Merci à Titi, ALittleSeaStaralexcmoa et marina pour vos reviews !
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Jack reposa sa radio, hésitant.
Mike avait dit que quelqu'un était avec lui… Qui était-ce ?
Il fit un geste vers le transmetteur puis finalement soupira. A quoi bon… Qui que fut cette personne, jamais elle ne pourrait l'aider. Jamais… Jamais elle ne pourrait ôter le mal qui le rongeait depuis qu'elle était partie.
Jack se retourna vers le corps de Rodriguez et sursauta violemment en tombant nez à nez avec Daniel. Celui-ci le regardait avec incrédulité. Agacé, O'Neill s'avança et prit un malin plaisir à lui passer au travers.
-
Pourquoi avez-vous fait ça ? demanda l'ascensionné.
- Pourquoi j'ai fait quoi ? répliqua Jack en fermant les
yeux de l'homme qu'il venait de tuer d'une balle dans la tête.
Torturé ce type ? Pourquoi je l'ai tué ?
Sous le regard indisposé et pourtant nullement accusateur de son ami, O'Neill sentit la honte lui brûler le visage. Eh bien oui, il avait torturé cet homme. Ce n'était d'ailleurs pas la première fois qu'il le faisait. Et il le faisait bien, en plus. Il avait toujours été doué pour ça. Peut-être parce que lui-même avait été si souvent du côté du prisonnier qu'il savait exactement ce qui faisait mal.
- Non… répondit finalement Jackson, à sa grande surprise. Ca, je sais… Mais… Pourquoi faites-vous tout pour mourir ?
O'Neill se retourna pour lui faire face, le regard meurtrier.
- Vous n'avez toujours pas compris ?… Ils vous auraient enlevé quelques neurones pendant votre ascension ?
Daniel soupira.
- Je vous ai dit que ça s'arrangerait !
A ces mots, Jack ne put retenir un rire sans joie. Il regarda ensuite son ami comme s'il était devenu simple d'esprit.
- Elle – est – morte ! s'écria-t-il en détachant chaque mot pour l'aider à assimiler la chose. Comment voulez-vous que ça s'arrange ?!
Jackson leva les bras
d'impuissance.
Si seulement il pouvait lui dire. Si seulement…
- Je vous en prie, Jack. Ayez confiance en moi… Vous devez partir maintenant !
Mais O'Neill se détourna. Il venait d'entendre le bruit de plusieurs jeeps. Daniel, soudain paniqué, perdit patience.
-
Jack !!! Allez-vous-en !
- Lâchez-moi ! s'exclama
alors celui-ci, furieux, plongeant son regard glacial dans celui
terrorisé de Jackson. Foutez-moi le camp !… Je ne vous ai
rien demandé, Daniel !
Bientôt, des pas précipités retentirent à l'extérieur de la cabane, se rapprochant dangereusement d'eux. Jackson observa le visage résolu de son ami. Il ne le ferait jamais flancher. Il acquiesça alors.
- Je reviendrai vous voir plus tard… murmura-t-il avant de disparaître.
A cet instant, la porte d'entrée
s'ouvrit avec fracas et plusieurs hommes pénétrèrent
dans la pièce, armés jusqu'aux dents. Ils
embrassèrent la scène du regard puis l'un d'eux
s'élança en rugissant vers Jack.
La dernière
chose dont il se souvint fut une violente douleur au visage.
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Sam avait expliqué la situation à Hammond et celui-ci accéda aussitôt à sa demande. A peine avait-elle raccroché que Rands lui demanda ce qu'elle comptait faire.
- Aller le chercher, évidemment.
Elle s'apprêtait à retourner dans sa chambre afin de réfléchir à un moyen de le sortir de là lorsque Mike lui agrippa le bras.
- C'est trop dangereux et vous n'avez pas les autorisations nécessaires pour intervenir.
Sam redressa la tête et planta son regard déterminé dans les yeux.
- Et vous ? Que comptez-vous faire pour l'aider, Colonel ?
Rands baissa aussitôt la tête.
- Vous savez parfaitement que
dans les forces spéciales il n'y a pas de missions de
secours. Nous ne sommes même pas censés exister…
-
Eh bien chez nous c'est différent ! On n'abandonne jamais
les nôtres.
Et sans un mot, elle se libéra et entra dans sa chambre en claquant la porte.
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Jack ouvrit les yeux avec difficulté. Son crâne lui faisait un mal de chien.
La salle était relativement petite sans une seule fenêtre. Les mains attachées dans le dos, il était assis sur une chaise, au milieu de la pièce. Une petite table se trouvait non loin. Certainement l'endroit qui allait servir à entreposer les outils de torture.
Il avait bêtement espéré qu'ils le tueraient rapidement mais… Non, en fait. Il savait parfaitement qu'ils ne le tueraient pas tout de suite. Pas avant de l'avoir interrogé. Même Daniel l'avait deviné.
