Salut mes p'tits loups !

Voila la suite de cette petite fic.

Réponses aux reviews : ( Pour les Guest, essayez de mettre un pseudo mes chéris pour que je sache si je parle aux mêmes personnes au fil des chapitres, et surtout pour que vous sachiez que la réponse est pour vous.)

Guest : Un gang pour Percival et Gwaine... c'est pas une mauvaise idée, mais non, ça n'est pas la raison de leur présence en prison :) Ah, et pour Arthur, l'idée qu'il ait tué son père pour protéger sa petite soeur Morgane est vraiment pas mal mais... c'est pas ça non plus ^^' En tout cas Meri pour ton soutient, et j'adore lire tes hypothèses, alors n'hésite pas ! Des bisous.

Guest : Merci énormément de me suivre, et sur plusieurs de mes fics en plus. Ne t'inquiète pas, "Maladie d'amour" est en cour d'écriture, même si j'ai tellement de boulot que j'avance lentement. Au plaisir de te lire également, biz.

Driamar : Oh, ta première fic Merlin ? Bah je suis ravie de ne pas t'avoir dégoutée de cette univers dès le commencement :D j'espère que ça continuera ainsi. Bisous.

leia26 : Merci beaucoup, en espérant que la suite de plaise également. Poutous.

Egwene : Oh, si tu savais ce que je vous ai concocté... bah probablement que tu n'aurais plus d'intérêt à lire la fic ^^' j'espère que tu continuera à aimer. Biz.

seiika : Oui... une prison comme celle-ci dans la vrais vie coûterait vraiment, vraiment très cher. C'est un budget que personne n'est près à donner pour ce que tout le monde considère comme les "rebuts" de la société. Il faut au moins une folle comme moi et un Lancelot pour faire vivre une chose pareille :) Des bisous.

Mariko-8 : C'est vraiment l'un des plus beau compliment qu'on puisse faire à un auteur, " J'étais tellement surprise d'arriver à la fin et de me dire "quoi mais... je veux la suite!" ." ... Merci du font du coeur. Pleins de bisous et j'espère vraiment te combler avec les futurs chapitres.

yaone-maki : Ca aussi, c'est un compliment qui me va droit au coeur, quand votre réaction c'est "... mais, comment elle a put imaginer un truc pareil !" Bon, c'est pas exactement ce que t'as dis mais c'est comme ça que je l'interprète ^^' et j'en suis ravie. Bisous

vinie65 : Grand merci à toi ma belle, j'espère ne pas décevoir tes attentes pour la suite. biz.

Violette : Ah, l'aquarium, je vois que ça choc encore, et c'était un peu le but donc... je sais pas quoi te dire ^^' Ah si, Merlin savait que Gwaine et Percy étaient dans la cellule à coté, c'est juste que je le précise pas, mais dans la scène où Gwaine frappe à la vitre pour les saluer, je ne dis pas non plus qu'il vient de s'en rendre compte, à moins que je ne soit pas très clair sur ce passage là. C'est juste que la cellule était calme jusque là, puis Gauvain se lève juste quand les deux autres passent devant et les salut quoi ^^ j'ai peut-être mal décrit cette scène, désolée. Et pour Arthur, c'est la question que tout le monde se pose je crois, qu'est-ce qu'il fait en prison ?... Bah tu verra :) Bisous à toi.

Lou Rose : Et bien, que de compliments, merci beaucoup. Et je suis totalement d'accord avec toi, Merlin est un peu passif pour le moment, tout simplement parce qu'Arthur est de retour près de lui après des siècle, qu'il a peur de le perdre à nouveau au moindre faux pas, et que sans sa magie, il se sent un peu à nu. Mais t'inquiète pas, tout ça va très vite changer :) tout plein de bisous.

lovePEOPLEandCOWBOY : Ah oui les douches c'est très cliché, c'est vraiment, mais en prison tu peux vraiment pas y couper. Puis j'aime faire dans le cliché moi, simplement pour tenter de renverser ça justement ^^' Et oui, Arthur est resté impassible, ou presque, malgré la description de Merlin... l'est fort ce petit Roi quand même hein ! ;) Oui, j'essaie tant bien que mal de les faire demeurer eux même malgré le changement radical d'univers, et c'est pas facile facile. Je te fais des bisous et j'espère que tu seras aussi enthousiaste pour la suite.

Laure marez : Salut ma Zouzou ! Oh, je ne connais absolument pas cette fic (Goutte à goutte) mais c'est un concepte fantastique, en effet ! Des poutous tout plein pour toi, à bientôt j'espère.

