Désolé pour le retard de publication de ce chapitre, mais de 1/ j'étais plus concentré sur mon autre fic et de 2/ comme les scènes d'actions m'ont donné énormément de fil à retordre, j'avais tout mis de coté, presque prête à abandonner. Mais comme la fin est écrite, je me suis lancé le défi de la terminer avant la fin de l'année ^^
Ils retournèrent au vaisseau. Rizel passa un savon à sa sœur pour son imprudence et avant que Ben en fasse également les frais, il alla s'isola dans sa cabine, retournant le fil de la journée dans sa tête.
-Quand cesseras-tu d'être inconsciente ? soupira Rizel.
-Ben était là, Riz'. Il ne pouvait rien m'arriver.
-Ben ? C'est qui Ben ?
-Le jedi, sourit-elle.
-Ho ! Il a déjà un surnom ? Fais attention de ne pas devenir trop intime avec notre ami, petite sœur.
-Aucun risque. Tu sais ce que je pense des jedi.
Rizel ne lui répondit pas mais sentait que les sentiments de sa sœur pour le jedi commençait à se modifier. En tout cas, son regard sur lui avait changé. Elle ne le voyait plus comme un jedi impudent et arrogant. Cela l'amusait autant que cela l'effrayait. Atsu n'allait pas sortir indemne de cette histoire. Tout comme le jedi. Au regard de l'expression qu'avait arboré le jedi à son retour, cela avait déjà commencé.
Allongé sur sa couchette, Obi-Wan ne trouvait pas le sommeil. Trop de pensées et de souvenirs se bousculaient dans sa tête. Au contact de ses deux amis, Obi-Wan commençait à se rendre compte de ce que pourrait être sa vie s'il n'avait pas été jedi. Il aurait connu ses parents, ses frères et sœurs s'il en avait, des gens qu'il aurait été heureux de retrouver le soir en rentrant chez lui, parce qu'il aurait eu un chez lui. Le temple n'était pas inconfortable, mais c'était un endroit plutôt impersonnel, surtout les chambres et dortoirs. Les jedi devait bannir la possession, ainsi les objets personnels de chaque jedi se comptaient sur les doigts de la main. Pas d'attachement, pas de possession… une vie de machine. Quoiqu'on pouvait s'attacher à un droide. Comment se sentait-on quand on recevait de la tendresse ? Il n'avait jamais été aimé. Il ne le savait pas.
Obi-Wan repensa à ses deux rencontres de la journée, bonne comme mauvaise. Elles avaient toutes deux ébranlé ses convictions. C'était si difficile de douter et de ne plus avoir foi en soi-même. C'était comme s'il apprenait que tout ce en quoi il croyait n'était que mensonge, que sa vie entière n'était que mensonge. Et aujourd'hui, il avait failli tuer un homme. Si Atsu n'avait pas été là, qu'aurait-il fait ? Aurait-il laissé le chasseur de prime s'écraser sur le sol pour venger Lémi ? Il se souvenait s'être senti si fort, si puissant. Cela avait été grisant, mais aussi enivrant au point de ne plus pouvoir se contrôler. Alors, il comprit qu'il s'était approché du coté obscur de la Force. Comment avait-il pu laisser l'ombre prendre possession de son esprit même si cela n'avait duré que quelques minutes ? L'obscurité… La chose dont il avait le plus peur.
Qui-Gon…maître.. Aidez-moi !
Il entendit frapper à sa porte. Il espérait que cela ne soit pas Atsu. A ses cotés, il commençait à perdre tous ses moyens. Il vivait assez d'épreuves comme cela. C 'était Rizel.
-J'ai des nouvelles pour vous.
Obi-Wan le suivit jusqu'à la salle centrale du vaisseau où ils prenaient leurs repas et leurs décisions.
-Pendant que vous crapahutiez dans la ville, j'ai eu des informations d'un de mes contacts.
-Fiable ? demanda sa sœur.
-Si tu avais été là, j'aurais eu le temps de le vérifier.
Elle soupira mais ne répondit pas. Obi-Wan fut en partie amusé de sa réaction. Il leur enviait leur relation de symbiose. C'était le même qu'il avait partagé avec Qui-Gon Jinn.
-J'ai les coordonnées du lieu possible de production des armes de votre disquette.
