Titre : Pour quelques poussières d'étoiles ...

Auteur : Luneva.

HP/DM


Alors je voulais répondre à Nanouche. Car j'ai été très déçue de ne pas pouvoir le faire, n'ayant aucune adresse.

Ta review m'a beaucoup touchée. C'est bête mais voilà, j'y peux rien. L'émotion. Disons que les reviews se faisant rares, elles ont beaucoup de valeur. En plus, ta review, ce n'est pas juste « C'était bien ». C'est construit, ça fait plaisir. Merci d'avoir pris un peu de ton temps surtout si tu l'as refaite plusieurs fois, tu as bien du courage, moi je crois que j'aurais laissé tomber ...(Va-y frappe le ton ordinateur, moi quand je tape dessus, il marche tout de suite mieux, lol)

Tu n'es pas du tout hors sujet en parlant de l'aveuglement de la mère d'Harry ! Non, au contraire ... Sa réaction est très importante mais je ne te dirais rien de plus, tu comprends, pour le suspens. Pour l'histoire de Drago, c'est vrai, c'est un peu gros mais après tout, c'est une histoire seulement, rien de plus et puis comme tu l'as dit, ça le rend touchant. Un Drago touchant, moi ça me plait, derrière le grod dur, il y a un petit être fragile ... Tu aimes moins Harry ... pas étonnant, il a beau être le personnage principal, j'avoue que je ne me suis pas trop attardé sur son cas, mais peut-être qu'à l'avenir, je m'y interesserais plus, enfin, je pense. On reconnais là ma préférence pour Drago, lol.

Tu as bien aimé le lemon ... Ca me fait plaisir, parce que moi, j'étais pas trop satisfaite en me relisant, disons que je le trouvais un peu abrégé à la fin, mais je savais pas trop quoi dire, donc voilà, je l'ai publié comme ça ... Et puis, un lemon dès le 2eme chapitre, j'avais peur que ça fasse fuir certains, mais habituellement je veux finir par le lemon, donc je me presse de terminer l'histoire et ça donne quelquechose sans interet, pas de morale, rien. Donc, là je me suis dit je commence par le lemon et après j'oublie mon petit côté pervers (mdr) pour me consacrer à l'histoire. Enfin, je raconte un peu ma vie, là, faudrait que j'arrête, non ? Enfin, disons que j'ai personne à qui parler de ce genre de choses, donc là, je me défoule (hihihi)

Tu as dis que tu avais écrit une fanfiction toi aussi sur la drogue, tu l'as publié quelque part ?

Bon, je pourrais en dire des pages et des pages, mais faut savoir s'arrêter (je suis très bavarde ).

A bientôt et amuse-toi bien devant Malcolm ... Ah encore une chose, tout est important, une review n'est jamais assez longue ...

Merci aussi à Jun d'être encore là ...


Chapitre 3 : Meme combat.

Harry entroduit la clé dans la porte en prenant soin de ne pas faire trop de bruit. Il commençait à avoir l'habitude. Voilà sept mois qu'il désertait la maison le soir pour revenir quelques minutes après pour se défoncer bien tranquille dans sa chambre. Il baissa la poignée ...

- Ou étais-tu ? Qu'est ce que tu faisais ? Répond-moi et ne me mens pas, je veux tout savoir, absolument tout, ton père est parti mais ce n'est pas une raison, tu vas tout m'expliquer !!!

Sa mère hurlait. Il ne l'avait jamais vu dans un état pareil. Il ne comprenait pas. Elle pleurait et les traces rouges qui encerclaient ses yeux montraient que cela faisait déjà un moment. Ses cheveux étaient en bataille, elle était parcourue de petits tremblements surement de colère et sa voix cassée trahissait le chagrin qui s'était mêlé à sa colère.

- Mais qu'est ce qui te prend Maman, t'énerves pas comme ça !

- Le lycée m'a appelé. Tu n'as pas été en cours aujourd'hui ! Qu'est ce que tu faisais ?!!! Dis-moi !!!

- Mais lâche-moi Maman, tu me fais mal !

