Et Clarke s'entraîna avec courage et acharnement. Elle n'était pas ce qu'on pouvait appeler une athlète, ni même une sportive, mais elle le devint. Dans son sommeil, elle s'entraînait avec Becca et les autres Commanders. Elle apprit les techniques de combat de chacun. Certains étaient plus à l'aise avec une arme, d'autre à mains nues. On lui enseigna l'art de l'esquive et de la feinte mais aussi du corps à corps.

Dans ce monde virtuel, elle devint rapidement une guerrière farouche. Cependant, elle savait qu'il lui fallait appliquer, dans la réalité, ce qu'elle apprenait. Indra ayant refusé de le faire, elle chercha donc un autre moyen.

Elle n'ignorait pas, qu'un jour ou l'autre, il lui faudrait affronter Roan et pour l'avoir vu se battre contre Lexa, elle savait que s'était un adversaire sérieux. Il lui était devenu évident qu'il lui fallait chercher des adversaires mâles, et elle en avait une quantité non négligeable parmi les soldats de Polis. Elle se dirigea donc vers le bâtiment qui leur servait de caserne.

Lorsqu'elle arriva, tous ceux qui se trouvaient à l'intérieur se levèrent en même temps.

- J'ai besoin de dix d'entre vous pour me perfectionner au combat. Il y a t-il des volontaires ?

Après un moment, quelques bras se levèrent.

- Bien, parfait, retrouvez moi dans l'arène d'entraînement dans l'après midi, dit Clarke à l'attention des candidats.

Clarke se dirigea vers l'arène et s'échauffa en les attendant.

Il y avait là de quoi préparer et endurcir un corps.

Autour d'un rocher qui devait bien peser cinquante kilos, Clarke passa de larges sangles. Elle fit deux boucles, dans lesquelles, elle passa ses bras, jusqu'aux épaules. Ainsi harnaché, elle tira l'énorme caillou, et fit dix tours d'arène. Elle fit la même chose en poussant le rocher. Ces deux exercices étaient en soit déjà extrêmement physique, cela ne l'arrêta pourtant pas. Elle avait demandé au forgeron de lui fabriquer un portique, afin qu'elle puisse faire des tractions.

Au bout d'un certain temps, des soldats commencèrent à arriver.

- Je ne retiendrai pas mes coups, alors je veux que vous fassiez de même, mais je ne veux pas de blessé ! C'est pourquoi nous nous battrons avec des armes en bois, dit Clarke aux soldats qui attendaient.

Chacun attrapa une arme et les combats débutèrent. D'abord un contre une, puis Clarke trouvant ça trop facile, les échanges se transformèrent en deux contre une.

La technique de combat de Clarke s'était grandement améliorée. Elle était plus rapide, plus agile et surtout plus forte.

Les semaines se suivirent, et le rythme des combats et entraînement se fit plus intensif. Clarke commençait à montrer des signes de fatigue, voir d'épuisement. Les efforts physiques, le manque de sommeil et le peu de nourriture ingérée, commençait à avoir raison de son corps, à tel point que la mère de Clarke s'inquiéta.

Elle alla la trouver un soir dans sa chambre.

Lorsqu'elle rentra, Clarke était en sous vêtements. Son corps était recouvert d'ecchymoses.

- Clarke ! Ne pu s'empêcher de dire Abby en portant sa main à sa bouche.

- Quoi ?

- Mais regarde toi ! Tu es couverte de bleus !

- Comme tu le dis ce ne sont que des bleus !

L'un deux au niveau des cotes interpella le regard du médecin. Abby s'approcha de sa fille et posa ses doigts sur l'ecchymose, Clarke se recula en faisant une grimace.

- Ça ce n'est pas un bleu, Clarke ! Tu as des cotes de fêlées au mieux !

- Mais non ! C'est juste que tu as les mains froides, tu m'as surprise, c'est tout !