L'attention d'Obi-Wan fut captée.
-Pas d'inquiétude, je n'en ai pas parlé, ajouta Rizel en devançant le jedi. C'est une zone industrielle éloignée de la ville. Je pense qu'on pourrait aller y jeter un coup d'œil.
-Vous voulez vraiment y aller ? Vous n'avez pas à faire cela pour moi.
-Te méprends pas jedi. Je ne le fais pas pour toi, mais pour nous, avoua Rizel en le tutoyant soudain.
Obi-Wan tourna la tête. Il avait l'impression que Rizel le considérait comme gênant.
-Nous ne pourrons pas te garder éternellement avec nous, même si je t'apprécie.
-Cela pourrait tout de même être dangereux. Laissez-moi y aller seul.
-Nous irons que tu le veuilles ou non. Si l'existence de ces armes s'avérait réelle, il n'y a pas que toi qui serais menacé.
Tout cela ne lui disait rien qui vaille, mais il était hors de question qu'il les laisse seuls. Ils arrivèrent sur les lieux de nuit et Rizel se posa prudemment à distance. Évitant les quelques gardes, ils trouvèrent assez facilement les hangars dont avait entendu parler Rizel par son contact, Il y avait des caisses partout. Obi-Wan s'approcha et ouvrit l'une d'elle. Des armes. Partout où leurs regards se posaient. La production était intensive. Pour une planète qui n'était en guerre contre personne, c'était plus que douteux.
-Il y a de quoi équiper une armée entière, reconnut Obi-Wan.
-Votre ami avait bien mis la main sur quelque chose, Ben. Sa mort ne sera pas inutile, j'en suis sûre, compatit Atsu.
Ben lui fit un petit sourire triste.
-J'ai quand même l'impression que le mystère reste entier.
-Pas tant que cela, jedi. Ces armes ne vont servir qu'à une chose : prendre le pouvoir et le contrôle de Liman. Si nous pouvions savoir qui en est le commanditaire…
Obi-Wan espérait seulement que son calvaire prenne fin et qu'il puisse retrouver la quiétude du temple. Mais il comprenait que ce n'était pas encore le cas. S'il s'était trouvé au mauvais endroit au mauvais moment, il restait le problème de la tentative d'assassinat sur le sénateur-dirigeant. Il ne se trouvait pas à l'endroit précis dudit acte et ne savait même pas qui était le sénateur. Obi-Wan détestait être un bouc-émissaire, d'autant plus si c'était politique. Soudain, la Force s'intensifia en lui. Il ressentait… une présence, lointaine mais dangereuse. Il écouta son instinct et laissa la Force le guider. La dernière fois qu'il avait eu un pressentiment de la sorte, Qui-Gon était mort. Il se retourna soudain en comprenant qu'ils étaient pris pour cible et poussa Atsukan au sol. Pourquoi Atsu et pas Rizel ou lui-même ? Il ne le comprenait pas, mais c'était comme il savait qu'elle était la première en danger.
Elle se releva avec son frère, touchant sa joue qui lui brûlait et du sang apparut sur sa main.
-Mince, j'ai eu chaud.
-On dégage de là ! ordonna Rizel alors que les tirs commençaient à se faire plus nombreux.
-Bonne idée ! admit Ben, ressentant de plus en plus de présences différentes et belliqueuses autour d'eux. Il n'arrivait plus à les identifier. Ils s'étaient fait bêtement repérer.
Ben savait qu'ils ne pourraient pas lutter. Ils commençaient à manquer de souffle à force de courir lorsqu'ils atteignirent enfin le vaisseau. Rizel prit les commandes et donna ses ordres.
-Met le brouilleur à plein régime Atsu ! Ben éteint tous les systèmes lumineux ! Il ne faut pas qu'il nous repère si on veut avoir une chance de s'enfuir !
Le vaisseau reçut quelques rafales de tirs vite absorbé par le bouclier. Heureusement que Rizel l'avait bien équipé.
Une fois l'Intrépide posée, Rizel soupira de soulagement. Après s'être levé du poste de pilotage, il posa une main sur l'épaule de Ben.
-Merci, mon ami.
-Je n'ai rien fait qui mérite votre remerciement.
-Si tu n'avais pas été là, Ben, Atsu serait morte.
