A/N : comme je suis de bonne humeur voici la troisieme d'aujourd'hui ! Surtout que je n'ai pas beaucoup de retour donc je poste ailleurs. Voilà c'est un peu décourageant. Bref, bonne lecture et bonne nuit !Chapitre 4
The last round
"Retrouve l'énigme cachée dedans !
.La voici sous forme de devinette.
.Détective, prends garde aux mots !
.C'est en effet très important.
.Ton indice est dans ta quête.
.Amie est la patience, non c'est faux !
.Elle est ton ennemie !
.N'est-il pas plus amusant d'avoir un but pour faire les choses ?
.Pas forcément pour toi le virtuose !
.Morte, elle est plus jolie.Mais attention pour toi c'est un danger.
.Elle n'est pas née celle qui te duperas.
.Va, tu ne sert à rien, crois-moi.
.Mourir, est ta dernière chance de la retrouver !
.La femme."
Je restai longtemps énigmatique devant ce mystérieux message.
Qui est plus jolie morte ?
Qui est un danger pour moi ?
Pourquoi parle-t-elle d'énigmes, de patience et de femmes qui n'arriveraient pas à me duper ?
Et pourquoi me demanderait-elle de mourir ?
Ça n'avait aucun sens.
En relisant trois fois le texte, je compris alors, que dans ce message. le vrai était caché.
Si l'on ne garder que le premier mot de chaque phrase ça nous donnait :
"Retrouve-la, détective, c'est ton amie elle n'est pas morte mais elle va mourir."
Qui pouvait mourir ?
Je n'avais pas d'amiE. Sauf peut-être Mary.
Mary où es-tu exactement ?
S.H
La réponse ne tarda pas.
Au cabinet Sherlock. Pourquoi ?
MW.
J'arrive ne bouge pas.
SH.
Tu me fais peur la Sherlock... Dis-moi ce qu'il se passe.
MW.
Mais une pensée m'arrêta dans mon élan.
Cela n'avait pas de sens.
Irène ne ferait jamais de mal à Mary.
Tout ce qu'elle voulait c'était... du sexe.
Et puis John était avec Mary.
Elle ne lui ferait aucun mal.
Elle n'était pas comme ça.
Mais qui d'autre alors ?
Les seules femmes que je connaissais étaient :
Mary, Mrs Hudson, Janine, Sally... et Molly.
Elle me connaissait donc elle pouvait éliminer Janine et Sally.
Elle ne voudrait pas de Mrs Hudson.
Et comme je venais d'écarter Mary...
... la victime potentielle me sauta aux yeux lorsque la proposition "elle n'est pas morte" s'afficha clairement dans mon esprit.
Où êtes-vous ?
SH.
Si je vous le disais ça serait trop facile.
IA.
Je pris mon manteau et demandai un taxi qui m'amena à son domicile et "bureau" soit disant en passant.
Je fus accueilli par sa secrétaire ? Amie ? Assistante ? Je n'en su pas plus.
Elle m'introduisit dans le même salon où j'avais rencontré Irène pour la première fois nue comme un vers.
Espérant de tout cœur qu'elle soit plus habillée cette fois-ci, je l'attendis patiemment.
Elle arriva dans une tenue légère.
- Excusez-moi je n'ai pas eu le temps de me changer, expliqua-t-elle d'une voix mielleuse.
- Où est-elle ? demandai-je agressif.
- Mais de qui parlez-vous ?
Je me levai subitement et m'approchai d'elle, menaçant, à seulement quelques centimètres.
Et je reiterais ma question :
- Où est-elle ?
Elle frissonna mais resta impassible.
- Mr Holmes si vous ne voulez pas être plus clair, je vous prierai de bien vouloir partir de chez moi...
Je lui plaquai la note qu'elle m'avait adressée sous le nez.
- Ah... ça... hum c'était un jeu. Vous le vouliez...
- Jamais je n'ai dit ça...
