OMG, je suis super à la bourre O.O" Vous avez le droit de me frapper ... nan en fait, retenez-vous, même si c'est très mauvais de se retenir.
Bref, bwef, v'là votre troisième chapitre. J'ai modifié pas grand-chose, juste le dialogue sulfureux (il est pas sulfureux) entre Rangiku et son capitaine.
Réponse à Kyobana-chan (c'est trop long comme pseudo, je préférais Hauuu, c'était plus facile à retenir ! x) : Cool que ce new name te plaise ^^ Ben, pourquoi elle changerait de nom ? Je me suis cassée la tête pendant une demi-heure le soir dans mon lit pour le lui trouver, alors hein NON, elle peut se gratter ! M'enfin, le reccord de temps de recherche c'est pour le nom de famille de l'héroïne/OC de ma seconde fic sur Bleach (et oui, une suite est déjà en cours d'élaboration, niark x). J'ai du perdre une heure de sommeil à cause de ça. T_T Ah non, l'histoire des "_" à la place des "-" est tout à fait normal, c'est moi qui les ais mis. J'ai vu que beaucoup d'auteurs utilisaient ça pour les dialogues sur fanfic net alors j'ai fait pareil (aucune originalité, je saiiiis). Naaaaniii ? Nan mais de quoi il se mêle, à me bouffer mes liens ! J'l'ai pas sonné, ce site pollué du bulbe ! Graouuuu. _ Bon ben, je verrais c'que j'peux faire. Tch. Merciii ^^ Ben, si on part de là, toutes les reviews du monde ne sont pas constructrives ou presque xD ça ne me gêne absolument pas moi ^^ à pluch', comme dirait Ywëna (ça me manque de ne pas avoir de kiwi dégénéré dans mes commentaires, sniiif :'(
En dehors de la boule d'angoisse dans ma gorge qui manque de me faire suffoquer, j'ai l'estomac noué de ... stress ? Comme si c'était le moment ! C'est pourtant pas le Bac que je suis en train de passer, non ? Néanmoins, il faut bien le reconnaître, avoir tous ces regards de capitaines posés sur soi c'est ... crispant.
Je sais que je suis maniaco-dépressive, mais là ...
Je lance un regard sévère à mes genoux pour qu'ils arrêtent de trembler, je déglutit et je fais de mon mieux pour ne montrer aucune faiblesse. Pas envie de passer pour une poule mouillée ! Cot cot ! Je veux un oeuf au plat ... gah ... euh, faut que j'arrête de baver, ils vont finir par m'envoyer dans la quatrième division, section asile pour "grandement atteints à traitement longue durée".
M'enfin, le plus important, pour l'instant, c'est de juguler mon vilain petit Hollow mal élevé qui est en train de se dire "Wah ça sent bon ! Elle veut tout se garder pour elle, la radine ! À TABLE !" J'ai des vertiges, du mal à résister ... Non. Je ne dois pas abandonner maintenant, au dernier moment, comme les Miss France de Fort Boyard.
Je ne peux pas abandonner maintenant. Je ne peux pas laisser mon frère tout seul. C'est pour lui, et uniquement pour lui que j'ai continué à me battre toutes ces années ... je ne peux pas le lâcher, pas aujourd'hui.
Je me mords les lèvres et me concentre de toutes mes forces pour renvoyer le Hollow au fond de son lit avec un bon coup de pied au cul et échapper à la migraine quelques instants encore. Ça marche. Ça ne durera pas éternellement, j'en suis bien consciente, mais ça suffira pour l'instant. Je ferme les yeux, les rouvre. Je suis prête à enfin accorder un minimum d'attention à Yamamoto.
Celui-ci me lance un long regard scrutateur, comme s'il lisait dans mes pensées (ce que je n'espère franchement pas ! Ce sera tant pis pour lui, avec mes idées sournoises !). Regard que je lui renvoie calmement. Si je leur prouve que je suis ... euh ... mature, en quelque sorte, peut-être me laisseront-ils tranquille ?
C'est beau de rêver mais ... l'espérance, mon espérance est morte de faim.