Mais il ne craignait pas la douleur, il avait déjà plus mal qu'un homme n'était censé le supporter et ce n'était pas dû à des blessures physiques, non.
Dans un bruit sourd, la porte métallique s'ouvrit brusquement, laissant apparaître le maître des lieux : De Vargas.
Jack le regarda s'avancer vers lui, apparemment furieux. Lorsqu'il vit l'homme lever le bras, O'Neill serra les dents et encaissa le coup presque avec soulagement. L'autre douleur en était provisoirement atténuée.
- J'avais confiance en toi ! s'exclama De Vargas avant de lui asséner un autre coup.
Jack se contenta de tourner un regard vide vers lui et avala difficilement le sang qui coulait dans sa gorge.
Ici, pas de sarcophage. S'il mourrait, ce serait enfin définitivement. C'était pour cela qu'il avait quitté le SGC. Jamais Teal'c et Jonas ne l'auraient laissé tomber et avec sa « chance », il lui aurait fallu au moins plusieurs années pour crever… alors il était parti. Ici, personne ne viendrait le chercher. Il était mort avant même de l'être. De toute façon, il était mort depuis deux mois maintenant.
Deux mois… Si peu et tellement à la fois... Son image, sa présence étaient encore si fraiches dans sa mémoire.
- Qui es-tu ? Pour qui travailles-tu ? s'écria une voix, le sortant de sa torpeur.
O'Neill soupira.
- Vous fatiguez pas…
De nouveau, des coups.
- Qui es-tu ? répéta De Vargas. Sinon je te jure que tu vas passer le pire moment de ta vie !
Jack ne put retenir un léger ricanement.
- J'ai connu des méchants… bien plus méchants que vous.
De nouveaux coups plurent, tant et si bien qu'il finit par perdre connaissance.
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Lorsqu'il reprit conscience, il était de nouveau seul.
- Jack ? Ca va ?
Enfin presque…
- Question stupide, Daniel.
Le jeune homme s'accroupit devant lui et observa son visage tuméfié.
- Vous avez une sale tête…
O'Neill leva un regard blasé vers lui.
- Qu'est-ce que vous foutez là ? J'ai dit que je n'avais pas besoin de vous.
Il fut alors pris d'une quinte de toux et du sang finit par s'écouler de sa bouche, laissant une traînée écarlate sur son menton. D'un geste de l'épaule, il parvint à l'essuyer en parti, sous le regard désespéré de son ami.
- Vous voyez, c'est la grande forme, reprit Jack d'une voix sèche. Alors foutez-moi la paix !
Daniel leva aussitôt les mains afin de l'apaiser.
- Il faut juste que vous teniez le coup. Les secours vont arriver.
A ces mots, O'Neill redressa la tête, les yeux exorbités.
- Quel secours ?
-
Teal'c, Jonas… et d'autres.
Jack sentit un nœud se former dans son ventre.
- Comment savent-ils que je suis là ? demanda-t-il avant de s'écrier : Vous ne le leur avez pas dit, j'espère ?!
Surpris, Daniel secoua la tête.
- Non… Mais…
Il se tut cependant devant les efforts inquiétants que faisait son ami pour retrouver son calme. Son visage tuméfié virait à l'écarlate et Jackson, bien que sur un autre plan d'existence, sentit la peur le gagner.
- Vous n'avez pas compris, Daniel ? finit-il pas hurler. Je ne VEUX PAS être sauvé !
Un silence accueillit ces paroles. Au bout d'un instant cependant, le jeune homme se releva, le visage étrangement impassible.
- Alors nous le ferons contre votre volonté.
Et il disparut quelques secondes avant que la porte ne s'ouvre sur son tortionnaire.
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Lorsque Sam vit le jaffa franchir la porte du terminal, un immense soulagement l'envahit. Avec son aide, tout était possible. Elle accueillit les deux hommes en grimaçant un sourire et posa une main crispée sur le bras de Teal'c afin de lui fait comprendre combien elle était heureuse qu'il soit là. Il inclina la tête, son regard doux enregistrant les traits tirés de la jeune femme.
- Vous ne semblez pas avoir beaucoup dormi, Samantha, dit-il gentiment réprobateur.
Les deux hommes avaient été briefés afin d'éviter l'emploi de grade en public.
- C'est vrai, mais
maintenant que vous êtes là, tous les deux, je suis
soulagée.
- C'est la première fois que je suis
dans un autre pays que les Etats-Unis, intervint Jonas avec sa
curiosité et bonne humeur habituelle.
Il regarda autour de lui d'un œil intéressé puis finit par reporter son attention sur ses deux amis.
- Ils ne semblent
pas avoir beaucoup de moyens, ici.
- En effet, répondit
Sam. Ils sont très pauvres… Enfin… la majorité des
habitants.
Puis se tournant vers la sortie, elle les précéda.
