Salut salut! Voici le chapitre 4! Je l'ai écrit entre deux poses à la radio ( la sortie scolaire se trouvant être de suivre le festival qui se trouvait dans notre toute petite ville de montagne, et je me suis retrouvée stagiaire à la radio locale!), bref il ne me plait pas beaucoup, j'ai voulu faire je ne sais pas trop quoi et voilà le résultat. Je rame un peu, vous aurez sans doute d'impression qu'on rame dans la choucroute, mais non, c'est juste que dans ma tête il devait y avoir un chapitre de "transition". Voilà j'espère ne pas être tué par la faute de ma suite, Alice.
Merci à Manon (aka Johana Carter) et à Saragrissom831601 de suivre l'histoire :)!
Réponse à notre invité: Merci, j'avais besoin d'un O'Neill un peu plus sentimentale que celui de la série, si tu repasses par là, tu risques d'avoir encore quelques surprises! Merci pour ta review ça fait toujours plaisir!
Disclaimer: rien ne m'appartient malheureusement, j'écris pour le plaisir de mes amis et le mien donc je ne touche pas d'argent!
Chapitre 4 :
-Allez la retrouver, vous l'avez blessé. Elle paraît forte, mais n'oubliez pas que c'est une femme Jack, une femme intelligente certes, mais aussi sensible.
Le Général Hammond avait parlé sur un ton doux, il avait bien compris que cette mésaventure avait poussé son bras droit à bout. Il savait aussi que si Jack n'aimait pas sincèrement Sam, il ne lui aurait pas raconté son histoire. Il les couvrirait, c'était certain, la base entière les couvrirait. Quand Jack avait évoqué le souvenir de leur première rencontre, il avait souri à cette époque-là déjà il s'était demandé qui allait sauter sur l'autre le premier. Mais ils étaient militaires, leur sens de l'honneur était trop fort pour qu'ils ne cèdent à leurs sentiments, aussi puissants soient-ils.
Le colonel se leva et adressa un sourire timide à Georges, celui-ci hocha la tête. Il n'attendit pas plus et passa le seuil de la porte au pas de course. Carter devait s'être enfermée à double tour dans son labo, mais à force de persuasion il réussirait à la faire sortir. Sur le chemin il se traita d'imbécile fini, comment avait-il pu dire qu'il voulait seulement « s'amuser ». Il voulait tout sauf s'amuser à ce moment là ou avec elle, et maintenant parce qu'il n'avait pas voulu assumer devant la concerné et devant Hammond, il se retrouvait à devoir parler avec une Sam Carter voulant commettre un meurtre, son meurtre en l'occurrence. Comme il l'avait prédit, la porte du labo était fermée. Il décida de tenter une approche en douceur pour éviter de la faire encore plus sortir de ses gongs (si c'était possible…). Jack toqua deux coups contre le bois, seul le silence du couloir lui revient comme réponse. Alors il toqua de nouveau, le plus délicatement possible contre le panneau.
-Carter sortez s'il vous plaît, il faut qu'on parle. Vous savez, je tiens vraiment à m'excuser pour l'incident de tout à l'heure, pas que je regrette mais bon…
Walter Harriman arriva et eut pour loisir d'observer le colonel Jack O'Neill s'adresser à une porte. Il retient son rire quand il perçut le trouble dans la voix de l'homme qui lui faisait face.
-Mon colonel, si vous cherchez le major Carter, elle est partie il y a de ça environ une demi-heure.
Jack se retourna mal à l'aise qu'Harriman est pu l'entendre bafouillait devant une porte close.
-Je vous remercie sergent.
Walter lui sourit et reprit son chemin dans le dédale de couloirs souterrain qu'était la base de Cheyenne Moutain, il était en salle de contrôle quand le fameux « incident » s'était produit, rien que la pensée de ce souvenir le fit sourire, il allait devoir de l'argent à Daniel. Jack ne perdit pas de temps, se précipitant vers les vestiaires un treillis en moins plus tard, il empruntait l'ascenseur du destin. Il se dandinait de nouveau, se demandant s'il faisait bien d'aller retrouver son major chez elle. Son esprit tordu lui proposait deux solutions : la première était que soit elle lui ouvrait, acceptait ses excuses et explications et la vie reprenait son cours, ou seconde possibilité et la plus probable selon lui, elle lui ouvrait lui crachait toute sa rancœur au visage et lui refermait la porte au nez sans lui laissait une chance de s'expliquer.
Le temps que les deux scénarios se jouent dans sa tête, il avait quitté la base et déverrouillé son pick-up. Il démarra et se plongea dans ses pensées. La radio s'alluma d'elle-même et l'air d'In a Week emplit l'atmosphère de la cabine. Il fit ce qu'il ne faisait jamais, il écouta attentivement cette drôle de chanson. Il était sûr de connaître le chanteur mais le nom lui échappait, la seule certitude qu'il avait fut que Carter aimait ce chanteur. Alors il fit la seule chose qu'il avait à faire durant le trajet qui le conduirait à une mort certaine, il écouta, il écouta et se surprit à faire un lien entre une certaine mission et cette chanson aux paroles excentriques et quelque peu lugubres et pourtant si réalistes de ce que Carter et lui avaient vécu.
