Note : ben, je l'ai écris pendant la même semaine que le chapitre précédent alors pas de nouvelle phrase !

Dédicace : elle a été réclamée par Sandrine donc je la lui accorde à elle et au survivant (Styx pas Harry voyons !). Et je fais une dédicace en retard du chapitre 3 à Sandrine encore : étant très tête en l'air j'avais oublié de joindre le fichier au mail à ma beta, alors tout de suite ça marche pas très bien. Heureusement que ma sauveuse (Sandrine dit : non, non, ma déesse) était restée à la maison …

Re note: pour celles qui veulent revoir Malfoy en boxer (elles le disent pas dans les reviews mais je l'entend aprés) j'attend d'avoir 20 riviews de personnes différentes pour poster un chapitre où im y sera. (ce sera peu être même un truc à part ...)

Réponse aux riviews :

pour mes coloc': je vous ai déjà répondu en direct live donc c'est bon! ^^

Runya: Merci pour ta riview et voici la suite...


La guerre de la faille

Arrivée aux enfers

(Ah ! vous me croyez maintenant ? C'est bon alors, je peux continuer !)

Tous les élèves me regardent avec des yeux ronds et le prof hoche la tête du genre « il faut que j'en parle au directeur ». La cloche sone, me libérant de ce calvaire. Je me lève, plantant les autres là et sorts en sautillant et chantonnant de la salle. (Ca ne vous est jamais arrivé de vous amuser à faire peur aux gens ? Moi, oui ! Et ça me fais beaucoup rire… ^^) Bon cessons ces enfantillages ou je vais me rétamer dans les escaliers.

Il est onze heures. J'ai donc deux heures pour manger et commencer à mettre mon plan en application. Pour le repas on verra plus tard, au pire je ne mange pas c'est pas grave. Maintenant il ne me reste plus qu'à trouver, en espérant retrouver mon chemin après … J'ai toujours eu une certaine propension à me paumer dans les écoles que je ne connais pas. Mais là, même avec un plan ça ne servirait pas à grand-chose, celui que je cherche se déplace. Au vue de ce que j'ai à lui proposer, il devrait accepter. Je pense même que ça devrait lui faire plaisir que je luis propose de m'aider, c'est bien son genre. Ne reste plus qu'à le trouver encore et toujours, pas que je pense que le chercher serve à grand-chose mais faisons comme si. Et puis comme je suis nouvelle, si j'arrive à un endroit où je ne devrais pas être, je pourrais toujours dire que je me suis perdue. Pas forcément très convainquant en fonction de l'endroit, mais … on improviser. De toute façon ils ne peuvent pas me renvoyer, alors … *sourire sadique*

Quand j'ai fini d'explorer les abords de la tour nord, j'élargie mon cercle de recherche, je tomberais bien sur lui un jour ou l'autre. Je fais un saut dans les cachots mais il n'y a pas un rat, juste quelques fumerolles qui sortent de sous une porte et qui s'effilochent dans l'air ambiant. Il n'est pas là. Je remonte dans les étages. La sonnerie de midi résonne dans le château. Les élèves sortent de leurs salles de cours et envahissent les couloirs. Soudain un glapissement outragé retentit, il me semble qu'il vient du troisième étage. Ahah ! Je l'ai trouvé !

Je m'y dirige posément. Autour de moi j'écoute les murmures des élèves :

« Il a encore frappé. A ton avis il a fait quoi cette fois ? »

Et autres discutions du même genre. Quand j'arrive enfin sur les lieux du « crime », ils ont été désertés. Soudain je sens une présence derrière moi et un truc froid et gluant glisse le long de mon cou jusque dans mon dos.

« Hiaaaargh ! Qu'est ce que c'est ? » M'écris-je en me retournant brusquement.

Je tombe nez-à-nez avec un fantôme.

« Vous êtes l'esprit frappeur ? »

Il semble être content que je l'aie reconnu comme tel. Un point pour moi. Après m'être débarrassé de la majeure partie de l'espèce de liquide verdâtre, je me lance dans un monologue enflammé :

« Vous êtes bien Peeves, l'esprit frappeur, n'est ce pas ? Je suis nouvelle ici, mais j'avais vraiment hâte de vous rencontrer. J'ai entendue parler de vos exploits et je suis une vrai fan ! J'adore ce que vous faites ! Vous avez vraiment une imagination débordante et c'est votre atout. Imaginez l'apport que ce serait pour vous si vous vous associez avec un(e) élève … (Il à l'air intéressé) Cela élargirait le spectre de vos possibilités de farces, sans vouloir vous vexer. La mise en pratique en serait facilitée. »

« Et j'imagine que tu te propose ? »

« En effet car j'ai déjà une proposition à vous faire. Si vous acceptez de m'aider, j'aurai une dette envers vous donc je vous aiderai dans un de vos tours, si vous avez besoin de moi.»

