Chapitre deux : crêpage de chignon
Lorsque le mince faisceau lumineux formé par la fente entre les deux volet atteint le visage de Végéta, ce dernier se réveilla rapidement. Parcourant la pièce du regard, il se demanda d'abord, pourquoi il dormait si tard, ensuite ce qu'il faisait dans une chambre d'ami.
Ce n'est qu'en se redressant, et par conséquent en sentant une mèche de cheveux glisser devant ses yeux qu'il se rappela des événements de veille.
« Ce n'était donc pas un cauchemar »
Il se prit le visage dans les mains, un instant paniqué à l'idée de finir sa vie dans se corps. Mais l'instant se prolongea si bien que lorsque Bulma entra, des vêtements en main, il sursauta et lui lança un regard mauvais.
-Qu'est-ce que tu fais là ?
La volonté était là, mais pourtant, le Prince ne parvenait pas à être aussi méchant qu'avant. Sa voix avait une note sucré nouvelle qu'il ne parvenait pas encore à moduler.
Sa femme, enfin, l'était-elle encore dans ses conditions ?, sursauta à son tour, eut un mouvement de recule avant de grogner et d'approcher pour poser sur le lit les vêtements qu'elle tenait.
-T'a fais assez de nudisme pour toute tes vies réunis. Enfile ça, ensuite, quand Goku reviendra et suivant ce qu'il dit, on ira peut-être au centre commercial.
-Pourquoi ?
-Goku m'a dit que c'était irréversible. Selon toi. Il est allez…
-C'est… voulu coupé Végéta mais Bulma ce contenta de parler plus fort pour couvrir sa voix.
-VOIR DENDE POUR CONFIRMER. Si c'est vraiment le cas, toi et moi ne faisons pas la même taille. Je t'attend en bas.
Et sans attendre de réponse de son… mari ?, elle tourna les talons et quitta la chambre.
Bulma avait toujours eut le sang chaud, c'est pour cela qu'il l'avait choisi, mais Végéta avait le sentiment que ce n'était plus de la simple colère que ressentait la plus si jeune femme que ça, mais de la rage. De la rage contre lui. Comme si elle lui en voulait de quelque chose. Oui, bon, être changé en femme était peut-être une bonne raison pour en vouloir à son époux mais bon… Qui pouvait-il ?
Végéta soupira, prit les vêtements qu'elle lui avait amené, et s'en alla dans la salle de bain. Une douche lui ferait sans doute du bien. Quand il en sorti, se fut calme et détendu. S'il y avait bien une chose qu'il appréciait, s'était de sentir l'eau brûlante s'écouler sur son corps, décontractant chacun de ses muscles. Il en avait même oublier sa transformation, malheureusement, le miroir recouvert de buée se chargea de la lui rappeler.
Avec un grognement, il s'essuya et jeta un cou d'œil au tas de vêtement qu'il avait négligemment posé sur le bord de la baignoire. Du bout des doigts, comme si elle allait explosé d'une minute à l'autre, il se saisit de la culotte en dentelle blanche.
-Elle crois tout de même pas que je vais porter ça ?
Il le reposa et, avec tout autant de précaution, se saisi du soutien-gorge assorti, alors que dans sa tête, une image de sa première fois avec Bulma lui revenait : le sous-vêtement l'avait tellement énervé, parce qu'il n'arrivait pas à l'ouvrit, qu'il avait finit par le réduire à l'état de particule invisible. Il en avait gardé une rancune amer envers le pauvre vêtement. Et maintenant, elle pensait qu'il arriverai… non, non, qu'il accepterait d'en porter un ?
Végéta le jeta à l'autre bout de la pièce puis reposa son regard sur la culotte en dentelle qui le défiais, avec son double nœud bleu et gris.
Une culotte qui le défis… Il venait définitivement de griller un fusible. Prenant son courage à deux mains, il s'habilla, mais rapidement, il constata que la dentelle n'avait rien de confortable si on n'y était pas habitué.
-Je déteste ce corps.