- Clarke, je suis ta mère et un docteur ! Alors ne me prend pas pour une imbécile, s'il te plaît !

- Ça va aller, je te dis ! Dit Clarke en colère.

- Non, ça ne va pas aller ! Surtout si tu continue ton entraînement !

- Je n'ai pas le choix ! Si Roan se présente, je dois être capable de l'affronter !

- Tu t'entraînes, jours et nuits ! Tu es tellement épuisée, que même un enfant pourrait t'affronter et te battre !

- Ne dis pas n'importe quoi, maman !

- Je ne dis pas n'importe quoi, regarde toi dans la glace ! Dit Abby en amenant Clarke devant un grand miroir.

Son corps était effectivement couvert de traces de coups, il était plus mince, mais musclé, plus sculpté. Son visage montrait une fatigue extrême.

- Je veux que tu arrêtes ces exercices ! Au moins pour quelques jours...

- Maman...

- C'est le docteur qui parle ! Je veux que tu te reposes, c'est comprit ? Dit Abby sur un ton qui ne laissait pas le loisir de discuter.

- Entendu, dit Clarke résignée.

- A la bonne heure ! A présent, tu manges quelque chose et tu te couches ! Bonne nuit chérie ! Dit Abby en embrassant sa fille et en quittant la pièce.

Une fois sa mère partie, Clarke se dirigea péniblement jusqu'au lit, et s'assit lentement dessus. Son corps entier la faisait souffrir, et elle avait sûrement, plusieurs cotes de fêlées mais elle s'était bien gardé d'approuver sa mère. Elle savait qu'elle poussait son corps à la limite de ses capacités et de sa tolérance, mais elle n'avait pas le choix ! Elle écouterait sa mère et s'octroierait une nuit de sommeil mais demain, elle reprendrait l'entraînement et c'est ce qu'elle fit.

La nuit de repos, lui avait fait du bien, elle se sentait beaucoup mieux, c'est donc plein d'énergie qu'elle partie en direction de l'arène.

Indra s'entraînait justement avec quelques hommes.

- Indra ? Je peux me joindre à vous ?

La guerrière la toisa. Elle savait qu'elle s'exerçait tous les jours, elle l'avait vu évoluer et s'enhardir. Elle fut donc intéressée par ce challenge.

- Je vous en pris, fit Indra.

Clarke pénétra dans l'arène, ses yeux se posèrent sur l'arme d'Indra.

- On se bat avec des vraies armes ?

- Et bien, c'est un vrai combat, non ? Fit Indra.

- Certes ! Très bien ! Dit Clarke en attrapant une épée courte.

Elles échangèrent quelques touches, histoire de se jauger. Indra fut impressionnée par les progrès de la Skaikru.

Le reste du combat se résuma à une suite d'attaques et d'esquives aussi bien de la part de Clarke, que d'Indra. Clarke ressentie bientôt les effets de la fatigue, que sa nuit de sommeil avait temporairement atténué, elle réussi cependant à désarmer la grounder, à la grande surprise de celle ci. Elle se trouvèrent face à face, Clarke tenant son épée sous la gorge d'Indra.

- Vous êtes morte, dit Clarke fièrement.

- Vous en êtes sure, dit Indra en souriant.

Clarke fronça les sourcils, ne comprenant pas.

- Vous avez fais de très gros progrès, mais il vous reste du chemin à faire. Vous vous battez avec des règles d'égalités, elle n'ont pas cours ici, regardez plus bas...

Clarke s'exécuta et vit que la guerrière tenait un couteau, la lame prête à s'enfoncer dans son foie, une mort assurée !

- Je crois que c'est vous qui êtes morte, Skai..., Clarke !

Il n'y avait pas de mépris dans la phrase d'Indra, mais, plutôt du respect.

- CLARKE GRIFFIN !

Il n'était jamais bon d'entendre sa mère l'appeler comme ça. En effet Abby arrivait comme une furie vers l'arène.

