Chapitre 3 : Animal
Sweet dreams are made of this
Who am I to disagree?
I travel the world
And the seven seas,
Everybody's looking for something.
(Eurythmics, Sweet Dreams)
-the100-
- C'est toi la fille qui s'est introduite dans la salle informatique pour aller tuer un garde? Alors ça c'est la meilleure !, lança Murphy avec un petit rire et en me dévisageant avec un intérêt nouveau.
Tous les regards étaient maintenant braqués sur moi et la cacophonie ambiante avait laissé place à un silence de mort. J'avais envie de disparaitre sous terre tellement la situation était gênante. Et par-dessus tout, à travers leurs regards accusateurs, je sentais tout le poids de mon acte peser sur mes épaules. J'avais baissé l'arme et la regardai honteusement se balancer au bout de mon bras.
- Je pensais que nous étions tous des criminels ici, me défendis-je.
- Et je ne suis pas sûr que tu sois le mieux placé pour parler Murphy, ajouta Wells.
Mais le concerné ne se laissa pas démonter et allait ouvrir la bouche quand une jeune femme blonde déboula en trombe en plein milieu du cercle qui s'était formé. Elle reprit son souffle en posant ses deux paumes sur ses genoux et je finis par l'identifier comme Clarke Griffin, la fille du docteur Abigail Griffin. Puis, elle leva les yeux vers Wells et je cachai l'arme derrière ma jambe en espérant que personne ne la remarque.
- Il y a un problème ? Demanda Wells, inquiet.
- Oui, un gros problème. La bonne nouvelle c'est que les radiations ne vont pas nous tuer. La mauvaise, c'est que les Terriens s'en chargeront.
- Qu'est-ce que tu veux dire ? Intervint Bellamy.
- Je veux dire que nos ancêtres n'étaient pas les derniers humains à quitter la planète, certains sont restés et ont survécu. Et…
La révélation me coupa le souffle. Et dire que m'étais tranquillement promenée ce matin, peut-être m'observaient –ils déjà à ce moment-là ? Un frisson me parcourut l'échine. La bonne nouvelle c'est que ses paroles avaient créé la panique et que plus personne ne faisait attention à moi. Mais l'existence des Terriens et leur hostilité me dissuada de partir en douce pour regagner mon abri.
- Et ? Continua Wells.
- Ils ont tiré sur Jasper avec une lance.
- C'est vrai, intervint une jeune femme brune qui se maintenait appuyée sur l'épaule d'un garçon aux cheveux mi- longs
Son pantalon était endommagé et des bandages ensanglantés entouraient sa cuisse. Bellamy se précipita vers elle.
- Octavia !
- Ça va, le rassura-t-elle.
-Où est ton bracelet ? Demanda la blonde à Wells en lui saisissant le bras.
- Demande-lui, répondit Wells en désignant Bellamy d'un mouvement de tête.
Elle se plaça devant lui, pas le moins du monde intimidé par le brun qui faisait une tête de plus qu'elle.
- Combien ? Lâcha-t-elle sur un ton amer.
- 24, dit Murphy, et ce n'est que le début.
- Vous êtes dingues ! Le système de survie de l'Arche est en train de lâcher, c'est pour ça qu'ils nous ont envoyé ici. Nous devons leur permettre de savoir si la Terre est viable ou pas, et en contrepartie ils doivent venir nous défendre contre les Terriens. Si vous retirez vos bracelets, ce ne sont pas seulement les dirigeants que vous allez condamner, c'est nous que vous tuez !
- Ne l'écoutez pas, protesta Bellamy, c'est une privilégiée, s'ils descendent elle sera pardonnée, mais qu'en sera-t-il de nous ? Nous n'avons besoin de personne ! Ils disent qu'ils oublieront nos crimes mais moi je dis que vous n'êtes pas des criminels, vous êtes des combattants, des survivants ! Et les Terriens peuvent avoir peur de nous.