I have never known peace, Je n'ai jamais connu la paix
Like the damp grass that yields to me, Comme l'herbe grasse qui me nourrit,
I have never known hunger, Je n'ai jamais connu la faim,
Like these insects that feast on me. Comme les insectes qui se nourrissent de moi.
A thousand teeth, Un millier de dents,
And yours among them I know, Et les tiennes en sont je sais,
Ours hungers appeased, Nos faims sont apaisées,
Our heart beats becoming slow. Nos rythmes cardiaques ralentissent.
Bon le début est bizarre mais si Carter apprécie c'est que ça doit être bon…
We lay here for years or for hours, On reste allongés pendant des années ou des heures,
Thrown here or found, Jetés ici ou trouvés ici,
To freeze or to thaw, Pour geler ou pour fondre,
So long we'd become the flowers, Tellement longtemps qu'on devient des fleurs,
Two corpses we were, two corpses I saw… Deux corps nous étions, deux corps je voyais…
Jack se laissait amener par les paroles, tellement étrange mais si poétique, la route défilait devant ses yeux, ses mouvements se faisaient par automatisme, il avait l'impression de voir sa propre existence d'un œil extérieure…
And they'd find us in a week, Et ils nous trouveraient dans une semaine,
When the weather gets got, Quand le temps se réchauffe,
After the insects have made their claim, Après que les insectes se soient installés,
I'd be home with you, Je serais chez moi avec toi,
I'd be home with you, Je serais chez moi avec toi,
Ah sa il ferait tout pour Carter, même se faire implanter un de ses foutus serpents si telle était son désir. Juste pour être avec elle, juste pour être près d'elle.
I have never known sleep, Je n'ai jamais connu le sommeil,
Like the slumber that creeps to me, Comme le sommeil qui m'envahit,
I have never known colour, Je n'ai jamais connu de couleur,
Like this morning reveals to me, Comme cette matiné me révèle,
And you haven't moved an inch, Et tu n'as pas bougé d'un pouce,
Such that I would not know, Pour que je ne sache pas,
If you sleep always like this, Sit tu dors toujours comme ça,
The flesh calmly going cold. La chair devient lentement froide.
Ca lui rappelait cette mission, celle où elle s'était retrouvée derrière le champ de force, celle où elle avait failli rejoindre les limbes. Il frissonna, la route lui semblait tout d'un coup longue.
We lay here for years or for hours, Onreste allongés pendant des années ou des heures,
Votre main dans ma main pour toujours et discret, Ta Dans ma principale principales SI immobiles ET discrets,
So long we'd become the flowers, Si longtemps qu'on est devenus les fleurs,
We'd feed well the land On nourrirait bien le sol
and worry the sheep… Et inquiéteraient les moutons…
And they'd find us in a week, Et ils nous trouveraient dans une semaine,
When the cattle show fear, Quand le bétail aura été effrayé,
After the insects have made their claim, Après que les insectes se soient installés,
After the foxes ha ve known our taste, Après que les renards nous aient goûtés,
I'd be home with you, Je serais chez moi avec toi,
I'd be home with you, Je serais chez moi avec toi.
Il aurait préféré mourir que de la laisser seule face à ce salop de destin, alors il avait joué contre et il était resté, à quoi bon partir pour sauver sa vie justement quand sa vie était en danger de mort. Alors il était resté là, à la fixer intensément, plongeant dans ses beaux yeux bleus qui le suppliaient de partir, de vivre. Et il était resté, pour qu'elle ne soit pas seule face à sa mort, pour qu'il ne reste pas seul face à la dureté du monde extérieure monde qui l'aurait détruit et engloutit si Carter n'était plu. Ils n'auraient sans doute jamais été retrouvés, mais qu'importe, ils auraient pu être ensemble, main dans la main, pour affronter ce funeste destin.
They'd find us in a week, Ils nous trouveraient dans une semaine,
When the buzzards get loud, Quand les buses auront fait du bruit,
After the insects have made their claim, Après que les insectes se soient installés,
After the foxes have known our taste, Après que les renards nous aient goûtés,
After the raven has ha dis say, Après que les corbeaux aient eu leur mot à dire,
I'd be home with you, Je serais chez moi avec toi,
I'd be home with you. Je serais chez moi avec toi.
Les dernières notes de la mélodie disparurent et le silence se fit dans l'habitacle. Le moteur s'arrêta et Jack su, il sut que se serait soit la fin d'une obscure période pour le début d'une plus propice ou au contraire que se serait le début de la fin, de sa fin à lui.
Il sortit de la voiture, et se permit de prendre quelques secondes pour observer les alentours. La voiture de Sam était là, la lumière du salon allumé. Il avança d'un pas, se demandant s'il faisait bien, puis d'un autre, cherchant à tout prix à retarder l'instant où il comprendrait que tout était perdu, que l'espoir d'être avec Carter était vain, que jamais et sûrement pas après cette après-midi, elle ne lui appartiendrait. Alors il avança, il avança vers ce qui serait la discussion la plus difficile de sa vie. Il sentit sa main se lever et frapper trois coups brefs sur ce panneau de bois, maintenant l'unique rempart à la colère et à la peine de son second.
Seul le silence inquiétant de cette nuit sans étoiles lui répondit, et quelques chose au fond de lui se brisa en écho à tout ce qu'il venait de perdre.