Loulou2a : Ah bah non, tu pense que ça gène pas Merlin d'être collé à Arthur, il en est ravi lui ! Mais ça va amener quelques situations... embarrassantes à l'avenir ;) Et des points ils vont en perdre, oui, ça va être vraiment compliqué ! en tout cas je vois avec plaisir que t'es toujours là pour me lire et m'encourager, Merci ! Bisous.

Passion of Imbattables : Oui, j'ai bien ri en écrivant la scène ou Arthur se lève avant même la fin de la sonnerie de réveil, tellement pas lui quand on y pense, puis finalement si, c'est vraiment lui quand on comprend pour quoi il l'a fait ^^ Tout pleins de bisous ma belle, j'espère que ce chapitre de plaira.

MerlinLand : Merci de prendre le temps de donner ton avis. Je préférais effectivement insister sur les sentiments et les ressentit des persos (surtout d'Arthur) durant l'épisode des douches, plutôt que de faire une chose qui n'aurait pas sa place à ce moment de l'histoire. bisous.

Alors, j'ai quelques petites choses commune à ajouter. D'abord concernant Gwaine et Percival. Après des avis (exclusivement je crois) positifs, je pense faire évoluer leur relation de façon plus romantique qu'amicale, mais j'en dis pas plus.

Ensuite, et ça, j'espérais passer au travers, mais non, vous avez remarqué chers petits coquins ! Le chapitre dernier, j'ai laissé une incohérence, en pensent que ça ne serait pas trop gênant, mais ça en a tout de même gêné quelques uns. évidemment qu'Arthur et Merlin ne peuvent pas enfiler leur pantalons, ni même leurs sous-vêtements avec la chaîne, mais j'avais besoin qu'ils le fasse tout de même, je ne voulais ni leur retirer leur chaîne sous les douches, ni le temps qu'ils s'habillent... enfin bref, toutes les solutions ne me plaisaient pas. Mais j'ai quand même modifier ce chapitre pour vous en donner une, qui ne me plait pas non plus, mais bon. On va passer sur le sujet, et on en parle plus ok ? :D

Dernière petite chose très importante :

Je me lance dans un nouveau projet, ou plutôt je nous lance dans un nouveau projet, parce que j'ai vraiment besoin de vous, mes chers petits lecteurs d'amour, pour ça. Je vous laisse lire le chapitre en paix et je vous explique tout ça en bas.

Bonne lecture.


Chapitre 4 :

Si le premier matin dans cette prison avait été difficile, le second réveil était encore bien pire pour Merlin. Il manquait cruellement de sommeil, passant ses nuits à cogiter sans cesse. Pourquoi Arthur était-il en prison ? Et Gwaine et Percival alors ? Et comment allait-il faire pour aider son Roi à recouvrer la mémoire ? Comment allait-il le faire sortir d'ici ? Parce qu'il était bien évidemment hors de question de le laisser croupir en prison. Mais pour ça il fallait d'abord qu'Arthur se souvienne de lui, et ses deux amis également, parce qu'il ne comptait pas les laisser derrière eux. Et tout ça sans magie bien évidemment, parce qu'il ne pouvait pas se permettre d'être repéré. Il se souvenait que trop bien la chasse aux sorcières quelques siècles plus tôt. Et aujourd'hui, avec toutes ces nouvelles technologies, cette peur constante des différences... il n'imaginait pas ce que ça donnerait s'il était découvert aujourd'hui. Ou plutôt si, il l'imaginait trop bien, et il ne voulait pas de ça. Il se devait de protéger le peu de magie qu'il restait sur cette terre. Il ferait donc sans magie. Et il avait passé la nuit à penser ainsi. C'est pour cela qu'il accueillit la sonnerie matinale avec un grognement menaçant. Les lumières s'allumèrent un instant après, le forçant à fermer les paupières, ses yeux s'étant habitués au noir complet toute la nuit durant. Il entendit un petit rire sur le lit du dessus, et sa mauvaise humeur s'effaça quelque peu à l'entente de ce merveilleux son.

« Y en a qui sont pas du matin à ce que je vois. » Se moqua Arthur en sautant du lit.

« J'ai pas beaucoup dormi. » Se défendit simplement Merlin.

Arthur se tourna vers lui, et son sourire s'effaça en voyant le visage fatigué de son codétenu. Il avait les yeux cernés, le regard éteint, et cette image tordit le cœur du blond.