Son discours déclencha une vague d'enthousiasme dans la foule et il fallait avouer qu'il était doué pour convaincre ses troupes. Elles semblaient prêtes à le suivre partout. Pour ma part, je trouvai leurs deux discours fondés. Même si le discours de Clarke répondait à ma volonté de protéger ma mère, je devais avouer que le discours de Bellamy me concernait beaucoup plus. Il avait raison sur ce point, l'Arche n'allait pas me pardonner. Dans ce cas, il faudrait que je fuis avant leur arrivée, mais pour aller où ? Dans cette forêt pleine de Terriens hostiles ?
Clarke partit avec la fille brune surement dans l'intention d'inspecter sa blessure. Bellamy était seul et je profitai de cette occasion pouraller lui rendre son arme. J'avais longuement envisagé de la laisser tomber par terre discrètement mais je ne voulais pas me montrer faible, et puis si Murphy la ramassait, je ne donnais pas cher de ma peau.
- Tiens, dis-je en lui tendant l'arme. Avant d'ajouter en le regardant dans les yeux : je ne suis plus cette personne.
Je voulais lui faire comprendre qu'il n'avait rien à craindre de moi et qu'il pouvait dans ce cas me ficher la paix.
- On ne change pas aussi facilement, lâcha-t-il.
Je préférai ignorer ses paroles et lui tournai le dos, me mettant en position de faiblesse. Il aurait pu me tuer, mais il ne le fit pas, et je disparus dans les fourrés.
-the100-
J'étais assise sur un tronc d'arbre en train d'admirer le ciel d'un bleu limpide lorsque quelqu'un vint s'asseoir à côté de moi. Depuis quelques minutes, je broyais du noir. Ma mission était un échec cuisant. En plus de me faire remarquer, ils étaient méfiants, ce qui n'allait pas me faciliter la tâche. Peut-être que gagner leur confiance me permettrait d'accéder plus facilement à la radio ? Mais quelle radio ? D'après les propos de Clarke, le Mont Weather était sur le territoire des Terriens et j'avais entendu dire que le système de communication de la navette avait été endommagé lors de l'atterrissage. Shumway pouvait attendre quelques jours, mais que ferrait-il si je n'avais pas réussi à le contacter au bout d'une semaine ? Je préférais ne pas trop y penser et me concentrer sur mes objectifs.
- Ça va ? Me demanda Wells.
Il semblait sincère et son regard n'avait pas changé depuis qu'il savait pour mon crime.
- Ça va, grâce à toi, lui répondis-je avec un sourire. Merci d'être venu nous aider, sans toi je n'aurai pas donné cher de notre peau.
- De rien, c'est normal.
- Pas si normal que ça, tu es le seul t'être interposé, insistai-je. Et merci aussi de ne pas me juger.
Il hocha la tête, comprenant de quoi je voulais parler. Depuis que mon crime avait été exposé, je ne croisais plus que des regards méprisant ou apeuré. Etant de nature plutôt réservée, tant d'attention à supporter était quelque chose de nouveau et de dérangeant. Ils me regardaient comme un monstre, sans cœur, ni principes. Mais je n'avais pas besoin ça pour me considérer comme tel. Je m'en voulais, pire, je me haïssais pour ce que j'avais fait.
Ma seule consolation était de savoir que je n'étais pas aussi coupable que ce que les autres pensaient. Ils n'avaient eu que la version officielle des faits. Un jour, j'espérai pouvoir raconter à des gens comme Wells la vérité et voir des lumières s'allumer dans leurs yeux, des sourires sur leurs visages, et peut être par la même occasion reprendre confiance en moi ? Mais je ne pouvais rien dire sans risquer de me trahir, du moins pour l'instant.
- Je pense qu'il ne faut pas juger les gens trop vite. Ne fais pas attention à eux, ils finiront par oublier, ajouta le métis.
Sa remarque me fit sourire. Si seulement ! Malheureusement, je craignais qu'ils ne me jugent que par mon crime sans chercher à me connaitre d'avantage. Supporterai-je à travers leurs regards d'être confronté à mes actes à longueur de journée ? Je commençai déjà à étouffer dans le camp et mon bunker me manquait. Mais il me paraissait si loin maintenant et si seul au milieu d'un bois rempli de tueurs armés de lances. Je ne pouvais pas y retourner pour ces raisons, mais aussi parce que je commençai à comprendre que la survie sur cette terre hostile dépendait fortement du groupe à présent.