Il me regarde d'un air suspicieux, pesant le pour et le contre.

« Quelle est on idée ? »

« Changer le mot de passe des serpentards pendant qu'ils sont tous en train de manger et le remplacer par « A bas les Serpentards, vive moi ! ». »

Un sourire s'épanouis sur son visage transparent.

« C'est d'accord ! »

Et je me sens propulsée en avant. Je tombe la tête la première dans un placard dont la porte se referme automatiquement derrière moi. Je suis complètement sonnée et je mets quelque temps à retrouver une position normale ainsi qu'une certaine clarté d'esprit.

« Hey ! Ouvre moi, me laisse pas là ! »

Il est vrai que je n'avais pas précisé qu'il devait y avoir une certaine immunité inter-associés, là il m'a pris en traître… Bon, reprenons le magnifique esprit froid et scientifique qui me caractérise (quoi ? Je me vante ? Oui, un peu, certes …) et essayons de sortir de là. Tout d'abord les méthodes classiques :

Pousser comme une brute sur la porte (néant)

Trouver le verrou et l'actionner (inexistant)

Puis les méthodes magiques. Me connaissant ou je fais exploser l'étage tout entier ou rien ne se passe. Essayons, enfin le seul que je connaisse : alohomora, on tourne et on abaisse. Résultat : deuxième cas, rien ne se passe. Point positif : je suis toujours vivante.

Dernière solution : rien, point positif : je suis toujours vivante. Dernière solution : hurler à m'en casser la voix en tambourinant sur la porte jusqu'à ce que quelqu'un m'ouvre. Avis serpentard : Il est hors de question que tu t'abaisses à faire cela, imagine si c'est quelqu'un de ta propre maison qui te trouve ! Pense un peu à ton honneur qui … La raison : Ce n'est pas pire que de mourir de faim dans un placard à balais crasseux … (Gaby : Ma ké tu sais, c'est pas très grave d'être dans un placard à balais.)

Je commence à avoir mal au dos dans cette position. Je tente de me redresser mais mon crâne fait doucement la rencontre d'une étagère, fort sympathique au demeurant. Le sceau en métal posé dessus tombe avec bruis et fracas. Cela a vraiment dû faire beaucoup de bruits car j'entends un bruit de pas qui se rapproche au travers des carillons qui retentissent à mes oreilles.

Tout à coup une lumière envahit le réduit où je me trouve. Je distingue des reflets d'un blond blanc. Draco Malfoy. (Et merde !)

(moi :) « Salut. Qu'est ce que tu fais là ? Tu te balades ? » Grand sourire de ma part. Silence pesant.

« On a cours dans un quart d'heure, soit ponctuelle. Si tu nous fais perdre le moindre point je t'assure que je te le fais regretter. » Il tourne les talons et me laisse là, encore une fois.

« Je ne sais pas où c'est. » Il s'arrête, ça au moins c'est radical.

« Je te montre. Dépêche. »

Et il repart. Je me lève en vitesse pour tenter de le suivre et je me laisse tomber assise au sol. Chute de tension niveau 2 sur l'échelle de Marie(1). Cause : je n'ai pas mangé et je me suis levée trop vite. Personnellement, j'ai l'habitude de ce genre de réactions de mon propre corps alors moi, ça ne m'étonne pas. Mais j'admets que pour quelqu'un qui ne m'a jamais vu faire ça, ça peut surprendre. Et je crois que ça a particulièrement fait bizarre à Malfoy de m'entendre m'écrouler après m'avoir attendu devant les toilettes tout à l'heure. Je commence en fanfare les cours ici, il me semble.

Je suis toujours à terre mais je n'ai pas perdu conscience alors je l'entends approcher et s'accroupir près de moi.

« Hé ! Arrête ta mascarade, ça suffit comme ça de te moquer du monde. »

« Oui, une minute. » dis-je en tendant une main incertaine devant moi.

