Bonjour tout le monde !

Voici le quatrième chapitre de 10 Commandements.

Je tiens à préciser une petite erreur qui s'est glissée dans le dernier chapitre. Je parlais d'une « silice » comme engin de torture, mais en réalité, ça s'écrit « cilice ». La silice, avec un « S » est plutôt un composé chimique… Encore une fois, je suis désolée !

Ensuite, la suite de L'île est en correction. Je commence l'écriture de la suite de 10 Commandements. Quant à celle d'Accident fâcheux, il faudra attendre un brin d'inspiration, ce qui peut prendre un peu de temps …

Merci à tous ceux qui lisent et / ou reviewent mes textes. Ça fait énormément plaisir. Un merci spécial à Julie, ma bêta. Que serais-je sans toi ?!

Bonne lecture ! J'attends vos commentaires !

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Le visage appuyé entre ses mains, Gil Grissom réfléchissait. Il n'entendait pratiquement rien de tout ce qui se passait autour de lui, à savoir les discussions qui animaient ses collègues. Ils cherchaient un détail qui aurait pu échapper à leur investigation, une faille quelque part. Bref, quelque chose qui aurait pu leur indiquer qui s'attaquaient à tous ces gens.

Malheureusement, rien pour l'instant.

Ils n'avaient pas collecté d'empreintes, mais le bout de latex trouvé près du corps laissait croire que le meurtrier portait des gants. Et les plus épais qui se vendaient sur le marché, en plus. Tous les échantillons de sang appartenaient à la victime, Ben Johnson. Rien de révélateur de ce côté-là. Le chat de la victime avait été enlevé, mais ce n'était rien de certain. C'était plus une hypothèse. Le visionnage des caméras n'avait pas non plus été concluant. Comme il pleuvait énormément à l'heure du meurtre, tous ceux qui étaient entrés et sortis de l'immeuble étaient bien emmitouflés dans des imperméables et surplombés de parapluie. Ce qui faisait que les experts pouvaient à peine entrevoir les visages des passants. Impossible d'avoir un témoin, ou quoique ce soit…

Et, bien entendu, les voisins n'avaient rien vus et rien entendus de suspect.

Comme d'habitude.

Griss releva soudainement la tête vers son équipe, dont le sujet de conversation avait étrangement passé de leur enquête au monde sado-maso. Un nom le fit réagir en particulier.

Lady Heather.

Il ignora la rage et la jalousie qu'il avait perçut dans le ton de Sara lorsqu'elle avait prononcé le nom, mais une idée lui vint.

Grissom ne cessait de penser à la cilice, sans réellement savoir pourquoi. Puis, il comprit le détail qui lui manquait. Ces cilices ne devaient pas se vendre n'importe où, non ? S'ils allaient retrouver les magasins de Las Vegas qui en vendaient, peut-être arriveraient-ils à avoir quelques noms ? Hum… Il y aurait sans doute plusieurs noms, mais ça donnerait tout de même une bonne piste.

« Je sais ce que nous allons faire. » murmura pensivement Grissom. Tous se tournèrent vers lui, puisqu'il parlait pour la première fois depuis un bon moment. « Nick et Warrick, je veux que vous vous renseigniez sur les 10 commandements de Dieu auprès d'un prêtre. Catherine et Greg, j'aimerais que vous restiez ici au cas où il y aurait soudainement une enquête. Sara, vous venez avec moi. » Il se leva en même temps que les autres et quitta la pièce, Sara sur les talons. Il se tourna vers elle et vérifia que personne d'autre n'était près d'eux et il murmura.

« Prends ta veste. »

Sara fronça les sourcils, mais comprit rapidement qu'il n'ajouterait rien. Elle tourna les talons et se rendit aux vestiaires où elle prit l'objet en question. Elle retrouva ensuite son amant dans son bureau. Il prenait lui aussi ses affaires. La jeune femme referma la porte derrière elle. « Où allons-nous ? » demanda-t-elle.

Le sourire énigmatique de Grissom lui répondit. « Il ne faudrait pas gâcher la surprise, ma chère. » fit-il en s'approchant d'elle.