_Comme nous l'a rapporté le capitaine Kuchiki, le reiatsu de Nagisa Haiiro est indéniablement puissant, puisqu'elle supporte celui de tous les capitaines. Avez-vous une explication à cela, Haiiro-san ?
_Je ...
... suis prise au dépourvu. Totalement. Je m'attendais à une discution entre adultes. Je ne me doutais absolument pas qu'ils feraient attention à ma présence et encore moins à ce qu'ils me parlent directement.
_Je n'en sais franchement rien. Gomenasai, Yamamoto-soutaichô.
Il pousse un soupir presque imperceptible.
_Je m'attendais à ce genre de réponse. Vous pouvez disposer. Nous allons réfléchir à ce que nous allons faire de vous.
J'ai le souffle court, je ne vais plus tenir longtemps. C'est l'affaire d'une poignée de lâches secondes. Je m'incline avec déférence, le remercie et m'esquive de la salle en quatrième vitesse. Je m'arrête, effectue une jolie glissade sur le sol pavé, conserve mon équibre par miracle, regarde autour de moi d'un air égaré. Je suis dehors.
Pas le temps de réfléchir.
Agir.
Vite !
J'utilise ce qu'ils appellent un "shunpo" ici, et je me retrouve sur un toit. Je continue encore, prenant des risques énormes pour m'éloigner le plus possible des capitaines. Mais il est trop tard, le Hollow grogne, il veut sortir à n'importe quel prix.
Je lâche prise.
Exténuée, je me laisse glisser le long d'une colonne. J'ai l'impression que ma tête va se fissurer, se fendre en deux, tellement c'est douloureux. Je me mords le poing pour étouffer un cri de douleur. Il arrive, se rapproche, il est tout près ... si près ... il va prendre les commandes et pulvériser tout le monde (bon, en même temps, si les taichôs se font griller par un misérable petit hollow, ils l'auront bien mérité, de se faire pulvériser !), avec l'effet de surprise pour lui ...
J'ai mal.
_Alors, Taichô, la réunion s'est bien passée ?
Un grognement répondit à la question de Matsumoto. Toshirô Histsugaya s'apprêtait à retourner dans son bureau quand son lieutenant lui barra le passage. Il fronça les sourcils, de mauvaise humeur (comme d'habitude ...). Les vieux avaient pris un temps fou juste pour trouver un endroit où caser une pauvre fille !
La pauvre fille. Nagisa Haiiro. Elle avait été le seul intérêt – et encore – de l'assemblée. Elle s'était montré polie, sérieuse, distante, comme crispée, même si Toshirô devinait que derrière cette mine factice se cachait tout le contraire. Mais ce n'était pas ça l'intéressant.
Ce qui l'avait surpris, c'était son visage. Elle avait eu l'air effrayée. Morte de peur. Mais courageuse en même temps. Elle n'avait pas bronché face au reiatsu écrasant de treize capitaines à la fois, même si ceux-ci se retenaient, ce qui était déjà surprenant. Mais ce qui le turlupinait était la cause de cette peur.
Sûrement pas eux, c'était clair de comme de l'eau de roche. Quelque chose que elle seule connaissait ... quelque chose la menaçait. Ça promettait encore du grabuge ... Pfff.
_Hitsugaya taichô ! Pourquoi est-ce que vous ne voulez pas répondre à ma question ?
_Qu'est-ce qui se passe, Matsumoto ? Fit le très jeune capitaine en la dévisageant d'un air pensif, tu m'as l'air encore plus ... excitée que d'habitude.
Le lieutenant de la dixième division eu une moue gênée. Puis contre toute attente, elle lui sourit.
_En fait, je crois qu'on a un problème qui requiert toute notre attention capitaine ! On a vraiment besoin de vous ! Enfin, surtout elle en tout cas !
Il haussa un sourcil, peu convaincu, ne comprenant pas vraiment où elle voulait en venir.
_Qu'est-ce que ça veut dire ? demanda-t-il en la lorgnant d'un air méfiant.
Elle lui sourit encore d'un air mystérieux et indiqua un endroit, quelques mètres derrière Toshirô. Il se retourna à moitié ... écarquilla les yeux. Une pression spirituelle démentielle était en train de se libérer, et avec dissimulé derrière, une sorte d'énergie sombre, maléfique ... Le reiatsu de Nagisa Haiiro !
