J'ai, depuis, plus de 10 ans que je travaille en tant qu'infirmière scolaire, une certaine expérience des ados, et de leurs relations à la sexualité et à la contraception.

Déjà j'ai envie de dire : les adultes ne font pas mieux, et aussi : c'est pas leur faute.

Je n'ai jamais rencontré un ado qui ne soit pas au courant de la contraception, ou des dangers de ne pas en utiliser.

Mais la nature est bien faite.

Au début de l'histoire de l'humanité, la survie de l'espèce tenait à pas grand-chose.

L'espérance de vie était d'environ 20 ans. Il fallait donc que les humains aient des enfants AVANT 20 ans, et que, lorsqu'ils mouraient, les enfants soient capables de manger seuls, de se passer du lait de leur mère, ce qui nous mène à 2/3 ans. Donc la nature a donné aux humains leur capacité maximale de procréation à 16/17 ans.

Ca a très bien marché, la preuve est que nous sommes là pour en parler.

Et aujourd'hui nous en subissons les conséquences…

Autre chose : nous sommes faits pour nous reproduire. C'est notre fonction première, qu'on le veuille ou non.

Bien sur, on s'occupe aussi à autre chose, mais la sexualité est au centre de nos vies, (y'a qu'à lire les fanfics, d'ailleurs, pour s'en convaincre… !).

Je ne suis pas en train de dire qu'on doit tous faire 12 mioches, ni que la contraception c'est mal, BIEN AU CONTRAIRE.

Mais, encore une fois, la nature est bien faite.

Il est très rare (et mon gynéco me l'a confirmé) de voir une femme enceinte ne pouvant pas garder l'enfant arriver en consultation pré IVG tôt dans sa grossesse. L'immense majorité des femmes attendent, consciemment ou non, le délai maximal.

Parce que c'est une décision terrible à prendre.

Et que bien souvent elles sont seules pour la prendre.

Alors, Bella et Edward ne sont pas des exceptions, ils ne sont pas inconscients totalement, juste dépassés.

Et j'en ai vu de bien plus âgés l'être au moins autant !

.

Bella PDV

J'avais peur.

Depuis que le test de grossesse s'était avéré positif, j'avais juste terriblement peur d'affronter les conséquences.

La colère de mon père.

La déception de ma mère.

La douleur physique liée à l'avortement.

Les conséquences sur notre relation, à Edward et moi.

Alors, j'avais attendu.

Je savais qu'on avait 3 mois, pour une IVG.

Et on savait que j'étais tombée enceinte le 20 juin.

Donc j'avais jusqu'au 20 septembre.

C'est ce que je pensais.

Je pensais aussi, que, une fois qu'on l'aurait dit, Carlisle m'amènerait voir un de ses confrères et que l'intervention aurait lieu immédiatement, ou le lendemain.

J'étais naïve.

Mais j'étais surtout terrorisée.

Quand Sue et Esmée m'ont entraînée dans la cuisine, j'ai sentie la peur me paralyser totalement.

Sue m'a secouée :

« BELLA ! Tu es enceinte ? »

Je n'ai pas répondu.

Je me suis mise à pleurer.

Esmée m'a fait mettre de profil.

J'avais déjà du ventre.

Pas beaucoup, mais avec cette fichue robe…

Sue m'a fait asseoir et Esmée m'a donné un verre d'eau.

Je pleurais sans discontinuer.

Esmée m'a prit les mains.

Les siennes tremblaient :

« Ma chérie, on ne va pas te gronder, mais il faut savoir, est-ce que tu es enceinte ? »

J'ai fait oui de la tête.

Sue s'est laissée tomber sur une chaise, et s'est prit la tête dans les mains.

Esmée pleurait, elle aussi.

Alice est entrée dans la cuisine, inquiète.

Sa mère lui a parlé, sans me quitter des yeux :

« Va chercher ton père. Maintenant »

Elle a filé.

