Chapitre 4 : Chez Fleury et Bott
Le 30 Août arriva et avec lui les retrouvailles d'Harry et Altair avec Sirius et saluèrent les Weasley et partirent de leur côté acheter les fournitures scolaires des deux garçons.
Harry avait bien grandit depuis l'année précédente et avait donc besoin de nouvelles robes, tout comme Altair qui ferait sa première rentrée à Poudlard. Ils se rendirent chez Mrs Guipure où ils croisèrent Cédric Diggory et son père. Amos et Sirius se saluèrent cordialement et Harry présenta Cédric et son frère. Les robes taillées, ils partirent acheter la baguette d'Altair. Celui-ci fût très vite choisi, dès son deuxième essai, par une baguette en bois de sapin de 35 cm et contenant un crin de licorne. Pour fêter cette acquisition, les Black les emmenèrent prendre une glace chez Florian Fortarôme où ils firent une orgie de glaces à la pastèque et de sundaes banane-rhubarbe.
Altair avait, tout comme Harry l'an passé, obtenu la permission d'acheter un animal de compagnie et était surexcité à l'idée d'avoir un nouveau compagnon. Leurs parents les suivant, ils partirent donc pour la ménagerie magique, Harry derrière Altair qui courrait, pressé de faire quitter à un animal ce qu'il appelait un « scandaleux marché d'êtres vivants » . Le jeune Black adorait les animaux, et s'extasia devant chaque cage, panier, aquarium, vivarium, poussant des oh de stupeur et des ah de plaisir. Harry, pour sa part, commençait à s'impatienter alors que Sirius et Emma, eux, regardaient leur fils d'un air attendri. Finalement, Altair s'arrêta devant un gros chat orange, au nez à moitié écrasé :
- Quelle horreur ! s'exclama Harry
- Tu veux rire ? Il est magnifique ! s'insurgea son frère
Le vendeur qui avait suivi les pérégrinations du jeune Black de loin s'approcha alors :
- Cet animal vous intéresse jeune homme ?
- Oui Monsieur, je pense que j'aimerais l'adopter.
- Ma foi, si vous êtes disposé à adopter ce demi-fléreur, qui n'est resté que trop longtemps dans ma boutique, je vous offre un boursouf en prime !
- Pourquoi feriez-vous cela ? questionna Sirius, souvent soupçonneux de par son métier, alors que les yeux d'Altair brillaient déjà à l'idée de sortir non pas une, mais deux boules de poils de la boutique.
- Parce que ce chat dépareille ma boutique et que personne n'en veut, alors si votre fils m'en débarrasse, je peux bien lui offrir un boursouf !
- Nous sommes navrés, mais nous allons devoir décliner cette offre, intervint Emma sous le regard déçu d'Altair, notre fils va à Poudlard cette année et un seul animal par élève y est autorisé.
Tandis que le vendeur commençait à maugréer sur les restrictions pesant sur le commerce, Altair suppliait ses parents de le laisser prendre aussi un boursouf. Harry eut alors un éclair de génie et interrompit les suppliques de son frère.
- On pourrait le prendre et l'offrir à Ginny, ses parents n'ont pas les moyens de lui offrir un animal et comme ça, tout le monde serait content !
Les Black et le vendeur se regardèrent et Altair, satisfait de cet arrangement, poussa ses parents à accepter. N'ayant pas le cœur à refuser, ils embarquèrent, en plus du chat nommé Pattenrond un boursouf énorme pour son espèce, ce qui fit dire à Sirius que son fils suivait le chemin d'Hagrid en ce qui concernait les grosses bêtes.
oOo
Ils allèrent ensuite chez Fleury et Bott. En chemin, les enfants examinèrent leur liste de livres et s'aperçurent que le nouveau professeur de Défense contre les Forces du Mal devait être un fan de Gilderoy Lockhart : ils avaient sur leur liste l'intégralité des livres du célèbre écrivain.