« Griss, tu sais que je déteste les surprises. » protesta-t-elle en avertissant Gil d'un regard mauvais. Il ne répondit pas, mais s'approcha encore un peu, à un tel point que leurs visages étaient très près l'un de l'autre. Gil déposa un doux, mais rapide baiser sur ses lèvres. Sara en fut surprise. Une de leurs règles était : Pas de baiser ou autre contact au labo. Et Griss respectait scrupuleusement les règles.

Il ouvrit la porte et s'aventura dans le couloir. Sara, figée, resta au milieu du bureau sans bouger. Grissom fit quelques pas avant de comprendre que l'experte ne l'avait pas suivi. Il se retourna vers elle.

« Sara ! Vous venez ? » s'enquit-il, légèrement moqueur.

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Quand la voiture s'arrêta devant le manoir, Sara n'en crut d'abord pas ses yeux. L'avait-il réellement amené ici ? Là où vivait cette Heather ? Sara avait entendu les rumeurs au sujet de Grissom et de Heather. Ça l'avait terrifiée, dérangée, dégoûtée, écœurée… Certains prétendaient même qu'ils étaient ensemble présentement et que ça expliquait tous les changements visibles chez leur patron. Sara savait de source sûre que c'était tout à fait faux, mais elle n'aimait pas ça, entendre tous ces ragots. Et puis, il n'était pas impossible qu'il y est eu quelque chose entre Griss et Lady Heather…

Cette idée ne plaisait pas du tout à Sara.

Même si cette histoire remontait à avant qu'ils soient ensemble, elle ne pouvait s'empêcher d'en être légèrement jalouse, car elle s'était battue pendant des années pour pouvoir partager sa vie avec Griss. N'était-ce pas injuste que cette femme le séduise aussi facilement et partage son lit ? Ce n'était pas comme s'il l'avait trompée, mais ça mettait Sara en rogne.

Mais bon, elle devait bien se calmer et tenter de donner une chance au coureur… même si c'était difficile !

Grissom lui prit la main et l'entraîna en direction de la porte. Sara fut surprise, mais se laissa faire. Il voulait montrer son affection en public ? Une première, sans aucun doute. Habituellement, il s'assurait plutôt qu'ils ne fassent pas voir ensemble, même si ça impliquait de moins sortir de la maison et d'y passer plus de temps. Non, pas qu'ils restaient enfermés ! Mais avec leur travail et leur relation secrète, sortir en ville n'était pas toujours très évident…

« Tu es sûr…? » murmura Sara en se plaçant un peu derrière Griss et en résistant quand il voulut la faire avancer.

« Voyons Sara… Elle peut nous aider à nous renseigner sur la cilice… » Il s'approcha et déposa un autre baiser sur ses lèvres. « Allez Chérie, je suis certain que tu vas très bien t'entendre avec elle… » Puis, il reporta son attention vers la porte, préférant ignorer les tracas de Sara.

Il cogna à la porte et elle s'ouvrit presque automatiquement. Lady Heather, dans une robe moulante, d'un rouge sombre et comportant un décolleté… profond, se tenait devant eux. Son regard se porta sur Grissom, puis sur Sara. Ensuite, elle baissa les yeux vers leurs mains toujours jointes.

« Bonjour Gil. » dit-elle et, se tournant un peu vers Sara. « Et vous devez être Sara, n'est-ce pas ? » Lady Heather tendit une main amicale en direction de Sara. Cette dernière serra la main que Heather lui tendait avec fermeté, puis la dominatrice leur proposa d'entrer.

Dès l'instant où ils franchirent le seuil de la porte, Sara lâcha la main de Grissom pour contempler le manoir. Il s'agissait d'une magnifique demeure, meublée avec goût et décorée avec soin. Il n'y avait aucun engin de torture, contrairement à ce qu'avait pu penser Sara. Il y avait même un ou deux vases remplis de fleurs séchés. Bref, c'était une belle maison.

« Que me vaut l'honneur de votre visite ? » demanda Heather en inclinant légèrement la tête de côté. « Je n'ai rien fait de répréhensible, j'espère. »

Grissom laissa échapper un léger rire. « Bien sûr que non, Heather. J'ai simplement pensé que tu pourrais nous apporter ton aide pour l'enquête en cours et j'en ai profité pour amener Sara. Ça faisait un moment que je souhaitais te la présenter. » Sara sourit en espérant ne pas paraître mal à l'aise ou trop curieuse. Car elle devait avouer qu'elle était intriguée par la dominatrice et sa grande demeure.