Sa mère l'avait pris par le col de sa veste et l'emmenait de force dans la cuisine. Elle tira une chaise brusquement et bouscula Harry dessus. Elle lui tourna le dos pour aller se poster contre l'évier. Harry profita de cet instant pour regarder la cuisine. Il s'aperçut que le vase de roses rouges qui était posé sur la table le matin-même avait disparu laissant seulement quelques morceaux de verre sur le sol et un pétale de rose abandonné sur le coin de la table. Sa mère avait dû apprendre une horrible nouvelle pour avoir briser le seul souvenir qu'il lui restait de son mari. Il lui avait offert quelques années avant de prendre la fuite pour la fête des mères car il ne voulait pas qu'Harry, qui n'avait plus assez d'argent, lui offre un bouquet de fleur dans un sachet en plastique. Harry, trop petit pour arriver à cacher un secret avait dit joyeusement « Bonne fête Maman, voilà, de la part de Papa et moi ! Mais chut, il faut pas le dire, c'est Papa qui me l'a dit ». Sa mère avait rit et avait posé le vase et les fleurs au centre de la table. Le vase n'avait jamais quitté cette table où seulement pour le remplir d'eau et avait acceuilli des centaines de bouquets. Il était seulement resté vide pendant trois jours, juste après le départ du père d'Harry. Après, sa mère l'avait rempli de chrysanthème. Harry, encore trop petit n'avait pas compris, mais maintenant il savait que les chrysanthèmes étaient les fleurs que l'on mettait sur les tombes. Cette nouvelle l'avait vraiment attristé. Pour sa mère, son père était mort, voilà tout.

Sa mère avait les bras croisés et attendait le regard noir tourné vers Harry.

- Qu'est ce qu'on attend ?

- ...

- Maman ... , qu'est ce qui est arrivé au vase de Papa ?

- ...

- Maman, qu'est ce qu'il y a ?

Après quelques minutes, sa mère se retourna vers un tiroir et en sortit un petit sachet en plastique avec une petite épingle bleue pour le refermer. Le coeur d'Harry ne fit qu'un bond et il eut soudain très chaud . Elle jeta le sachet sur la table face à son fils.

- C'est quoi ça ?

- ...

- Tu t'éclates, hein ?

- ...

- C'est bien mieux que l'école, hein ?

- ...

- Et puis, c'est pas grave, c'est Maman qui paie !

- ...

- Ca te dérange pas de me voler pour te ruiner la santé !!!

- ...

- Répond-moi !!! Dis quelquechose !!!

- Pourquoi t'as fouillé dans ma chambre ?

- Je venais poser ton linge et j'ai vu quelquechose dépasser de sous ton lit défait comme d'habitude ! Et encore, je ne parle pas du bordel qui règne dans ta prison ! Quand est-ce que tu vas ouvrir les volets de cette chambre ! T'as peur qu'on te voit avec ta saloperie ! Mais comment j'ai fait pour ne pas m'en rendre compte ! T'as vu ta tête ! On dirait un mort-viant ! Ces cernes, je croyais que c'était la fatigue, que tu travaillais pour ce foutu bac mais non ! Alors que les autres sont en train de se tuer à apprendre, toi tu te défonces !!! Mais qu'est ce qui va pas dans ta tête ?!!!

- Je suis désolé, Maman ...

- Désolé !!! Monsieur est désolé !!! Mais quand est ce que tu vas répondre à ma question !!!

- Quelle question !!!

- Je t'interdis de me parler sur ce ton !!! T'as pas honte !!! Après ce que t'as fait !!!

- Quoi ? Mais attends, tu me dirais pourquoi Papa est parti !!! Tu comprends pas que je me sens mal sans père !!!

- Mais tu as pas besoin de le savoir !!! C'est pas tes affaires; ce qui se passe entre ton père et moi ne te regarde pas !!!

- Et ba si ça ne me regarde pas, tout va bien, et si je me drogue c'est juste pour m'amuser !!!

CLAC.

