Chapitre 4 : Garder le contrôle
L'appartement d'Oliver est plongé dans le noir, ce grand appartement vide, où l'on peut entendre, les seuls bruits de grincements d'un lit frappant contre le mur, et les gémissements d'un couple proche de l'orgasme.
Une chaude lumière ressort de la chambre, des vêtements au sol. Felicity se trouve sur Oliver, tenant ses mains au dessus sa tête, embrassant son torse meurtri. Les gémissements d'Oliver, se font de plus en plus bruyants. Elle prend sa nouvelle résolution à cœur. Elle allait gérer la situation, voilà sa dernière décision et c'est ce qu'elle faisait. Elle aimait chaque partie de son corps et elle n'en avait jamais assez. Elle captura ses lèvres brulantes et libéra ses poignets qu'elle serrait fortement jusqu'à en laisser des traces rouges. Il se souleva la calla sur lui et la serrant contre lui, il captura un de ses seins dans sa bouche. Elle hurla son nom. Il agrippa les fesses de son inconnue se plongeant complètement en elle. Ils se sentaient arriver l'un l'autre. Felicity ne sentait pratiquement plus ses jambes. Il la souleva et l'allongea sur le lit. L'embrassant, gémissant, serrant ses hanches, accélérant ses va et vient il arriva gravement en elle retombant sur corps en transe.
Il bascula sur le côté la libérant de son emprise. Elle alla s'installer dans ses bras. Oliver pensa que c'est nouveau. Elle ne le fait jamais. Il posa une main dans ses cheveux les caressants, essayant de reprendre son souffle, il posa un baiser sur son front. Il baissa les yeux sur son corps nu. Elle était parfaite. Elle caressait son torse. D'habitude c'est le moment où elle se relève mettant fin à son rêve.
Oliver commençait à s'endormir hypnotisé par le parfum de ses cheveux. Il fermait les yeux laissant le sommeil arriver.
Oliver : « j'aimerais tellement dire ton nom » dit-il juste avant de s'endormir.
Elle arrêta ses caresses posant sa main fermement sur son torse. Elle releva la tête faisant glisser celle d'Oliver sur le matelas. Il s'était endormi. Elle ne voulait pas le réveiller en se levant. Elle resta un long moment à le regarder dormir. Il avait l'air si innocent, si différent de cet homme grave qu'elle voyait tous les jours.
Le lendemain matin, Oliver se réveilla, surpris de ressentir son bras droit lourd. Il ouvrit doucement les yeux, découvrant le corps de Felicity à ses côtés endormi. Il ne comprit pas tout de suite ce qu'elle faisait encore là. Il se rapprocha d'elle et posa un baiser sur son épaule. Elle lui faisait dos, il était donc difficile pour lui de juger sa réaction. Etait-elle toujours endormie ? Il en avait l'impression. Il serra son corps au sien la faisant gémir dans son sommeil, le permettant de libérer son bras. Il se leva et enfila un simple pantalon de survêtement gris sur sa nudité.
Il alla dans la cuisine préparer un bon petit-déjeuner il pensa qu'ils devaient fêter ça. Sa première nuit complète chez lui.
Elle se réveilla, d'abord doucement, puis elle réalisa qu'elle se trouvait dans le lit d'Oliver. Ho non pensa-t-elle. Elle n'avait rien à faire là. Elle s'habilla et sortit de la chambre, il déposait un pancake dans deux assiettes, voilà ce qu'elle voulait éviter, être deux.
Il lui fit un sourire et l'invita à s'assoir, elle choisie de le faire bien qu'elle ne voulait qu'une chose c'était s'en aller en courant.
Felicity : « je ne peux pas rester »
Oliver : « mais si tu ne vas pas partir le ventre vide »
Il s'approcha d'elle et déposa un léger baiser sur ses lèvres.
Felicity réagit à peine à ce baiser, Il lui sourit juste après. Il était de bonne humeur. Elle était flattée d'en être la cause.
Oliver : « j'ai passé une excellente nuit » dit-il doucement la regardant avec amour.
Felicity se sentit mal, non stressée, non plutôt amoureuse.
Oliver : « j'ai fais des pancakes car qui ne les aimes pas. Du sirop ? »
Il l'interrogea encore du regard. Il voulait dire son nom. Il tenta désespéramment de lui faire cracher le morceau.
Elle leva la tête de son assiette qu'elle n'avait pas encore touchée lorsqu'elle remarqua qu'il lui demandait de nouveau.
Felicity : « je dois y aller »
Elle se leva et marcha en direction de la porte. Oliver souffla, la rattrapant par le bras.
Oliver : « attend. Qu'est ce que tu fais ? Non plutôt à quoi tu joues ? C'est quoi le plan ? »
Felicity : « j'ai rendez-vous avec mon patron »
Oliver : « et je suis censé en avoir quelque chose à faire ? On couche ensemble depuis des jours et je ne sais pas comment tu t'appelles et bordel je fais la cuisine pour une femme que je ne connais parce que je pense tomber amo … »
Felicity : « non ne le dis pas ! » Le coupa-t-elle « ne dis pas ça ! »
Il lâcha son bras. Et elle prit la direction de la porte.
Felicity arriva plus qu'en retard au bureau. En entrant elle trouva Ray Palmer accoudé à son bureau.
Felicity : « désolé pour le retard »
Ray : « pourquoi ? Quelle heure est-il ? Je suis un peu perdu c'est peut-être à cause de mon dixième café ou alors parce que je n'ai pas quitté ce bâtiment de la nuit »
Felicity profita de sa tirade pour le contourner et s'assoir à son bureau.
Ray : « vous avez réfléchi à ma proposition ? »
Felicity : « oui mais ça sera non »
Ray : « ho ! Et bien je vais devoir trouver une autre vice-présidente. »
Felicity : « je pense aussi »
Ray : « je plaisantais ! C'est vous que je veux »
Felicity : « M. Palmer ? »
Ray : « Ray »
Felicity : « Ray. Je n'ai pas les compétences requises je vous assure vous faites une erreur »
Ray : « je ne fais jamais d'erreur »
Felicity : « pas prétentieux du tout »
Ray : « je vous demande pardon »
Felicity : « non rien »
Ray : « très bien de toute évidence vous n'avez pas assez réfléchi à ma proposition. Je vous laisse et on se revoit très vite. Ho et au fait j'ai vu votre code pour la sécurité du réseau administrateur, il est excellent. »
Felicity : « Merci. »
Oliver venait de faire le footing de sa vie. Il courait depuis au moins deux heures, il n'était pas capable de le savoir, il était seulement si frustré, si énervé de se voir tomber amoureux d'une femme qu'il ne connait pas.
Il arriva au verdant, Diggle remarqua son état.
Diggle : « vas-y doucement avec la course tu vas t'épuiser »
Oliver : « je vais très bien. Je n'ai pas encore tout mis »
Diggle : « qu'est ce qu'il t'arrive ? »
Oliver : « de quoi tu parles ? Qu'est ce qu'il t'arrive ? Je vais bien. »
Diggle : « Ecoute je ne suis pas comme les autres. Je te connais et je sais exactement ce qu'il se passe dans ta tête. C'est encore cette fille. »
Oliver : « Je vais prendre une douche »
Diggle voyait que son ami souffrait. Pire il voyait à quel point il était accroché à un fantôme. Il devait la retrouver et faire en sorte que cela cesse.