Carlisle est entré moins de 30 secondes plus tard :

« Mais qu'est ce qui se passe ? Pourquoi vous avez filé comme ça ? »

Esmée me fixait toujours, incrédule, quand elle lui a dit :

« Carlisle, la petite est enceinte. »

Il est devenu très blanc et s'est approché de moi :

« C'est vrai ? »

J'ai fait oui de la tête, à nouveau.

Ils sont tous les 3 restés silencieux un moment, hébétés.

Puis Carlisle s'est assis à coté de moi.

Maîtrisant sa voix, il m'a interrogée :

« À quand remontent tes dernières règles ? »

J'étais incapable de répondre.

Je pleurais trop.

Esmée m'a demandé :

« Edward est au courant ? »

J'ai encore une fois fait oui de la tête.

Carlisle s'est levé, a quitté la cuisine et est revenu immédiatement, serrant le bras d'Edward dans sa main.

Edward m'a regardé, l'air désolé.

Mes sanglots ont redoublés.

Carlisle a fait asseoir Edward à coté de moi.

Il a prit ma main et l'a serré fort dans la sienne.

« Tu sais qu'elle est enceinte ? »

« Oui »

Les 3 adultes l'ont dévisagé un moment. Puis, Esmée lui a demandé :

« Tu le sais depuis quand ? »

Edward a soupiré, puis s'est jeté à l'eau :

« On l'a su en même temps, le 1° août… »

« Le 1° août ? Comment ça ? Tu veux dire que vous n'avez pas utilisé de préservatif le 1° août ? »

Carlisle était perdu.

Edward s'est passé la main dans les cheveux et a dit d'une voix blanche :

« Non, elle a fait un test le 1° août et il était positif »

Sue a été la 1° à sortir de la stupéfaction :

« Mais…quand ?... »

Edward m'a serré la main plus fort :

« Le soir de mon anniversaire…. »

Carlisle m'a secouée, et a hurlé :

« Bella ! À quand remontent tes dernières règles ? »

J'ai articulé :

« Le…le 4 juin … »

Un silence de mort a régné dans la cuisine.

Puis Carlisle s'est tourné vers Edward :

« Vous voulez dire qu'elle est enceinte de 3 mois, que vous le savez depuis un mois et demi et que vous n'avez rien dit, rien fait ? »

« Ben… »

« BEN QUOI EDWARD ? »

« On ne voulait pas être séparés cet été…Et puis… »

J'ai prit la parole :

« J'avais peur ! »

Carlisle m'a dévisagée :

« Tu as raison d'avoir peur Bella. C'est…très grave… »

Mon père est entré dans la pièce :

« Qu'est ce qui se passe ? »

Personne ne lui a répondu.

Il a regardé nos visages en larmes.

A ce moment là, tout le monde pleurait, même Carlisle avait les larmes aux yeux.

Je pleurais dans les bras d'Edward.

Mon père a attendu une réponse, puis il a regardé Sue :

« Elle est enceinte, n'est ce pas ? »

Sue a fait oui de la tête.

Mon père est devenu rouge :

« Bella…tu…bon écoute, on va gérer ça, d'accord, Carlisle, il faut qu'elle voit un médecin, demain, n'est ce pas ? »

Il était en colère, évidement, mais jamais mon père ne m'avait frappée, et il était terriblement pragmatique : d'abord régler les problèmes, ensuite, en parler. Si on en parlait…

Carlisle l'a regardé :

« Elle en est à presque 3 mois.. »

« QUOI ? »

J'ai relevé la tête.

Dans l'encadrement de la porte, Emmett, Jasper, Rosalie et Alice nous regardaient, éberlués.

Carlisle s'est levé :

« Demain matin à la première heure je l'amène voir mon confrère. Il ne reste qu'à souhaiter qu'il ne soit pas trop tard… »

Esmée a regardé Sue et mon père :

« Elle n'a qu'à rester ici cette nuit, ce sera plus facile, plus discret aussi. »

La fête était finie.

