16 juillet 2010 à Rosemont : nouvelle victime.
Voilà plus de huit heures que l'équipe essayait de briser le suspect, il n'avait toujours pas flanché. Morgan et JJ s'étaient rendus chez Sean Andrews. Arrivant, une jeune femme rousse, élancée, d'une vingtaine d'année sortit de l'appartement.
« Bonjour, pouvons-nous parler à M. Andrews » s'exclama Morgan.
« Qui êtes-vous ?» dit-elle étonnée de voir les deux agents du FBI devant sa porte.
« Nous somme du FBI, je suis l'agent Jareau et lui c'est l'agent Morgan » répondit JJ.
« Je suis Maggy sa petite-amie, donc s'il y a un problème, vous pouvez me le dire » déclara-t-elle.
« Non, nous voulons juste lui parler ».
« Il est partir travailler hier soir, et il n'est toujours pas entrée, c'est étrange » s'exclama Maggy.
« Pourquoi ? » demanda Morgan.
« Il finit aux environ de 2 h 00 du matin, puis il rentre toujours à la maison, mais en me réveillant, j'ai constaté qu'il n'était pas rentré. J'allais me rendre sur son lieux de travailler » dit-elle d'une voix inquiète.
« On vous accompagnez » déclara JJ.
« Vous allez me dire ce qui se passe. »
« Nous voulons d'abord en discuter avec M. Andrews » lui dit JJ.
Ils arrivèrent devant le bar Liguana, il était fermé, mais Maggy reconnu la voiture de Sean sur le parking. Elle était de plus en plus inquiète. Elle courut jusqu'à la porte du bar et commença à frapper.
« Sean, t'es là ? Répond » Maggy s'acharnait sur la grille. Morgan l'attrapa par les épaules.
« Calmez-vous, il n'y a personne » dit-il. Maggy prit son téléphone.
« Vous appelez qui ? » lui demanda Morgan.
« Al, le patron de Sean ». Au bout de la cinquième tonalité, une voix encore endormi répondit, c'était Albert Cummings.
« Al, je suis en bas de chez toi, Sean a disparu et je suis avec le FBI ». Dix minutes plus tard un type ressemblant à un loubard vieillissant portant un vieux peignoir troué ouvrit une petite porte. Il fit signe à Maggy et aux deux agents de le suivre. Ils empruntèrent un petit escalier. Arrivant au premier, ils entrèrent dans un petit appartement en désordre où des tas de canette et de bouteille de bière s'accumulaient depuis des années.
« Al, Sean n'est pas rentré hier soir, et je suis morte d'inquiétude ».
« Il a fini à deux heures comme tous les autres soirs ».
« Sa voiture est encore sur le parking » lui annonça JJ.
« Moi, j'en sais rien. Il est reparti à la même heure que d'habitude » dit-il.
« Hier soir vous n'avez rien vu de bizarre, de suspect » demanda Morgan.
« Non. »
« Pas de nouvelle tête inconnue » ajouta JJ.
« Il y avait bien deux types et un couple, vous savez c'est une petite ville, donc j'ai toute suite senti qu'ils n'étaient pas d'ici » s'exclama Al. JJ montra à Al un duplicata de la photo trouvé dans la chambre du motel.
« Oh oui, ce type était dans le bar, mais il était beaucoup plus vieux ».
« Merci » dit JJ.
Il était 7h00 du matin lorsqu'ils arrivèrent au poste de police accompagnés de Maggy.
« Du nouveau ? » demanda Rossi. JJ et Morgan l'emmena à l'écart.
« Oui, Sean Andrews a disparus surement enlevé par le complice» s'exclama Morgan.
« La jeune femme ? »
« C'est Maggy la petite-amie de Sean » répondit JJ.
« Nous allons lui poser quelque question » ajouta Morgan. Ils emmenèrent la jeune femme dans un bureau isolé, JJ la fit s'assoir.
« Vous vivez avec Sean ? »
« Oui, depuis 4 mois »
« Il ne sait jamais produit une chose bizarre, étrange » demanda JJ.
«Des objets disparaissaient ou changeaient de place, on plaisantait à propos de ça, on disait que l'appartement était hanté ».
« Ecoutez, nous pensons que Sean a été enlevé » annonça Morgan. Maggy tomba en pleure.
« Pourquoi ? Sean et moi, nous ne possédons pas grand-chose, alors je ne vois pas pourquoi quelqu'un voudrait le kidnapper.
5 juin 2008 : évasion.
Debout près de la fenêtre, Reid fixait la forêt qui s'étendait à perte de vu, il se demandait comment pourrait-on le retrouver. Il ne supportait plus cette situation, d'être enfermé et d'avoir peur à chaque fois que cette porte s'ouvrait. Son seul espoir était de s'enfuir, peu importe le danger.
Il entendit le bruit de la clef dans la serrure, un bruit qu'il connaissait bien. Le cœur serré, il s'attendait à voir surgir Burlew ou Frankie.
« Salut Spencer ! Je t'apporte ton petit-déjeuner. » En voyant Daniel, Reid ressentit un soulagement.
« Pourquoi tu m'as pas parlé de Frank ? » reprocha Reid.
« Tu l'as rencontré ? Fais attention comparé à lui le maitre est un enfant cœur ». Il reprit sa besogne. Reid observait le malheureux se déplacer en trainant sa jambe invalide de manière grotesque à travers la pièce. Nettoyer, épousseter, ranger le lit, Daniel s'activait tel un robot. Reid ressentit une grande colère monté. Il attrapa l'assiette de nourriture et la jeta sur la moquette, puis renversa la table.