« Demande aux gardiens de te conduire à l'infirmerie, le Doc te donnera de quoi dormir. »

« Non, merci mais... je ne veux pas m'assommer de médicaments. » Soupira t-il en s'extirpant du lit difficilement.

Arthur ne répondit pas, se détournant pour enfiler son pantalon. Il jeta un regard à la cellule attenante, ne voyant que deux amas de couvertures dépasser des lits collés contre la paroi de verre. Il entendit un sifflement de douleur dans son dos et se tourna à nouveau pour voir Merlin grimacer, soulevant l'élastique de son pantalons avec douleur. La fermeture éclair qui descendait tout au long de la jambe gauche du pantalon s'était comme incrusté dans sa peau, laissant des marques rouges et douloureuses. Arthur s'approcha de lui et tira sur le tissu pour observer les dégâts. Cette fermeture leur permettait de se vêtir et se dévêtir malgré la chaîne qui les liaient en journée. Mais c'était effectivement encombrant pour dormir.

« Pourquoi n'as-tu pas retirer tes vêtements pour dormir ?! » Demanda Arthur en haussant un peu le ton, voyant la peau de Merlin très irritée au niveau de la taille.

Merlin ne sut quoi répondre, bien trop préoccupé par les mains d'Arthur qui s'agitaient sur lui. Le blond ne semblait même pas remarquer ses gestes presque tendres, presque intimes envers le sorcier. Et cette inquiétude qu'il voyait dans ses yeux, pour si peu, ça réchauffait le cœur et le corps de Merlin, lui donnant seulement l'envie de sourire. Il posa sa main sur les doigts d'Arthur, qui frottaient toujours doucement contre les irritations sur sa hanches. Et c'est seulement là que le blond sembla se rendre compte qu'il caressait la peau de Merlin depuis une longue minute. Il retira sa main rapidement, comme si le contact avec celle de Merlin l'avait brûlé. Comment pouvait-il se comporter ainsi avec un autre taulard, qu'il ne connaissait que depuis deux jours ? Ses gestes lui semblaient naturels, tout comme son besoin de protection envers Merlin. C'était comme si son corps se souvenait de choses que sa mémoire avait effacé. C'était une sensation très étrange, et ça lui faisait peur. Il se recula alors, se détournant pour terminer de s'habiller.

« Si tu tiens à dormir habiller, on te prendra un pyjama vendredi à la boutique. Si on arrive à conserver un minimum de points du moins. » Dit-il, tentant de paraître nonchalant.

Mais ses gestes, ses réflexions n'avaient rien de nonchalant. Il s'inquiétait vraiment pour Merlin, sans pouvoir le contrôler. Il s'inquiétait de le voir si fatigué, il s'inquiétait même de ses petites blessures insignifiantes. Il ne comprenait pas pourquoi, il n'était vraiment pas du genre à se soucier d'autre que lui même, surtout depuis qu'il était arrivé ici. Il n'avait pas le choix, c'était le seul moyen de survivre et de faire sa peine sans trop d'encombre dans cette prison. Mais voilà qu'on lui collait un nouveau détenu, et que tout son monde, jusqu'à son mode de pensée changeait. Il soupira, il ne voulait pas penser à ça, il voulait passer la journée, et le reste de son séjour tranquille. Mais la réalité le rattrapa bien vite, sous la forme d'un regard bleu qui le scrutait en silence. Et son cœur s'emballa à nouveau, sous ce simple regard. Il grogna, luttant contre lui-même, contre tout les signaux que son corps tentait de lui envoyer. Il s'avança en silence et passa devant Merlin lorsqu'un gardien vint leur ouvrir la porte. Et on leur passa cette foutue chaîne à nouveau. Comment pouvait-il oublier, alors qu'il était littéralement attaché à l'objet de son trouble ? Il y avait quelque chose d'étrange chez ce Merlin, qui le troublait. Mais, ce qu'il trouvait plus étrange encore, c'était de ne pas être vraiment étonné du phénomène. Il avait cette impression de déjà-vu, cette sensation de familiarité.

« On ne va pas... aux douches ? » Demanda Merlin en voyant qu'Arthur les conduisait à la cantine.

« Non, j'ai acheté l'accès aux douches le soir les jours de boulot, c'est mieux. »

« On peut acheter ce genre de choses ? » S'étonna le sorcier.

