Oyé, oyé!

Je me prosterne devant vous, mes lecteurs chéris ( heu, je suis toujours curieuse de savoir s'il y a un représentant de la gente masculine parmi vous... Ohé?).

Vos encouragements, compliments et autres gentillesses m'ont fait chaud au cœur! J'en avais les larmes aux yeux, si, si!

Mon Edward Cullen domestique a été aussi ravi que moi et n'en est que plus indulgent face à mon acharnement à écrire jusque tard le soir.

C'est parti pour les remerciements:

pupuce0078: merci de ta review. Voici la suite.

Chouchoumag: merci! J'espère que ce chapitre te plaira!

Coquette-pomme: comme je te comprends! C'était un vrai régal de dévoiler une partie des exploits sexuels de notre Edward Cullen préféré! J'espère que le suite te plaira.

Liliputienne31: Bella est fragile mais j'ai ajouté un côté « revancharde » pour changer un peu;) merci pour ton com' et voici la suite.

Delphine94: merci et voici la suite.

Isa: merci. Voilà la chapitre tant attendu.

Lady c4t: je vois parfaitement ce que tu veux dire même si je ne connais pas smores mais ce que tu décris, c'est le même effet que je ressens quand je mange un carré de chocolat noir aux noisettes entières! Miam!

Minimoyes: merci. Je m'amuse bien avec « ma » Bella-j'ai-un-putain-de-caractère. Merci de ton com' et voici la suite;)

Twifanes: J'adore moi aussi le palmarès d'Edward;). La suite? La voici, la voilà!

Appaloosa: merci beaucoup et la suite, c'est par là!

Onja: merci. Mon second prénom est « Torride ». nan, j'déconne! Merci de ta com' et à bientôt pour ton avis sur cette suite.

Ilonka: merci. Voici le 4ème chapitre.

Ptiesnow: Je suis entièrement d'accord avec toi! Il ya tellement de bonnes fics syur FF. Je suis contente que ma fic te plaise!

Vampire-human-werewolf: merci du compliment sur mon lemon. J'avoue que la lecture des fics d'angju m'a inspiré!

Marnchoup: Moi aussi je serais restée. Mais voilà, nous ne sommes pas Bella * soupiiiiirs*

Je fais de gros bisous ensoleillées de chez moi à mes « habitués » ( la fille qui ne se sent plus! Lol), j'ai cité: Angjulina, louise malone ( te lire que tu aimes ma fic, me va droit au cœur!), titine, Grazie, Mia2B ( les reviews me rendent prolifiques;), lunenoire83, Aelita 48 ( mon fils adore ton pseudo), Alicia, Dex-Dazzling ( « casier sexuel » mouarfarfarf!), Aline 1320 ( t'inquiète, sa déception sera de courte durée!), estl ( respire, respire * ventile de l'air*, tu vas rater ce qui suit!), Eneelamia ( j'ai déjà une idée concernant le lemon avec bolide;)

Si j'ai oublié quelqu'un je m'excuse* prosterne*, mais je vous embrasse bien fort aussi!

Petite musique: Lullaby, The Cure!

Je vous laisse découvrir et rendez vous à la fin;)

Enjoy!

Chapitre 4

Retrouvailles et retrouvée

POV Edward

Je filais aussi vite que je pus entre les voitures, en direction du Box, tout en jetant un coup d'œil sur l'horloge du tableau de bord qui indiquait 21h28...

Humm. Je suis pas trop en retard... Enfin, j'aurais un moment de répit avant qu'Alice s'aperçoive de l'absence de ma cavalière.. Ou alors Emmett s'était déjà chargé de leur annoncer ma déconvenue... Ouais, il en serait capable!

Mon portable n'avait pas arrêté de sonner. Je n'avais pas répondu, autant pour ne pas être plus en retard que pour ne pas perdre le reste de mon audition.

Coup d'œil encore une fois. 21H32.

Je positionnais mon portable sur haut parleur et actionnais le répondeur.

Une voix robotisée annonça que j'avais quatre. nouveaux. messages.