- Notre professeur sera sûrement une professeur, commenta Altair.
La librairie magique était bondée, car, comme ils s'en rendirent vite compte, Lockhart était justement en train d'y dédicacer son dernier ouvrage : Moi, le magicien.
Se frayant un chemin parmi la foule de sorcières et les quelques sorciers présents, ils parvinrent finalement à trouver tous les ouvrages requis et se rendaient à la caisse du magasin lorsqu'un cri résonna dans la boutique :
- Harry Potter !
Les têtes se détournèrent immédiatement du crieur, qui n'était autre que Lockhart et fixèrent un Harry mal à l'aise. Lockhart, grand sorcier blond vêtu d'une robe lavande, fendit la foule de ses admiratrices pour se diriger vers Harry. Alors que celui-ci essayait vainement de se cacher derrière Sirius, Gilderoy Lockhart déclama d'un ton grandiloquent que Harry et ses petits camarades auraient l'immense honneur de l'avoir comme professeur de défense contre les forces du mal cette année là. Puis il offrit solennellement à Harry la collection complète de ses livres sous l'œil hilare d'Altair et, Harry en aurait juré, de Pattenrond. Commençant à dédicacer ses œuvres, Gilderoy Lockhart commis par contre une erreur fatale : celle de demander au photographe qui l'accompagnait de les fixer, lui et Harry sur la pellicule. Poliment mais fermement, Sirius intervint, lui demandant de laisser Harry tranquille. Comme Lockhart insistait, Sirius finit par l'attraper par le col et par lui murmurer d'une voix menaçante qui aurait été applaudit par Severus Rogue lui-même :
- Je vous déconseille très fortement de vous faire de la publicité sur le dos de mon filleul, est-ce clair ?
Lockhart, plus blanc qu'un vampire, hocha frénétiquement la tête puis partit retrouver ses groupies pendant que Sirius tout en s'éloignant d'un air fier, disait à son filleul :
- Fais en ce que tu veux de ces bouquins auxquels il a apposé ses pattes de mouches, Harry, mais je ne veux pas les voir, je te les achèterais moi-même ces torchons.
Suivant son conseil, Harry, apercevant Ginny Weasley au loin, s'approcha pour lui donner ses livres, Altair à sa suite. C'est donc une Ginny extatique qui reçut, outre un boursouf, tout un lot de livres neufs. Tandis qu'Altair discutait avec Ginny, Harry aperçut une silhouette bien connue. Il s'approcha silencieusement derrière Daphné et couvrit les yeux bleus de la serpentard avec ses mains :
- Harry, souffla la jeune fille d'un ton las.
- Comment m'as-tu reconnu ? lui demanda-t-il confus pendant qu'elle se retournait vers lui.
- Je t'ai vu tout à l'heure avec Lockhart et je sais que Neville est venu il y a trois jours, répondit la jeune fille, et comme il n'y a que toi ou Nev pour faire des blagues aussi pourries…
- Hé, protesta Harry, j'ai vu Cédric Diggory et deux types de quatrième année, ça aurait pu être eux…
- Non Harry, le coupa Sirius qui venait d'arriver, ta jeune amie à raison, les blagues pourries sont définitivement l'apanage de Neville et toi ! Mademoiselle, vous nous excuserez mais d'après ma femme, Lucius Malefoy se dirige par ici et je n'ai guère envie de croiser cette chère Narcissa. Au plaisir…
- On se voit dans le Poudlard Express Daphné, lui cria Harry, déjà entraîné par les grandes enjambés de son parrain.
Dehors, ils retrouvèrent Emma et Altair et transplannèrent aussitôt vers chez eux.
oOo
Ainsi que vous avez pu vous en apercevoir, le rythme de publication s'est ralentit. J'en suis désolée mais cela est dû à l'effervescence actuelle à mon travail et donc à mon état de fatigue.