J'étais soulagée.

Enfin je n'étais plus seule avec Edward pour gérer ça.

Des adultes responsables allaient prendre les choses en main.

Mon père et Sue sont partis.

Sue m'a serrée dans ses bras, mais mon père ne m'a pas regardée.

Ni Esmée ni Carlisle n'ont adressée la parole à Edward, et à peine à moi.

Jasper et Rosalie sont partis, très vite.

Emmett et Alice avaient déjà regagné leurs chambres.

Silencieusement, Edward et moi avons rangé le salon.

Puis, personne ne nous l'ayant interdit, nous sommes allés nous coucher, ensemble, dans son lit.

Aussi incroyable que cela puisse paraître, nous avons fait l'amour, encore et encore, avec l'énergie du désespoir.

Presque sans parler.

Juste lui et moi, et l'amour que nous nous portions, violent et déterminé.

A 5h30, la porte de la chambre s'est ouverte.

Nous dormions, enlacés, nus.

J'ai sursauté.

C'était Carlisle.

D'une voix blanche il nous a ordonné de nous préparer.

Je me suis habillée, comme la veille, avec mon jean et un sveat d'Edward.

A 6h00 nous sommes descendus dans la cuisine, les mains enlacées.

Esmée avait les yeux rouges, Carlisle était pale, les traits tirés.

Ils nous attendaient, devant une tasse de café.

Je n'ai rien pu avaler.

Edward a bu du thé.

On n'a pas parlé.

On est partis, tous les 4, pour l'hôpital.

A 6h30, je suis entrée dans le service des urgences gynécologiques.

Carlisle est allé parler à un homme vêtu de blanc.

Je serrais la main d'Edward.

L'homme s'est avancé vers nous. Il s'est adressé à Carlisle :

« Je vais commencer par l'examiner ! »

J'ai paniqué. J'aurais préféré que ce soit une femme !

Mais je n'étais pas en position de me plaindre.

Je devais avoir l'air perdue, parce qu'Esmée m'a dit :

« Je viens avec toi, d'accord ? »

J'ai fait oui de la tête et je suis entrée dans le bureau du médecin.

Il m'a demandé de me déshabiller.

J'ai obtempéré, rouge de honte.

Il me posait des questions :

« Date des dernières règles ? »

« 4 juin »

« Tu as eu ton premier rapport fin juin, c'est ça ? »

« Euh oui, le 20… »

Il n'a pas commenté.

Je me suis installée, nue, sur la table d'examen et je me suis mise à pleurer silencieusement.

Esmée et lui m'ont montré ou poser mes pieds et j'ai broyé la main d'Esmée dans la mienne.

Il a mit un gant et a rentré deux doigts en moi.

Mes sanglots ont redoublé.

Esmée passait sa main sur mon front :

« Là, détend toi, il faut en passer par là… »

Il m'a examinée un court moment puis nous a regardée :

« Oh oui elle est enceinte ! Aucun doute là-dessus ! On va aller en salle d'échographie »

Je me suis rhabillée, aidée par Esmée, tant je tremblais. Elle pleurait.

Nous avons rejoint Edward et Carlisle dans le couloir.

Le gynécologue a regardé Carlisle d'un air navré :

« C'est bien ça, et pas un peu. Vous pouvez venir, en salle d'échographie »

Le long du chemin, Edward m'a prit la main :

« Ça va ? »

« Non, pas vraiment ! »

J'ai du m'allonger sur une table étroite. J'ai relevé mon sveat et le gynécologue a étalé du gel froid qui m'a fait bondir.

Je m'accrochais à la main d'Edward, en pleurant.

Juste avant le début de l'examen, Carlisle nous a dit :

« Ne regardez pas l'écran ! »

Edward s'est penché sur moi et nous avons enfoui nos visages l'un contre l'autre.

Je sentais qu'on appuyait sur mon ventre.

C'était désagréable.