Premier. message: « Edward, c'est moi... Bon, tout le monde est là. Il ne reste plus que toi. J'espère que tu es en route. Grouille! ». C'était Alice. Elle était relativement calme mais je percevais un début de crise de nerf.

Deuxième. message: « Edward, c'est ENCORE moi. Je suppose que tu es encore en train de baiser, vu ton monstrueux retard. Arrête de penser avec ta queue et radine ta tronche!... Maintenant!... Oui, nous aussi, on a envie de te voir. Oui, NOUS, ta famille, tes amis, tu t'en souviens? » Encore Alice. Qui jouait cette fois la carte de la culpabilité .

Il n'avait pu s'empêcher de sourire à l'écoute de ce message. D'un sourire qui n'en était pas tout à fait un.

Pfffou! « Encore en train de baiser... »... si tu savais comme j'aurais tant voulu que tu aies raison!

Attend, c'est quoi ça Edward? Tu te la joues mélancolique? Arrête ça, elle est partie et tu ne la reverras pas.

Troisième message: « Edward Anthony Cullen... Tu ne fêteras pas tes 26 ans, je te le promet! ». Encore Alice qui avait parlé d'un voix atone, se voulant probablement menaçante.

Il la connaissait par cœur et malgré son épouvantable caractère, il n'avait jamais craint ses colères exagérément dramatiques. C'est pourquoi, il était presque hilare.

Quatrième message: « Edward, c'est Rosalie. Emmett est mort de rire depuis qu'il t'a eu en début de soirée et il ne veut rien me dire. C'est très énervant.. En revanche, je t'en veux énormément pour mettre Alice en pétard... Tu sais à quel point elle me tape sur les nerfs quand elle est dans cet état en je ne parle même pas de Jazz... Elle t'aime trop pour te tuer mais je ne pourrais pas l'empêcher de te broyer ce qui te sert de queue...Alors à bientôt, j'espère. Ah au fait, moi aussi je suis impatiente de te revoir! »

Mon rire fut coupé net. Si Rosalie prenait la peine de m'appeler, c'est qu'Alice devait être ingérable. Alice ingérable, ça se traduit par des cris suraigus, accompagné d'un logorrhée incompréhensible, de faux pleurnichements, des trépignements... Vous voyez le tableau?

Le Box était au coin de la rue la plus vivante de la ville, donc bien fréquentée. J'arrivais à destination.

Dernier coup d'œil sur le tableau de bord: 21h38.

Bon, ça va finalement... Chui pas trop en retard...

J'entrais par la porte de secours, donnant sur l'autre côté du bâtiment. Je traversais le couloir, éclairé par des diodes au sol, comme sur le tarmac d'un aéroport ,menant à l'arrière de la boîte.

Les bruits m'étaient familiers, je me sentis réellement rentré à la maison, depuis mon arrivée ce matin.

Lorsque je poussais le battant près du bar, je fus accueillis par le cri d'Emmett:

-Ahhh! Ma poule, t'es enfin arrivé!

-Edward, est ce que le mot ponctualité fait partie de ton vocabulaire? Alice.

Sourire aux lèvres, je fondis sur elle pour la soulever en la jetant sur mes épaules.

-Qu'est ce que tu m'as manqué sœurette!

-Aïe! Repose moi par terre! Tu vas froisser ma robe.

Elle me claquais le dos de ses mains menues. J'avais réussit à lui arracher quelques rires.

Ma famille était là. Enfin, presque toute ma famille...

Rosalie, assise dans un des fauteuils me souriait, avec son habituel air de « reine des glaces » qui lui allait à ravir. Elle était belle, blonde et lorsqu'on la connaissait bien, se cachait un sensibilité accrue.

A côté d'elle se tenait son frère, Jasper aussi blond que l'était sa sœur.

Avec lui et mon frère, j'ai partagé, les même cours, les mêmes expériences, les premières cuites, les premières filles durant les années de lycée. Plein de bons souvenirs ressurgirent lorsqu'il me renvoya mon sourire.

-Alors le tombeur. Elle est où celle qui t'a fait oublier le chemin de la maison?

-Ahahah! Tu sais pas quoi Jazz? Elle l'a plaqué! C'était Emmett.

Merci, je ne m'attendais pas à autant de délicatesse de ta part.