- Je t'avais dit de te reposer ! Tu ne me laisses pas le choix ! Hurla le docteur.

Elle s'approcha de sa fille et avant que celle ci ne puisse faire et ne voit quoi que ce soit, elle lui avait planté une aiguille dans le bras. A peine le produit injecté, Clarke s'écroula.

Indra regarda Abby avec surprise.

- Pouvez vous emmener Clarke..., enfin le Commander à sa chambre, s'il vous plaît ? Demanda Abby au soldat qui se trouvaient là.

Sans un mot, les hommes attrapèrent Clarke, avec ménagement et l'emportèrent.

- Abby ! Clarke ne faisait que s'entraîner..., commença Indra.

- Je le sais ! J'ai bien comprit ! Mais elle n'a pas votre endurance, son corps ne pourra supporter plus de sollicitation, elle doit se reposer, ordre du médecin ! Dit Abby fermement en quittant Indra.

Clarke fut immédiatement plongée dans la réalité virtuelle, elle se dit qu'elle allait profiter du piège de sa mère pour s'exercer avec Becca et les Commanders. Mais avec surprise, elle découvrit qu'il n'y avait personne, sa mère avait décidément tout prévu !

- MERCI MAMAN ! hurla Clarke pour se défouler sachant très bien que intéressée ne pourrait l'entendre.

- Je crois que personne ne peut t'entendre..., dit une petite voix.

Clarke se retourna et essayait de deviner d'où pouvait provenir cette voix en question.

Son imagination l'avait projeté dans le décor de l'Arche. Elle avait arpenté ses couloirs pendant plus de vingt ans. Curieuse et audacieuse de nature, elle en connaissait les moindres recoins. Elle chercha donc où pouvait ce cacher, l'enfant, car c'était forcement un enfant !

- Où te caches tu ?

- Je suis bien cachée, tu ne me trouveras pas ! dit l'enfant avec un petit rire malicieux.

- Tu sais je connais toutes les cachettes de cette station ! Dit Clarke en avançant toujours dans la direction de la voix.

- Sans doute, mais celle-là, tu ne la connais pas, la, la, la !

Clarke en était certaine la voix venait du jardin agronomique.

Pour survivre, les habitants de l'arche avait consacré un partie de la surface de leur habitation, à la culture de fruits, légumes et plantes médicinales diverses. Le secteur était immense, la partie de cache cache allait durer plus longtemps que ne l'avait prévu Clarke.

La blonde se prit au jeu et chercha l'enfant pendant une bonne demi heure quand enfin, elle la trouva perchée dans un pommier.

C'était une gamine de cinq ans environ. Elle avait des cheveux bruns et une jolie petite frimousse. Des yeux verts pétillants et un sourire enjôleur.

- Je crois que je t'ai trouvé crapule ! Dit Clarke en levant les yeux vers la gamine.

- C'est pas drôle ! T'es trop forte ! Dit la petite en faisant la lippe.

- Vraiment ! Et bien, moi, je n'ai jamais eu d'adversaire aussi doué que toi !

Comme l'enfant ne voulait manifestement pas descendre, et que l'arbre était suffisamment solide, Clarke décida d'y grimper. Elle s'assit sur la même branche entre le tronc et la petite.

- Alors que fais tu là ?

- J'aime être ici...

- Moi aussi, lorsque j'étais sur l'Arche, c'était mon endroit préféré ! J'avais l'impression d'être sur Terre, enfin, c'est l'idée que je m'en faisais...

- C'est quoi la Terre ?

- C'est la grosse boule bleue là bas, dit Clarke en montrant la planète à travers la verrière.

- Mais elle est toute petite ! On peut pas habiter là dessus !

- Si bien sur ! C'est parce qu'elle est loin, que tu as l'impression qu'elle est petite, en réalité, elle est très grosse ! Dit Clarke en riant.

- Et tu y vis ?

- Oui.

- Alors pourquoi es tu ici ?

