.

- Mais vous disiez que…

- Laisse tomber. On rentre.

- On vole ?

Alors qu'il avait cru que rien n'arriverait à le faire sourire avant qu'il n'ai tiré les choses au clair, il éclata de rire en montant sur sa moto. Ange s'assit derrière lui, serrant sa taille un peu plus fort qu'à l'allée, la tête a nouveau enfouie dans son dos.

- Il n'y a que ça qui t'intéresse chez moi, n'est-ce pas ? Dit Sirius en faisant vibrer le moteur. Que ma moto vole.

- Non… pas que ça… murmura Ange sans qu'il ne puisse l'entendre, la moto s'élançant dans les airs avec un vrombissement sonore.

Ils arrivèrent rapidement chez Sirius. La nuit était bien entamée à présent, aussi il s'empressa de garer sa moto dans son garage après avoir fait rentrer Ange au chaud. Il fut surpris, une fois chose faite, de la voir en larme sur le canapé, entourant son corps frêles de ses bras, comme si elle allait s'effondrer.

- Qu'est-ce qui se passe ? S'exclama Sirius en se ruant vers elle. Tu as mal quelque part ?

- Il… Il est … partit…

Elle pleurait à chaudes larmes à présent, secouée de sanglots. Un peu déboussolé – il n'avait jamais eu de fille à consoler de sa vie – il lui tapota maladroitement la tête. Il était par terre, a ses pieds, alors que de grosses larmes coulaient le long de ses joues.

- Il… ne reviendra… pas…

- Qui ? Demanda Sirius d'une voix douce, caressant sa joue en enlevant les larmes qui y coulaient.

- Fabian. Il est partit… Il ne…Il ne reviendra…pas.

Alors elle se jeta dans ses bras, sanglotant de plus belle. Sirius sentit ses larmes traverser son pull tant elles étaient abondantes, et tout ce qu'il put faire pour la consoler, ce fut lui caresser le dos en espérant que cela lui passerait.

- C'est bon signe s'il est partit non ? Dit-il, ne supportant pas rester sans rien dire.

- Ou...oui…

- Alors pourquoi tu pleures ?

- C'était la première fois… que quelqu'un restait aussi longtemps avec moi. Ils partaient… toujours avant… Ils ne restaient même pas… cinq minutes… mais Fabian il était là… et il était si gentil

- Je suis là moi… Dit Sirius d'une voix apaisante.

- Mais vous allez partir vous aussi !

Elle pleura d'avantage – si c'était possible – agrippant son pull comme une noyée.

- Non je ne partirais pas. Dit Sirius, tendre mais ferme. Au cas où tu le l'aurais pas remarqué, nous sommes chez moi…

- Mais vous allez me laisser toute seule quand même…

- Non plus. Tu es ma prisonnière, tu as oublié ?

Ange releva vivement la tête, ses yeux bleus grands ouverts. Elle avait toujours des larmes le long des joues, mais avait cessé de sangloter. Ses mains, en revanche, agrippèrent d'avantage le pull du jeune homme.

- C'est vrai ? Dit-elle d'une petite voix.

- Essaye de t'en aller, tu verras que tu ne pourras pas. Dit Sirius en souriant, contant qu'elle se soit calmée. Et je n'hésiterais pas à utiliser la magie…

- Mais… Pourquoi ?

- Après avoir passé une après-midi entière avec toi, ainsi qu'une bonne partie de la soirée, je sais qu'il serait criminel de te laisser en liberté… je me demande comment le monde peut encore être debout alors que tu es restée seule livrée a toi-même si longtemps… Je t'ai à peine laissée seule deux seconde que mon strutoscope et mon déluminateur n'étaient plus que des bouts de verres, sans parler de ma salle de bain !

Elle ne répondit rien, le regardant avec la même expression que dans le magasin, quand elle lui avait dit qu'il était gentil. Elle lâcha enfin son pull, mais enfoui sa tête sur son torse, fermant les yeux comme pour dormir.

- Vous ne me laisserez pas alors ? Murmura-t-elle.

- Ce n'est pas prévu au programme, non. Dit Sirius en lui caressant les cheveux d'un geste automatique.

- Croix de bois ?

- Crois de bois.

- Vous le faites exprès ? Dit Ange en ouvrant les yeux, le coin des lèvres frémissants.

- Bien sûr, je ne suis pas idiot tout de même. Dit Sirius, amusé. Et puis si j'ai envie de dire crois de bois, je dis croix de bois !

Elle resta ainsi blottie contre lui un bon moment, les yeux clos. Si elle n'avait pas joué avec ses mèches blondes, il aurait put crois qu'elle dormait. Elle se décida enfin à se relever dix bonnes minutes plus tard, et Sirius se surpris à regretter que cela n'ai pas duré plus longtemps. Il avait bien aimé l'odeur de son shampoing dans les cheveux d'Ange. Quand il se lavait avec, il n'avait pas l'impression qu'il sentait aussi bon. Qu'est-ce qui lui prenait ?

- Ah ! J'oubliais ! Dit-il en frappant son poing dans sa main.

- Quoi ? Demanda Ange, intriguée.

- J'ai dût chopper froid cet après midi, je me sens bizarre en ce moment.

- Ce n'est pas grave ?

- Non ne t'inquiète pas… c'est juste que…

C'était juste qu'il l'imaginait en sous vêtements dans un magasin, qu'il rougissait violemment quand elle lui faisait un compliment et qu'il se sentait triste lorsqu'elle l'était… Sauf que ça, il ne pouvait pas le lui dire sans avoir l'air d'un parfait crétin. Il commençait d'ailleurs a sérieusement s'inquiéter pour sa santé mentale. Il ne savait pas qu'une grippe ou une autre maladie du même genre avait de tels symptômes.

- C'est quoi ? Demanda Ange en le voyant sortir une bouteille d'un liquide orange.

- De L'estempine. Dit-il en en buvant une gorgée. C'est radical pour les grippes. Je vais juste avoir une tête bizarre pendant une ou deux heures… Je te prierais de ne pas rire, dac ?

Mais les effets de la potion faisaient déjà effet, et il ne put s'empêcher de rire avec Ange lorsque de la fumée orange sortit de ses oreilles en grosses volutes.


Vala!

J'espère que cela vous plait encore ^^

Notre petit Sirius commence a se rendre compte de certaines chose ( mais cet idiot préfère mettre ca sur le compte d'une grippe... le boulet XD)

encore merci de m'avoir lue!

une tite review? ^^