- Allons-y. Inutile de trop tarder. Nous avons du pain sur la planche.
Jonas regarda la jeune femme sans comprendre et ce fut Teal'c qui lui expliqua rapidement la signification de cette expression terrienne. Malgré la peur continuelle qui étreignait son cœur, la jeune femme ne put contenir un sourire devant le piquant de la situation.
Ils marchèrent vite, en silence et bientôt arrivèrent à destination. Mike était encore là et les accueillit avec curiosité.
L'équipe d'O'Neill au grand complet.
- Voici Teal'c et Jonas. Les garçons,
je vous présente le Colonel Rands.
- Ce ne sont pas… des
militaires ? demanda alors Mike, surpris.
- Non, des civils.
Ils se saluèrent rapidement et Rands observa avec attention les deux hommes. Le plus grand, d'origine africaine et au nom étrange, portait un bandana noué autour de sa tête. Son regard impassible faisait le tour de la pièce, enregistrant instinctivement les sorties éventuelles en cas de danger, les objets susceptibles d'être utilisés comme armes … Un soldat, pas de doute et pourtant, pas un militaire… Curieux.
En revanche, le second, bien que regardant autour de lui d'un air intéressé, n'était ni attentif aux accès, ni au reste mais… à la texture de la pierre et à la structure de la maison… Encore plus curieux… Que faisait-il dans l'équipe de Jack ?
- Nous allons devoir mettre au
point une stratégie, intervint la jeune femme. Le Colonel et
moi en avons déjà discuté.
- Devons-nous en
conclure que le Colonel Rands compte nous aider à récupérer
O'Neill, Major Carter ? demanda Teal'c ignorant délibérément
l'homme en face de lui.
- En effet, répondit Sam en
souriant.
Le Jaffa se tourna donc vers Mike et s'inclina,
son regard adouci.
Quelque peu surpris par un tel comportement,
Rands lui sourit, hésitant, puis reporta son attention sur la
jeune femme.
- Nous pensions profiter de la soirée que
De Vargas organise demain pour intervenir.
- Une soirée ?
intervint Jonas, intéressé, n'ayant jamais été
dans une soirée.
- En fait, répondit Sam, De Vargas
donne des petites sauteries une à deux fois par semaine. Nous
avons la chance que celle de demain réunisse suffisamment de
monde pour pouvoir éventuellement passer inaperçus.
-
Eventuellement, Major Carter ?
Mike haussa les sourcils devant l'étrange habitude de Teal'c d'utiliser le grade et le nom pour s'adresser à eux.
- C'est encore flou… Nous allons réfléchir tous ensemble sur la meilleure façon de procéder. Il faut juste espérer que… De Vargas ne se lasse pas du Colonel avant que nous arrivions à …
Elle ne finit cependant pas sa phrase, la peur au ventre, mais elle n'en eut pas besoin. Les trois hommes acquiescèrent de concert.
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La nuit, ils le laissèrent attaché à la chaise, ses jambes et ses bras commençaient à le faire souffrir par une telle immobilité forcée. Ils ne lui donnèrent ni eau, ni nourriture mais pourquoi l'auraient-ils fait ? Demain, il serait certainement mort.
Enfin.
Jusqu'ici, ils n'avaient fait que le frapper, se relayant parfois. Mais demain… Jack tourna la tête vers la table, grimaçant par ce simple geste. Juste avant de le laisser pour la nuit, De Vargas avait posé sur le meuble un coffret en cuir. Il était grand ouvert, dévoilant couteaux et scalpels, lui donnant un avant goût de ce qui l'attendait. Beaucoup devaient parler dès le lendemain, avant même qu'ils n'aient besoin de s'en servir. Une nuit avec ça à côté de vous faisait réfléchir. Mais Jack, lui, ne dirait rien.
Il avait été tout d'abord surpris qu'ils le laissent seul avec tout ça à portée de main. Malgré sa position assise, il aurait pu se rapprocher de la table et de sa bouche se saisir d'un des couteaux… « Aurait pu » car il n'en avait aucune envie. Ni pour s'enfuir, ni pour se tuer. Daniel répliquerait aussitôt et faire ça devant lui… Non. Il ne pouvait pas lui infliger un tel spectacle.
Il avait donc, par pure curiosité, tenté de bouger et avait fini par lâcher un léger rire. Evidement, ils n'auraient pas fait une telle bêtise… La chaise était littéralement arrimée au sol.