- Je venais m'entraîner au combat, mais manifestement à part toi, il n'y a personne...

- Oui, je t'ai déjà vu, avec la dame aux cheveux noirs...

- Becca ? Elle est très gentille...

- Je pourrai t'aider, dit la gamine en sautant de sa branche.

- Vraiment ? Dit Clarke en rejoignant la petite.

- Oui, je vous ai observé !

Une épée apparue dans sa main, elle la fit tournoyer au dessus de sa tête et sur les cotés avec une aisance particulièrement étonnante pour son jeune âge.

Pendant un instant, Clarke crue voir une miniature de Lexa, elle chassa cette idée de sa tête, mais pas assez vite car la gamine s'en aperçu.

- Ça ne va pas ?

- Si, si. C'est juste..., que je pensais à quelqu'un.

- Qui ça ?

- Tu poses vraiment beaucoup de question, petite demoiselle !

- C'est que je n'ai pas vraiment l'occasion de parler...

- Oh, je comprend..., c'était une grande guerrière, une amie...

- Elle ne l'ai plus ?

- De quoi donc ?

- Ton amie !

- Oh si ! Enfin non..., elle est morte...

- Et ça te rend triste...

- Oui, elle me manque..., et j'avoue, que lorsque je te regarde..., tu pourrais être sa fille !

La petite lui attrapa une main.

- Tu devais beaucoup l'aimer...

- Je l'aime toujours, je n'ai jamais cessé et cela n'arrivera jamais !

De son autre main, l'enfant essuya la larme qui coulait sur la joue de Clarke.

- Comment t'appelles tu ?

- Clarke...

- Et toi ?

La gamine la regarda avec surprise.

- Je..., je ne sais pas..., dit elle doucement.

- Comment ça tu ne sais pas ? Tout le monde a un nom !

- Et bien, si j'en ai un, je ne m'en souviens pas..., dit la petite avec tristesse.

- Tu ne t'en souviens pas ? Dit Clarke en regardant l'enfant bizarrement.

Se pouvait il... ?

- Te souviens tu de quelque chose de ton passé ?

- Et bien, je me souviens te t'avoir vu t'entraîner...

- Non, non, non, pas de ça ! Des souvenirs de toi plus petite ! De tes parents ? Là où tu vivais ?

- Non, rien de tout cela ! Tout ce dont je me souviens, vient d'ici, de cet endroit.

Pas de doute, c'était Lexa ! Enfin ses souvenirs, ou du moins ce qu'il en restait !

Clarke prit le visage de la gamine dans ses mains.

- Ma puce, je crois que tu es Lexa ! Dit Clarke plein d'espoir.

- Tu crois que je suis ton amie la guerrière ?

Clarke approuva de la tête.

- Mais ton amie, c'était pas une adulte ? Comment c'est possible ?

- Je ne sais pas, il faut que je vois Becca ! Je vais devoir te laisser...

- Ne me laisse pas, je t'en pris, j'ai peur toute seule...

- Tu sais quoi, je vais t'emmener quelque part, où tu n'auras plus peur.

Clarke prit l'enfant par la main et l'entraîna à travers les couloirs de l'Arche.

Elles arrivèrent devant une porte.

- C'est là où je vivais, expliqua Clarke en ouvrant la porte.

Elles rentrèrent dans la pièce et se dirigèrent vers un lit sur lequel, il y avait des poupées et des livres.

- Regarde, tout ceci est à moi..., je te le donne, tu peux jouer avec mes poupées et lire mes livres...

- Mais si quelqu'un me trouve ?

- Ici personne ne te trouvera, je te le promet !

- D'accord, je reste ici..., dit la petite pas tout à fait rassurée.

- Je reviens très vite...

Clarke quitta la pièce et se mit à chercher Becca.

Elle chercha tous les endroits possible où pouvait se trouver la première Heda, mais rien à faire, celle-ci demeurait introuvable, Abby avait du la briefer.