« Dans ce cas, une tasse de thé s'impose, je crois ? » proposa Heather en s'armant d'un magnifique sourire qui révélait ses dents droites.

« Ce serait en effet une bonne idée. » affirma Grissom en passant un bras autour de la taille de Sara pour l'attirer vers un vaste salon tout aussi richement décoré. La brunette se laissa guider, mais elle ne pouvait s'empêcher d'examiner l'environnement dans lequel vivait l'amie de Gil. Griss s'installa sur un sofa et Sara fit de même. L'entomologiste passa un bras autour des épaules de l'experte.

Lady Heather revint quelques minutes plus tard avec un époustouflant plateau à thé. Elle le posa sur la table devant Griss et Sara et versa un peu de thé dans les trois tasses en porcelaine. Grissom et Sara en prirent chacun une et les trois burent quelques gorgées en silence.

« Vous avez besoin de mon aide pour une enquête ? » s'enquit la dominatrice.

Sara prit la parole pour la première fois depuis leur arrivée.

« Oui. Nous enquêtons sur un tueur en série qui torture ses victimes avant de leur trancher la gorge. Nous avons retrouvé une autre hier. À l'autopsie, notre légiste a trouvé les traces d'un cilice autour de la cuisse… » commença Sara. Elle tourna la tête vers Grissom, afin que ce dernier prenne le relais.

« Comme nous savons que tu connais un peu ce milieu, on s'est dit que tu pourrais nous aider, Heather. » poursuivit le superviseur.

Heather Kessler ne dit rien, mais avala une longue gorgée de thé avant de reposer sa tasse devant elle. Elle réfléchissait visiblement.

« Et qu'est-ce que j'y gagne ? » fit-elle très sérieusement en scrutant les deux experts devant elle.

Sara jeta un regard à son amant. Avec énormément de sérieux, il regardait Heather, mais soudainement, un sourire prit possession de ses lèvres. « Ça me fera plaisir de vous aider, bien entendu.» dit-elle alors, en souriant.

Elle sembla réfléchir pendant quelques secondes. Heather se leva et alla dans une autre pièce. Sara entendit une porte s'ouvrir et se refermer quelques secondes plus tard. La dominatrice revint alors avec, en main, un cilice. Elle le posa sur la petite table qui la séparait des experts et s'installa de nouveau devant eux.

Sara examina le cilice. Ce n'était exactement de cette façon qu'elle se l'imaginait. Quand Grissom avait parlé de cilice, Sara avait vu un espèce de collier de chien, mais dont les dents étaient pointées vers l'intérieur et qu'on se mettait autour de la cuisse, avec un verrou. Or, c'était très différent. C'était plutôt de minuscules fils de fer entrelacés, long d'environ 30 centimètre et large de peut-être 5 ou 6. Sur les fils de fer, il y avait des petites pointes de métal, très acérées. Et à chaque extrémité du cilice, il y avait de petites cordes en tissus. Il était presque difficile de croire que cette chose pouvait faire autant de mal à quelqu'un.

« Autrefois, le cilice était souvent une tunique ou une ceinture, faite de crin ou d'une étoffe rude. Ils étaient rarement en métal. On le portait sur la chair et le but était de s'infliger soi-même une souffrance. Au début du christianisme, on l'utilisait beaucoup comme moyen de pénitence. Certains laïcs l'utilisaient aussi, car on pensait que c'était une façon discrète d'assurer le confort dans leurs vies. Plusieurs pensaient qu'à l'aide des cilices, on pouvait atteindre la perfection en résistant aux tentations de la chair. » expliqua Heather. « Au Moyen-Âge, il devint plus généralisé. Dans la plupart des organisations religieuses, son emploi était requis. C'est à cette époque qu'on commença à le faire en métal, afin d'accroître la douleur. Aujourd'hui, il y en a très peu qui le portent par obligation. Ce sont… heu.. les chartreux et les carmes.. » fit-elle en hésitant légèrement. « Je ne suis pas certaine, mais… Et il y a certains membres de l'Opus Dei qui s'en servent, mais tout ça est laissé à la discrétion du pratiquant. » conclut-elle.

Ce rapide exposé sur le cilice avait grandement éclairé Griss et Sara.

« Si je comprends bien, nous devons chercher parmi les chartreux, les carmes et les membres de l'Opus Dei ? » demanda Sara, après un instant de silence.