Clarke passa devant nous en ignorant Wells royalement.
- Hey où tu vas ? La stoppa le garçon en posant une main sur son bras.
- Chercher Jasper, lâcha-t-elle en se dégageant.
- Je viens.
- Non, tu restes ici. Ta cheville ne ferait que nous retarder.
- Je ne suis pas sûr que tu puisses te permettre de refuser des volontaires, argumenta le fils de Jaha.
- J'en suis aussi, lâchai-je en me levant à mon tour.
Clarke me dévisagea d'un air méfiant et je soutins son regard. Puis, elle hocha la tête avec résignation avant de se mettre en route.
- C'est quoi ton problème avec elle ? Demandai-je à Wells en ayant perçu le malaise entre eux.
- Elle pense que je suis responsable de l'éjection de son père.
- Et c'est vrai ?
Il ne me répondit pas mais son regard trahissait une infinie tristesse. Je me rappelai la façon dont il l'avait regardé, d'une façon particulière, tendre. Il l'aimait. Et en retour, elle semblait le haïr. Qu'est ce qui avait bien pu se passer pour qu'ils en arrivent là ? Wells s'engagea sur les pas de la jeune femme et je jetai un dernier regard sur le camp avant de les suivre.
-the100-
Cela faisait une poignée de minutes que nous nous étions engouffrés dans la forêt et que je marchai à côté de Wells lorsque Murphy et Bellamy sortirent des taillis. Et moi qui pensais leurs échapper en m'éloignant du camp, c'était raté.
- Qu'est-ce qu'ils foutent là eux ?, chuchota Wells à Clarke avec un air d'incompréhension.
- J'avais besoin de son flingue, lui expliqua-t-elle sans sourciller.
Ils nous rejoignirent de leurs grandes enjambés et commencèrent à ricaner.
- Pas besoin d'avoir peur des Terriens, on a Cavender avec nous et elle va leur botter le cul, se moqua Murphy avec un sourire hilare. Ils n'ont qu'à bien se tenir !
- Va te faire voir Murphy, répondis-je, fatiguée de ses blagues vaseuses.
- Mais c'est qu'elle commence à répondre, la Tueuse, c'est vrai que maintenant tu n'as plus besoin de faire semblant.
Je pris le parti de l'ignorer même si j'aurai tout donné pour avoir le courage d'envoyer mon poing dans le nez de cet abruti.
-Et toi princesse, s'exclama Bellamy de sa voix grave, tu ne veux toujours pas retirer ton bracelet?
- La seule façon pour que ceux de l'Arche pensent que je suis morte est que je le sois, répondit Clarke sèchement.
- Et toi la Tueuse? Ça vaudrait mieux pour toi de retirer ce bracelet non? Tu crois vraiment que ceux de l'Arche vont te pardonner?
- J'ai bon espoir oui, répondis-je ironiquement.
- Tu es naïve, ricana-t-il.
J'haussais les épaules et sentis quelqu'un me saisir le poignet.
- Allez enlève le, aboya Murphy, pourquoi le garder? Pourquoi les aider après ce qu'ils nous ont fait ?
Je retirai mon poignet de son emprise d'un geste sec. Ce qu'ils « nous » ont fait ? Par ce « nous », parlait-il des autres prisonniers ? Ou de lui-même, c'est-à-dire de ceux ayant ôté une ou plusieurs vie ? Etais-je comme Murphy ? J'avais envie de vomir en pensant que les autres nous mettaient peut être dans le même panier, mais ils n'avaient peut-être pas tort. Après tout, Murphy avait peut-être eu ses raisons lui aussi et qui étais-je pour le juger ?
- Ne m'approche pas, lui ordonnais-je d'une voix que j'aurai voulue plus assurée, et ne t'avise plus de me toucher. Je garde ce bracelet point.