Bulma avait intelligemment choisi comme vêtement un simple survêtement gris sans motif particulier, dans lequel elle n'entrait plus. Mais pour lui, il était bien trop large, et même en serrant la corde du pantalon à fond, ce dernier glissa de sa taille à ses hanches. Enfin, qu'il soit trop grand offrait un avantage : sa queue de singe n'était pas étouffé et pouvait se glisser facilement dans l'une des jambes du jogging.
Une fois près, se sentant totalement ridicule, Végéta pris la direction de la cuisine. Dans l'un des couloirs, alors qu'il était encore dans l'aile des chambres, il croisa Trunk. Son fils et lui se fixèrent, droit dans les yeux un instant, comme surprit de se croiser là, puis soudain, le demi-Saïyen tourna les talons et s'enfuit en courant.
-Trunk ! l'appela inutilement le Prince en faisant quelque pas pour lui courir après.
-HAAA !!! Mais qu'est-ce que tu a fais à tes cheveux !?!
Végéta sursauta puis se tourna vers Chichi, le regard noir. Qu'est-ce qu'elle faisait ici, celle-là ? Mais avant qu'il ne puisse dire quoi que ce soit, il se retrouva assis devant la coiffeuse qui ornait la chambre qu'utilisait généralement Monsieur et Madame Son lorsqu'il venait au manoir.
-Ho, là, là…. Quel chevelure… soupira Chichi en y passa les mains.
-Hey !
Il voulu se lever et partir, mais Madame Son était le genre de femme à qui on ne désobéissait pas : d'un regard, elle le fit tenir tranquille, avant d'aller se saisir d'une brosse.
-Tu peux pas sortir de la salle de bain sans rien avoir fait avec !
-Aïe ! ne peut retenir Végéta, alors qu'elle se heurtait à un nœud.
-Ha ! Tu vois ? Une chevelure pareille, faut l'entretenir !!
-Même pas en rêve, grogna-t-il.
Chichi soupira. Ce n'était pas gagné. Elle en avait discuté avec son époux, et selon lui, Végéta était coincé. Il n'avait donc pas le choix. Alors si Chichi pouvait faire quoi que se soit, elle le ferait. Pour son amie Bulma, pour son filleul… mais pas pour le Prince. Il ne fallait pas exagérer.
-J'avais les cheveux comme toi, autrefois.
-M'en fiche.
Bulma…
Chichi avait beaucoup discuté avec elle, hier soir. Pour entendre la même chanson en répétition : les Dragon Ball arrangeront tout. Elle ne comptait que là-dessus. L'idée qu'il n'y ait pas de solution ne lui avait pas effleuré pas l'esprit.
-C'est assez compliqué à coiffé, continua Chichi comme si Végéta n'était pas intervenu.
-Et après ?
Alors, lorsque Goku était revenu, tenant Végéta inconscient, qu'il leurs avait expliquer qu'il n'y avait sans doute pas de solution, que s'était une punition pour les actes passé du Prince… Bulma s'était évanouis. Puis, à son réveil, avait pleuré, avant d'aller s'enfermer dans sa chambre.
-Il sont trop lisse pour que tu face un chignon simple, ou même une queue de cheval, mais tu ne peut pas les laisser libre, ils vont t'ennuyer.
-Ho, vraiment ?
Ce qui inquiétait vraiment Chichi, s'était que Bulma n'était pas le genre de femme à pleurer longtemps. Bien au contraire, elle était du genre à aller de l'avant. La question à laquelle Chichi ne trouvait pas de réponse, s'était : avancerait-elle avec Végéta ou contre lui ?
-Je vais te montrer comment les coiffer pour avoir l'air classe et pour que ça tienne toute la journée.
-Je ne veux pas de leçon de coiffure.
Il faudrait qu'elle observe le comportement de son amie en présence du Prince. Cela seul lui donnerait une réponse. Bon, de toute façon, Bulma lui avait demander de venir avec elle au centre commercial, si elles devait y aller. Comme si elle craignait d'être seul avec Végéta.
-Bien, d'abord, tu divise tes cheveux en deux…
-Super.
Est-ce que s'était vraiment le cas ? Bon s'est vrai, la situation n'était pas banal, mais y avait-il eut quoi que se soit de banal dans ces deux familles, ces vingt dernière années ? Bon, alors Bulma ne devrait-elle pas être moins choquer ? A moins que se soit parce que sa propre famille était touché. Oui, après tout, c'était toujours Goku qui était au centre, et les Son qui en pâtissait, mais là…
-AÎE ! !