-L'écoute pas Jazz, tu sais bien qu'Em a tendance à exagérer. Elle était partie quand Alice m'a réveillé. Fin de l'histoire.

-Aaaah... C'est donc pour ça que tu étais mort de rire à chaque fois qu'on parlais de l'invité surprise d'Edward, mon chéri? Rosalie qui en remet une couche.

Nouvelle crise de rire d'Emmett.

-Oooh, dommage fit Alice. D'autant que c'est la première fois que tu serais venu accompagné. J'ai peut être anticipé sur la bouteille de champagne.

-Oh, non Alice, Faut fêter ça! dit Emmett, entre deux hoquets de rire. C'est la première fois qu'une nana l'envoie sur les roses! Le champagne est donc toujours d'actualité! A boire! A boire!

Je me tenais devant mon frère assis lui aussi, toujours hilare. Je le regardais, essayant avec beaucoup de difficultés, à réprimer un sourire.

Un coup d'œil. Un seul...

Il croisa mon regard et se jeta sur moi. Nous nous sommes retrouvé sur le sol, à nous donner des bourrades un peu partout sur le corps. Le but de ce jeu, depuis que nous avions 5 ou 6 ans, c'était de tenter d'immobiliser l'autre.

Nous sommes faux jumeau. Emmett est plus grand que moi d'une ou deux tête, une vrai armoire à glace, comparé à moi, plus frêle. Nous avons les mêmes yeux, ceux de notre mère. Il est né deux minutes avant moi et ne cessait de le claironner haut et fort.

Nous sommes proches lui et moi et Alice qui est née 4 ans plus tard a été notre protégée. Nos parents avaient craints qu'elle ne fut à l'écart mais je crois que notre trio les a bien surpris.

Nous nous relayions Emmett et moi pour s'occuper d'elle lorsqu'elle était bébé. Et même devenu enfants et adolescents, Elle était à la maison, l'objet de notre attention. Il ne fallait pas s'étonner qu'arrivée à l'âge adulte, elle avait gardé ses airs de petite princesse. Tyrannique mais princesse quand même.

Rosalie nous rappela vite à l'ordre, telle une mère. Nous nous arrêtâmes, la tête d'Emmett pris en clé entre mes bras, ses poings à lui me bourrant les côtes.

Alice applaudissait.

Jasper nous encourageait.

Des éclats de rire, des verres qui tintent, des petits cris de joie.

C'était bon de se retrouver, de les retrouver!

J'étais heureux, vraiment heureux. Ce n'était qu'en les voyant, que je réalisais à quel point ils m'avaient manqué durant cette dernière année.

Je racontais mon périple en Europe, mon film et les rencontres que j'y avais fait...

Alice avait emmené le champagne rosé... Emmett ne cessait de toaster à mon premier plaquage en pas tout à fait 10 ans. Rosalie lui fit cesser son numéro d'une petite tape derrière la tête.

Calmé frérot?

J'appris que Jasper et Rosalie avaient diversifié leur activité, en proposant des spectacles à des clients, des habitués généralement.

Même si la législation sur le domaine était de loin, à San Francisco, le plus souple, ils ne voulaient pas s'attirer des ennuis et être associés à des activités de proxénétisme.

J'avais travaillé au Box quelques fois, moi aussi, avant de partir. J'aimais cette atmosphère si particulière, comme un autre monde qui s'éveille lorsque la nuit s'est installée. Les gens sont différents, leurs attitudes aussi. Je comprenais aisément qu'ils aient voulu protéger leur fond de commerce.

-C'est pas un peu tôt pour ouvrir, Jazz?

-Nous ne sommes pas encore ouvert. Il n'y a que quelques habitués qui viennent boire un verre avant de rentrer chez eux. Nous ouvrons officiellement la boîte aux alentours de 23h, comme d'habitude.

Je jetais un coup d'œil circulaire et remarqua deux hommes assis plus loin, parlant intensément. Ils ressemblaient à des business men. Au comptoir il y avait d'autres personnes qui discutaient. Du jazz en fond sonore. C'était très intime et feutré.