Clarke se concentra alors sur son réveil.

Le dernier souvenirs qu'elle avait, était sa mère lui injectant un produit provoquant son évanouissement au milieu de l'arène, or elle se réveillait dans son lit. Elle en conclue que dans sa grande bonté, sa mère l'avait fait transporter dans sa chambre.

Elle avait un mal de crane carabiné, le produit sans doute, et il faisait nuit. Se pouvait il qu'elle ai dormit toute la journée ! Elle se sentait légèrement groggy mais toutes les douleurs dues aux entraînements, avaient disparu.

Une fois ses yeux habitués à la pénombre, elle scruta la pièce. Manifestement, on l'avait laissé seule. Elle se leva, attrapa ses vêtements et s'habilla. En silence, elle sortie de la chambre, et se dirigea vers les quartiers de Raven. Elle frappa doucement à la porte.

- Raven ! Chuchota t elle.

Pas de réponse.

- RAVEN ! Chuchota t elle un peu plus fort.

- Quoi ? Entendit elle de l'autre coté de la porte.

- C'est moi, Clarke ! Il faut que je te parle, Raven.

Elle entendit Raven marmonner et se lever.

Lorsque la porte s'ouvrit, elle pu découvrir une Raven, les yeux endormis et les cheveux en bataille, c'était drôle mais elle s'abstint de rire.

- Clarke ! Tu sais quelle heure il est ?

- Euh non..., désolée, dit Clarke en rentrant très excitée.

- A la réflexion moi non plus..., mais on doit être au milieu de la nuit, tout de même !

Clarke regarda Raven avec une expression de désespoir.

- Raven, il faut que je parle à Becca...

- Becca ! Mais tu te fous de moi ! Je te rappelle que tu as la puce, tu peux donc la contacter toute seule ! Dit Raven énervée.

- Non, je ne peux pas ! Enfin par pour l'instant !

- Qu'est ce que tu me racontes ! Tu peux être un peu plus claire, s'il te plaît, je viens d'ouvrir les yeux, j'ai le cerveau un peu dans le brouillard !

- Je m'entraîne avec Becca toutes les nuits...

- Toutes les nuits ?

- Oui, tu ne vas pas t'y mettre toi aussi !

- Non, non ! Vas y continu...

- Abby a trouvé que c'était trop...

Raven leva les yeux au ciel.

- Alors elle lui a demandé de disparaître sauf qu'il faut absolument que je lui parle !

- Et donc tu veux que je transgresse les interdictions de ta mère !

- Oui..., s'il te plaît..., dit Clarke en papillonnant des cils.

- Ok... Mais après tu me laisses dormir ?

- Oui !

- A la réflexion, je crois que je te bricolerai une version portative de Becca...

- Tu pourrais faire ça ! s'exclama Clarke enthousiaste.

- Oui, je pourrai... Allez viens voir Becca !

Raven se dirigea vers ses ordinateurs et commença à taper.

- Ça y est, tu l'as trouvé...? Demanda Clarke au bout d'un certain temps manifestement impatiente.

Raven leva ses mains des claviers et regarda Clarke.

- Clarke, je t'aime bien, mais si tu me dérange tous les cinq minutes, je ne suis pas prête d'y arriver ! Crois moi, je fais au plus vite, car sitôt fini, sitôt couché, tu comprends ?

Clarke hocha la tête.

- A la bonne heure !

Raven se remit à taper.

Après un moment qui sembla durer une éternité à Clarke, Raven arrêta de faire jouer ses doigts.

- Voilà ! Tu tapes sur «entrée» et tu pourras parler avec Becca ! Enfin sa version holographique.

Clarke fit ce que Raven lui avait indiqué et effectivement Becca apparu devant elle.

- Rav..., Clarke ! Mais qu'est ce que tu fais là ? Je ne suis pas sensée t'entraîner !

- Je ne veux pas m'entraîner ! Je voudrai vous parler ! Ma mère ne vous a pas empêché de me parler, si ?