Voilà trop longtemps qu'elle se métrisait pour se retenir. S'en était trop. TROP. Elle n'en pouvait plus de cet imbécile à qui elle avait donné la vie avec un criminel. Ce salaud. Elle le déstestait. Et son fils. Elle l'aimait. Personne ne pouvait la comprendre. Mais elle avait ses raisons. Si elle ne disait rien à son fils, c'était pour le protéger du monde trop cruel dans lequel elle avait eu le malheur de lui donner la vie. Les larmes commençèrent à couler sur ses joues déjà rougies.

Lui. Il avait mal. Elle n'y avait pas été de main morte. Il sentait la brûlure sur sa joue qu'il tenait de la main comme pour se protéger d'une autre claque. Il se leva faisant tomber la chaise à la renverse.

- Je te déteste.

Puis il partit vers sa chambre laissant sa mère rongée par le chagrin et la haine. Il savait qu'elle avait raison, qu'il ne devrait pas de droguer, que ça finirait mal, il le savait. Mais il ne pouvait plus revenir en arrière. Et si vraiment elle voulait l'aider, elle n'avait qu'à lui dire. Lui dire pourquoi son père était parti, les abandonnant avec toutes ces dettes. Il le détestait ce père. Voilà cinq ans que sa mère travaillait la nuit dans cet hôpital, et parfois jours et nuits quand il était trop difficile de finir le mois parce que dès le début du mois il fallait donner les trois quart du seul salaire qui les faisait vivre. Elle faisait aussi du ménage au noir chez les voisins. Elle le faisait pour qu'il vive comme les autres garçons de son âge, qu'il ai tout ce qu'il lui faut. Il n'oublierait jamais ce jour où elle est tombée d'un escabeau alors qu'elle nettoyait le lustre de la cage d'escalier chez la voisine. Elle était tombée passant par dessus la rembarde d'escalier et s'était effondrée sur le sol, dans les marches, du sang coulant de son nez. Elle avait dit que ce n'était rien. Elle avait pris son salaire, s'était retournée vers Harry qu'elle emmenait avec elle pour ne pas avoir à payer quelqu'un pour le garder, et lui avait dit que tout allait bien. Mais le lendemain, son corps était parsemé de bleus. Et trois jours après, elle s'était évanouie dans le milieu de la cuisine, laissant alors Harry, âgé de douze ans, la transporter jusque dans son lit et appeler le SAMU. Il savait ce qu'il fallait faire. Il le savait bien. Il avait appris tellement de choses avec sa mère. Il voulait être comme elle. Sauver les gens. Il avait eu si peur de perdre sa mère, cette fois là. Il s'était rendu compte à quel point il l'aimait.

Il se coucha sur son lit, histoire de se calmer. Et s'endormit quelques minutes plus tard.

OoO

Il fit glisser l'eau sur son corps pour se remettre de ses émotions. Il avait aimé ce moment. Peut-être était-ce seulement l'effet de la drogue qui lui avait donné cette émotion mais il avait aimé. Cependant, il aurait aimé être lui-même et non pas un esclave de la drogue. Harry, lui, avait été lui même. Lui au moins, il arrivait à resister à la tentation.

Drago sortit de la douche.

Il avait décidé d'attendre une journée pour aller voir Harry. Il voulait que celui-ci réflechisse avant qu'il parle et puis ça lui permettait de réflechir lui aussi à ce qu'il allait lui dire.

OoO

Harry se réveilla en sursaut. Le réveil lui annonçait 2h du matin. Il avait dormi tout l'après-midi. Sa mère n'était même pas venue le chercher pour manger ; d'un côté, il préferait. Il repensa à cet après-midi, la dispute avec sa mère. Il s'en voulait. Après tout, elle avait raison. Il aurait dû lui dire. Et puis, sa question qu'il avait laissé sans réponse ... pourquoi tu as fait ça ? Mais il l'avait fait parce qu'il avait été poussé par ce Drago. C'était de sa faute à lui tout ça. Mais il n'arrivait pas à lui en vouloir. Rien que de penser à lui le mettait dans un état de bonheur étrange. Il avait aimé lui aussi ce moment avec Drago, il avait d'abord été surpris et avait eu peur mais finalement il s'était laissé porter et avait bien profité ...