Quelques minutes à peine après que la porte se soit refermée sur De Vargas, Daniel fit son apparition. Il ne prononça cependant aucun mot et s'assit simplement par terre, en face de Jack. Il n'avait rien à dire à un homme qui désirait mourir, mais il ne pouvait pas le laisser seul. Surtout avec ce qui l'attendait le lendemain. Et bien sûr, O'Neill lui en fut reconnaissant. Il avait beau vouloir disparaître, les souffrances à venir le terrifiaient…
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Sam posa un bras sur ses yeux dans l'espoir un peu vain que cela l'aiderait à s'endormir... La peur qui lui étreignait le coeur ne la lâchait plus. Comment fermer l'oeil de la nuit alors qu'au même moment, peut-être, le Colonel était en train de subir les pires tortures... s'il était toujours vivant, bien sûr. A cette idée, une boule vint se former dans sa gorge et la jeune femme étouffa vaillamment le sanglot qu'elle sentait monter en elle. Serrant les poings, elle tenta de chasser les images atroces qui s'insinuaient dans son esprit afin de reprendre courage. Tout n'était pas perdu.
La respiration tremblante, elle songea à ce que serait sa vie s'il n'était plus là... Quelle vie, en fait ? Son univers entier était régi par lui. Par son regard, sa voix, son rire, sa façon de bouger, sa façon de marcher... sa façon douce de l'observer.
Combien de fois au cours de ces derniers mois avait-elle songé à quel point il était dur et douloureux de le voir à ses côtés et pourtant si loin d'elle. Combien de moments passés à pleurer de chagrin, de frustration et de douleur... Combien de fois était-elle allée se défouler en salle de sport, au beau milieu de la nuit, pour évacuer le trop plein de souffrance et de rage que cette situation impossible engendrait.
Et maintenant, elle ne souhaitait rien d'autre que cela. Uniquement cela. Elle s'en contenterait... Non. Elle s'en satisferait... Elle serait heureuse de l'avoir juste à côté d'elle. De pouvoir le regarder évoluer dans la vie, le regarder vivre, tout simplement. Le regarder... car elle n'avait le droit de faire que cela... Et aujourd'hui, à cet instant précis, c'était tout ce qu'elle désirait.
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Lorsque la porte métallique s'ouvrit, Jack sursauta violemment. Il était parvenu malgré tout à s'assoupir. D'un oeil morne, il fit le tour de la cellule.
Daniel était parti.
Il reporta donc son attention sur De Vargas qui pénétrait dans la pièce, la mine fermée.
- Alors ? As-tu réfléchi ? Vas-tu parler ?
O'Neill soupira mais resta silencieux, l'estomac noué. Une seule pensée le consolait. Il serait mort ce soir.
Le visage de De Vargas vira au rouge écarlate, à la fois furieux et cependant surpris par l'étrange comportement de cet homme, assis en face de lui. Un véritable paradoxe... Il faisait preuve d'une volonté hors du commun et pourtant, malgré cela, il y avait un tel vide dans son regard. Il était... comme mort de l'intérieur.
D'un pas nonchalant, il fit le tour du prisonnier et observa les liens qui retenaient ses poignets irrités et cependant indemnes... Il n'avait même pas tenté de s'échapper en forçant la corde.
- Je ne parlerais pas, dit alors O'Neill, sans pourtant prendre la peine de se tourner vers lui. Qu'on en finisse.
Mais De Vargas s'accroupit devant lui afin d'observer le regard éteint de son prisonnier.
- Je ne peux pas faire ça. J'ai besoin de savoir pour qui tu travailles et où la cargaison a été envoyée. Je te promets de te tuer rapidement si tu me donnes ces informations.
Jack le regarda en serrant les dents. La mort, c'était tout ce qu'il demandait mais pas à ce prix-là. Il n'en avait pas le droit.
Devant son silence, De Vargas se releva alors en soupirant.
- Eh bien tant pis pour toi... répliqua-t-il en se dirigeant vers la table. Nous allons passer à l'étape suivante...
Lorsqu'il se retourna vers Jack, le regard de celui-ci se posa sur le scalpel que son tortionnaire tenait à la main. Le ventre noué, une sueur froide glissant sur son front, il vit la lame s'approcher de lui.
Bientôt des hurlements inhumains résonnèrent dans la maison...
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Cela dura plusieurs heures, entrecoupé de moments où le prisonnier perdait connaissance. Fatigué par la résistance de celui-ci, De Vargas finit par se redresser. La porte s'ouvrit derrière lui et l'un de ses hommes s'approcha, jetant un coup d'oeil vers Jack sanguinolent à quelques pas de lui.
- Monsieur, il faut vous préparer.
- Je sais,
Juan, grogna-t-il en essuyant son scalpel sur sa chemise tâchée
par le sang d'un autre. Je sais…
- Il n'a toujours rien dit
?
De Vargas secoua lentement la tête et Juan haussa les sourcils. Comment pouvait-on supporter ça sans parler... ?
-
Passons à l'étape suivante. Je te laisse t'en
occuper. Je vais me changer.
- Très bien, monsieur.
Et
sans un regard en arrière, le maître des lieux sortit,
rapidement suivi de son homme de main.
A peine étaient-ils
partis que Daniel apparut. Ses yeux reflétaient sa détresse
et il s'accroupit devant son ami, la respiration courte.