« Tu peux tout acheter ici, si t'as les points qu'il faut. »

Ils prirent leur plateau et le remplirent avant de se diriger vers la table qui était maintenant celle de Merlin également. Le sorcier voyait bien qu'Arthur était perturbé, depuis qu'il avait posé les mains sur lui. Mais il ne s'en inquiétait pas, il espérait seulement que c'était du à sa présence, que son Roi commençait à se souvenir doucement. C'était après tout ce qu'il voulait, et il savait que ça ne se ferait pas sans encombre.

« Tu fais quoi comme travail ici ? » Demanda Merlin en dégustant son thé brûlant.

« Je suis à la scierie. »

« La scierie ? Il y a une scierie dans la prison ? »

« Oui, il y a aussi une forge, une jardinerie et même une cuisine industrielle. 80% des ressources de la prison est le produit des ventes de produits faits par les taulards. »

« Et... les gens achètent ce que fabriquent les prisonniers ?! »

« Oui, que veux-tu, les gens sont fous. » Sourit Arthur en terminant son petit déjeuner.

Merlin était un peu inquiet à l'idée de se retrouver à travailler à la scierie, une tronçonneuse à la main. Les travaux manuels n'avaient jamais vraiment été son fort, et les derniers siècles de méditations solitaire n'avaient pas vraiment aidé à changer ça. Mais il se rendit vite compte, lorsque qu'Arthur lui fit découvrir son atelier, qu'il s'était fait une idée bien éloignée de ce qu'était en réalité « la scierie » . Pas d'énormes machines déforestant les bois alentours, pas de tronçonneuses bruyantes détruisant des hectares de forêt pour en faire du bois de chauffage. Non, plutôt une pièce claire, remplie de toute sortes de bois nobles, et sculptures somptueuses et de petits outils inoffensifs. Arthur l'observa une seconde, un sourire un peu moqueur aux lèvres face à la réaction du brun qui s'était figé.

« Ça fait toujours cet effet là. » s'amusa t-il, laissant Merlin avancer lentement dans l'atelier pour observer encore.

« C'est toi qui a fait ça ? » Souffla t-il, laissant ses doigts vagabonder sur les barreaux fin d'une magnifique cage à oiseau à l'ancienne.

« Oui, comme tout le reste ici. Cette commande doit partir aujourd'hui. La cage c'est ce qui marche le mieux, les gens doivent trouver ça drôle d'acheter une cage à un prisonnier. » Dit-il avec un brin de rancœur dans la voix.

Merlin leva les yeux vers son Roi, qui s'attelait à organiser un établi un peu en désordre, lui tournant le dos autant que possible avec la chaîne. Le sorcier se tourna vers le coin de l'atelier où traînaient tous les outils. Mais il fut arrêté par une main, emprisonnant son poignet, alors qu'il tendait la main vers une chose ressemblant à un instrument de torture.

« Ne touche à rien. » Entendit-il tout près de son oreille.

Merlin fut perdu un instant, Arthur avait parlé d'un ton sec, mais étrangement bas, presque murmuré. Et tellement proche de lui... il sentait la chaleur du blond dans son dos, puissante, étouffante, rassurante. Il réussi finalement à tourner légèrement la tête pour interroger l'autre du regard. Arthur l'observa un instant en silence, avant de se reculer et de lever la tête vers un coin du plafond. Merlin suivit son regard pour tomber sur une petite caméra, fixée directement sur eux.

« Viens. » Dit simplement Arthur en le lâchant pour s'éloigner finalement.

Merlin le suivit derrière un grillage, un petit coin isolé de la pièce qui ne contenait qu'un bureau surmonté d'un vieil ordinateur et de quelques papiers en désordre, et une étagère pleine de classeurs de différentes couleurs. Le blond referma cette cage de grillage en poussant la porte de la même matière. Ils s'assirent devant le bureau et Arthur démarra l'ordinateur en silence, que le vieil engin combla vite dans un bruit sourd alors qu'il se mettait en route. Merlin comprit le comportement de son Roi quelques secondes plus tard, quand deux gardiens entrèrent dans l'atelier, se dirigeant droit vers les outils, semblant les compter et les répertorier à l'aide de leurs smartphones. Quelques minutes plus tard, le jeune gardienne qui l'avait escorté dans les couloir à son arrivée, Carla de mémoire, s'avança vers eux.

« C'est bon Elias, toi et ton poulain pouvez vous mettre au boulot. » Dit-elle en s'appuyant contre le grillage, les bras croisés, et un sourire étrange aux lèvres.

Arthur ne prit même pas la peine de relever la tête pour montrer qu'il l'avait entendu. Carla se redressa, souriant beaucoup moins.