- Pourtant hier vous me disiez d'arrêter et lorsque je vous ai demandé si je pouvais en commencé un avec vous, vous n'avez rien dit. J'ai pris ça pour un oui.
- Écoutez Irène je ne joue pas où est Molly Hooper ?
- Je ne vais pas vous le dire aussi facilement !
Je sortis mon revolver et le plaçai sous sa gorge.
Dans le même temps, je sentis le canon d'un contre mon crâne.
- Il semblerait que vous avez perdu une seconde fois Mr Holmes...
- Non, j'ai gagné Miss Adler, l'informai-je. Vous allez dormir dans trois, deux, un...
Je rattrapai Irène tandis que son assistante s'affalait sur le sol.
Un peu plus tôt je leur avais à chacune injecter une seringue de morphine.
J'avais calculer avec leur corpulence j'avais trois bonnes heures devant moi pour explorer la maison.
Je commençai à ouvrir les portes du rez-de-chaussée analysant tout ce qui pourrait, pour commencer, attacher ces vipères.
L'objet de ma recherche se montra au détour d'une chaise en l'objet de ceintures élégamment posées dessus.
Je pris celles-cis et vins ligoter les poignets de ces demoiselles, tout sauf en détresse, aux pieds des sofas blancs.
- Maintenant qui est l'homme qui vous a battu une seconde fois ?
Je dis ceci à voix haute mais n'esperai pas de réponse du au fait que je venais de les rendre tout à fait inoffensive avec une dose de tranquillisant. Je visitai ensuite le premier étage qui ne m'apporta rien de concluant. De même pour le second.
Je redescendis dépité.
Peut-être m'étais-je trompé ?
Peut-être Irène n'abritait pas sous son toit la jolie pathologiste...
Mon esprit pouvait m'avoir joué un tour.
Je m'étais fait de fausses illusions.
Je détestais avoir tort.
Ça me frustrait.
Mes yeux ne mentaient pas.
Je l'avais vu.
Allongée.
.Immobile.
.Raide.
.Bleuie.
.Froide.
.Morte.
.Nue.
Je rougis.
Elle hantait mon esprit et mes pensées depuis quasiment vingt-quatre heures et ce n'est que maintenant que je rougissais ?
Seulement parce que le dernier souvenir que j'avais d'elle était une femme dénudée ?
Mais bon sang Sherlock reprend toi un peu mon vieux !
Mon regard balaya une dernière fois le rez-de-chaussée.
Soudain un détail m'interpella.
Un tableau était très légèrement décalé par rapport au mur.
Rien d'important me direz-vous mais vous avec tord !
Surtout que ce mur est coupait et que sous le cadre se trouve une serrure.
Reste à savoir où est la clef car je n'avais pas pris mon matériel pour la forcer.
Je furretai là où je pensai la trouver, en vain.
Je stoppai net mes recherches et allais près de La Femme.
C'est bien ce qui me semblait.
Elle gardait la clef sur elle.
J'extirpai cette dernière de son décolté tout en finesse et délicatesse.
Une fois mon forfait accompli, je me precipitai vers le mur-porte, excité comme un gamin un soir de noël.
J'inserai rapidement la clef dans la serrure et la tournai. Le mécanisme s'ouvrit pour ne me laisser qu'une volée de marches en béton escarpées.
Je cherchai à tâtons l'interrupteur de la lampe mais il n'y en n'avait pas.
Je doutai même qu'il y ait une lampe.
Super ! Je vais descendre dans une cave sombre sans savoir ce qu'il y a en bas !
Je n'avais pas peur mais mon cœur battait à se rompre contre mes côtes.
Je descendis prudemment cet escalier traître et m'arretai.
Je me concentrai et je perçu une faible respiration.
Il y avait quelqu'un.
Mais qui ?
- Irène ? Irène c'est vous ? Répondez-moi pour l'amour du ciel ! supplia une femme à la voix éraillée.
Grâce aux rares rayons de soleil qui réussissaient tant bien que mal à traverser la mince fenêtre quasi opaque, je pus distinguer un corps frêle et attaché sur une chaise sûrement en bois de chêne.