- Jack ?... Mon Dieu, Jack... Je suis désolé... bredouilla-t-il tandis que son regard se posait sur le ventre et le torse d'O'Neill.
Sa chair avait été tailladée à plusieurs endroits, laissant de grandes traînées sanguinolentes sur son corps. Sa tête pendait mollement et son souffle était irrégulier. Il souffrait... atrocement.
-
Pardon, Jack... continua Daniel, un sanglot dans la voix.
Je n'ai... Je n'ai pas eu
le courage. Je n'ai pas pu rester pour vous soutenir. C'était
insupportable. Pardonnez-moi...
- ... J'ai mal...
souffla alors O'Neill, la voix presque éteinte.
-
Je sais... je suis désolé... Il faut que vous teniez le
coup... encore un peu.
Jack soupira imperceptiblement sans avoir cependant la force de se redresser. Du sang s'échappait de ses lèvres. Son corps était une plaie béante.
- Je... Je veux juste... mourir... murmura-t-il alors.
Daniel tressaillit imperceptiblement. Il ne s'y ferait jamais. Voir Jack O'Neill parler ainsi lui était insupportable. Silencieux, le jeune homme se releva. Il fallait absolument qu'ils viennent le chercher... Il ne savait pas très bien en quoi consistait la suite du programme mais il en redoutait la nature. Et pourtant, comment cela pourrait être pire que ce qu'il venait de subir ? Depuis ce matin, il le torturait sans relâche.
- ... Daniel... appela alors O'Neill d'une
voix étouffée.
-
Oui, répondit-il aussitôt en se penchant vers
lui.
Jack mit quelques secondes à parler tant la douleur le faisait suffoquer.
- ... Je vais avoir besoin de votre aide...
Pressentant déjà ce qu'il allait lui demander, le jeune homme se recula légèrement.
-
Jack... Vous savez que je ne peux intervenir...
- ...
Il ne s'agit pas de ça... le contredit cependant O'Neill.
Surpris, Daniel se rapprocha de nouveau.
- ... Je vais avoir besoin de vous pour... la suite, lâcha-t-il avec difficulté tant il était épuisé par la douleur.
Le jeune homme sentit son sang se glacer.
Etre présent pendant qu'il le torturerait... C'était au-dessus de ses forces. Il craignait de ne pouvoir s'empêcher d'agir.
- Daniel... J'ai besoin de vous... Je ne pourrais pas m'en sortir tout seul...
Terrifié, Jackson fronça les sourcils.
-
Que vont-ils vous faire ? demanda-t-il, le coeur serré.
-
... Ils vont certainement utiliser du Penthotal...
Involontairement, le jeune homme soupira. Du sérum de vérité... Fini le sang et les hurlements...
- ... J'ai appris à résister, continua O'Neill avec difficulté, mais... Je suis trop faible physiquement et surtout mentalement... Je ne sais pas si je parviendrais à tenir... Vous allez devoir m'aider...
Daniel acquiesça aussitôt, tentant de chasser le sentiment de culpabilité qui l'étreignait depuis tout à l'heure. Il avait l'occasion de se racheter de ne pas avoir été présent au moment où il avait eu le plus besoin de lui.
- Je reste à vos côtés, Jack. Je vais vous aider.
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SG1 avait passé la journée à s'occuper des préparatifs pour l'évasion du Colonel O'Neill. Sam, les mains moites, finit par sortir de la chambre. Elle avait les jambes en coton mais savait que ça ne durerait qu'un temps. Bientôt l'adrénaline reprendrait le dessus et la ferait avancer avec plus de sûreté.
Les trois hommes étaient déjà prêts et un silence se fit à son apparition. Quelque peu gênée, la jeune femme s'arrêta sur le pas de la porte, indécise. Elle avait revêtu pour l'occasion une longue robe blanche et pailletée, largement fendue sur le côté et extrêmement décolletée sur le devant et sur l'arrière.
- Est-ce que ça... convient ? demanda-t-elle, incertaine.
Jonas acquiesça simplement tandis que Mike restait la bouche grande ouverte, incapable de prononcer la moindre parole. Ce fut Teal'c qui, le premier, s'avança vers elle, un gentil sourire sur le visage.
- Vous êtes très élégante, Samantha, dit-il, entrant déjà dans le jeu.
La jeune femme sourit devant l'allure du jaffa, vêtu d'un smoking noir et du chapeau indispensable. Ils avaient dû faire plusieurs boutiques pour trouver un costume à sa taille.
- Vous êtes également très élégant, Murray, répondit donc Sam sur le même ton. Mais le but de mon déguisement n'est pas l'élégance...
Elle avait dit cela en tirant sur sa robe quelque peu osée. Son objectif était d'attirer les hommes et De Vargas en particulier, dans ses filets.
- Ce... Cette tenue sera parfaite pour cette mission, Major, parvint enfin à articuler Rands. Absolument parfaite...