« Tu connais les règles mais je vais les répéter pour le nouveau. Un gardien viendra vérifier les outils avant votre pose de midi, puis à la reprise de 14h et à 18h avant que vous ne quittiez les lieux. S'il manque la moindre petite chose, c'est le trou direct et un retrait de points conséquent. C'est bien compris ? »

Merlin acquiesça en silence, et Carla les observa quelques secondes avec une lueur étrange dans le regard, avant de sourire à nouveau puis de s'en aller finalement. Le sorcier trouvait le comportement de la jeune fille étrange, comme s'il elle partageait une chose avec Arthur qu'il était incapable de comprendre, et ça l'agaçait. Mais, le blond étant occupé à écrire il ne savait quoi sur un moreau de papier depuis quelques minutes, il sut qu'il n'aurait aucune chance de trouver un début de réponse dans son regard. Il se concentra alors plutôt sur les lignes qu'Arthur retranscrivait depuis l'écran d'ordinateur. Il semblait qu'il s'agissait de commandes... un très grand nombre de commandes. Arthur se releva une fois qu'il eu fini d'écrire et s'empara de différents classeurs avant de retourner dans la partie pratique de l'atelier. Merlin suivait simplement le mouvement en silence. Ils s'installèrent devant l'établi central et Arthur ouvrit un classeur rouge devant Merlin.

« Alors, tu vas commencer par le plus simple. J'ai une commande pour trois boites à musique. »

« C'est ça le plus simple ?! » Demanda Merlin, l'observant avec un regard mi-amusé, mi-effrayé.

Arthur eu un petit rire, avant de faire tourner les pages du classeur pour trouver la bonne. Sur la feuille était dessiné un schéma de montage, se soldant par un magnifique petit coffre renfermant une ballerine dansante.

« J'ai déjà préparé les différentes parties à assembler, tu n'as qu'à les faire tenir ensemble. » Dit-il en montrant un amas de planches découpées à la perfection à la droite de Merlin. « Tu vas t'en sortir ? »

« Je suppose. » Murmura Merlin, observant le schéma avec attention, une ride inquiète dessinée sur le front.

Il craignait plus que tout de gâcher le travail qu'Arthur avait déjà fourni en faisant une erreur irréparable.

« Qu'est-ce que... qu'est-ce que tu vas faire toi ? » Demanda t-il, commençant à manier le bois fin avec précaution.

« Une chose qu'on ne me demande pas assez souvent. »

La voix d'Arthur l'obligea à relever les yeux vers lui. Il avait prononcé ça d'un ton rêveur, presque tendre, et Merlin pouvait le voir observer un immense bloc de bois brut devant lui, souriant distraitement. Puis il saisi un outil et se mit au travail, tranchant le bois avec vigueur et douceur confondu. Et Merlin resta là, immobile, comme fasciné.

Les mains d'Arthur voyageaient au dessus du bois, le caressant, le brisant, le modelant. Il semblait au sorcier qu'il y avait là une sorte de langage, de dialogue secret et inédit entre les doigts d'Arthur et le bois magnifique. Ses yeux couvaient les lignes que dessinait le bois, on aurait dit qu'il pouvait voir à travers elles, ce qu'il voulais faire de cette masse informe au final. Il n'avait ouvert aucun classeur pour lui bien évidemment, il se contentait de faire voler les copeaux de bois, creusant la matière avec une justesse que lui seul pouvait voir. Il y avait comme un lien direct entre le cœur et les mains d'Arthur. Ces mains qui avaient manié l'épée, qui avaient tenu Excalibur, qui, dans une autre vie, s'étaient accrochés à lui, alors qu'Arthur mourrait dans ses bras. Ces mains qui avaient semblé lui appartenir un peu avant, comme les siennes avaient appartenu à Arthur. Aujourd'hui les mains d'Arthur lui étaient presque étrangère, par trop de temps passé, par manque de mémoire. Mais lui n'avait rien oublié de ses sentiments. Il avait aimé ces mains. Lorsqu'elles se posaient sur son épaule, apaisante. Lorsqu'elles s'abattaient sur son torse, protectrices, barrière montée contre le danger. Lorsqu'elles plongeaient dans ces cheveux vigoureusement, comme un réconfort mué. Lorsqu'elles frôlaient la peau nue de son bras, la paume de sa main, avec une tendresse faussement involontaire.

Il avait oublié tout ça... il avait oublié qu'un jour, c'était avec lui que les mains d'Arthur dialoguaient en silence. Il avait oublié comment faire, comment décrypter, et plus que tout, il avait oublié à quel point il aimait ça.