« Qu'est-ce qui te prend ? Tu as perdu la tête, imagine ce que le maitre te fera» s'exclama Daniel.
« Tu n'as pas de famille ? Personne à qui tu penses ? » Lui cria Reid énervé.
« Mes parents me manque par moment, j'essaie de ne pas trop y penser » dit-il la mine triste.
« Je vais m'enfuir d'ici et tu vas m'aider » murmura Reid. Daniel eu l'air choqué et terrifié.
« Ça va faire deux ans que je suis ici, personne n'a jamais réussi à s'échapper » dit-il à Reid.
« J'ai besoin de ton aide, il faut que tu récupères la clef de la chaine que j'ai à la cheville ».
« Il me tuera, il te tuera, non je ne peux » marmonna Daniel.
« Je préfère mourir que de rester ici, tu es ma seule chance » lui dit Reid désespéré.
« Cette demeure est une vrai forteresse, même si tu sors de cette chambre, tu ne pourras pas t'enfuir de la maison» lui expliqua Daniel.
« Il faut aussi lui prendre les clefs de la maison »
« C'est impossible, Burlew les garde sur lui, je suis vraiment désolé, mais je peux rien faire » expliqua Daniel. Il remit la table à sa place, ramassa l'assiette et la nourriture éparpillée sur le sol puis sortit en silence.
Vers la fin de l'après-midi, Reid regrettait d'avoir jeté le repas qu'on lui avait apporté. À midi il n'avait rien eu à manger surement que Daniel l'avait balancé, la faim lui tenaillait l'estomac, il s'allongea sur le lit et finit par s'endormir.
Reid fut extirpé violemment du lit, en ouvrant les yeux, il reconnut Burlew les traits du visage déformés par la colère. Burlew le tira vers lui et l'assena un coup de poing, Reid atterrit par terre, la bouche en sang, il s'était mordu la langue.
« Tu n'es qu'une petite salope » beugla Burlew. Derrière lui, Reid aperçut Frankie avec un sourire vicelard.
« Tu croyais que Frankie n'allait pas me le dire, comment as-tu pu vouloir séduire mon frère ? » Reid secoua la tête, il voulait dire quelque chose, mais aucun mot ne sortait de sa bouche paralysée par la peur. Burlew lui enleva la chaine et le traina jusqu'à la salle bain.
« Tu sais ce que je fais au trainé » gronda Burlew. Il plongea la tête du jeune homme dans la cuvette des WC. Reid se débattait, gesticulait dans tous les sens en retenant sa respiration. Burlew continuait à appuyer sa tête au fond de la cuvette. Pendant quelque seconde, Reid bu la tasse, il crut qu'il allait mourir noyé. Burlew le relâcha, Spencer s'écroula au sol inconscient.
Reid se réveilla nu comme un ver couché sur le ventre, il sentait qu'on lui écartait les jambes. Il ouvrit les yeux, et vit l'affreuse baignoire rose. Il voulut tourner la tête mais quelqu'un l'en empêchait. Une douleur fulgurante s'empara de lui, c'était exactement la même souffrance lorsque Burlew l'avait pris de force. Il sentit qu'on lui creusait entre les cuisses de plus en plus vite, Reid vit du coin de l'œil debout près de la porte Burlew. Reid comprit que c'était Frankie qui s'agitait au-dessus de lui.
« Tu voulais te faire baiser par mon frère !» beugla Burlew, sa voix résonnait dans la salle de bain. Il s'approcha de Reid et lui flanqua un coup de pied à la tête, le jeune homme perdit de nouveau connaissance.
« Debout, réveille-toi ». On lui jeta à la figure de l'eau glacé, Reid ouvrit les yeux. Il avait la tête qui bourdonnait, après quelque seconde d'égarement, il reconnut Daniel se tenant à côté de lui.
« Lève-toi Spencer, il faut partir avant qu'ils ne se réveillent » s'exclama Daniel. Il attrapa Reid par les bras et le souleva tant bien que mal.
« J'ai réussi à prendre les clefs, on va partir loin d'ici ». Il prit la chemise par terre, et aida Reid à l'enfiler.
« Pourquoi tu m'aides ? » marmonna Reid.
« C'est toi qui avait raison, je suis fatigué d'avoir peur, d'être traité comme un chien ».
Ils sortirent de la salle de bain, il faisait nuit noire dans la chambre. Daniel ouvrit la porte doucement et jeta un œil dans le couloir, puis il fit signe à Reid de le rejoindre. La douleur était toujours présente mais Reid ne la laisserait pas être un obstacle à son évasion. Ils s'engagèrent dans le couloir sombre, puis descendirent l'escalier. Arrivé au rez-de-chaussée, ils traversèrent une immense pièce où était entreposé divers meuble anciens prenant la poussière. Reid supposa que c'était le salon. Les gigantesques fenêtres avaient été condamnées par des briques. Daniel prit la main de Reid, ensemble ils se dirigèrent vers la cuisine, il y avait une grande porte en métal. Daniel sortit un trousseau, il devait y avoir une quinzaine de clef, il commença à les essayer une par une. Reid s'impatientait, il avait très peur que l'un des frères se réveille. Après cinq minutes à chercher, Daniel enfonça la dernière, en deux tours, la porte s'ouvrit. Les deux hommes sans se retourner s'enfuir.
