Chapitre 4 : explications plus que nécessaires et investigations.

_Bien entendu, il te faudra faire des heures supplémentaires et d'ici 2 ou 3 mois tu seras à peu près au même niveau que les autres, expliqua Dumbledore.

_Vous voulez que j'aille dans une sorte d'école de magie ? demanda Miranda.

_Oui Miranda, et tu iras acheter tes fournitures demain.

_Un chat noir, une baguette magique, un chaudron, un balai et un chapeau pointu ? demanda Miranda, un sourire moqueur aux lèvres.

_A peu de choses près, répondit le professeur.

_Cool ! S'exclama-t-elle, à présent ravie.

_Et tu ne seras pas seule, ton jeune ami, , prendra lui-aussi des cours. Pas dans la même classe en raison de son âge mais dans la même école, tout de même.

_Conrey ?cria Miranda plus que surprise, il est là ce déséquilibré ? C'est un sorcier ?

_Oui, il dort dans sa chambre, il est seulement 6h55 Miranda. Et en effet, c'est un sorcier. Ne crois surtout pas à une coïncidence si vous avaient été dans la même équipe pour la chasse au trésor. Vois-tu est un de mes vieux amis, je suis allé le voir pour lui demander son aide et il a accepté de bonne grâce. Mais Kilian s'est réveillé il y a plus d'un mois et demi, il a déjà acheté ses fournitures et pris quelques cours.

_ J'ai été dans le coma !dit-elle légèrement hystérique. Pourquoi ? Combien de temps ?

_ Tu as fait une réaction aux framboises que nous avions ensorcelées et tu as dormi un peu moins de 2 mois. Mais ne t'inquiètes surtout pas, il n'y a pas de danger. D'ailleurs nous sommes en Angleterre. Il vaut mieux que tu le saches et tu commenceras ton année scolaire dans 4 jours. Raconta Dumbledore mais il continua, tu peux retourner dans ta chambre si tu as besoin de solitude.

_euh oui, dit-elle doucement en faisant semblant d'être triste et désemparée puis partie en trainant des pieds et en voutant le dos.

Dès qu'elle fut sortie de la salle et fermé la porte derrière elle, son visage changea du tout au tout, prenant un air déterminé elle se mit en tête de fouiller la maison entièrement, le plus discrètement possible. Montant les escaliers et parcourant les couloirs, elle se mit à résumer sa situation à la frontière du critique : « je me suis disputée avec une œuvre d'art, j'ai failli me faire étriper par un loup-garou, j'ai frôlé un sort qui m'a empêchée de m'enfuir, un vieux fou m'a dit que j'étais une sorcière, et je vais devoir aller dans une école de sorcellerie. Mais à part ces petits détails, tout va très bien dans le meilleur des mondes »

Elle tourna la tête, et ce qu'elle vit la fit faire un bond d'une hauteur extravagante et crier à sans décrocher la mâchoire. Sur le mur d'à côté, un miroir était accroché. Elle prit un certain temps avant de s'apercevoir que la fille du reflet n'était autre qu'elle-même. Calmée mais bien plus horrifiée par cette révélation elle s'approcha du miroir et se regarda d'un œil critique. Ses cheveux n'avaient pas changé de couleur mais ils étaient bien plus longs, ils lui arrivaient désormais aux hanches et ils étaient atrocement ébouriffée ; eux qui autrefois étaient impeccablement lisses. Sous ses yeux d'énormes cernes étaient dessinées : « étrange comme un sommeil de 2 mois peux vous fatiguer, pensa-t-elle narquoise ». Sa peau bronzée était blanche presque grise, du au fait d'être restée 2 mois sans sortir : « passer de Marseille à l'Angleterre, le pays où on à d'avantage besoin de parapluie que de lunettes de soleil, est encore une chose qui ne va pas me réussir, je le sens ! pensa-t-elle aigrement ».