Peut-être Arthur n'était-il pas le seul à avoir perdu la mémoire. Peut-être Merlin avait-il autant besoin que lui de se rappeler certaines choses. Des choses que l'on ne voit pas dans les souvenirs qui défi le temps et restent en mémoire malgré les années. De ces choses qui nous font frissonner aussitôt qu'elles sont là, et qui semblent irréellement aussitôt qu'elle s'en vont, comme un mirage, comme une invention de l'esprit. Mais ces choses là, ne sont pas de l'esprit, mais du cœur. Et le cœur n'a pas de mémoire, il n'a ni yeux ni oreilles pour enregistrer. Le cœur n'a que le cœur, pour aimer et souffrir, pour rire et pour pleurer... pour oublier.

Merlin comprit à ce moment là. Il n'avait nul besoin de rafraîchir la mémoire de son Roi, il devait éveiller son cœur. Son cœur qui, aujourd'hui, avait préféré se fermer au monde, et communiquer avec une matière morte, plutôt qu'avec les êtres, bien vivant, qui l'entouraient. Pourtant ses mains semblaient attirées par Merlin, elle s'était poser plus souvent sur lui en deux jours, que pendant les premiers mois de leur rencontre, des siècles plus tôt. Ses mains, elles, se souvenaient...

C'est sans même s'en rendre compte que le temps porta Merlin jusqu'à l'heure du repas, un gardien venant compter les outils avant de les laisser rejoindre la cantine. Arthur n'avait pas levé la tête de son bois, qui prenait une forme que Merlin était incapable de reconnaître. Et Merlin n'avait pas levé les yeux des mains d'Arthur. Pourtant, lorsqu'il baissa le regard sur l'établi devant lui, e fut pour découvrir un petit coffre en bois brut, presque terminé. Il leva furtivement les yeux vers la caméra en face de lui, espérant sincèrement que personne n'ai remarqué cela. Parce durant plusieurs heures, il avait laissé son esprit s'évader, et sa magie s'échapper, sinon comment aurait-il put construire une chose sans même poser les yeux dessus, ni même sur les plans ?

« Beau travail. » Entendit-il à sa gauche.

Il releva la tête, et sourit à Arthur.

Il savait ce qu'il devait faire maintenant. Il allait laisser ses mains ramener son Roi à la vie, tout simplement. Si c'était ce qu'ils partageaient de plus intime, si c'était de cette façon que leur lien profond s'exprimaient depuis toujours, alors il lui suffirait de laisser ses souvenirs, ses envies, son cœur diriger ses mains à nouveau, pour rétablir le lien, et faire revenir le grand Roi Arthur.

C'est le sourire aux lèvres qu'il marcha au coté d'Arthur jusqu'aux salles communes, puis à la cantine. Il ne marcherait plus derrière lui désormais, il avait fini de prétendre être le faible petit nouveau. Il s'était accroché à ça en arrivant ici, parce que la protection était la seule chose qu'Arthur semblait enclin à lui donner. Mais maintenant il savait que ça n'était pas ce qu'il voulait, ça n'était pas ce qui faisait d'Arthur son roi, son ami, la seconde face de son être.

Ils retrouvèrent Gwaine et Percival, passèrent deux heures à rire, d'abord devant un repas plus où moins mangeable, puis ensuite devant un Poker qu'Arthur remporta haut la main. Puis ils retournèrent travailler. Le temps passa très vite, Merlin laisser ses yeux vagabonder sur les mains expertes d'Arthur de temps à autre. Ainsi à 18h, Deux boites à musique avaient été montées (il ne restait que le mécanisme à récupérer à la forge pour le monter), et ce qui était le matin même un bloc de bois, avait pris des courbes vaguement animales à cette heure.

Ils firent leur chemin vers les douches en discutant doucement du travail qu'ils partageaient désormais. Le gardien à l'entrée des douche n'était autre que Léon. Merlin et Arthur s'arrêtèrent devant lui, ce dernier devenant étrangement silencieux, le regard au sol. Léon valida leur passage et leur tendit une pile de linge en silence, ne quittant pas Arthur des yeux une seconde. Le blond allait entrer dans la salle, le regard toujours fuyant, quand Léon l'attrapa par le bras pour le retenir. Arthur releva enfin la tête, et comme quelques jours plus tôt, Merlin assista à une sorte de dialogue silencieux, une bataille de regards que l'ancien chevalier semblait gagner haut la main. Les yeux de Léon glissèrent vers l'entaille sur la lèvre du plus jeune, que Merlin avait presque oublié tant il était habitué à voir le visage de son Roi déformé par une blessure ou une autre. Arthur fini par se dégager de la poigne de l'autre en silence.