Au bout de quelques minutes, j'ai entendu le médecin dire :

« Pourquoi tu as regardé, Carlisle ? »

Puis, encore un peu après, il nous a annoncé :

« C'est bien trop tard pour un avortement. Elle en est à presque 14 semaines d'aménorrhée, et le délai légal d'IVG est de 10 semaines... » (ndla: je ne sais pas si c'est vrai aux USA, mais j'ai prit des libertés)

Je me suis figée.

J'ai senti Edward se crisper contre moi.

Carlisle s'est adressé à son confrère d'une voix cassée :

« Il me semble que le fœtus est en parfaite santé ? »

« Oui, je n'ai fait qu'un examen superificel, mais je vais l'approfondir. »

Esmée pleurait.

J'étais sous le choc.

Je ne parvenais pas à réfléchir.

Trop tard.

Trop tard…

Edward PDV

Mes parents ne m'adressaient plus la parole.

C'était le plus difficile à supporter.

Dans la voiture, pour aller à l'hôpital, j'avais un mauvais pressentiment.

Je ne parvenais pas à comprendre pourquoi on avait tant attendu pour en parler.

Bella était fragile.

Je savais qu'elle allait devoir subir des examens, des prises de sang, et ça me faisait peur pour elle.

Ma mère l'a accompagnée pour l'examen.

Ca me faisait drôle de penser que Michael, que je connaissais depuis toujours, aller toucher ma chérie.

Je n'étais pas jaloux, juste désorienté. Et je savais que Bella devait être terrorisée.

Je suis resté seul avec mon père.

Je ne savais pas quoi dire, alors j'ai attendu.

Au bout d'un long moment, il m'a dit :

« Prépare toi à ce qu'il soit trop tard, pour l'IVG »

Je l'ai regardé, nos yeux se sont croisés et il a soupiré :

« Pourquoi…Edward, pourquoi n'avoir rien dit…Je croyais que tu avais confiance en nous… »

« C'est pas ça…Je sais pas l'expliquer…Je regrette, mais c'est comme ça que ça s'est passé… »

Quand il a fallut faire l'échographie, j'avais la nausée.

Je savais, au regard qu'avaient échangé mon père et Michael, que c'était trop tard.

Il l'a confirmé, très vite.

J'étais anéanti.

Qu'est ce qu'on allait faire.

On ne pouvait pas avoir un bébé…

Je n'avais pas regardé l'écran.

On m'avait dit de ne pas le faire.

Je n'en avais pas envie.

Pas du tout.

Ca a duré longtemps.

Au bout d'un moment, une main s'est posée sur ma tête.

Celle de ma mère :

« Regarde… »

J'ai levé les yeux vers l'écran, et j'ai eu le choc de ma vie.

Ce n'était pas une vague forme, comme je m'y étais attendu.

C'était un bébé.

Avec une tête, un nez, des bras, des jambes.

Il bougeait.

J'ai serré plus fort la main de Bella.

Elle aussi regardait l'écran, tétanisée.

On avait fait…ça.

Notre amour donnait un bébé.

Très petit, encore, mais un bébé.

Un vrai.

Un qui aurait besoin de parents.

D'un père. D'une mère. Pour toujours, pour toute sa vie.

J'avais de supers parents.

Merveilleux.

Jamais je ne pourrai être un tel père pour ce bébé.

J'étais trop jeune.

Mais, il était là.

Parfait.

Beau même, déjà.

J'ai pleuré, sans même en avoir honte.

Bella restait immobile, les yeux fixés sur l'écran.

Mon père et Michael échangeaient des propos médicaux.

Je n'y comprenais rien, mais il en ressortait que tout allait bien.

A la fin, Michael nous a regardé, Bella et moi :

« Vous voulez connaître le sexe ? Je le vois très bien ! »

« OUI »

A crié Bella.

Je n'avais pas d'avis.

Je n'arrivais pas l'envisager comme ça.