Mike Newton nous rejoignit. Je ne le portais pas particulièrement dans mon cœur mais étonnamment, j'étais content de le retrouver lui aussi.

-Hé Cullen, alors de retour parmi les petites gens?

Son ton était un quelques peu cynique mais qui avait fréquenté Newton ne serait-ce que quelques minutes, comprendrait rapidement que c'était sa façon de parler. Je ne m'en formalisais donc pas.

-Newton, JE fais partie des petites gens.

-Oh allez, raconte! T'as fait la connaissance de stars?

-Mike, j'ai fait un film. C'est tout. Avec des personnes connues certes mais tu sais, ce sont des gens comme nous.

-Mouais, je n'en saurais pas plus. En tout cas, dis moi quand il sort ton film, j'irais le voir, histoire de dire que je connais le type qui l'a fait.

Le connaissant, c'était sans aucun doute une façon pour lui d'attirer des filles.

Il en serait bien capable, même si le film que j'avais tourné était aux antipodes de ses critères cinématographique, à savoir: des armes, beaucoup de préférence, une intrigue pas trop compliquée sinon « c'est casse-couille » ( oui il aussi distingué que ça le type) et beaucoup de nanas avec de «gros nichons ».

La classe selon Newton.

-Je te le dirais t'en fais pas.

-Je compte sur toi mec! Bon je retourne à mon bar, je dois me préparer pour le coup de feu de tout à l'heure.

Jessica Stanley, une serveuse de longue date, nous rejoignit ensuite.

La vrai bimbo dans toute sa splendeur. Rosalie ne la ménageait pas et l'appelait la « Paris Hilton au rabais ».

Il n'y avait qu'à la regarder pour comprendre. Pantalon près du corps type léopard ( ouch!) top noir très près du corps ( reouch!), des talons aiguilles noirs et vernis à faire peur. Une chevelure blonde arrangée comme ces coiffures des années 60, retenue par un bandeau noir.

-Salut Jess! Alors toujours au Box?

-Toujours tant que tu y passeras, mon chou! Qu'est ce que tu m'as manqué, Eddie!

-Jessica, c'est Edward!

Rosalie supportait difficilement cette fille, son mauvais goût pour le choix des vêtements, son ton aguicheur et son machouillement perpétuel de chewing gum.

Mais elle écoutait sans faillir le plus lourd des mecs qui venait là pour épancher ses peines. Accessoirement, ça faisait consommer, donc ça payait. Rosalie ne pouvait rien contre ça, elle avait un commerce à faire tourner.

-Ouh là là! Ça va, hein! Et puis Eddie il a rien dit!

-Il N'A rien dit, Jessica. N'A rien dit. Au moins fait un effort pour parler correctement, s'il te plaît... Mike semble avoir besoin de tes services. Je te remercie de ta compagnie.

-Ok, ok! Crie pas! J'y vais.

Elle se leva et me lança un regard de vamp par dessus l'épaule avant de rejoindre le bar en tordant du cul.

-Rose, t'es dure avec elle...

-Elle me gonfle avec ses airs de pouffe. Faut pas s'étonner du succès sur les blagues de blondes avec des filles comme elle.

-Jte l'avais dit mec! Il y a des filles ici! Aïeuhh!

Rosalie venait de claquer encore la tête de son amoureux.

-Emmett, il n'y a que toi pour l'appeler sagement une fille.

-Bon, ok. On attend quoi pour manger? Emmett et son estomac sans fond.

-On attend que la miss fasse son show, dit Rosalie

-Quelle miss?, demandais-je

-Bella, c'est mon amie! Il faut que tu la vois, elle est trop cooool!, cria presque Alice

-Une nouvelle?

-Oui, elle fait de la danse avec moi à la fac. Elle habite avec moi. Enfin bon tu auras tout le temps de faire sa connaissance puisque je t'héberge. Tu n'as pas oublié au moins?

-Heu, non. Rassures toi.

Je me tournais vers Jasper, histoire de savoir si je n'avais pas loupé un épisode. De mes conversations via webcam avec ma sœur, je ne me souvenais pas d'avoir accepté de dormir chez elle.

Ni entendu parler de cette Bella.

