Tu ne savais pas s'il plaisantait ou pas. Il avait prit un air amusé tandis que toi tu ne savais pas comment réagir.

Ton client claqua des doigts devant ton visage, ce qui te fit rapidement reprendre tes esprits. Il s'était placé face à toi de manière à ce que tu ne puisse voir que lui et pas le reste de la boutique.
"Alors ? Je peux tout avoir ?
- Je suis désolé/e mais ce ne sera pas possible... Vous ne pouvez pas me prendre toute la boutique ! Elle n'est pas à vendre !
- Pourquoi pas ? J'ai le droit non ?
- Bien sûr mais seulement les confiseries et pâtisseries...
- Et bien voilà ! Tout va pour le mieux dans ce cas ! il t'avait adressé un grand sourire.
- Et vous comptez emporter tout ça comment ? Je ne peux pas vous laisser emporter les bocaux vous savez ?
- Oui je sais... Mais c'est une façon de parler : j'aimerai juste avoir de tout ce que vous avez !
- Vous savez que ce genre de demande est sur commande ? On ne peut pas tout vous vendre !"
L'homme avait pris un air triste. Il voulait te faire craquer, et ne s'en cachait même pas. Tu le regardas avant de pousser un petit soupir. "On va faire un deal." À ces mots, ton client prit un air perplexe. "On va couper la poire en deux. Ce n'est pas compliqué : vous prenez tous les gâteaux et la moitié des autres sucreries. Comme ça, il nous reste des stocks et vous, vous aurez de tout ! Et en quantité raisonnable cela va de soi ; je ne veux pas que vous tombiez malade et en être coupable !"
Ton client eu une moue amusée et satisfaite : le lendemain allait être chargé en création de confiseries et sucreries car il n'y avait plus de stocks. C'est James qui allait être content... "Puisqu'il n'y a aucune objection d'émise, il en sera ainsi ! Par contre, c'est moi qui choisi la quantité que vous emmenez ! Pas de discussions possibles !" Tu avais commencé à préparer les confiseries ; tu avais débuté à mettre les gâteaux dans des boîtes et emballer les bonbons dans des poches. Ton client était venu t'aider : il tenait un sachet pour que tu puisse y glisser les friandises. De temps à autres il en piquait dans le sac ; il faisait comme si tu ne l'avais pas vu et continuait de temps à autres. "Vous savez que vous pourrez les manger après et que je vous vois ?" Avais-tu déclaré sans le regarder en continuant de remplir un sachet. Ton client avait des caramels dans la bouche et écarquilla les yeux : il savait que tu le tenais au piège, quoi qu'il face il se trahissait. Il eu un petit sourire et termina le caramel qu'il avait en bouche :
"Je me sens seul... Et si vous en preniez aussi ?
- N'en ai-je pas assez mangé tout à l'heure ?!
- On ne mange JAMAIS assez de sucreries !"
Il marquait un point : tu étais du même avis. Tu avais pris un dernier bonbon que te tendais ton client, ce qui lui donna un grand sourire. Tu avais terminé de préparer les poches et était allé/e chercher des cartons à l'arrière-boutique pour porter plus facilement les différents sacs. Tu avais fait un reçu long comme le bras à ton client :
"Il va me falloir un carton rien que pour transporter le ticket de caisse ! avait plaisanté ton client.
- Ah bah ça, vous ne pouvez vous en prendre qu'à vous ! Je vous avait prévenu !"
Tu avais encaissé tout les produits qu'il emportait et avais proposé de l'aider à transporter tout ce qu'il avait pris, ou de lui livrer s'il le souhaitait car tu avais fini ta journée. Il accepta avec grand plaisir.

Vous aviez fait route ensemble et aviez profité des odeurs sucrées qui venaient parfumer l'air ambiant. Vous aviez tout déposé chez lui ; une grande et belle maison où trônait une senteur sucrée. Tu souhaitas une bonne fin de journée à l'homme qui t'interpella alors que tu étais sur le pas de la porte : "Quand je disais toute la boutique, je comptais sur votre compagnie ce soir ! Je ne vais pas rester seul avec tout ça !", il t'avais adressé son sourire habituel et un clin d'œil complice.