Cette histoire est écrite par angelinaSGP
c'est un slash HP/SS
les personnages ne m'appartiennent pas
Bonne lecture !
Chapitre 4
20 aout 1998
Il était foutu. Severus Snape, 38 ans, était foutu. Maintenant, il en était sûr et certain.
Il avait reçu dans la soirée un coup de cheminette de Minerva, oui Minerva MacGonagall, lui intimant de revenir au château de Poudlard l'année prochaine afin de reprendre sa place de professeur de potions.
Je ne vais pas tenir. Encore une année avec ces cornichons, et là c'est sur je me jette de la tour d'astronomie.
Il n'avait clairement pas survécu à la guerre pour ça. Mais alors vraiment pas. Il avait même prévu de partir, loin, très loin afin de découvrir le monde. Chose qu'il n'avait jamais pu faire.
Il avait donc essayé de négocier, mais Minerva avait été ferme. Il n'avait pas fini son contrat. Et tant que son contrat n'était pas fini, il se devait de travailler.
Je l'avais oublié ce fichu contrat. Fichu Albus, fichu Minerva. Fichu monde.
Minerva, qui était d'ailleurs une amie -enfin pas en ce moment même, pas après ça- avait été élue directrice de Poudlard, afin de succéder à feu Albus. Il savait qu'elle serait parfaite dans le rôle, et au moins, elle ne se goinfrait pas de bonbon au citron. Elle était une grande sorcière.
Il se servit un verre de whisky pur feu. Pour oublier. Le bu lentement. Et quand il eut fini, il recommence. Après quelques verres, il se jeta sur son lit tout habillé, et s'endormit.
Il courait dans la forêt. Il était tard, et il n'y voyait plus rien. Il ne pouvait pas allumer sa baguette, cela pourrait attirer son attaquant. Il prit à droite, continua tout droit, puis s'arrêta.
Une voix se fit entendre :
- Mon cher Severus, arrête de te cacher, viens à moi.
Cette voix le prit aux tripes, et il se remit à courir. Ne surtout pas s'arrêter, ne surtout pas se faire prendre. La voix tournait en boucle dans sa tête, comme une berceuse. Une berceuse démoniaque. Qui le conduisait droit vers la mort. Il courut encore plus vite.
- Je perds patience Severus. Sors de ta cachette, donne-moi ce qui m'appartient.
Son bras le lançait, là où était la marque. Tout moyen était bon pour qu'il souffre.
- Quelle n'était pas ma surprise quand j'ai appris que mon bras droit, mon plus fidèle mangemort me trompait. Qu'a tu ressentis Severus ? Est-ce que tu as senti ma colère ? Ma douleur ? Tu es un traitre. Un monstre. Tu ne mérites pas la vie.
Une autre voix se superposa à celle qu'il entendait, et le lieu changea
- Oui, viens-la, arrête de fuir foutu gamin. Ta mère ne t'a pas appris le respect ? Tu n'es qu'un incapable. Tu n'étais même pas souhaité. Je ne sais pas qui t'aime ici. Tu es et tu resteras à jamais une erreur.
Il courait dans la maison, une maison dont il connaissait les moindres recoins. Seulement, il était cette fois beaucoup plus petit, et la personne qui le suivait beaucoup plus grande.
- Viens voir papa, monstre. Viens que je te montre comme tu es une abomination.
Il courait de toutes ses forces, mais les pas se rapprochaient. De plus en plus. Jusqu'à ce qu'il sente deux bras se tendre vers lui, et l'attraper.
Il se réveille sursaut, la respiration courte et sifflante. Il suffoque.
Il tend la main vers sa table de chevet, et attrape un filtre calmant. Il l'ingurgite, et il commence à sentir ses battements de cœur ralentir.
Voilà, c'est mieux comme ça.
Il hésite à prendre une potion de sommeil sans rêve, mais se retient. Après tout, il ne voudrait pas devenir dépendant.
Son cauchemar résonne encore dans ses oreilles. Depuis qu'il s'est réveillé à Ste Mangouste, il fait ce même cauchemar assez régulièrement. En plus d'être foutu pour l'année à venir, ses nuits le sont aussi.
Malheur.
31 aout 1998
Aujourd'hui était le dernier jour des vacances avant la reprise des cours.
Harry de son coté, finissait de préparer ses affaires pour pouvoir passer l'après-midi avec son filleul, Teddy. Le petit garçon venait tout juste d'avoir 5 mois. Il vivait avec Androméda, la maman de Tonk.
Les parents du petit, Remus et Tonk, étaient morts pendant la guerre.
Remus était la dernière attache qu'il avait avec ses parents. du moins, l'attache positive. Et il l'avait perdu. Et à chaque fois qu'il voyait le petit bébé, qu'il le tenait dans ses bras, il se rappelait douloureusement tous les morts qu'avait causés la guerre. Et alors il se rappelait la guerre. Et qu'il avait tué quelqu'un. Qu'il était un meurtrier. Et alors, il culpabilisait.
Seulement, le petit décidait toujours de bouger, de gazouiller quand il devenait sombre. Et alors, ses idées noires partaient et il pensait plutôt à quel point il voulait chérir ce petit. Il ne voulait surtout pas qu'il se sente mal aimé et qu'il ressente les mêmes choses qu'il avait vécues étant enfant chez les Dudley.
Androméda lui avait appris à changer une couche, à donner à manger au petit, à le tenir. Elle lui avait appris pleins de sort relatif aux bébés. Et donc, une fois par semaine, il accueillait le petit chez lui.
Il finissait de fermer sa malle quand il entendit sonner dans toute la maison. Il se dirige vers l'entrée et ouvre la porte.
- Bonjour Androméda, rentres.
Androméda, comme à chaque visite, regardait autour d'elle les yeux grands ouverts.
- Je ne me remets toujours pas de l'état des lieux. Ce que tu as réussi à faire là … c'est magnifique.
- Que de compliments dis donc! Quelques coups de baguette et cette maison ressemblait enfin à quelque chose. Donne-moi le petit, ça te fera un poids en moins.
Elle lui tendit le petit, qui tendit ses petites mains vers lui. Aujourd'hui, il avait opté pour la même couleur de cheveux que Harry, surement inconsciemment. Il tenait de sa maman son don de métamorphe. Son aura elle, était d'un blanc immaculé. Il avait appris que le blanc signifiait la pureté, la protection. Le petit était pur, et en sa présence, il le protégeait de ses idées noires. Cette aura le représentait bien.
- Je ne suis pas d'accord avec toi Harry, en plus du coup de baguette, il faut avoir du goût!
- Si tu le dis, je veux bien te croire. Comment vas-tu sinon ? Tu t'en sors avec le petit ?
- Oh tu sais, j'ai élevé Tonk. Après ça, tout devient plus simple.
Elle rigola, puis fit une moue chagrinée. Le petit tend les mains vers sa mamie, pour la consoler. Cela eut le don de la faire fondre encore plus en larmes. Harry ne savait pas quoi faire, ayant toujours été un peu maladroit. Surtout que son aura, devenu violet, montrait une plus grande souffrance que ce qu'elle ne laissait montrer.
Avant que le garçon ne puisse faire quoi que ce soit. Elle s'essuya les yeux, lui mit le petit dans les bras et déclara qu'elle devait partir. Une histoire de rendez-vous chez Gringotts. Il n'y cru pas une seule seconde.
Son attention fut détournée par le petit Teddy, qui avait changé sa couleur de cheveux en violet.
Étrange.
