Voilà le troisième chapitre, finalement je n'ai pas de mal à rentrer dans la peau d'Edward. On va enfin savoir ce qu'a dit Emmett quand il a su qu'Edward se droguait à nouveau.


Chapitre 3

Une fois assis sur le siège, je tends la main et j'ouvre la boite à gant, qui contient mon jardin d'Éden. Une fois mon trésor en main, je me redresse sur mon siège quand on me sort vivement de la voiture. C'est Emmett qui me secoue comme un prunier.

— Emmett, arrête ! Tu vas me tuer ?

— TU TE DÉBROUILLES TRÈS BIEN SANS MOI, POUR TE FOUTRE EN L'AIR.

— Tu ne comprends pas.

— DE QUOI ? QUE TU RETOUCHES À CETTE MERDE !

Il va pour me secouer à nouveau quand on est interrompu.

— EMMETT, QU'EST-CE QUI TE PREND, DE TE CONDUIRE DE CETTE FAÇON ?

— TU VEUX QUE JE TE DISSE, CE CRÉTIN A RETOUCHÉ À CETTE MERDE.

Il m'arrache mon sachet qui lui montre. Elle regarde Emmett, puis le sachet et enfin elle me regarde. Ses yeux reflètent une très grande colère. Elle ferme son poing et elle me le met en plein dans la figure. Je ne sais pas si elle a de la force ou si c'est moi qui suis faible, mais je me retrouve par terre.

— MAIS TU N'ES PAS BIEN EDWARD, TU EN VEUX UNE AUTRE.

Non, je crois que c'est bon, elle m'a fait mal. Après tout, je me demande si cela a été une bonne idée qu'on a eue avec Emmett de lui apprendre à se défendre. Je regarde Rosalie, elle serait capable de m'en mettre une autre. Je me lève péniblement, j'ai mal au crâne.

Je regarde mes chaussures, j'ai tellement honte, je fais du tort à tout le monde, à ma famille, à mes amis et mon manageur. Je suis une loque, un véritable bon à rien.

— Mary Alice Cullen, je crois que tu as quelque chose à me dire.

C'est la voix de Bella, je ne veux pas qu'elle me voie dans cet état. Je vois Alice qui est à quelques mètres derrière nous. Emmett avait raison, sa sœur est vraiment curieuse. Emmett regarde sa sœur puis Bella avant d'ajouter.

— Petite sœur, tu es dans la merde.

— Bella, laisse-moi t'expliquer.

— Pourquoi ne m'as-tu rien dit ?

— Je ne voulais pas te blesser. Je pars dans trois semaines à New York pour étudier le stylisme.

Elle essuie ses larmes et elle sourit à son amie.

J'essuie mes larmes et je lui souris.

— Alice, je suis si contente pour toi. J'annule le gage. Je crois que je peux supporter d'être ta poupée pendant trois semaines.

— Une semaine et demie sans faire de Shoping comme cela je pourrais profiter de ma meilleure amie.

— En plus, tu risques d'être occupé.

— Pardon ?

— J'ai eu un message d'Angéla sur le répondeur. Ben l'a demandé en mariage et elle a accepté.

Alice pousse un cri vraiment strident, cela me donne mal au crâne, elle ne peut pas s'arrêter cinq minutes.

— Elle m'a demandé de te demander si tu voulais l'aider pour le choix de sa robe.

— Je suis encore plus excité que pendant la période des soldes.

— Je peux venir, j'adore les préparations d'un mariage, c'est si romantique.

— Je pense qu'il n'y aura aucun problème. On lui téléphonera demain.

Je vois le regard de Bella qui est attiré sur la main d'Edward. Voilà maintenant, elle sait que je suis drogué.

— Bella, tu viens avec Rosalie, on va dans ma chambre.

— Je vous rejoins, je dois tirer quelque chose au clair.

Les filles partent et Bella a toujours les yeux fixés sur la main d'Emmett, quand celui-ci s'en rend compte. Il la ferme automatiquement.

— Ce n'est rien Bella.

— Oui, Emmett a raison, ce n'est rien.

Bella nous regarde et elle n'est visiblement pas dupe.

— Emmett, je sais très bien que tu as dans ta main un sachet de chlorhydrate de cocaïne. Edward, tu la sniffes, tu la fumes ou tu te l'injectes ?