- Euh, elle n'a rien dit à ce sujet...

- Dans ce cas parfait ! Je crois avoir trouvé la mémoire de Lexa ! Enfin, c'est plutôt elle qui m'a trouvé, d'ailleurs !

- Vraiment ? Dit Becca étonnée.

- Oui, il n'y avait personne dans la réalité virtuelle, grâce à vous...

- C'étaient les ordre de ta mère !

- Et depuis quand suivez vous les ordres de ma mère ?

- Depuis, qu'en temps que docteur, elle m'a ouvert les yeux, et m'a fait remarquer, ce que je voyais ou ne voulait pas voir !

- Quoi donc ?

- Ta santé déclinante...

- Oui bon admettons... Quoi qu'il en soit, je suis tombée sur une petite fille...

- Une petite fille ? Tu es certaine ? Il n'y a pas d'enfant, dans la réalité virtuelle !

- Et cependant, j'ai parlé avec elle...

- Et qu'est ce qui te fait dire que c'est Lexa ?

- Et bien la ressemblance déjà ! On dirait une version miniature de Lexa ! Ensuite sa voix, ses expressions de visage...

- Peut être, as tu voulu voir, ce que tu voulais voir...

- Non, non, non, je vois où vous voulez en venir, mais je vous assure que je l'ai vu ! Venez voir, je vais vous la présenter...

- Très bien rendez vous dans la réalité virtuelle.

Becca disparue.

- Merci Raven, je te laisse finir ta nuit ! Dit Clarke en quittant les quartiers de Raven.

- Trop aimable de ta part ! Dit Raven en s'écroulant dans son lit.

Clarke regagna sa chambre, s'allongea sur son lit, ferma les yeux et se plongea dans la réalité virtuelle. Elle y retrouva Becca qui l'attendait.

- Par ici, dit elle en ouvrant une porte qui donna directement sur les couloirs de l'Arche.

Arrivée devant ses anciens quartiers, Clarke frappa doucement à la porte.

Pas de réponse.

- Ma puce, c'est moi, Clarke !

Toujours pas de réponse.

Alors Clarke ouvrit la porte, pour constater ce qu'elle redoutait déjà, la petite n'était plus là !

Clarke chercha partout en vain sous le regard désolé de Becca.

- Clarke, s'il te plaît, arrête..., dit doucement Becca.

- Elle était là ! Je l'ai laissé là !

- Mais il n'y a personne d'autre que nous ici, Clarke, dit Becca en s'approchant et en attrapant doucement le bras de Clarke. Celle-ci se dégagea violemment.

- Je sais ce que vous vous dîtes ! Je ne suis pas folle ! Elle était là ! Elle a du avoir peur, elle s'est enfuit, c'est tout !

- Clarke, je t'en pris ! Je comprend...

- Non vous ne pouvez pas comprendre, une partie de mon cœur, de mon âme est partie avec elle. Il faut me faut continuer à avancer et sans elle, je n'en ai pas envie. Mais vous m'avez convaincu et j'ai cru en vous. A présent à vous de me faire confiance.

- Clarke... Cela n'a rien à voir avec la confiance, dit Becca avec un air de pitié.

- C'est pas grave ! Je me débrouillerai seule... mais ne vous mettez pas en travers de mon chemin ! Dit Clarke sur un ton sec.

Clarke ouvrit les yeux, elle était de retour à la réalité, la triste et vrai réalité ! Becca pouvait elle avoir raison ? Avait elle tellement envie de voir Lexa, qu'elle l'avait inventé, elle même ? Non ! Elle chassa cette idée de sa tête. Elle avait bien vu cette petite, elle n'avait rêvé, elle ne l'avait pas inventé, elle était vrai ! Peu importe que personne ne la croit, ou plutôt que tout le monde la prenne pour une folle, elle savait ce qu'elle avait vu et le prouverait !