Il se racla la gorge et la jeune femme lui sourit, rassurée par son choix.
- Je ne porterais pas d'écouteur. Si De Vargas s'en rendait compte, nous serions perdus. Teal'c restera avec moi et se chargera de me donner des détails sur votre avancée à tous les deux, dit-elle en regardant Mike et Jonas vêtus de noir des pieds à la tête.
Ils acquiescèrent d'un même mouvement et Rands se demanda à quel moment il avait perdu le commandement de cette mission... Mais peu importait, elle se débrouillait très bien. O'Neill ne lui avait-il pas dit qu'elle était le meilleur second qu'il ait jamais eu ? Ce n'était pas très sympa pour lui mais apparemment, elle était parfaitement capable.
Après s'être répartis le matériel de surveillance, les deux groupes se séparèrent.
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Jack commençait à peine à reprendre un peu ses esprits que la porte métallique s'ouvrait de nouveau, lui nouant l'estomac. A coup sûr, ce son allait le poursuivre longtemps dans ses rêves. Mais que disait-il ? Il allait mourir, songea-t-il alors avec soulagement.
Il parvint dans un suprême effort à jeter un oeil autour de lui et croisa le regard bleu de Daniel qui n'était visible que pour lui. Il soupira intérieurement et se tourna vers De Vargas. Celui-ci avait revêtu un smoking et restait à distance respectable de son prisonnier afin d'éviter de se tâcher. Ce fut l'homme de tout à l'heure, Juan, qui s'avança vers Jack, une seringue à la main.
- Et maintenant, intervint le maître des lieux, que vous le vouliez ou non, vous allez tout me dire.
O'Neill sentit à peine l'aiguille s'enfoncer dans son bras. Daniel, décidé à l'aider le plus possible, commença de suite à lui parler.
- Jack...
Combien de temps avant que ça ne fasse effet ?
-
Deux... Trois minutes, murmura-t-il tandis que la tête lui
tournait déjà.
- Qu'a-t-il dit ? demanda aussitôt
De Vargas.
- Rien de particulier... Il semble parler tout seul,
Monsieur.
Peu à peu, Jack sentit la douleur de ses blessures s'atténuer et celle de son coeur reprendre le dessus. Tout devenait flou autour de lui et seule le poids de cette perte insupportable l'étreignait. Il flottait dans un monde peuplé par son image, par son regard, par son sourire... Et l'idée de ne plus jamais la revoir lui coupa le souffle, lui déchira le coeur. Plus jamais.
Il entendait des voix, une qu'une partie de lui haïssait déjà et une autre qui le rassurait, qui l'apaisait.
« Qui es-tu ? »
Qui était-il ?
- … Jack …
O'Neill
«
N'en dites pas plus, Jack... Votre nom, rien que votre nom »
Son nom, rien que son nom...
« Pour qui travailles-tu? »
« Votre nom ! Uniquement votre nom ! Quel est votre nom ? »
Son nom ?
- Jack... O'Neill...
« Non... Pas ton nom ! Pour qui travailles-tu ? »
Pour qui travaillait-il ? ... Pour le SGC... ? Non... Pas pour le SGC... Pour personne en fait. Il n'avait plus personne.
- Personne...
« Vous travaillez forcément pour quelqu'un ! Pourquoi êtes-vous venu ici ? »
Pourquoi était-il venu ?
Parce
qu'elle était morte.
Parce que la femme qu'il aimait,
celle qui, sans le savoir représentait tout pour lui, était
morte... Cette femme extraordinaire, si merveilleuse... Ce trésor...
avait disparu.
Pourquoi était-il venu ?
- Pour mourir...
« ... Qu'est-ce qu'il raconte ? »
«
Peu importe, continue. »
« Vous travaillez pour qui ?
»
« Votre nom, Jack ! Juste le nom ! »
Le nom ? Son nom ? Le nom de ce trésor... de son trésor... Sam...
- Sam...
« Sam ? Sam qui ? Vous travaillez pour Sam qui ? »
Sam... Samantha Carter... Carter... morte.
Le vide.
Un vide atroce...
« Il ne répond pas... Qui est Sam ? C'est lui qui vous a demandé de venir ici ? Pour prendre la cargaison ? »
- Sam...
« Jack... Tenez bon... »
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Daniel regardait son ami, sa tête dodelinant légèrement, le regard vitreux. Il était parti dans un monde où seule la jeune femme existait.
- Sam... murmurait-il d'une voix suppliante qui lui déchirait le coeur.
Il sentit sa peine devenir brusquement de la colère mais il devait se contenir pour l'aider le plus longtemps possible, jusqu'à ce qu'elle arrive.
- Jack... Tenez bon...
Il entendit De Vargas soupirer bruyamment.
- On ne tirera rien de ce type...
Daniel sentit de suite son coeur se glacer. Il ne fallait surtout pas qu'il pense cela sinon, il le tuerait...