Et dire qu'il y a sept mois, ils ne se connaissaient pas encore. Leur rencontre a été le fruit du hasard. Drago s'était retrouvé à l'hôpital où travaillait sa mère. Il était arrivé un soir de pluie. Un copain à lui avait glissé en moto. Harry cherchait sa mère. Elle lui avait dit de l'attendre devant l'hôpital pour aller dîner au restaurant ensuite. Harry avait attendu un quart d'heure sous la pluie et s'était enfin décidé à rentrer dans l'hôpital. Alors qu'il demandait à l'acceuil où se trouvait sa mère, Drago était arrivé courant après un brancard sur lequel se trouvait un jeune homme aux cheveux châtains. Le médecin avait interdit à Drago d'aller plus loin le laissant seul dans la salle d'attente pour une fois déserte. Harry, à qui on avait dit que sa mère était retenue par un patient, s'était avancé timidement vers ce jeune homme blond. Puis ils davaient discuté pendant longtemps, une bonne partie de la nuit. Drago avait donné son adresse à Harry. En allant chez lui, celui-ci était tombé sur un petit sachet de poussières d'étoiles, il avait voulu essayé et puis voilà. Voilà comment il en était arrivé là.

Mais cette rencontre n'expliquait pas pourquoi il s'était plongé dans cette saloperie. Non, mais il avait pourtant une raison : il allait mal, très mal. Il souffrait tout bas de l'absence de son père, il souffrait aussi de l'absence de sa mère. Elle avait beau être là, elle ne s'occupait pas vraiment de lui, trop omnibulée par son travail. Il savait que c'était important avec toutes les dettes qu'elle devait payer. Et puis, il entendait toujours ses amis dire qu'ils en avaient marre d'avoir leur mère sur le dos. Mais lui, il en avait besoin. Ses amis ne se rendaient pas vraiment compte de la chance qu'ils avaient d'avoir un père et une mère pour eux. C'est toujours dans le manque qu'on se rend compte à quel point on en a besoin. Mais il savait aussi que cette raison n'était pas valable. Il se disait toujours qu'il fallait qu'il arrête. Mais il n'y arrivait plus, c'était trop tard. Le mal était fait de toute façon.

Des chuchotements sortirent Harry de ses pensées. Quelqu'un s'agitait derrière la porte. Il s'assit dans son lit. La porte s'ouvrit doucement. Harry devina le visage de sa mère dans le noir de la nuit. Elle s'approcha de lui. Elle n'était pas seule. Deux hommes l'accompagnait. Ils prirent Harry par les bras et le sortirent de son lit :

- Mais Maman, qu'est ce qui se passe, aide-moi !!!

Il se débattait mais sa force n'était rien comparée à celle des deux hommes. Ils le sortirent de son lit alors que sa mère jetait quelques affaires dans un sac.

- Tu vas aller dans une maison où ils vont bien s'occuper de toi. Tu verras tu oublieras vite. Et quand tu reviendras, tout ira bien.

- Mais Maman, tu peux pas me faire ça !

- C'est pour ton bien.

Les deux hommes descendirent Harry qui se débattait toujours malgré tout et ils le placèrent violemment dans une voiture qu'il fermèrent à clé derrière lui. Ils rentrèrent dans la maison. Et resortirent quelques minutes plus tard. Harry s'était calmé, il n'avait pas le choix de toute manière. Les hommes rentrèrent dans la voiture. L'un alluma le moteur, l'autre alluma la radio. Ils partirent ... Harry ne savait pas où, mais cet endroit devait surement ressembler à l'enfer.

OoO

Le lendemain, Drago frappa à la porte.

Aucune réponse.

Il se retourna pour partir mais la porte s'ouvrit doucement sur une femme aux cheveux en bataille et au visage rougie. Elle lui ressemblait. Elle ressemblait à son fils, les mêmes yeux, les mêmes cheveux ...

- Excusez-moi de vous déranger mais est- ce que Harry est là ?

- Non, il est parti.

- Et quand est - ce qu'il revient ?

- Il ne reviendra peut-être jamais ...

OoO

A suivre.

Luneva.