-Fait lui ce plaisir Edward. Tu te feras pardonner ton retard et le stress qu'elle nous a foutu alors qu'on t'attendait; me chuchota mon ami.

Je n'eus pas le temps de répondre car le podium venait de s'éclairer de petites lumières et le jazz laissait place aux premières notes d'une chanson de The cure. Je reconnus Lullaby, une chanson infiniment mélancolique et sensuelle à la fois.

Une jeune femme s'avançait lentement, au rythme de la musique, jusqu'au milieu de la piste, en direction de la barre de fer verticale. Elle était pieds nus et portais une chemise d'homme blanche. Ses longs cheveux bruns descendaient jusqu'au milieu de son dos., masquait la moitié de son visage.

...marrant ça, ma belle inconnue avait la même chevelure aussi... Bon arrête Cullen, t'es ridicule. Maintenant, tu la vois partout...

-C'est elle? fis-je à Rosalie, assise à mes côtés.

-Oui, elle nous a fait installé cette barre à peine embauchée ici. Un sale caractère la miss... Mais je l'aime bien, derrière son air dur à cuire, c'est une chouette fille. Et en plus elle danse très bien.

Wouah! Rosalie venait de faire un compliment. Alertez les médias.

Le silence s'était installé, les quelques présents regards braqués sur la scène.

Je reportais mon attention sur la fille qui marchait lentement autour de la barre. Puis, de dos, elle commença à enlever sa chemise, commençant par une épaule, puis l'autre, lentement.

Lorsque la musique grimpa d'un rythme, le vêtement glissa par terre et elle agrippa la barre et s'envola autour en tournoyant voluptueusement, les jambes repliées en arrière, en se laissant lascivement glisser jusqu'au sol.

Elle portait un ensemble shorty et soutien gorge noir sobre.

Elle s'arrêta de dos, ses cheveux s'étant portés dans la chute sur un côté de son épaule et c'est à ce moment, je crois que je me suis figé, ma coupe de champagne à quelques centimètres de mes lèvres.

A l'intérieur de ma poitrine, les battements de mon cœur s'étaient...

Accéléré?...Arrêtés?... Ou les deux?... Sais plus.

Mes yeux reconnurent les pivoines, roses et rouges sur leur lit de feuilles vert foncé, le corps de liane, la longue chevelure, en un mot, la déesse.

Ma déesse...

Son corps ondulait au rythme de la musique lancinante et de la chaude voix de Robert Smith...

Ses acrobaties étaient spectaculaires, ses jambes se pliant et se dépliant, en écart, regroupées ou autour de la barre métallique. Ses mouvements étaient si aériens qu'elle semblait jouer autour de la rampe verticale.

Ses enjambées autour et sur la barre métallique dégageait une sensualité accrue. Comme si elle ne faisait qu'une avec elle.

Elle fit un parfait grand écart, en parfait un parfait alignement vertical.

Wow...

Elle était d'une extraordinaire souplesse, d'une grâce féline.

Elle donnait une autre dimension à cette languissante chanson que j'avais quelques fois écouté au lycée je crois.

Elle était encore plus belle que cet après midi, plus belle que dans mes souvenirs.

Elle descendait tête en bas et s'enroulait comme un serpent le long de la barre. Elle jetait ses longs cheveux en arrière, telle une crinière.

C'est... Je...Elle est magnifique!

J'étais hypnotisé. Littéralement. Tant par sa légèreté que par son sens du rythme.

Elle ne regardait pas le public. Comme si elle dansait rien que pour son plaisir. Rien que pour elle. Ses yeux semblaient presque tristes.

Elle m'apparaissait a la fois forte et vulnérable. Tant de contradictions chez une seule personne.

-Arrête, tu baves Ed.

C'était Rosalie qui se foutait de moi.

Je tenais encore ma coupe devant mes lèvres, sans pouvoir faire un geste de plus. Sa voix m'avait brutalement interrompu durant ma contemplation du spectacle.

Surpris je renversais mon verre et le liquide froid mouilla ma chemise blanche. Encore une Armani.

Merde! Heureusement que le champagne ne tâche pas. Deux chemises... A cause de la même femme en plus. Bravo!