— Belly Bell, est-ce que ton père sait que tu t'y connais en drogues ?

— Je ne m'y connais pas en drogues, mais juste en cocaïne.

— Quoi ? Bravo pour la fille du Shérif.

— Ce n'est pas ce que tu crois, j'ai fait un exposé sur la cocaïne l'année dernière et tu sais à quel point je me sens concerné par ce sujet.

Elle se sent concerne par ce sujet, mais de quelle façon, à moins quel se drogue. Non, ce n'est pas elle. Avec le temps, je sais remarquer les gens qui ont le même problème que moi. Emmett sert fort Bella contre lui.

— Je suis désolé, Belly Bell, je ne me souvenais plus.

— Je ne t'en veux pas et puis ce n'est pas marqué sur mon front.

Elle quitte l'étreinte d'Emmett et elle vient doucement vers moi.

— Edward, tu n'as pas répondu à ma question.

J'ai honte d'avouer de quelle façon, je me tue, mais visiblement je me sens en confiance.

— Je la sniffe.

— Depuis longtemps ?

— Deux mois. Je suis désolé, Emmett. Je suis nul, je ne mérite pas d'avoir des amies comme Rosalie et toi. Je mériterai de mourir.

Emmett ferait mieux de me virer de l'appartement, car je ne lui apporte que des ennuis. Comme à tout le monde d'ailleurs. Je sens deux mains qui sont très douces sur mon visage et elle m'oblige à la regarder droit dans les yeux.

— Edward regarde moi. Tu n'es pas nul. Écoute-moi bien, je ne connais pas Rosalie, mais je vais te parler d'Emmett. C'est le meilleur ami qu'on puisse rêver. Tu sais sans lui, Alice et leurs parents, je serai peut-être comme toi maintenant. J'ai eu une enfance qui n'a pas toujours été rose et je pense que c'est pour cela que je suis celle que je suis. Il faut que tu arrêtes à long terme cela peu avoir des conséquences néfastes.

Elle ! Devenir comme moi ! Je crois que cela n'est pas possible. Je la connais depuis peu. Quoiqu'Emmett m'en a tellement parlé que j'ai l'impression que je la connais depuis toujours. Je sais que cette fille est très forte mentalement, cela se voit dans ses yeux. Emmett qui sembles intéressé par les propos de Bella, lui demande.

— Lesquels ?

— Je vais parler de ceux que comprendra Emmett.

— Dis tout de suite que je suis un idiot.

— La perte de l'appétit, ce qui peut causer une malnutrition.

— Vivre sans manger, cela serait trop dur pour moi. Quels sont les autres ?

— Il arrive des fois qu'il ait une réduction de la performance sexuelle ou de la libido.

— De ce côté-là, je pense que ma rose, elle est gâtée.

J'ai envie de rire, pourtant je ne suis pas très bien. Il y' a deux sujets auxquels tient Emmett à part les jeux vidéo. C'est la nourriture et sa Rose. Je me sens obligé d'ajouter.

— Emmett, avec Bella, on n'en a rien à faire de ta vie sexuelle.

Emmett se retourne vers moi, je ne vois pas dans son regard la déception à laquelle je m'attendais.

— Alors Ed, on va encore devoir te désintoxiquer.

Alors, il ne va pas me laisser tomber, mais pourquoi ? Je ne le mérite pas.

— Emmett, on dit « sevré » et puis d'abord cette décision doit venir d'Edward. On ne doit pas l'obliger à faire quoi que ce soit. Mais s'il accepte de le faire, il faudra être là pour lui.

— Combien de temps va durer ce sevrage ?

— Pour la cocaïne, on n'est pas obligé d'être hospitalisé et cela dure environ deux à trois semaines, mais après cela dépend du niveau de l'indépendance.

— Tu connais ton sujet Belly Bell.

— Oui. Edward, que veux-tu faire ?

C'est la première personne qui ne me force pas à faire quelque chose. Est-ce que j'ai envie de m'en sortir ? Bien sûr, mais à une seule condition.

— Je le fais, mais je veux que cela soit toi qui t'occupes de moi.


Je tenais à vous remerciez pour vos gentilles reviews, ainsi que toutes les personnes qui lisse cette fiction. Je vous dit au prochain chapitre