« En vérité, non. » Sara perdit le sourire qui avait commencé à apparaître sur ses lèvres. « Il y a aussi des laïcs qui l'utilisent. Très peu, mais il y en a. »

Sara soupira légèrement. Quand ils avaient dû avouer qu'ils n'avaient pas assez d'indices pour coincer un quelconque meurtrier dans le dossier Chandler, Sara s'était exclamé : « On manque de suspect ! » Et Griss lui avait répliqué sur un ton philosophique : « On ne manque pas de suspect, au contraire. Ce peut être n'importe qui en ville… » Au moins, les informations que leur donnaient Heather leur permettait de réduire leur « liste » de suspect…

« Combien de magasins à Vegas vendent des cilices ? Il ne doit pas y en avoir des tonnes… » s'enquit Griss, en espérant

Lady Heather prit quelques instants pour réfléchir. « À ma connaissance, il n'y en a qu'un et il est sur la Strip. Le nom est quelque chose comme A World Of Pain. (N/A Un Monde De Douleur) »

« Merci Heather. Je crois qu'avec ces informations, on devrait plutôt bien se débrouiller, n'est-ce pas Sara ? »

La jeune femme acquiesça. Gil se leva et demanda à la dominatrice s'il pouvait emprunter ses toilettes avant de reprendre la route du labo. Heather lui montra où elles étaient et revint vers Sara. L'experte était toujours assise sur le canapé, fixant un point au travers de la fenêtre. Elle voulait qu'Heather la croie perdue dans ses pensées et qu'elle la laisse tranquille. Sara n'avait rien à lui dire et ne voulait rien lui dire, non plus.

Mais Heather décida de briser le silence.

« Il vous aime, vous le savez, non ? »

Sara, surprise que Lady Heather lui ait parlé, releva soudainement la tête. Elle avait parfaitement compris, elle lui demanda de répéter. « Pardon ? »

« Gil. Il vous aime. C'est visible dans ses yeux. » expliqua la dominatrice. Sara haussa légèrement les épaules. Il l'aimait. Elle le savait. Il ne lui avait jamais vraiment dit, mais Sara l'avait toujours depuis qu'ils étaient ensemble par sa façon d'agir avec elle.

« Et vous aussi vous l'aimez… Profondément… » murmura Heather. Sara croisa le regard de cette dernière et se sentit mal à l'aise. C'était comme si la dominatrice la fixait, comme si elle tentait – et réussissait – à la deviner. Comme si elle voyait son âme. Et cette impression fugace dérangeait grandement Sara, elle priait presque pour que Griss revienne rapidement.

« Il vous a fait souffrir avant que vous soyez ensemble, non ? Parce qu'il avait peur de ses sentiments, n'est-ce pas ? » Sara observait maintenant Heather avec méfiance. Comment savait-elle tout ça ? Grissom lui en avait-il parlé ? Elle avait déjà entendu Griss parler de son espèce de sixième sens, mais c'était impossible qu'elle sache toutes ces choses simplement en la regardant. Que lui avait dit Gil ?

« Vous êtes ensemble depuis un moment… Vous vivez même ensemble, mais vos collègues ne le savent pas, hein ? » Sara, n'y tenant plus, se leva soudainement.

« Je peux savoir d'où vous – » Au même moment, Griss entra dans la pièce et Sara se tut immédiatement. Son regard passa de Sara à Heather, puis revint vers Sara.

« Partons Gil. » fit Sara en traversant la pièce, puis le hall pour enfin atteindre la porte. Elle entendit son amant remercier une fois de plus Heather pour son aide avant de rejoindre la jeune experte à l'extérieur de la demeure. Il déverrouilla les portes de la Tahoe et elle n'attendit pas pour s'asseoir. Grissom monta, mais se tourna vers Sara, sans démarrer la voiture.

« Il y a un problème, Sara ? » s'enquit-il, légèrement apeuré en la regardant de profil. « Heather nous a bien aidé et pourtant, tu ne sembles pas contente… »

« Oui, oui. Tout va bien. »

Elle aurait pu répéter ce que Heather lui avait dit mot pour mot à Grissom, mais elle ne voulait pas le faire. C'était comme si elle avait un certain mal à l'aise à avouer qu'une autre femme lui avait affirmé que Griss avait des sentiments pour elle. C'était juste étrange d'en parler, alors que lui n'avait encore rien dit à ce sujet. Bien sûr, il l'appelait Chérie, mon Cœur, mon Amour… Mais ce n'était que des surnoms, vrai ?