Rosalie se retint franchement pour ne pas exploser de rire.

-C'est... Elle danse bien. Et en même temps, je peux me tromper, mais elle dégage une telle tristesse dans ses mouvements... C'en est... poignant.

Rosalie s'arrêta de rire, surprise.

-Tu sais quoi Edward? De tous les mecs présents, et j'inclue Emmett dans le lot, tu es le seul à avoir perçu ce genre de sentiments lorsqu'elle danse sa « Dark Lullaby » comme elle l'aime le dire. Tous sans exception s'imagine qu'elle allume le public. Et toi, du premier coup, tu ressens ce qu'elle exprime là.

-Ah oui? Parce que danser sur cette chanson est particulière pour elle?

-Oui...

Rosalie le fixa un instant, semblant réfléchir aux mots qu'elle devait employer.

-Quoi?

-Rien...

-Rose, tu es la seule blonde qui soit dotée d'un VRAI cerveau...Allez crache le morceau... Tu meurs d'envie de me dire quelque chose et je sens que ça ne va pas trop me plaire.

Je ne voulais pas être cynique avec ma belle-sœur. Les blagues sur les blondes, c'était en quelque sorte un « private joke » entre Rosalie et moi. J'étais le seul qui pouvait sortir des blagues sur les blondes, qu'elle en rit et que surtout, elle n'ait pas envie de me dévisser la tête. Même Emmett n'avait jamais pu lui en sortir une... C'est pourquoi elle me sourit franchement.

-Elle est belle et te fascine, hein?

-...

-Ça va Ed, je te connais presque aussi bien que ton frère... Cet air crétin que t'avais là en la regardant...

-heu non, je ne vois pas de quoi tu parles...

-Ouais c'est ça! Et Jessica a des neurones!... Écoute, Bella est une fille super sympa,juré, je l'adore. Mais je sais qu'elle traine quelques casseroles... Un petit paquet à ce qu'a pu me faire entendre Alice... Alors si tu tentes quoique ce soit avec elle, sois en sûr et certain... Tu comprends?

-Qu'est ce que tu essayes de me dire?

-Ce que j'essaye de te dire, c'est que Bella n'est pas une fille comme les autres. Je l'aime beaucoup, Alice l'adore franchement... Et tu vas cohabiter avec elle et ta sœur accessoirement...

-Et?

-Et réfléchis avant de faire ton numéro de Serial Baiseur avec elle, ok?

Sur ses derniers mots, la lumière se fit plus intense, les 4 minutes 12 de Lullaby s'étaient écoulés. Je n'avais pas quitté les yeux de la scène un seul instant. J'étais trop éblouis, surpris et surtout fasciné...

Bella, puisque je connaissais son prénom à présent, avait fini au pied de la barre, presque recroquevillée sur elle même. Les lumières du podium s'étaient éteintes alors que celles de la salle se rallumaient doucement.

Le maigre public présent applaudit comme une foule entière. Dans la pénombre, je la vis se relever, indifférente aux sifflements que sa danse avait provoqué et sortit sans se retourner un seul instant.

-Super! On va pouvoir enfin manger!dit Emmett.

Je n'avais toujours pas regardé Rosalie mais je sentais la force de son regard toujours posé sur moi.

POV Bella

Mes minutes expiatoires s'étaient écoulées. Je ressentais toujours le besoin de danser sur cette chanson, après une SBA ( Séance de Baise Anonyme).

Comme une façon d'expier mon attitude.

Comme pour me libérer.

Je ne savais toujours pas pourquoi. Mais ça me faisait du bien. Je me rhabillais dans la loge, installé à l'étage depuis qu'Emmett a surpris ce porc de Newton en train de mater les filles qui se changeaient.

Il a bien faillit lui casser la gueule ce jour là mais c'était un très bon barman. Et du bon personnel, ça ne courrait plus les rues.

Dommage, j'aurais bien aimé qu'il lui foute une raclée, à ce pervers!

Une fois prête, je descendis pour rejoindre mes amis qui n'attendaient que moi pour fêter dignement l'anniversaire d'Emmett et de son frère, attendu comme le messie.