« Tony est à l'intérieur. » Signifia simplement Léon, comme s'il s'agissait là d'une menace.

Arthur sembla resté impassible à l'annonce, mais Merlin qui l'observait toujours put voir sa mâchoire se contracter légèrement, et ses yeux se fermer une fraction de seconde plus longtemps qu'un simple clignement. Il pouvait dire et penser que le besoin de protection qu'Arthur avait envers lui importait peu, il avait tout de même envie de sourire à cet instant.

« On survivra. » Répondit-il finalement.

Il amorça un pas pour rejoindre finalement les douche, mais la voix de Léon le rattrapa à nouveau.

« Je suis de garde cette nuit. » Dit-il, et Merlin se demanda s'il avait loupé quelque chose, tant la phrase semblait être la suite logique d'une conversation qui n'avait jamais eu lieu.

Arthur se tourna vers le plus vieux, plongea son regard dans le sien un moment, puis acquiesça finalement, son regard allant rejoindre le sol un instant après. Le sorcier ne comprenait rien de cette histoire, mais il n'eut pas vraiment le temps de se poser plus de questions, comme leur arrivée dans les douches fut accueilli par un sifflement appréciateur. Arthur fusilla Tony du regard, et Merlin ne baissa pas les yeux comme il l'avait fait jusque là, à la demande d'Arthur. Le blond observa la salle furtivement. Il n'y avait que Tony, qui avait pris l'une des douches les plus à droite. Arthur soupira, il avait prévu de toujours prendre les douches de droite à partir de maintenant, Merlin étant attaché à sa cheville droite, ça lui permettait de placer le brun entre le mur et son propre corps, l'éloignant au mieux de tout regard. Mais là, il ne restait que deux douches à la droite de Tony, et il n'avait aucune envie de laisser Merlin aussi près de lui, même si son propre corps serait un rempart en eux. Il prit donc les douches les plus à gauche, laissant un maximum de distance entre eux. Merlin était toujours aussi hésitant quant à se déshabiller devant Arthur, et son cœur battait toujours aussi fort à l'idée. Mais il retira tout de même ses vêtements, tentant de ne pas y penser, tentant de ne pas lever le regard vers le corps déjà nu d'Arthur. Le blond, lui, ne put s'empêcher de baisser furtivement le regard sur la taille de Merlin, pour vérifier que les fermetures éclair n'avaient pas plus irrité la peau de Merlin, simplement... pas qu'il se sente irrémédiablement attiré par ce tatouage descendant sur l'aine du taulard... non, vraiment pas. Arthur jeta un regard derrière Merlin, pour voir que Tony avait les yeux fixé sur son codétenu, plus particulièrement sur le bas de son dos. Il ne laissa pas Merlin allumer la douche à sa droite cette fois-ci, l'entraînant directement sous le jet d'eau qu'il avait allumé en le tirant par le poignet. Il le plaça de sorte à ce qu'il soit le seul dos que Tony pouvait voir, son corps tout entier cachant celui de Merlin. Tant-pis pour les douches de droite, ça marchait aussi bien de cette façon, même si ça ne pouvait marcher que s'ils étaient sous la même douche. Étonnamment, Tony ne fit aucun commentaire, il ne tenta même pas de s'approcher, et le sorcier se doutait que c'était parce que le gardien présent devant les douches n'était autre que Léon. Arthur savait que c'était effectivement la raison de leur tranquillité. Mais l'italien les fixait, Merlin pouvait voir son regard vert et brillant par dessus l'épaule d'Arthur. Et il ne l'observait pas simplement lui, il se régalait aussi bien du corps qui cachait le sien. Instinctivement, Merlin s'approcha d'Arthur, plus qu'il ne l'était déjà. Il observa une seconde son roi, qui avait la tête reversée en arrière, l'eau dégoulinant sur son visage et ses yeux fermés. Il reposa alors ses yeux sur Tony, et ne baissa pas le regard une seule seconde. Il se fit de plus en plus menaçant, défiant l'autre de nourrir encore sa perversion avec le corps d'Arthur ou le sien. Tony, remarquant le changement flagrant dans le comportement du nouveau, fronça les sourcils, souriant à la ridicule tentative d'intimidation du mignon petit nouveau. Mais le mignon petit nouveau ne baissait pas les yeux, ses yeux bleu... trop bleu... comme des flammes... du feu, trop de feu, et du sang... beaucoup de sang... son sang. Tony plaqua une main contre le carrelage froid de la paroi à con coté pour se retenir, ses jambes menaçant de le lâcher. Il avait baissé les yeux... le nouveau lui avait fait baissé les yeux. C'était comme si il... il avait vu des images dans ses yeux, des images de mort... sa mort. Qu'est-ce que... ? Il releva le regard vers Merlin, qui le fixait toujours, le coin de ses lèvres cette fois retroussé en un petit sourire, plus menaçant encore que son regard. Et puis le moment s'envola, quand la voix d'Arthur retenti, faisant légèrement sursauter Tony, qui se maudit pour ça également.