Alors qu'il allait à partir à sa recherche, il s'arrêta. Pris de doute.
_Matsumoto ...
_Dépêchez-vous, capitaine ! En plus, tout le monde sait que la glace est efficace pour calmer la douleur, en particulier les migraines ... vous ne saviez pas ?
Le silence comme seule réponse. Elle était seule. Son sourire s'élargit. Tout se déroulait comme prévu. Elle se dirigea en gloussant vers le bureau de la dixième division, pour aller faire un câlin à sa bouteille de saké chérie. Non seulement elle pourrait finir sa bouteille entamée la vieille, mais abandonnée bêtement à cause de l'irruption de son capitaine, mais en plus ... qui sait ?
Il était plus que temps que le capitaine Hitsugaya apprenne le sens du mot sociabilité ...
Toshirô resta dans l'ombre, à quelques pas de sa cible. Comment avait-il pu concevoir qu'elle représenterait un péril pour la Soul Society ? Comment avait-il pu penser qu'elle risquerait de mettre en danger ses habitants ?
Elle était là, appuyée contre une colonne, la tête entre les mains, recroquevillée sur elle-même, l'air de souffrir atrocement. Elle semblait incapable de faire du mal à une mouche. Elle semblait incapable tout court, en fait.
Le petit capitaine marmonna quelque chose et s'avança vers Haiiro.
Malgré la douleur effarante, tellement gigantesque que j'avais l'impression que le monde n'était plus qu'elle, que le monde tout entier s'était noyé dans ma douleur inconmensurable, je sentit le frisson parcourir mes épaules. Malgré le voile rouge déposé sur mes yeux, et ma conscience qui se désintégrait peu à peu pour laisser place au Hollow, je compris que la température venait de chuter brusquement.
Qu'est-ce qui se passe encore, bordel ! Je pourrais pas avoir la paix, même le jour de ma seconde mort ! Raah !
Je me force à ouvrir les yeux. Je veux savoir qui aura l'honneur dégradant de m'achever ...
Impact !
Wahou.
Wahou, wahou, wahou ! C'est complètement et définitivement débile et hors-sujet mais c'est le seul mot qui me vient à l'esprit pour le moment. C'est compréhensible, après tout.
Celui qui se tient devant moi, accroupi pour être à ma hauteur, a des yeux à faire chanter faux des sirènes. À provoquer la fin du monde. Des yeux à rendre tous les hétéro purs et durs de la planète totalement gays. Des yeux à se jeter dans la lave en fusion, à défier les Dieux, à s'intoxiquer à la nourriture pokémon.
Des yeux couleur lagon, flottant entre le vert jade et le bleu glacé.
S'il a le corps qui va avec, hé ben putain, je veux bien atteindre le stade de l'obésité morbide pour en faire mon quatre heures !
Aïe !
On dirait que le pauvre taré de hollow qui m'habite n'aime pas que je fantasme quand il prend mon contrôle. Ben tant pis pour lui ! Celui qui m'empêchera de fantasmer n'est pas encore né !
Une main froide comme la glace se pose sur mon front, doucement.
Encore une fois, wahou.
Sans que je comprenne vraiment pourquoi (en même temps, c'est rare que je comprenne tout court ... que voulez-vous, on est attardée mentale, folle-dingue, ou on ne l'est pas quand on a pas de chance ... faut assumer un peu ...), la douleur s'atténue, diminue, s'efface, pour finalement disparaître. Le hollow a gentiment fait coucouche-panier !
Ce que c'est agréable, ce que ça peut faire du bien quand ça s'arrête ... HEY, arrêtez vos trucs érotiques tout de suite !
Je pousse un soupir de soulagemment. Je n'ai aucune idée de ce qui s'est passé, de ce qui se passe, et de ce qui se passera, mais je m'en fous. Je me fous de tout. Seul compte l'annéantissement de la douleur.
Malheureusement, Monsieur-au-regard-qui-fait-fantasmer en décide autrement.
_Ça va ?