Je tournai les talons pour m'éloigner d'un pas décidé. Dans mon dos, j'entendis le brun rigoler de ma piètre tentative d'autorité.
- Sinon tu vas faire quoi, me tuer? Se moqua-t-il.
Décidément, il savait viser dans les points sensibles et cela le rendait encore plus haïssable. Mais de lui ou de Bellamy, je n'aurai su dire lequel je détestais le plus lorsque ce dernier déclara:
- Nous t'enlèverons ce bracelet, Cavender, même si pour cela nous devons te couper le poignet.
Un frisson me parcourut l'échine à cette pensée. Oserait-il faire une chose pareille? Certainement oui, ou bien Murphy se ferait un plaisir de le faire. Il ne semblait pas avoir oublié le coup de bâton de tout à l'heure et devait surement attendre une occasion propice pour se venger. Le terme "survivre" ne m'avait jamais semblé aussi adéquate à ma situation, et à celle des 100 d'ailleurs. Les terriens pouvaient être n'importe où, dans chaque arbre, peut-être en train de nous observer en ce moment même. La voix de Murphy me ramena à la réalité.
- Allez princesse, enlève ce bijoux, tu verras après on se sent plus léger.
Ils s'étaient rabattus sur Clarke et ne lâchaient pas le morceau. Je me demandai ce que l'Arche avait bien pu leur faire pour qu'ils désirent à ce point laisser mourir tous ses habitants. Hommes, femmes et enfants confondus. Et tout ça pour se venger d'un seul homme? Jaha? Cela faisait beaucoup de victimes innocentes.
Le garçon aux cheveux mi- longs fit irruption de derrière un buisson et Clarke soupira.
- Tu es en retard Spacewalker.
- Trouve toi ton propre surnom, lança-t-il à Murphy en arrivant à sa hauteur.
Je ne le connaissais pas mais une certitude me frappa. Dès qu'il était arrivé, Bellamy et Murphy s'étaient tus et presque faits oublier. L'absence de leurs ricanements était jouissive et reposante. Le garçon aux cheveux mi- longs semblait confiant et cette assurance devait faire réfléchir les autres à deux fois avant de s'en prendre à lui. Nous continuâmes à progresser à travers les bois.
Finn, car j'appris qu'il s'appelait Finn, utilisait une méthode très sophistiqué de traçage, relevant chaque goutte de sang et branches cassés qui se présentaient sur notre chemin. C'était impressionnant et je le regardai avec intérêt.
Il suffit d'ouvrir l'œil, m'assura-t-il avec un sourire bienveillant devant mon air admiratif.
Même si je ne le connaissais pas depuis longtemps, il m'inspirait confiance, tout comme Wells. Il repéra des tâches de sang plus abondantes qui nous guidèrent jusqu'à une clairière. Le dénommé Jasper était attaché à un arbre, inconscient. Sa plaie avait été recouverte d'un cataplasme. La situation ressemblait fort à un piège, ce qui n'échappa pas à Clarke.
- On dirait qu'ils s'en servent comme appât pour attirer quelque chose.
- Ou peut être que ce qu'ils espèrent attirer c'est nous, dit Finn qui se tenait à ses côtés.
Nous avançâmes prudemment jusqu'à Jasper, pas assez prudemment semble-t-il car le sol trembla sous les pieds de Clarke et s'effondra sous son poids. Je fus la première à réagir et la plus proche d'elle pour le pouvoir. J'attrapai son bras et me retrouvai immédiatement plaquée au sol. Clarke se retrouva suspendue au-dessus d'un fossé rempli de pics. Son poids me faisait glisser sur les feuilles tandis qu'elle commençait m'entrainer dans sa chute. Ma main glissait sur son poignet et un gémissement sortit de ma bouche. Le muscle de mon bras saillait sous l'effort tandis que je continuai à me rapprocher du trou. Une main large se posa sur mon mollet et le maintint fermement au sol.