« Merlin ? » s'étonna Arthur.

Le sorcier baissa alors les yeux vers lui, pour voir son visage très, très près du sien, malgré qu'Arthur tente de se reculer un maximum. Merlin réalisa ensuite que sa main gauche s'était élevée d'elle même, pour venir effleurer les cotes d'Arthur du bout des doigts, seul contact entre leurs corps. Si Tony avait résisté quelques secondes de plus, si Arthur n'avait pas appeler son nom, le sorcier savait que ses doigts se seraient resserrés autour de son flan, glissant jusqu'à son dos pour venir coller le corps du blond contre le sien, dans une manœuvre de protection inconsciente. Il savait aussi que sa magie lui avait une nouvelle fois échappée, visant l'homme qu'il exécrait à l'autre bout de la salle. Heureusement il avait suffit d'une seule parole d'Arthur pour le sortir de sa transe. Merlin se recula d'un pas, évitant le regard d'Arthur, il termina de se savonner dans de sortir du jet d'eau à la hâte. Il voulait s'excuser, mais les mots refusait de sortir. Peut-être parce qu'il n'était pas désolé le moins du monde. Peut-être parce que, durant une seconde, au milieu de sa magie et de la sensation grisante du contact d'Arthur sous ses doigts, il s'était sentit lui à nouveau, vivant à nouveau. Il avait eu l'impression de respirer à nouveau, de goutter à l'oxygène pour la première fois depuis des siècles. Il avait usé et abusé de magie durant des siècles depuis la mort d'Arthur, sans ressentir ce flot euphorisant de vie couler en lui une seule seconde. Et malgré la joie qu'il ressentait depuis que ce dernier était de retour à ces cotés, il ne s'était pas totalement retrouvé lui même jusqu'à maintenant. Parce qu'il n'était rien sans l'un ou l'autre. Parce qu'il n'y avait pas de Merlin sans le grand Roi Arthur, comme il n'y avait pas de grand enchanteur sans magie... Agir sans magie allait s'avérer bien plus difficile qu'il ne l'avait pensé.


Alors, c'est un chapitre assez tranquille, basé plus sur la réflexion que sur une quelconque action. j'espère qu'il vous aura tout de même plu.

Alors, mes p'tits loups, ce nouveau projet, je vais essayé de l'expliquer en deux mots.

Le principe est simple, je suis la plume, et vous êtes les muses (c'est déjà un peu le cas ^^)

Vous me proposez simplement un plan d'histoire, un univers, un couple, ou n'importe quoi (dans l'idéale une chose que vous rêvez de lire dans une fic mais que personne n'a encore écrit, ou pas de la façon dont vous aimeriez) Et moi je m'exécute simplement. Les fics seront plus probablement sous forme de OS, mais elles peuvent très bien être plus longue selon vos idées et mon inspiration.

Je parle un peu plus de ce projet dans mon profile, où j'ai mis quelques idées de couples sur lesquels je peux travailler.

Je suis ouverte à absolument toutes les suggestions, faites-vous plaisir, vraiment, et ça me fera plaisir également.

Je compte sur vous, mes p'tits Merthuriens d'amour, pour démarrer le projet avec moi (c'est tout nouveau, j'ai eu l'idée hier soir ^^) Et faire prêter le compteur ( puisqu'on doit arriver à 117 fictions, j'explique pourquoi sur mon profile) puisque vous êtes, sans vouloir vous brosser dans le sens du poile, vraiment mes lecteurs les plus fidèles sur tous les pairings sur lesquels j'écris, preuve étant que vous êtes les premiers à qui j'en parle.

Aller, faites marcher votre imagination, livrez moi vos rêves, et vous aurez une petite fic faite sur mesure rien que pour vous. ( vous pouvez m'en parler par review ou par MP si vous préférez)

Je vous fait d'énormes bisous mes p'tits loups d'amour, à très vite.