-
Jack... Parlez de l'organisation... Euh... N'importe quelle
organisation... Dites juste le mot « organisation » !
s'exclama-t-il finalement.
- Organisation... murmura docilement
O'Neill.
- Vous avez entendu ?! s'écria aussitôt
Juan, en se tournant vers De Vargas.
Celui-ci s'était rapproché, un sourire sur les lèvres.
- Je vais
devoir y aller. Continuez de l'interroger. Mais si dans une heure
il n'a toujours rien dit, alors... tuez-le.
- Très bien,
monsieur, répondit l'homme tandis que De Vargas sortait afin
de rejoindre ses invités.
Une heure... Sam avait une heure pour le sortir de là.
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Lorsque la jeune femme arriva, son imposant garde du corps sur les talons, elle ne passa pas inaperçue. Mais telle était son intention. Peu habituée à jouer les femmes fatales, plus à l'aise avec un P90 qu'avec des talons hauts, Sam évoluait le plus dignement possible tout en cherchant sa cible du regard.
- Aucune trace, murmura-t-elle à Teal'c.
Après quinze bonnes minutes à tourner en rond, évitant soigneusement les hommes en mal de compagnie, le couple finit par pénétrer à l'intérieur de la maison. A peine avaient-ils franchi le seuil qu'ils tombèrent sur leur hôte. La cinquantaine passée, le visage dur et les yeux perçants, il dégageait cependant une certaine séduction. Sam lui sourit aussitôt, engageante et l'homme s'arrêta brusquement, un sourire sur ses lèvres, agréablement surpris.
- Madame... salua-t-il en
s'inclinant, avant de porter sans plus de cérémonie
la main de la jeune femme à sa bouche.
- Monsieur De
Vargas, répondit-elle avec tout le miel possible.
Il prit un air étonné, mais ne lâcha pas pour autant les doigts fins qu'il tenait emprisonnés dans sa main puissante.
- Vous me connaissez ?
- Bien sûr... Il
serait malvenu de venir à une soirée sans en connaître
son hôte.
De Vargas sourit, observant rapidement l'armoire à glace derrière la jeune femme. Immobile, stoïque, il scrutait les alentours, le regard toujours en mouvement.
Un garde du corps.
- A qui ai-je l'honneur
? demanda-t-il alors, jetant un rapide coup d'oeil sur l'alliance
qu'elle arborait à son annulaire gauche.
- Samantha
Fernandao. Mon mari vient récemment d'acheter une maison à
quelques lieues d'ici. Mais comme son travail l'a retenu, je l'ai
devancé ! Je me suis moi-même invitée à
cette soirée, j'espère que vous ne m'en voulez pas
trop.
- Pas le moins du monde ! Vous avez très bien fait,
au contraire, Madame Fernandao.
Mais la jeune femme leva aussitôt la main en minaudant.
- Appelez-moi Samantha !
- Si vous m'appelez Emilio, répondit-il du tac au tac,
lorgnant à présent sans vergogne sur le «
charmant » décolleté de Sam.
Passés les mondanités, ils commencèrent à discuter toujours en échangeant caresses furtives et regards pleins de sous-entendus. De Vargas finit cependant par s'excuser, désireux tout de même de saluer ses invités de marque. La jeune femme le laissa faire non sans un certain soulagement.
- Tout va bien ? demanda alors Teal'c se rapprochant d'elle.
Elle eut du mal à réfréner un frisson de dégoût à l'idée que cet homme avait peut-être torturé ou pire... tué le Colonel. Elle n'avait qu'une envie, mettre le canon de son arme sur la tempe de ce type et lui soutirer les informations nécessaires pour trouver son supérieur.
- Ca va, merci. Où en sont-ils ?
Teal'c posa une main sur son oreillette.
- ... Toujours rien. Ils ont rencontré pas mal de soucis et ne sont toujours pas parvenus à le trouver.
Sam soupira, le souffle tremblant.
-
Prévenez-les que s'ils échouent, nous intervenons
dans quinze minutes.
- Très bien
Et sans plus attendre, le Jaffa leva la main où se trouvait le transmetteur miniature et fit passer le message le plus discrètement possible.
Les minutes s'engrenèrent sans qu'il y ait le moindre changement. Teal'c finit par se pencher vers la jeune femme.
- Ils tournent en rond mais ne trouvent pas. Le
seul endroit qu'ils n'ont pu vérifier est à
l'intérieur même de la maison. Mais les entrées
sont trop bien gardées pour qu'ils puissent passer.
-
Très bien. A nous de jouer alors.
Elle regarda le jaffa mettre au courant leurs amis puis leva sa coupe de champagne à ses lèvres pour se donner du courage et commença à fixer le plus suggestivement possible De Vargas. Elle ne mit pas longtemps à capter son attention puisque depuis tout à l'heure, il la dévorait tout simplement des yeux. Apparemment troublé par son regard plein de promesses, Emilio finit par prendre congé du gouverneur puis s'avança vers elle.