Il descendit du vaisseau laissant Obi-Wan désorienté. Sa présence avait sauvé Atsu, c'est vrai, mais les événements avait éveillé quelque chose en lui, quelque chose qu'il n'avait jamais ressenti jusqu'ici. Il avait eu peur pour elle. Comme cela n'était jamais arrivé pour personne.
-Tu as l'air songeur, Ben, dit la jeune femme en s'asseyant à coté de lui.
Il s'était fallu de si peu pour qu'elle ne meure. S'il n'avait pas écouté la Force… Il approcha doucement sa main de la petite coupure sur la joue d'Atsukan. Ce simple geste, qu'il avait fait inconsciemment le bouleversa. Il eut soudain l'impression d'étouffer et regretta de l'avoir touchée.
-Je… je dois prendre l'air.
Oui, il avait trop chaud. Trop de contradictions. Trop de questions. Trop de tout. Mais il y avait aussi ce manque. C'était indéfinissable. Depuis que son maître avait été tué, cela devenait de plus en plus présent. Il espérait qu'en prenant Anakin sous son aile, cela s'estomperait.
-Qu'est-ce qu'il y a Obi-Wan ?
Il ne souhaitait pas lui parler. Il voulait juste… il ne savait pas ce qu'il voulait.
-Les tiens te manquent, crut-elle comprendre.
-Ce n'est pas cela. Du moins… puis-je être seul ?
Il ne voulait pas la vexer, mais il fallait vraiment qu'il s'isole. Qu'il respire, médite et retrouve son calme, car il sentait que la peur qu'il ressentait était le premier pas vers le coté obscur. Il l'avait déjà approché et il ne voulait pas le revivre.
-D'accord. Je suis là si tu as besoin, Ben.
Elle avait parlé si doucement que cela l'ébranla autant que le contact de la main d'Atsu sur son bras quand elle se releva. Il la regarda entrer dans le vaisseau se demandant ce qu'il lui arrivait. Quoi qu'il le comprenait mais espérait que cela ne soit pas cela.
Il ne resta pas longtemps seul car Rizel revint vers lui, suivit d'Atsu qui resta en retrait.
-On change nos plans, jedi. Du moins, Atsu et moi.
-Que voulez-vous dire ?
-On va essayer de contacter le sénateur-dirigeant en personne. Il sera obligé de nous écouter. Je t'ai trouvé un endroit où loger.
- Donc vous ne voulez pas que je vienne avec vous ?
-La question ne se pose même pas, jedi. Je ne veux pas t'obliger à prendre une décision. Tu dois rester en dehors de ça, puisque tu ne peux pas avoir de directive de tes supérieurs.
-C'est à moi de décider, il me semble.
Rizel soupira et fixa le sol quelques secondes.
-Alors décide-toi vite, Ben, parce nous partons dans dix minutes.
Il retourna dans le vaisseau. Obi-Wan était frustré de n'avoir même pas été consulté.
-Pourquoi tant de hâte ? Qu'est-ce qu'il lui prend ?
-Rizel et moi avons été élevé dans un esprit de tolérance et de justice. Mais avec le temps, tout cela a volé en éclat. Rizel… cela le touche beaucoup. Il a toujours recherché une cause noble à défendre.
-Cela lui tient à cœur plus que de raison.
-Nos parents sont morts dans un attentat perpétré par les Libérateurs, expliqua-t-elle. Nous les haïssons au plus haut point. Ils utilisent des méthodes violentes et l'intimidation. Nous ne les laisserons pas prendre le pouvoir de Liman.
-Vous avez vu leur force de combat ? Vous allez vous faire massacrer !
-Ne me dis pas ce que je dois faire jedi, surtout quand tu es toi-même dans le doute.
Il ne lui répondit pas, stupéfait qu'elle ait pu ainsi lire son cœur. Il doutait… C'était le mot. Douter, c'était inhumain. Parce que cela allait toujours de paire avec les regrets. Et regretter le passé, c'était craindre l'avenir et ne plus profiter du présent. Il ne voulait plus penser en jedi, mais en homme désireux de prendre son destin en main. Et il décida de suivre ses amis.
-Que cela soit mon combat ou non, je vous suis.
Atsukan resta interdite quelques instants.