Elle choisi néanmoins de s'arracher à ce spectacle lugubre et de continuer ses investigations dans cette maison qui selon elle mériterait qu'on la qualifie de château vu sa taille impressionnante. Elle aperçut une porte qui attira son attention après environ une demi-heure à déambuler dans la demeure. On aurait dis que la porte aurait été coulé dans de l'or pure. Miranda l'ouvrit et entra, stupéfaite, dans une gigantesque bibliothèque. Elle avança d'un pas conquérant au milieu des dizaines et des dizaines de rayons pleins de livres, si ce n'est plus, qui lui apprendront certainement beaucoup de choses sur le monde où elle était censée vivre. Au moment où elle allait s'emparer d'un livre rouge sang, un homme surgit près d'elle. Il paraissait avoir une quarantaine d'année. Ses cheveux détachés lui arrivaient aux épaules et étaient brun clair. Il dit le visage grave :

_Ces livres ne sont pas sains à lire. Ils concernent la magie noire.

Miranda reconnu facilement la voix de l'homme qui avait parlé au loup-garou avant que celui-ci ouvre la porte. Mais la jeune fille resta perplexe face aux paroles de l'homme, qui reprit plus gaiement :

_Je m'appelle Sirius Black et ce manoir est le mien, finit-il en montrant d'un geste ample les lieux.

_ Et vous arrivez à ne pas vous perdre dans les couloirs ? demanda-t-elle faussement admirative.

_J'ai un plan dans ma poche, blagua-t-il.

_Pourriez-vous m'en passer une copie ? Continua-t-elle sur le même ton, souriante.

Sirius s'esclaffa franchement et reprit doucement :

_Aller viens, je te ramène à ta chambre, petite, avant que tu ne fasses des bêtises. Et il partit en direction de la porte

Miranda le suivi en soupirant. Sur le chemin, ils n'échangèrent aucunes paroles. Puis 5 minutes passèrent avant que, persuadée d'avoir entendu des pas, Miranda ne se retourne et vit un petit lutin habillé de lambeaux. Miranda cria pour la énième fois de la journée. Black se retourna précipitamment et quand il saisi la cause du cri de la jeune brune, il s'adressa au lutin d'une voix froide :

_Fous-moi le camp, kreatur, avant que je ne te jette un sort.

_Bien maître ! Siffla la bestiole en jetant un regard de dégout vers Miranda qui, elle ne cessait de le fixer.

Le lutin s'en alla en marmonnant on ne sait quelles insultes destinées aux 2 sorciers. Sirius reprit sa marche toujours silencieux mais Miranda, loin d'être satisfaite, se risqua à briser le silence, ne pouvant supporter le fait de rester dans l'ignorance :

_ ? Appela-t-elle

_Je préfèrerai que tu m'appelles Sirius, l'informa-t-il en restant stoïque.

_Sirius ? Rappela-t-elle

Cette fois-ci, Sirius se mit à rire et dit :

_C'était un elfe de maison, certains sorciers en ont. Les elfes sont comme des esclaves pour beaucoup d'entre nous. Celui-ci appartenait à mes parents maintenant qu'ils sont morts, je suis devenu son maître et il se doit de m'obéir même s'il n'en a aucune envie.

_A quoi cela sert-il d'avoir un esclave si l'ont peux tout faire d'un coup de baguette magique ?demanda alors Miranda ne comprenant visiblement rien à la logique des habitants de ce monde.

_Sûrement d'éviter d'avoir à faire ce « coup de baguette magique », dit-il en riant de plus belle.

_Bande de fainéants !marmonna-t-elle, de mauvaise humeur.

De retour dans sa chambre, Miranda se rendit sur le balcon, par une porte fenêtre à laquelle elle n'avait pas fait attention plus tôt dans le matin. De là, elle admira le paysage. Le ciel était moins bleu qu'à Marseille, mais elle devait bien avouer que la région n'en était pas moins belle ; pratiquement tout était d'un beau vert, couleur préférée de Miranda avec le noir. Ce spectacle la mit de bonne humeur et elle soupira d'extase face à la sensation fabuleuse que lui procurait le contact du vent tiède qui lui caressait le visage. Elle regarda sa montre…9h07. Apercevant une chaise longue elle s'y allongea. 10 min n'était pas passées qu'elle s'était déjà assoupie, s'évadant dans le pays des rêves.