C'était Bellamy. Il hésitait et je pouvais le voir en jetant de brefs coups d'œil au-dessus de mon épaule. S'il me lâchait, nous tombions toutes les deux. Après tout, ils nous voulaient mortes pour que l'Arche ne descende pas sur Terre, et nous étions en position de faiblesse. Deux pour le prix d'une. L'occasion ne se représenterait peut être pas. Les autres l'avaient compris et étaient tendus comme des ressorts. Finalement, il nous tira vers lui et Wells et Finn se précipitèrent pour sortir Clarke de là. Je me relevais, essoufflée et le bras tout endolorit. Ma chute avait laissé des éraflures sur mes avant-bras et mes genoux.
- Merci, me dit Clarke, elle aussi à peine remise de ses émotions.
Cependant, dans son regard, je vis qu'elle n'était pas encore prête à me faire confiance. Ce qui était normal si elle avait eu vent de mon crime et de mon intervention ratée de ce matin. Je ne sais même pas si à sa place je me serais fait confiance, surement pas en fait, après réflexion. J'hochais la tête et nous nous tournâmes vers Jasper. Wells allait monter le détacher mais Finn intervint.
- Reste là avec Clarke, toi viens, dit-il à l'intention de Murphy.
Je les laissai faire et lasse de voir Bellamy et Clarke se lancer des regards meurtriers, j'entrepris de faire quelques pas autour de l'arbre auquel était attaché Jasper, tout en veillant à ne pas retomber sur un fossé caché sous les feuilles mortes. Les rayons perçaient à travers les nuages, inondant la clairière d'une lumière dorée. Les feuilles craquaient sous mes pas. Pourtant le bruit sec qui me parvint ne semblait pas venir de mes mouvements. Je braquai mon regard vers les bosquets tout en reculant doucement.
- Il y a quelque chose là-bas, dis-je.
- Un Terrien ?, demanda Clarke.
- Non, je ne crois pas.
C'était de taille assez basse, noir et ça avançait droit vers moi en rampant à travers la verdure. Lorsque la panthère jaillit des bosquets, ses yeux jaunes me glacèrent de terreur.
- Tire ! Bellamy, tire ! Hurla Clarke.
Il tâtonna à la recherche de son arme et me regarda en pensant que je devais m'en être encore emparé. Ce qui n'était pas le cas, malheureusement, car de ses larges bonds, le fauve fonçait vers moi à toute allure. Je m'étais retournée pour courir vers eux dans une tentative désespérée de sauver ma peau. Des coups de feu retentirent. Wells tirait mais aucune de ses balles ne touchait sa cible. J'étais presque à leur niveau quand je sentis les griffes de l'animal déchirer mon tee-shirt. J'eus à peine le temps de me retourner que l'animal s'effondrait sur moi, tué d'une balle dans la tête.
En tombant, ses griffes avaient entaillé mon abdomen, dessinant de larges plaies sanguinolentes qui me firent pousser un cri. La vue du sang m'avait toujours horripilé au plus haut point. Paradoxal pour une soi-disant criminelle. La panthère s'était effondrée sur moi et son poids me coupait le souffle. Je suffoquai jusqu'à ce que les garçons réussissent à me dégager. Ma vue se brouillait et je pus à peine comprendre les mots que m'adressait Clarke, seules ses lèvres bougeaient. J'étais en état de choc. Clarke me fis un bandage avec un bout de mon tee-shirt, puis je me sentis soulevée par Wells et Clarke qui me soutenaient alors que mes pieds refusaient de me porter.
J'arrivai finalement à négocier quelques pas douloureux avant que mes jambes ne se dérobent sous mon poids. Je sombrai dans l'inconscience.
-the100-
Voici le chapitre trois ! Il est plus long que les précédents, comme les suivants d'ailleurs, n'hésitez pas à me dire si c'est trop long ou trop court. Si vous constatez des fautes je me ferrai un plaisir de les corriger. Je cherche une bêta lectrice aussi, si cela intéresse quelqu'un ce serait vraiment adorable et je pourrai publier plus vite la suite ! Merci d'avance pour les reviews, ça me fait très plaisir !
Ourminds