Même si son visage était à moitié mangé par un bandeau qui lui obscurssissait la vue, je la reconnue aussitôt.
Je ne pensais jamais la revoir vivante.
C'était elle.
Mes yeux ne mentaient pas.
Je m'approchai.
Elle m'entendit.
- Qui êtes vous ?
Je ne pris pas la peine de lui répondre.
Je défis les liens de ses mains.
À peine eus-je fini qu'elle se jettà sur moi avec la force du taureau.
Elle plaça son bras sous ma gorge et appuya tout en réitérant sa question dans un souffle.
D'un geste, et rapidement, car le souffle venait à me manquer, je libérai ses yeux de leur bâillon.
- Sherlock ?
Elle rougit et retira son bras.
Je rougit aussi mais plus de notre proximité.
En un instant je pris son visage dans mes mains et capturai ses lèvres dans un fougueux baiser.
Elle y répondit avec tant d'ardeur que j'en fus déstabilisé un instant.
Je mis fin à l'échange pour un manque de souffle et je me relevai.
Je l'aidai à faire de même.
Elle me plaqua contre un des murs et me rendit mon baiser ardent.
Je fus réellement surpris.
Je pouvais y lire toute sa frustration accumulée au cours des années.
Le manque et la solitude que je lui avais infligée.
À cette pensée mon cœur se serra et je la pris dans mes bras pour la rapprocher un peu plus de moi.
Je ne reflechissais plus.
Je me laissais aller de tout mon être brûlant au petit bout de femme qui avait volé mon cœur.
J'oubliais tout.
Où.
.Quand.
.Comment.
.Pourquoi.
Tout ce qui m'importait c'était : qui.
Molly Hooper.
Élue de mon cœur trop longtemps gelé.
Légiste à st Bartholomew.
La meilleure.
La plus belle.
La plus intelligente.
Que m'arrivait-il ?
Voilà que je devenais fleur bleue.
Erreur ! Il ne fallait pas poursuivre ainsi !
Pour moi autant que pour elle.
Je la repoussai plus violemment que je l'aurai voulu.
Elle resta incertaine et pantelante, attendant sûrement des explications.
Et moi, droit comme la justice et froid comme la mort, je lui déclarai :
- Mon corps a eu une réaction physique incontrôlée et inappropriée. C'était non-consenti. Ne vous bercer pas de fausses illusions Miss Hooper.
Pour la troisième fois en quarante-huit heures, je reçu une gifle magistrale. Contrairement aux autres celle-ci me fit du bien et acheva de me raisonner.
Je me tournai vers les escaliers mais elle m'attrapa la main.
Je fis volte-face et m'apprêtais à lui demandé quand je vis la tristesse dans ses yeux.
Non c'était un euphémisme.
C'était la douleur doublée d'une colère sourde.
- Vous n'avez pas le droit ! Vous ne pouvez pas m'utiliser et me jetter comme un vulgaire mouchoir !
- Désolé, Miss Hooper, c'était involontaire... je ne recommencerai pas...
Elle fut surprise et j'en profitai pour monter quatre à quatre l'escalier.
Je devais en finir de toute cette histoire de site de rencontre et d'énigmes à la noix...
Je m'assis sur une des chaises et posai mon portable face à moi. Je passais une main sur mon visage fatigué.
Molly s'assit en face de moi, son téléphone dans la main.
Barberousse_à_un_deerstalker : qui es-tu en vrai ?
Le cellulaire de Molly vibra.
Elle ne prit pas la peine de regarder et se contenta de me fixer.
- Pourquoi s'être joué de moi comme ça ?
- Pourquoi m'avoir embrassé puis délaissée comme ça ? répliqua-t-elle sur le même ton.
Elle marquait un point.
Elle attendit patiemment ma réponse qui tarda à venir.
Je ne comptais pas perdre aussi facilement face à elle.
Je voulais me battre.
Lui résister.
Mais surtout je cherchais un mensonge valable.