Dans la voiture qui nous amenait Alice et moi, au Box,Rosalie avait piqué une crise de nerf quand je lui ai dit que j'allais faire ma Dark Lullaby avant le repas.

-Comment ça tu veux danser TA chanson? Tu t'es encore envoyée en l'air avec John Doe?

-Oui cet aprèm! Et elle n'a rien voulu me raconter comme d'hab, piaillait Alice

-Ça va Alice! C'est MA conversation, lui dis-je sèchement. Alors Rose?...

Rosalie ne savait pas grand chose de mon ancienne vie. Et ce « pas grand chose » était suffisant pour elle. Mais je n'ai pas pu lui cacher mon besoin irrépressible de danser sur Lullaby quelques fois...

Elle avait bien rigolé mais à la vue de ma mine dépitée lorsque je le lui avais demandé, elle avait cessé de me railler et avait accédé à ma demande.

A chaque fois.

Ce soir, elle avait (encore) cédé car je devais faire un numéro avec elle. C'était la surprise qu'elle réservait à Emmett et à Edward.

Par principe, elle ne dansait jamais au Box pour son amoureux. Mais ce soir, elle allait lui offrir ce cadeau. Elle serait SON cadeau... Et moi, accessoirement, je serais celui du dit Edward.

J'ai accepté avec beaucoup de difficultés. En fait, Alice, trouvant l'idée « génialissime » n'avait cessé de me harceler jour et nuit, jusqu'à ce que je cède.

Petit flash back deux mois plus tôt...

-Ce n'est qu'une danse, Bella! Et il ne m'est pas envisageable de danser pour mon propre frère. Alors que toi...

-Et pourquoi pas Jessica?

-Tu te fous de moi là? Rosalie te tuerait rien que pour avoir envisagé cette possibilité avec Barbie-au-rabais.

-C'est Paris Hilton au rabais et non Barbie.

-C'est la même chose! Ne détournes pas la conversation. Alleezzzzzz, s'il te plaît!

-Merde Alice, tu sais ce que cette putain de chanson veut dire?

-Ce n'est qu'une chanson Bella! A part toi, je ne connais personne qui s'intéresse à ce point à la signification des chansons!

-Non, non, non! Faux, archi faux! Toi tu danserais sur n'importe quoi, pourvu que ton petit cul bouge!

-Heu, je te signale que c'est Jessica qui a dansé une lap dance sur Naughty girl pour un groupe de douze mecs! Et c'était l'enterrement de vie de garçon de leur pote.

-... Autant pour moi. Désolée... mais c'est pas la question! Je ne me vois pas danser là dessus pour un type que je ne connais même pas!

-Je vais finir par me vexer Bella! Tu insinues que mon frère est un pervers?

-Pour ce que tu m'as raconté, oui!

-Je reformule: Tu penses qu'Edward, mon frère, ne serait pas capable de se tenir correctement?

-Si mais...

-Alors il est où le putain de problème Isa-bella?

Je détestais qu'elle m'appelle par mon prénom entier surtout lorsqu'elle détachait les syllabes.

Rhaaa! Elle était agaçante et moi pas loin de céder.

Elle me travaillait bien au corps la petite garce qui me sert d'amie. J'étais à court d'arguments. Cela devait se lire sur mon visage car elle m'assena le coup de grâce.

-Bon, ben dans ce cas, j'appelle Rose et on commence à voir les costumes dès demain?

-Ok, ça va! ça va!... Je vais le faire ce putain de duo, sur cette putain de musique! T'es contente? T'as gagné!

-Oh merci! Merci! T'es trop sympa! Jt'adore, jt'adore, jt'adore!

-Ouais, « sympa » c'est mon deuxième prénom..., gromellais-je

-Ah oui? Je croyais que c'était Marie?

Là elle se foutait vraiment de moi. Et j'appréciais moyen. Je la fusillais du regard et brandis un doigt en direction du salon, comme une mère dirait à son enfant « files dans ta chambre! »

-La ferme Pikachu et va appeler la Reine mère pour lui annoncer la bonne nouvelle.

Une fois seule, je secouais la tête un sourire aux lèvres. Cette petite démone avait réussit. Ce qui m'avait freiné c'était la chanson que Rosalie avait choisit.