« C'est un garçon »

J'ai sourit, malgré moi.

Un garçon.

Un petit mec.

J'étais fier, tout à coup.

Atterré, mais fier.

Ma mère riait et pleurait.

Mon père regardait l'écran en grimaçant, essayant de masquer son émotion.

Et Bella.

Elle était émue.

Terriblement.

Un bébé.

C'était un bébé.

Notre bébé.

Mais qu'est ce qu'on allait en faire ?

Après, on est reparti, en voiture.

On est allé chez Charlie, directement.

Bella tenait la pochette d'échographie contre son cœur.

Son père est sorti de la maison, et s'est avancé vers nous.

Sue est arrivée aussi, en peignoir.

Mon père les a regardé et a secoué la tête :

« C'est bien trop tard, pour une IVG »

Charlie s'est tourné vers Bella qui avait sortie les photos d'échographie de la pochette et les lui tendait :

« C'est un garçon ! Et il devrait naître vers le 21 mars ! »

On est tous rentrés dans la maison.

Il était 8h30 quand ma mère nous a emmenés au Lycée, Bella et moi.

On avait raté que la 1° heure.

On a assisté au cours d'histoire, muets, encore sous le choc.

A la pause de midi, on a mangé seuls, dans un coin du Lycée :

« Qu'est ce qu'on va faire, Bella ? »

« Je ne sais pas. Je ne me vois pas du tout élever un bébé, mais… »

On a finit par rejoindre Rosalie, Jasper et Alice.

On leur a raconté.

Rosalie a été la seule à dire quelque chose :

« Un garçon ?c'est cool ! »

Le soir, à la fin des cours, mon père nous attendait, avec la voiture.

On est tous montés.

Même Jazz et Rose.

On a roulé silencieusement jusque chez moi. Emmett, qui ne commençait la fac qu'à la fin du mois, était dans le salon.

Charlie, Sue et ma mère nous attendaient.

On s'est tous assis et Charlie s'est adressé à Bella :

« J'ai prévenu ta mère. Elle va t'appeler. Je ne comprends pas pourquoi vous avez attendu si longtemps, alors que vous saviez…. »

Sa voix s'est brisée, et mon père a prit le relais :

« On a discuté, tous les 5, et on est arrivé à une conclusion. La solution à laquelle nous pensons est difficile, on ne va pas vous l'imposer, mais c'est celle qui nous parait la moins mauvaise. Nous vous proposons de faire adopter le bébé. C'est un garçon, blanc, en bonne santé, avec des parents jeunes, il sera adopté immédiatement, vous pourrez même rencontrer les futurs adoptants, pour être surs que tout ira bien »

J'ai tout de suite fait oui de la tête, immensément soulagé.

Bella m'a regardé, et elle aussi a dit oui.

J'ai reprit sa main.

Jamais je n'aurais cru en arriver là un jour : abandonner mon propre enfant.

Mais je pensais sincèrement que c'était la meilleure solution pour nous tous.

A commencer par lui.

Mais Rosalie s'est levée, en larmes.

Elle s'est dirigée vers mon père et l'a giflé, lui hurlant :

« Mais comment vous pouvez dire une chose pareille ? »

Puis, elle s'est approchée de nous, s'est agenouillée devant Bella, et le regard suppliant, a posé sa main sur le ventre de ma chérie, et d'un ton pressant elle a dit :

« Tu vas pas faire ça Bella ? C'est ton bébé ! C'est ton petit garçon ! »

Bella a fondu en larmes.

Et moi aussi.

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Je vous rassure tout de suite : ils vont garder le bébé. Bien que dans certains cas donner l'enfant à adopter est sans doute la moins mauvaise des solutions, ce n'est pas celle que je veux explorer dans cette fic.

Pour celles qui se poseraient la question : Jacob n'est pas encore arrivé dans l'histoire, mais ça va venir. Peut-être pas comme vous l'imaginez, mais il sera de la partie.