- Vous vous amusez ? demanda-t-il, arrivant à sa hauteur.
Sam fit de suite la moue.
- Pas trop, en fait... Auriez-vous une idée pour me divertir ?
Une lueur de convoitise traversa le regard froid de De Vargas.
-
Je pourrais vous faire visiter la maison...
- Avec plaisir,
susurra-t-elle aussitôt.
Sans plus attendre le couple, suivi de près par le jaffa, pénétra dans la demeure. Emilio joua les hôtes pendant quelques minutes puis ils finirent par monter à l'étage. Toujours dans l'optique de visiter les lieux... évidement.
Lorsqu'il ouvrit la troisième porte et que la jeune femme découvrit une chambre, elle se tourna de suite vers Teal'c.
- Vous pouvez m'attendre ici, dit-elle nonchalamment, avant de pénétrer dans la pièce aux côtés d'Emilio.
Le Jaffa resta donc dans le couloir et regarda la porte se refermer. Il tendit l'oreille, attentif, tandis que des bruits sourds lui parvenaient puis le silence. Jetant un oeil dans le couloir désert, Teal'c entra dans la pièce et la balaya du regard, après avoir soigneusement refermé la porte derrière lui.
De Vargas était allongé à plat ventre sur la moquette, le talon de la jeune femme entre les omoplates, le canon d'un minuscule pistolet contre son crâne.
- Où est-il ? demanda alors Sam, d'une voix glaciale.
Emilio grogna et tourna la tête du côté de la jeune femme afin de la regarder, haineux.
- Où est-il ?!!
s'énerva-t-elle en appuyant son arme sur le front de
l'homme.
- ... Qui ? dit-il finalement à contre coeur.
-
Votre prisonnier. Celui que vous détenez depuis deux jours.
De Vargas plissa les yeux. Il en était venu à soupçonner les forces spéciales américaines mais... Il s'était peut-être trompé. Elle n'avait rien d'un soldat même s'il savait qu'il ne fallait pas se fier aux apparences. De plus... Si O'Neill était un agent, ils ne seraient pas venus le chercher. Les dents serrées, il finit par cracher :
- Il est mort !
Ces mots résonnèrent dans la pièce silencieuse.
Les yeux exorbités, la main tremblante, la jeune femme recula lentement sous le choc.
- Samantha, appela Teal'c, inquiet par le visage livide de la jeune femme.
Surpris par la réaction de celle-ci, le jour se fit soudain dans l'esprit d'Emilio.
- Sam... murmura-t-il avant de glapir : C'est vous qu'il appelait sans arrêt ! Sam !
En entendant ces mots, elle passa de livide à écarlate et une vague de haine la traversa de part en part. D'un geste vif, elle braqua de nouveau le pistolet sur la tête de son prisonnier. Teal'c ne prit même pas la peine de s'interposer. Il n'en avait aucune envie.
Mais voyant l'éclat meurtrier dans les yeux bleus de la jeune femme, De Vargas paniqua :
- Attendez ! J'ai menti ! ... Il n'est pas mort... Pas encore.
La haine de Sam se transforma aussitôt en espoir. Elle sera nerveusement l'arme dans sa paume devenue moite.
- Où est-il ?
répéta-t-elle pour la troisième fois.
- Si je
vous le dis, c'est mon arrêt de mort.
- Si vous ne dites
rien, vous risquez bien davantage, gronda la jeune femme faisant
signe au Jaffa derrière Emilio.
Répondant à son appel, Teal'c sortit son zat et lui envoya une violente décharge d'énergie. L'homme ne comprit pas ce qui lui arrivait. Une douleur atroce le traversa de part en part et son corps fut brusquement pris de spasmes.
- Ca fait mal, hein ? susurra la jeune femme, le regardant se tortiller par terre. Combien de temps pensez-vous tenir ?
A peine avait-elle fini sa phrase que Sam croisait le regard interrogateur du Jaffa. Ils savaient tous les deux qu'une autre décharge serait fatale à De Vargas mais lui, l'ignorait. Elle lui sourit donc, sûre d'elle et se pencha à l'oreille du prisonnier.
- Où est-il ?
Alors, dans un râle, Emilio redressa la tête et finit par leur indiquer d'une voix hachée le chemin à suivre. Se relevant, la jeune femme se tourna vers Teal'c.
-
Restez ici. Il nous a peut-être menti.
- Très
bien.
Puis fouillant dans sa poche, il tendit un écouteur que Sam mit de suite à son oreille et un transmetteur qu'elle cacha, à défaut d'avoir des poches, dans son décolleté.
Enfin, après un bref coup d'oeil dans le couloir, le coeur cognant à se rompre dans sa poitrine, elle s'élança vers les escaliers.
A SUIVRE…