Pendant un instant, Sara essaya de comprendre pourquoi elle était en colère contre Lady Heather. Après tout, elle avait soutenu que Grissom était amoureux d'elle, ce qui était en soi une bonne chose, mais…

Mais quoi ?

Sara commençait à avoir mal à la tête à cause de ces maudites réflexions qui ne la menaient nulle part. Elle passa une main sur son front, juste pour frotter un peu l'endroit où elle sentait le mal prendre place. Ce n'est que quelques secondes plus tard qu'elle se rendit compte que Grissom parlait…

Et qu'elle n'écoutait pas.

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Nick et Warrick n'avaient pas appris grand chose auprès de l'homme religieux qu'ils avaient visité, si ce n'est que très peu de gens suivaient les 10 Commandements de Dieu aujourd'hui et que le meurtrier devait forcément être un grand croyant.

Toute l'équipe avait convenu de se trouver avant la fin du service pour un meeting rapide. Avant que Griss puisse rejoindre le reste de son équipe qui l'attendait, Ecklie l'arrêta.

« Vous avancez avec votre enquête ? Le tueur aux 10 commandements ? » s'enquit le chef du labo.

Grissom soupira. « Non. Nous n'avons strictement rien. Je suis désolé. » L'entomologiste fit quelques pas, pensant que le directeur en avait fini avec lui. Ce dernier lui reprit le bras pour l'empêcher de continuer son chemin.

« Écoutez Grissom, le shérif m'appelle aux quinze minutes pour savoir si vous avez quoique ce soit. Il doit rassurer la population et il me rend fou ! Trouvez-moi quelque chose à lui dire et vite !»

« Conrad, vous êtes conscient que je ne peux pas inventer de preuve. Dès la moindre avancée, je vous appellerai. » déclara Gil, sur un ton très calme.

Il ne laissa pas à Ecklie l'opportunité de répliquer et alla plutôt se joindre à son équipe. Il entra dans la salle où ils se trouvaient tous et s'installa entre Catherine et Sara en soupirant. Cette dernière lui jeta un regard interrogateur.

« Ecklie. » dit-il en se justifiant. « Il a insisté pour que je trouve quoique ce soit à montrer à la population pour la calmer… Il me demandait presque d'inventer des preuves. Bon… concentrons-nous sur notre affaire. » murmura-t-il. Il examina la table, cherchant où il en était. Puis, il se souvint. Gil se tourna vers Sara.

« Sara, je vous avais demandé d'appeler au magasin dont Lady Heather nous a parlé. Qu'est-ce que ça a donné ? »

Les autres froncèrent les sourcils. Ils ignoraient où Griss et Sara avait été, mais maintenant leur réponse.

Sara consulta ses feuilles. « Dans les cinq derniers mois, seulement trois cilices ont été achetées à ce magasin. Deux payées argent comptant et une payée à l'aide d'une carte de crédit. » Elle s'arrêta et vit la lueur d'espoir qui brillait dans les yeux de ses collègues. Aussi se désolait-elle de devoir les décourager.

« J'ai contacté l'homme qui a payé avec une carte de crédit. Il m'a dit qu'il ne l'utilisait pas et que c'était plutôt pour enrichir une quelconque collection. Et quand je lui ai demandé où il était le soir du meurtre, mais il m'a dit qu'il venait d'arriver d'un voyage d'aide humanitaire de trois mois en Afrique. J'ai vérifié avec l'organisme qui l'a hébergé. C'est vrai. » conclut Sara, avec défaitisme.

Warrick donna un coup de poing sur la table. « Comment est-ce possible ? Pas d'ADN, d'empreintes, de visages, de témoins, de transaction… Comment ça se fait ? » s'exclama-t-il, en proie à la colère. Les autres échangèrent des regards ou soupirèrent. Warrick ne venait que d'exprimer ce que tous ressentait. C'était un mélange d'impuissance et de colère.

Grissom ferma les yeux et inspira.

L'enquête tournait une fois de plus au point mort.

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Si vous m'envoyez une review… Je vous envoie une tonne de biscuits virtuels ! XD