Trop suggestif... mais alors là, vraiment trop suggestif...

Fin du flash back.

Bon, ça va, Bella. Arrête de réfléchir à ça. T'as dit ok, tu assumes!

J'avançais dans l'immense salle, plongée dans une pénombre travaillée, en direction de la table d'honneur.

Lorsque je passais à côté du bar, je me fis siffler par Mike.

-Dis donc Bella... T'as encore chauffé la salle. Je ne t'avais jamais vu danser comme ça avant. Tu recommencerais, rien que pour moi...En privé?

-Pas dans cette vie et dans aucune autre d'ailleurs, Mike.

Je ne lui laissais pas le temps de répondre et avançais vers mes amis.

Dans la pénombre de la boîte, je distinguais vaguement une tête inconnue, chevelure brune désordonnée, assise à côté de la sculpturale Rosalie.

Ah ben ça doit être lui Edward...

Comme en réponse à mes pensées, il leva la tête vers moi.

NOM DE DIEU DE BORDEL DE MERDE! Qu'est ce qu'il fout là?

Je stoppais ma marche comme figée. IL m'avait reconnu. ON s'était reconnu.

Évidemment pauvre idiote! Il y a à peine quelques heures, tu avais encore sa queue au fond de ta chatte ou alors dans ta bouche... Et pas forcément dans cet ordre...

Il me fit son plus beau sourire de la mort et les papillons se manifestèrent à nouveau dans ma poitrine.

Putain, c'est pas lui? Oh non! C'est pas lui? Oh non, c'est pas lui?

Alice leva la tête et me sourit. Je perçus à cet instant à quel point son sourire était semblable à cet homme. C'était bien son frère.

Son putain de coureur de jupons, célibataire invétéré de frère.

Edward Cullen en personne.

Ben si c'était lui! Et meeeerde!

J'ai baisé avec lui sans savoir qu'il était son frère.

Comment j'ai fait pour ne pas remarquer qu'il avait un air de famille avec Emmett et Alice?

Parce que tu étais trop occupée à penser par ta chatte, pauvre cloche!

Alice se leva et me rejoignit en deux enjambées, un sourire énigmatique collé aux lèvres.

-Bella! Tu étais époustouflante, comme d'habitude. Viens, que je te présente à Edward.

-Alice, je vais danser pour lui d'ici la fin du repas, je crois que c'est suffisant comme présentation, non? Et les présentations dans ton vocabulaire, n'a pas le même sens que pour moi.

Oh merde et remerde! La putain de danse! Je ne peux pas le faire, non!

-Oui, mais en fait, il va venir s'installer chez nous durant quelques temps, c'est pour ça que je tiens à te présenter, histoire de te mettre à l'aise...

-QUOI? Non, mais tu te fous de moi, là? Depuis quand c'est décidé cette affaire?

-Ah bon? Je ne t'en avais pas parlé? Étrange... Je croyais l'avoir fait pourtant?

-Putain! Alice Cullen, c'est encore un de tes coups tordus pour me caser avec ton queutard de frère?

- Chuuut!...Surveille ton langage Bella, il pourrait t'entendre et moi ne vexer...

Nous étions arrivés à la table.

Je fulminais intérieurement et mes joues étant chaudes, j'étais certaines qu'elles étaient aussi colorées que mes pivoines dans mon dos.

Oh la garce! Oh la putain de garce!

Je n'avais cessé de regarder la peste d'un mètre cinquante et pensais à mille et un scénarios pour me venger: découper son manteau Dior, brûler ses Jimmy Choo ou mieux, casser les talons de son impressionnante collection de Louboutins.

Ouuaaaaiiiiss! Pas mal ça!

C'est ça, en attendant, elle t'a bien piégé la Miss Alice!

Alors?

petite devinette: A quelle chanson vous pensez?

Je vous promet que je vais bien me rattraper sur le cinquième chapitre qui sera plus...croustillant, je vous dirais. En attendant, reviewez moi, commentez moi, je n'attends que ça!... Non, non, je suis une fille parfaitement normale.

Gros bisouuuuuuuusss