Hum, on dirait qu'il veut m'interroger. Ce regard ne trompe pas. En même temps c'est diablement dur d'analyser une bombe pareille. Non, pas une bombe, une grenade dégoupillée.
Et cette voix ... il a l'air très jeune pour un capitaine, quasiment mon âge, mais sa voix grave, ce ton décidé ... Kyah, c'est trop sex... ahrem.
Hum hum. Mon cerveau est en train de m'envoyer tout plein de zolies bubulles d'avertissements avec de mignonnes petites alarmes rouges. Il faudrait peut-être que je réponde à l'Apollon au regard de sea, sun and fun. Je résiste à l'envie de lui dire "Non, ça n'est jamais allé très bien dans ma p'tite tête, mais maintenant que t'es là beau gosse, on va pouvoir s'arranger ...", le tout assaisonné d'un grannnd sourire débile à la Luffy de One Piece.
_Ouais, à peu près. Merci. (ne pas rajouter "mon joli" derrière ! NON ! Ne pas rajouter ! Méchant cerveau !)
_Bien, mais ... qu'est-ce qui t'est arrivé ?
ALEEEEEERTE ROUUUUGE ! Monsieur beau gosse-sama veut une explication ! Argh ! Mais qu'est-ce que je peux faire, moi, frêle créature sans défense ? Lui répondre "oh c'est rien chéri, juste mon hollow qui veut te bouffer, et je dois avouer que je suis d'accord avec lui, surtout avec du chocolat sur le dessus, et des smarties, et des MN'S, et des ... ne me tue paaaaas !"
Il fronce les sourcils. Je lis la méfiance et l'incompréhension, devine qu'il n'aime pas les choses sortant de l'ordinaire, parce que qui dit inconnu dit dangereux. Il est soupçonneux. Merde.
Tiens, et il y a autre chose qui vient de passer. Un nouveau sentiment, furtif mais détectable. De l'inquiétude ? Un certain trouble, en tout cas. Quelque chose ou quelqu'un le préoccupe ... et ce n'est pas moi.
Il soupire. Ô joie. Je peux enfin me détendre, il a renoncé à sa question qui tue de la mort (je crois que j'ai un petit bug, là ...).
Ah ! Il vient de reporter son regard sur moi. Un regard qui vient de butter sur quelque chose qui le tracasse aussitôt. Ses sourcils se froncent à nouveau. Il fixe avec une certaine curiosité désintéressée (histoire de se donner l'air blasé) un point sur ma gorge.
Nannnnn, j'ai le béguin pour un vampiiiiire ? (mode groupie activé. Veuillez vous reculer pour votre sécurité) Pas étonnant qu'il ait la peau couleur pâte à pizza pas cuite, alors ! Je comprend touuut ! Toutouyoutou, toutouyoutou ! Tou, tou, tou, tou, toutouyoutou ...
Tout s'éclaire, je vois la lumière, j'avance et ... je suis déjà morte, c'est ballot !
Tentative de reconnection à la réalité dans dix, neuf, huit, sept ... etc, deux, un ... on revient à trois, deux et demi, bon disons zéro virgule cinquante-six ... ce serait mieux de revenir au kawaii petit taichô, non ?
Je frissonne, son index est en train de descendre le long de mon cou, suivant une ligne familière ... QUOI ? Nan mais, il pourrait prévenir quand il va passer à l'action ! Je suis consentante de bout en blanc, O.K, mais quand même ... ça se fait pas ...
Alors que je m'apprête à lui envoyer un coup pied bien placé, le déclic se fait au son de sa voix :
_Comment est-ce que ... non ... je ne devrais pas poser la question ...
Il est songeur, les yeux perdus dans le vague. Yeux qui reviennent brutalement heurter les miens.
_Cette cicatrice ... c'est à cause de ça que tu es morte ?
Je l'avais complètement oubliée, celle-là. Mes yeux, à leur tour, s'égarent ... Bien câlée au creux de ma gorge, une longue et fine cicatrice blanchâtre trace une marque indélébile sur ma peau. Le souvenir éternel du jour de ma mort. Il a bien deviné ... il est intelligent, perspicace ...
Je craque à fond, là !