-Tu n'es pas un jedi comme les autres, Ben.
-Est-ce un compliment ?
-Venant de moi ? sourit-elle.
Obi-Wan repassa en détail le plan de Rizel. C'était dangereux, bancal et sûrement sans aucune chance réussite. Approcher le sénateur-dirigeant devait déjà être difficile alors tenter de lui parler…
-Ben, je te charge de surveiller nos arrières. Je sais ce que tu penses. Que c'est pure folie. Mais on ne peut avoir confiance en personne.
-Et le sénateur Dorek, peut-on lui faire confiance ?
-Si lui ne nous écoute pas, alors il n'y a aucun espoir.
-Ranck sera sûrement présent. S'il est impliqué, on le saura tout de suite.
Atsu tourna son regard vers Ben.
-Fais attention à toi Obi-Wan. Tu es recherché pour tentative de meurtre. Si tu es pris, on ne pourra rien pour toi.
S'inquiétait-elle pour lui ?
-A l'heure actuelle, à moins que vous ne puissiez me ramener sur Coruscant, je n'ai pas d'autre choix.
-Je te rappelle qu'on n'a plus d'hyperespace. Et que la route vers la capitale est surveillée.
Il savait tout cela. C'est pour cela qu'il avait été obligé de se cacher derrière eux. De dépendre d'eux. Cela faisait déjà trop longtemps. Il voulait retrouver sa liberté, les jedi et Anakin qui devait le penser mort désormais.
Qui-Gon… j'ai l'impression qu'un étau se resserre sur moi… Aidez-moi…
Il accepta de continuer à porter les vêtements de Rizel, mais refusa de laisser son sabre-laser.
Un jedi sans son sabre ? Yoda en ferait des cauchemars. C'était son seul bien, le seul objet qu'il était autorisé à posséder. Son dernier lien avec son maître disparu.
-Vous serez tout de suite repéré avec ça.
-Je veux bien le cacher, mais je ne l'abandonnerais pas.
-Laisse le lui, Riz'. De toute façon, on sera vite repéré quoi qu'on porte. Je te rappelle que le palais consulaire est le plus surveillé de la ville.
-C'est pour cela qu'il faudra faire vite. Et gardez une marge de manœuvre en cas de repli.
Obi-Wan se doutait qu'un repli allait être difficile. Mais ils pouvaient peut être bénéficier de l'effet de surprise. Il n'avait pas le choix. Il fallait que cela marche.
Quelque chose se passait mal. Et ce n'était pas de leur fait. Une fois l'Intrépide arrimé au balcon de la plate-forme consulaire, il avait mis le brouilleur en fonctionnement. Mais en descendant du vaisseau, ils découvrirent les cadavres de gardes. Quelqu'un d'autre était déjà passé. Si leur entrée en fut grandement facilitée, cela n'annonçait rien de bon. Il était peut être trop tard pour prévenir le dirigeant. Apres avoir assommé les deux gardes, ils entrèrent dans le bureau privé du sénateur, le prenant par surprise. Il ne semblait pas être au courant de la situation dans son palais. Rizel baissa son arme et lui demanda une audience.
-Je suis prêt à vous écouter. Apres tout je n'ai pas vraiment le choix.
-Cela n'est pas suffisant, déclara le capitaine de l'Intrépide.
-Que voulez-vous de plus ?
-Nous croire.
-En me menaçant ?
-Ce n'est pas de nous que viendra le danger, sénateur, dit Ben en regardant en arrière.
-N'est-ce pas vous qui avez tenté de me tuer ? J'ai vu votre portrait sur l'holonet.
-Non, j'étais à Rima en train d'essayer de survivre à l'heure dite.
-Rima ? N'est-ce pas là que l'on a retrouvé le corps de Lémi ?
-Vous le connaissiez ?
-C'était mon ami.
-Alors vous pouvez me comprendre, puisqu'il était également le mien.
Le jedi n'eut pas le temps de poser plus de questions. Il n'eut même pas le temps de parler plus. En voyant les soldats arriver, Ben tira son sabre laser, ferma la porte et la condamna en tirant sur le boîtier de contrôle. Cela ne les tiendrait pas longtemps.
-Quelqu'un essaie de vous tuer sénateur ! cria-t-il. Et il y a mis les moyens ! Vous devez fuir !