Il a dû sentir que mon ton est vraiment sérieux pour une fois (la première peut-être) et il ne répond rien. Je commence déjà à retrouver mes sens mais je sais que ça ne sert à rien d'essayer de me lever maintenant, ça recommencerait. A la place de quoi je regarde autour de moi pour voir où je suis tombée. Malfoy, voyant que je vais mieux, se relève et me demande :

« Ca va mieux ? On peut y aller maintenant ? »

« Oui, il faut juste que je mange avant. »

Ses yeux s'étrécissent.

« Tu »

« Non, je n'ai pas mangé. Mon ton s'adoucit. J'avais deux ou trois choses à faire … »

Au départ il m'a lancé un regard noir mais après il s'est un peu détendu (enfin … dans la limite des règles malfonniènes, bien entendu). Je me lève toujours un peu flageolante sur mes jambes. En parfait gentleman qui se respecte, Malfoy me prend le coude pour me soutenir (des fois il serait presque agréable). Je lui fais un petit sourire pour le remercier. (Autant soigner ses relations de bon voisinage, même si ce soir ils vont avoir une bonne surprise…) Puis j'appelle Dobby.

Celui-ci apparaît dans un PLOP sonore tandis que l'étreinte sur mon coude se resserre à m'en faire mal. Je lui demande rapidement de m'amener un sandwich et le remercie alors qu'il est en train de disparaître. Je me tourne vers Malfoy pour protester et croise son regard. Il est glacial et on y distingue même une pointe de colère.

« Comment tu le connais ? » me demande-t-il d'un ton sec et cassant, resserrant un peu plus son étreinte sur mon coude pour m'empêcher de me dégager.

« Dumbledore l'a appelé devant moi, répliqué-je agacée. Lâche-moi maintenant, tu me fais mal. »

Nous nous affrontons du regard quelques secondes. Ce magnifique duel fut interrompus par le retour de Dobby avec mon sandwich

« Voici pour Marie Guénon, mademoiselle. Dobby a fait ce qu'elle avait demandé… »

Je l'interromps :

« Oui, Dobby. Merci. Tu peux y aller maintenant. »

Il a l'air tout content lorsqu'il disparaît à nouveau, tout le contraire de Malfoy. La porte de prison est revenue. Quand il part dans le couloir je le suis sans un mot, essayant d'apprécier mon casse-croute salvateur.

Au bout d'une dizaine de minutes nous sommes sortis du château et nous arrivons près d'une cabane un peu branlante. Il y a déjà pas mal d'élèves, les serpentards que je connais et d'autres que j'ai aperçus dans la grande salle et qui ont un liseré jaune sur leur uniforme. J'en déduis (quelle intelligence) que nous avons cours avec les poufsouffles (foules en délire, je sais je suis trop forte).

Je m'installe sur un cailloux à l'écart pour finir mon sandwich. (Vous arrivez, vous, à manger en courant ?) Un fois fini, je jette un coup d'œil à ma montre : 11h45. Je fronce les sourcils, ce n'est pas normal, il est au moins midi et demi. J'approche ma montre de mon oreille. Aucun bruit n'en sort. Alors soit la pile est morte juste quand je me suis endormie, soit les montres n'aiment pas les voyages temporels, car tout ceci est bien trop réel pour être un rêve, n'est-ce pas ?

Plongée dans mes pensées je n'entends pas le semi-géant qui surgit derrière moi. Je sursaute encore une fois. (Si ça continue comme ça, mon cœur ne va pas tenir le coup.) Même s'il ne s'était pas présenté, je l'aurais reconnu : c'est Hagrid, le garde-chasse et professeur de Soins aux Créatures Magiques.

Pour ce cours là les dieux ont peut-être eu pitié de moi (pour une fois) ou bien est-ce plutôt Hagrid qui voulait ménager sa toute nouvelle élève, toujours est-il que nous n'eûmes à étudier « que » des scrouts à pétards. Mis à part quelques déflagrations le cours se déroula sans problèmes majeurs. Au bout d'une heure nous partîmes pour notre cours suivant : Potion.

A ce moment là, je ne savais pas vraiment à quoi ressemblait l'enfer.


(1)Petite indication si vous n'avez jamais fait de chute de tension : en premier la vue s'obscurcit, puis on perd l'ouïe et enfin le toucher au moment où on finit par s'évanouir. Après quoi, quand la chute de tension passe, on a l'impression d'avoir du coton dans tout le corps.