Le cri de Végéta la fit revenir sur Terre. Chichi s'excusa et reporta son attention sur sa tâche. Au bout de dix minutes, elle acheva le chignon de Végéta, réplique quasi exacte de celui qui ornait sa propre tête. La seul différence résidait dans quelques mèches à l'avant qu'elle n'avait put prendre, du fait des mouvement du prince, et qui tombait sur ses yeux.
-Tu vois, si tu t'était laisser faire, tu serai tranquille ! râla la plus si jeune femme, en essayant de les écarter.
Elle n'eut pour réponse qu'un grognement. Il lui semblait que Végéta était obnubilé par son propre reflet. Se retournant, elle regarda à son tour dans la glace la jeune fille :
-On ne te donne même pas vingt ans, murmura-t-elle.
Et pour cause : le visage aux pommettes saillantes était illuminé par la douceur de l'enfance, et ceux malgré le dur regard noir, qui lui contrastait avec les fines lèvres claires.
Cet instant de contemplation fut troublé par quelque cou à la porte ; sans attendre de réponse, Bulma entra, suivit de Goku.
-Chichi tu n'aurai pas vu… t'es là ? Ca fait des heures que je te cherche !
Avec un grognement, Végéta se retourna vers sa compagne. Les deux nouveaux venus eurent un instant le souffle coupé en le voyant habillé, et surtout coiffé.
-Heu… on va au centre commercial. Se reprit Bulma avec rogne.
-Woua, c'est toi qui l'a coiffé, chéri ? demanda Goku.
-Evidement ! Tu le vois se faire un chignon tout seul ? Alors ?
-Tes anciennes victimes ont fait appel à la décision d'Enma, expliqua la Présidente de la Corps en serrant les poings, et le Grand Jury, c'est ça ?demanda-t-elle en se tournant vers Goku.
-Oui.
-Le Grand Jury, qui est une instance supérieur et très rarement demandé, est allé dans leurs faveur.
-Il n'y a donc pas de solution ! conclu le, à présent, seul guerrier de la pièce.
-On dirait que ça te fait plaisir ! ragea Végéta en lui lançant un regard noir.
-Que… Quoi ? mais non !
Goku leva les mains, en signe de négation, son sourire franc sur les lèvres.
-Je… non ! C'est pas cool, ce qui t'arrive ! Je te jure que… Enfin…
Voyant son ami s'embourber dans des explications et des supplications sans sens aucun, Bulma ordonna à tout le monde de la suivre à l'extérieur ou elle fit exploser une capsule.
-Grimpe dans le jet. Dit-elle à Végéta. Goku, t'es ici chez toi, continua-t-elle en se tournant vers le guerrier qui avait suivit.
-Merci.
Végéta grogna en voyant sa femme minaudé devant cet imbécile de Carot. A quoi jouait son épouse ? Certes il n'était plus en moyen de la satisfaire, mais ce n'était pas une raison pour tomber dans les bras de cet incapable ! Aucune raison ne justifiait qu'elle le trompe.
Végéta inspira un grand cou. Voilà moins d'un jour qu'il était transformé, et il devenait déjà paranoïaque. Il pouvait faire confiance à Bulma. Il le devait. Ou il deviendrait fou.
A coté de lui, Chichi avait remarqué le regard noir que le Prince avait jeté aux deux amis et elle devinait ce qui trottait dans sa tête. Oui, il fallait vraiment qu'elle discute avec Bulma, ou sinon, l'un et l'autre ne pourrait plus se voir avant la fin du moi sans que ça ne se termine en bain de sang.
Enfin, Bulma grimpa dans le jet et se mit au volant.
-Tu ne te fais pas remarqué, Végéta, d'accord ? Papa s'occupe de tes papier d'identité mais en attendant, tu n'existe pas aux yeux de la loi…. Alors attention.
Il grogna, n'aillant plus écouté à partir du « tu n'existe pas ». Si seulement c'était vrai.
A suivre…