-Fuir ? De mon propre palais ?
Ce qu'il se rappelait, c'était le cri d'Atsukan appelant son frère quand ils le virent s'interposer pour les sauver, avant d'être encerclés. Aussitôt, Ben avait abandonné son sabre-laser et accourut au chevet de son ami.
-Ben…veille bien… sur elle…
Rizel rendit son dernier souffle et laissa Obi-Wan démuni. La lutte était vaine. Il se laissa arrêter jetant un regard sur Atsu qui essayait de se dégager des gardes, son regard fixé sur le corps de son frère. Comprenait-elle vraiment ce qu'il venait de se passer ? Il dévisagea le sénateur qui semblait se poser beaucoup de questions.
-Sénateur Dorek ! Que les dieux soient loués ! Je suis arrivé aussi vite que j'ai pu !
-Ranck ! Je veux des explications !
Ranck ? Celui de la disquette de Lémi ? Obi-Wan le sentait stressé.
-Ne l'écoutez pas sénateur ! implora-t-il.
Un coup de crosse le fit taire.
-Emmenez-le avec la fille ! ordonna-t-il.
A demi assommé, Obi-Wan ne put qu'assumer son échec. Il venait de perdre un autre ami. Il n'avait rien vu venir. Quel piètre jedi il faisait. Cette fois, il allait mourir. Et son cœur se comprima en pensant que cela serait aussi le destin d'Atsu.
-Ces personnes ont tenté de vous assassiner mais je vais m'occuper d'eux. Ne vous inquiétez pas !
-M'inquiéter ? On m'a menacé dans mon propre palais ! Je croyais que votre garde avait été renforcé !
Obi-Wan n'entendit pas la suite mais sentait que le sénateur doutait. Il se rappela soudain qu'il avait toujours la disquette sur lui. Bon sang ! Pourquoi n'avait-il pas écouté Rizel et s'en être débarrassé ? Si Ranck tombait dessus… En essayant de fouiller sa poche, il se rendit compte qu'il ne l'avait plus.
Dorek avait reçu tellement d'informations contradictoires qu'il ne savait plus qui croire.
Alors que Ranck regardait deux gardes emmener le corps de l'homme qui lui avait sauvé la vie – de cela il en était sûr – il en profita pour ramasser l'objet sur lequel il avait posé son pied. Cela ressemblait à une disquette. Il l'avait vu tomber de la poche du jedi quand il avait été arrêté. Allait-il y trouver les réponses à ses questions ?
Enfermés dans leur cellule, Atsukan et Obi-Wan réagissaient différemment au drame dont il avait été témoin.
-Ce n'est pas possible, Ben. Dis-moi que cela n'est pas arrivé.
-Si Atsu.
-Rizel est vraiment mort ? Pourquoi ne l'as-tu pas senti venir ?
-Comment aurais-je pu ? Les pouvoirs de la Force ont leur limite ! Tu as vu le nombre de gardes ?
-On a échoué. Et Rizel est mort pour rien. Je… Je n'ai même pas pu lui dire adieu.
-Je peux comprendre.
-Non tu ne peux pas ! s'emporta-t-elle. Tu n'as pas de famille !
-Le lien qui m'unissait à mon maître n'est pas différent de ce que tu éprouves pour ton frère !
Alors si je peux comprendre ! répondit-il sur le même ton.
Il tourna la tête, se calmant aussi rapidement qu'il s'était emporté.
-Lui non plus je n'ai pas pu le sauver.
Est-ce parce que leur chagrin respectif entra en concordance ou parce qu'ils s'étaient retenus depuis trop longtemps qu'ils lâchèrent soudain prise ? Elle se précipita dans ses bras pour y trouver du réconfort et il ne se fit pas prier pour refermer ses bras sur elle. Cela lui fit un bien fou.
-Pardonne-moi Ben. Qu'est-ce que je vais devenir maintenant ?
Quand elle retrouva un semblant de calme, Obi-Wan la regarda et il lut une nouvelle détermination dans ses yeux. Le côté Falca reprenait le dessus.
-Je veux finir ce que Rizel a commencé. Je ne peux croire qu'il soit mort pour rien. Mais je n'y arriverais pas seule.
-Je vais nous sortir de là, Atsu. Je te le promets.
